Eruption du Sangay (Equateur) // Eruption of Sangay (Ecuador)

Selon le site web The Watchers, une puissante éruption a débuté sur le Sangay (Équateur) à 4 h 20 (heure locale) le 20 septembre 2020. Le panache de cendres a atteint 12,2 km d’altitude. Des retombées de cendres significatives ont été signalées dans les provinces à l’ouest du volcan, comme on peut le voir sur les photos publiées sur les réseaux sociaux. Les principales émissions de cendres ont duré environ six heures et les panaches se sont ensuite dissipés. C’est l’épisode éruptif le plus important des derniers mois. .
Les provinces les plus touchées ont été celles de Chimborazo et Bolívar, où la couche de cendre a dépassé respectivement 3 mm et 1 mm. En outre, les retombées de cendres ont temporairement suspendu tous les vols à destination et en provenance de l’aéroport de Guayaquil.
Source: The Watchers.
https://watchers.news/2020/09/20/sangay-eruption-ecuador-september-20-2020/

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According to the The Watchers website, a major eruption started at Ecuador’s Sangay volcano at 4:20 (local time) on September 20th, 2020. The ash plume rose to 12.2 km. Heavy ashfall was reported in provinces west of the volcano, as can be seen on the photos posted on social networks. The major ash emissions ended lasted about six hours and the clouds the dissipated. It was the most powerful eruptive episode of the past months. .

The most affected provinces were Chimborazo and Bolívar, where ash accumulations exceeded 3 mm and 1 mm, respectively. Besides, ashfall temporarily suspended all flights in and from Guayaquil Airport.

Source : The Watchers.

https://watchers.news/2020/09/20/sangay-eruption-ecuador-september-20-2020/

Panache de cendres du Sangay (Source : NOAA)

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde.

 Des panaches de vapeur s’élèvent actuellement jusqu’à 500 m de hauteur au-dessus du sommet du Sinabung (Indonésie). Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4), avec une zone d’exclusion générale de 3 km et des extensions à 5 km sur le secteur SE et 4 km dans le secteur NE.
Source: CVGHM.

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Au Kamtchatka, un nouveau dôme de lave a commencé à croître dans le cratère du Bezymianny dont la couleur de l’alerte aérienne reste au Jaune (le deuxième niveau sur une échelle de quatre couleurs).
Des explosions ont été observées sur l’Ebeko au début du mois de septembre, avec des panaches de cendres atteignant 3,5 km d’altitude. La couleur de l’alerte aérienne reste à l’Orange.

Source : KVERT.

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Au Guatemala, entre 6 et 12 explosions sont enregistrées chaque heure sur le Fuego, avec des panaches de cendres atteignant 1,1 km au-dessus du cratère. Les ondes de choc font vibrer les bâtiments dans un rayon de 20 km. Des matériaux incandescents éjectés de 100 à 300 m de hauteur provoquent des avalanches de blocs dans plusieurs ravines; les avalanches atteignent parfois la végétation. Des retombées de cendres sont signalées dans plusieurs zones sous le vent.
L’activité du cratère Mackenney du Pacaya se caractérise par l’émission de coulées de lave et des explosions stromboliennes qui éjectent des matériaux jusqu’à 200 m au-dessus du sommet. Une coulée de lave active a parcouru le flanc nord-est sur 1 250 m; une autre environ 300 m sur le versant N. L’activité explosive fait vibrer des maisons dans un rayon de 4 km
Source: INSIVUMEH.

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En Equateur, un niveau d’activité élevé continue d’être enregistré sur le Reventador. Début septembre, les émissions de gaz, de vapeur et de cendres atteignaient 1 km au-dessus du sommet. Des blocs incandescents roulaient sur le flanc N et parcouraient jusqu’à 600 m le long des flancs S et SW. La coulée de lave sur le flanc NE n’a pas progressé.
Source: Instituto Geofisico.

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Au Costa Rica, le gouvernement a entamé le processus de déplacement des tours de télécommunication dans le parc national de l’Irazu en raison d’un important glissement de terrain qui a commencé le 26 août 2020. Les autorités demandent aux visiteurs d’éviter la partie inférieure de la montagne car des éboulements sont imminents. Quelque 25 millions de mètres cubes se sont détachés jusqu’à présent.
Source: The Watchers.

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On observe actuellement un faible niveau d’activité à White Island (Nouvelle-Zélande). Les données recueillies au cours des dernières semaines montrent que le magma à faible profondeur dégaze rapidement à travers un système bien ouvert. La température reste élevée au niveau des bouches actives (environ 440 ° C), soit 100 degrés de moins qu’en juillet. Certaines bouches se sont agrandies et l’eau s’est accumulée sur le fond du cratère. On observe également un affaissement continu au niveau des bouches actives et des parties S et O des parois du cratère. Le tremor volcanique est généralement faible, hormis une courte période début août. Le niveau d’alerte volcanique a été abaissé à 1 et la couleur de l’alerte aérienne reste au Jaune.
Source: GeoNet.

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Alors que le ciel de l’ouest des États-Unis était envahi par la fumée des incendies de forêt, l’Alaska était également aux prises avec un problème de qualité de l’air né il y a un siècle. De forts vents du sud ont remobilisé la cendre de l’éruption de 1912  du Novarupta , et envoyé un nuage de cette même cendre à environ 1200 mètres de hauteur le 14 septembre 2020. Il n’a pas été fait état de retombées de cendre dans les localités à proximité du Parc National du Katmai, mais un message d’alerte a été adressé aux pilotes d’aéronefs car  la cendre peut endommager les moteurs. Ce genre d’événement se produit régulièrement chaque année au printemps et à l’automne.
Il est bon de rappeler que l’éruption du Novarupta, l’une des plus importantes au monde, a commencé le 6 juin 1912. Elle a duré 3 jours et a propulsé la cendre jusqu’à 30 kilomètres au-dessus de la région du Katmai. L’USGS estime qu’un volume de 15 kilomètres cubes de lave a été émis par le volcan. L’éruption du Novarupta a été la plus puissante du 20ème siècle et figure parmi les plus importantes de l’histoire. Les cendres se sont déposées dans la Vallée des Dix Mille Fumées.
Suite à l’apparition du nuage de cendre, l’AVO a rassuré la population et précisé qu’il ne s’agissait pas d’une nouvelle éruption. Les pluies qui se sont abattues le 15 septembre sur la région de Bristol Bay ont mis fin à l’alerte.
Source: Médias d’information de l’Alaska.

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Here is some news of volcanic activity around the world.

Steam plumes are currently rising up to 500 m above Sinabung’s summit (Indonesia). The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4), with a general exclusion zone of 3 km and extensions to 5 km on the SE sector and 4 km in the NE sector.

Source : CVGHM.

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In Kamchatka, a new lava dome has started growing in the summit crater of Bezymianny whose aviation colour code remains at Yellow.  (the second lowest level on a four-color scale).

Explosions have been observed at Ebeko in early September, with ash plumes up to 3.5 km a.s.l. The aviation colour code remains at Orange.

Source: KVERT.

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In Guatemala, between 6 and 12 explosions are recorded each hour on Fuego, with ash plumes as high as 1.1 km above the crater. Shock waves rattle buildings within a 20-km radius. Incandescent material ejected 100-300 m high cause avalanches of blocks in several drainages; avalanches sometimes reach the vegetation. Ashfall is reported in several areas downwind.

Activity at Pacaya’s Mackenney Crater is characterized by the emission of lava flows and Strombolian explosions that eject material as high as 200 m above the summit. An active lava flow has travelled on the NE flank over 1,250 m; another on the N flank is about 300 m long. Explosive activity rattled houses within a 4-km radius

Source : INSIVUMEH.

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In Ecuador, a high level of activity continues to be recorded at Reventador. In early September, gas, steam, and ash emissions rose as high as 1 km above the summit crater. Incandescent blocks rolled down the N flank and travelled as far as 600 m down the S and SW flanks. The lava flow on the NE flank has not lengthened.

Source: Instituto Geofisico.

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In Costa Rica, the government has started the process of relocating telecommunication towers in the Irazu National Park due to an ongoing massive landslide which started on August 26th, 2020. Officials warn people to avoid the lower part of the mountain as rockslides are imminent, with around 25 million cubic metres of land detached so far.

Source : The Watchers.

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Low levels of activity are observed at White Island (New Zealand). The data collected during the past weeks show that shallow magma is degassing at a high rate through an open, unobstructed system. Temperatures at the gas vents remain high (about 440°C), which is 100 degrees less than in July. Some of the gas vents have become larger and water has ponded on the crater floor. Continuing subsidence of the active vent areas and the S and W parts of Main Crater wall is also observed. The volcanic tremor is generally low, except for a short period in early August. The volcanic alert level has been lowered to 1 and the aviation colour code remains at Yellow.

Source: GeoNet.

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While western U.S. was suffering from hazy skies from wildfires, Alaska was dealing with an air quality problem born a century ago. Strong southerly winds picked up loose ash from the 1912 Novarupta eruption, sending an ash cloud about 1,200 metres into the sky on September 14th, 2020. There were no reports of ashfall in nearby communities near Katmai National Park, but pilots were warned about the cloud because the ash can cause damage to plane engines. This sort of event happens every spring and autumn.

It is wotrh remembering that Novarupta’s three-day eruption, one of the world’s largest, began on June 6th, 1912, and sent ash as high as 30kilometres above the Katmai region. The USGS estimates a volume of 15 cubic kilometres of magma was erupted. The Novarupta eruption was the most powerful of the 20th century and ranks among the largest in recorded history.

The ash was deposited in the Valley of Ten Thousand Smokes.

After the last ash cloud, AVO issued a statement alerting people that this was not a new eruption. Widespread rains on September 15th in the Bristol Bay region prompted the cancellation of ash advisories.

Source: Alaskan news media.

Nuage de cendre du Novarupta emporté par le vent vers l’île Kodiak en octobre 2014 (Source : NASA)

Vallée des 10 000 Fumées (Photos : C. Grandpey

L’éruption du Mont Spurr (Alaska) en 1953 // The 1953 Mt Spurr eruption in Alaska

La Smithsonian Institution explique que le Mont Spurr est un stratovolcan de l’arc des Aléoutiennes en Alaska. Il tire son nom du géologue et explorateur Josiah Edward Spurr qui a conduit une expédition dans la région en 1898.
Le niveau d’alerte du Mt Spurr est actuellement Vert. Il a été porté à la couleur Jaune le 26 juillet 2004 en raison d’une hausse de la sismicité. L’AVO avait également détecté la présence d’un cratère d’effondrement occupé par un lac entouré par la glace et la neige qui recouvraient le sommet. Ce lac s’était peut-être formé suite à une augmentation du flux de chaleur à travers le dôme de lave sommital.
Le 3 mai 2005, une coulée de débris a été observée sur les images de la webcam et une grande partie du lac s’était vidée.
Les deux éruptions historiques du Mont Spurr en 1953 et 1992 ont déposé de la cendre sur la ville d’Anchorage. Le journal local, l’Anchorage Daily News a récemment publié un article sur l’événement de 1953, avec le «Jeudi des Cendres».
Le matin du 9 juillet 1953, la nuit a soudain envahi Anchorage lorsque la cendre est tombée du ciel. Un match de baseball a dû être annulé et reporté. La cause du phénomène était le Mont Surr qui était entré en éruption sans prévenir vers 5 heures du matin ce jour-là, en propulsant des tonnes de particules de cendres à des milliers de mètres de hauteur. Des témoins ont déclaré que la colonne de cendres avait atteint une hauteur d’environ 15 km et ressemblait à un champignon atomique. Des éclairs parcouraient cette colonne et les flancs de la montagne donnaient l’impression de vibrer.
Jusqu’ç ce jour de juillet 1953, on considérait que le Mt Spurr était un volcan en sommeil, bien qu’il y ait eu des signes d’activité. Ainsi, au cours du printemps, des pilotes indépendants avaient observé de la vapeur en train de s’échapper du sommet pour la première fois de mémoire d’homme. Bien que visible depuis Anchorage par temps clair, le volcan était une curiosité pour la plupart des habitants.
Les premières retombées de cendres à Anchorage ont commencé vers 10 heures du matin et ont poussé les propriétaires d’avions à les déplacer rapidement vers des sites en dehors de la zone touchée. À la base militaire d’Elmendorf, tous les pilotes et le personnel au sol ont fait une course contre la montre. Tous les aéronefs opérationnels ont été mis à l’abri dans l’intérieur de l’Etat, essentiellement à Fairbanks. Lorsque la visibilité est devenue nulle, les aéroports de la ville ont cessé leurs activités.
Vers 11 heures du matin, les capteurs des lampadaires ont mis en route l’éclairage public, mais les autorités les ont rapidement éteints, par crainte d’endommager les deux centrales électriques qui alimentent la ville et provoquer une panne d’électricité.

À 13 heures, l’obscurité était totale, rompue uniquement par les lumières des bâtiments et les phares des voitures.
Selon les estimations, jusqu’à 10 000 tonnes de cendres volcaniques sont tombées sur Anchorage. Une couche de cendre enveloppait la ville où les arbres pliaient sous son poids. La presse locale a baptisé cette journée Ash Thursday – « Jeudi des Cendres » – et «Spurrs Day».
Pendant le déluge de cendres, les personnes qui possédaient des parapluies et des imperméables les ont utilisés. Certains habitants portaient des masques pour se protéger contre la poussière. La plupart du temps, les habitants se sont mis à l’abri jusqu’au moment où le ciel commence à s’éclaircir.
Certaines personnes âgées ont comparé l’événement à l’éruption du Novarupta-Katmai en 1912. Ils se sont souvenus de trois jours de complète obscurité, d’eau contaminée et de cadavres d’oiseaux au sol. Cependant, l’éruption du Mt Spurr était breaucoup moins inquiétante que celle du Novarupta

L’éruption du mont Spurr en 1953 n’a tué personne. À Anchorage, une seule personne a été blessée lorsque les cendres et l’obscurité ont envahi la ville. Il s’agit d’une femme qui a voulu traverser une rue dans l’obscurité et a été renversée par un camion.
La vie à Anchorage est rapidement revenue à la normale. Le temps était à nouveau clair et ensoleillé le lendemain, et le match de baseball annulé a pu être joué normalement. Le jour suivant, les avions ont pu à nouveau décoller et atterrir dans l’aéroport international. Par la suite, le vent soulevait encore la cendre, ce qui gênait la visibilité pour les petits avions, mais c’était un problème relativement mineur et sporadique.
Anchorage avait des vendeurs de journaux dans les rues à cette époque, et l’éruption a généré les meilleures ventes depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale! Les vols touristiques à destination du Mont Spurr ont brièvement connu du succès, avec un nombre record de décollages et d’atterrissages.
Un photographe local a filmé le moment où Anchorage s’est retrouvée dans l’obscurité, ainsi que le nouveau cratère du Mont Spurr, pour Pathè News. La séquence été diffusée dans les cinémas Empress et Fourth Avenue du centre-ville. Ce petit film d’une minute est disponible sur YouTube.
https://www.youtube.com/watch?v=1JIeLwXuUpQ

Huit jours a près l’éruption, la pluie a nettoyé la ville en emportant une grande partie de la cendre. Toute la poussière n’est pas tombée uniquement en Alaska. Moins d’une semaine plus tard, des pilotesqui passaient au-dessus des Grands Lacs ont repéré des nuages ​​de cendres du Mont Spurr qui avaient dérivé vers l’est, atteignant le Canada et l’Océan Atlantique. Fin juillet et début août, des nuages ​​de poussière volcanique étaient visibles sur l’Europe, comme un cadeau envoyé par l’Alaska…
Source: Anchorage Daily News.

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The Smithsonian Institution explains that Mount Spurr is a stratovolcano in the Aleutian Arc of Alaska, named after geologist and explorer Josiah Edward Spurr who led an expedition to the area in 1898.

The alert level for Mt Spurr is currently Green. It was raised to Yellow on July 26th, 2004 due to an increase in seismicity. There was also the presence of a collapse pit, filled with water forming a new crater lake in the ice and snow that covered the summit. This lake may have been caused by an increase in heat flow through the summit lava dome.

On May 3rd, 2005, a debris flow was observed in webcam images andmuch of the lake had drained away.

Mount Spurr’s two historical eruptions in 1953 and 1992, deposited ash on the city of Anchorage. The local newspaper Anchorage Daily News has recently published an article about the 1953 event and “Ash Thursday”.

It was the morning of July 9th, 1953, everything got suddenly pitch black when ash fell from the sky. A baseball game had to be cancelled and rescheduled. The culprit was Mount Surr which had unexpectedly started erupting at about 5 a.m. that day, ejecting tons of ash particules thousands of metres into the air. Witnesses said the ash column reached a height of about 15 km and looked like an atomic bomb’s mushroom cloud. Lightning flashed within that column, and the sides of the mountain visibly shook.

Mount Spurr was previously listed as dormant, though there had been warning signs. That spring, civilian pilots observed steam venting from the peak for the first time in living memory. Though visible from Anchorage on clear days, the volcano was just a curiosity to most residents.

The first dustings in Anchorage began around 10 a.m. and caused civilian pilots to rapidly relocate their planes to sites outside the affected area. At Elmendorf’s military base, all pilots and ground personnel raced against time. All operational aircraft were dispersed into the Interior, most to Fairbanks. When visibility dropped to zero, the city’s airports ceased operations.

Around 11 a.m., the sensors on the streetlights triggered tham on, but officials soon switched them off, fearing damage to the city’s two power plants and a resulting electricity shortage. By 1 p.m., there was complete darkness, broken only by building and car lights.

According to estimates, as much as 10,000 tons of volcanic ash fell on Anchorage. A layer of ash draped the city, with shrubs and smaller trees bending under the weight.  Local newspapers had their fun renaming the day as “Ash Thursday” and “Spurrs-Day”.

During the ashy deluge, those with umbrellas and raincoats used them. Some residents donned masks to filter out the dust. Otherwise, most residents sought shelter and stayed there until the sky began to lighten.

Some elder residents compared the event with the 1912 Novarupta-Katmai eruption and remembered three days of pure darkness, poisoned water, and birds that fell dead to the ground. However, compared to Novarupta, the Mount Spurr eruption was nothing to worry about.

No one died from the 1953 Mount Spurr eruption. In Anchorage, the ash and darkness contributed to just one injury. A woman who had stepped into a street in the darkness was struck by a passing truck.

Life in Anchorage quickly returned to normal. The next day was clear and sunny and the cancelled baseball game could be played normally.The following day, planes were again able to fly in and out of the International Airport. In the following days, the wind sometimes kicked up the ash again, hampering visibility for small planes, but that was a relatively minor and sporadic issue.

Anchorage had newspaper street salesmen at this time, and the eruption edition was the best seller since the end of World War II ! Sightseeing flights to Mount Spurr became briefly popular, with a a record month of takeoffs and landings.

A local photographer captured footage of the blackout and cleanup in Anchorage, as well as Mount Spurr’s new crater, for Pathè News, which aired at the downtown Empress and Fourth Avenue theaters. This minute-long newsreel is available on YouTube.

https://www.youtube.com/watch?v=1JIeLwXuUpQ

Eight days later, it finally rained, washing away some of the dirt. Not all the dust fell in Alaska. Within a week, pilots over the Great Lakes spotted clouds of ash from Mount Spurr, which carried eastward across Canada and the Atlantic Ocean. In late July and early August, dust clouds from Mount Spurr were visible over Europe, a kind of gift sent by Alaska…

Source: Anchorage Daily News.

Images extraites du film (Source : You Tube)

Le Mont Spurr aujourd’hui (Crédit photo : Wikipedia)

Nouvelle approche des dépôts pyroclastiques sur la Lune // New approach of pyroclastic deposits on the Moon

La plupart des études traitant des origines de la Lune ont conclu que les volcans lunaires, au cours de leurs éruptions, avaient principalement rejeté le substrat rocheux froid. Selon ces mêmes études, les matériaux contenus dans les dépôts de coulées pyroclastiques étaient semblables à ceux émis par les éruptions vulcaniennes sur Terre. C’est du moins ce qu’avait révélé l’observation de certains dépôts du Cratère Alphonsus qui montraient des volumes plus importants au niveau des bouches éruptives qu’au niveau des dépôts pyroclastiques, avec une faible proportion de matériaux juvéniles dans ces derniers.
Une étude récente conduite par des chercheurs de l’Arizona State University (ASU) a tenté de mieux comprendre les mécanismes éruptifs lunaires en déterminant comment la proportion de matériaux juvéniles, calculée à partir des volumes au niveau des dépôts pyroclastiques et ceux au niveau des bouches éruptives, varie dans les dépôts pyroclastiques du Cratère Alphonsus et ailleurs sur la Lune. Les scientifiques expliquent qu’il y a en fait plus de diversité qu’on le pensait jusqu’à présent dans la source des produits éruptifs sur la Lune. On savait que des volcans émetteurs de coulées pyroclastiques avaient existé au début de la Lune, mais on ne savait pas quelle était la taille de ces volcans, ni quelle quantité de magma ils avaient émis.
Les chercheurs de l’Arizona ont pu fournir une étude détaillée de 23 des volcans émetteurs de coulées pyroclastiques, situés sur 11 sites différents de la Lune, en utilisant des images haute résolution recueillies grâce à la Lunar Reconnaissance Orbiter Camera (LROC). Ils ont pu déterminer l’histoire des éruptions, comment les matériaux volcaniques s’étaient répandus, et estimer le volume de magma et de gaz émis. A partir des échantillons de matériaux pyroclastiques rapportés par les astronautes des missions Apollo, les scientifiques ont pu constater que leur source magmatique provenait du manteau profond.
Alors que des études antérieures avaient conclu que les volcans lunaires avaient essentiellement rejeté le substrat rocheux froid émis par l’intermédiaire des gaz piégés à l’intérieur, des images stéréo du LROC ont permis à l’équipe scientifique de l’ASU d’analyser le volume de matériaux déposé autour des volcans. Les chercheurs ont soustrait le volume de matériaux émis par la bouche éruptive et ont estimé la quantité de magma juvénile émis

L’analyse spectroscopique de ces dépôts a indiqué qu’il y avait beaucoup plus de diversité qu’on ne le pensait auparavant dans l’origine des produits éruptifs sur la Lune. Les chercheurs ont en particulier observé une vaste gamme de matériaux juvéniles.

En outre, il ressort des modélisations que les dépôts lunaires les plus fréquemment observés dans cette étude ont été formés par du magma contenant 2000-5000 ppm de volatils dissous, ce qui est conforme aux estimations récentes via l’analyse d’inclusions, mais contraire aux hypothèses précédentes selon lesquelles la Lune était largement dégazée lors de sa formation.
Certains dépôts pyroclastiques analysés par les chercheurs de l’ASU montrent un volume significatif et correspondent à des événements éruptifs violents et potentiellement de longue durée. Ils sont comparables ou plus volumineux que ceux émis durant l’éruption cataclysmique du Mont Pinatubo (Philippines) en 1991. En outre, la majeure partie du magma émis par ces volcans a probablement atteint environ 1 600 m de hauteur, et même parfois près de 8 000 m.
Dans la conclusion de l’étude, les scientifiques expliquent que l’histoire géologique de la Lune est intimement liée à celle de la Terre, et des études comme celle-ci  nous aident à comprendre l’histoire de notre propre planète.
L’ensemble de l’étude se trouve avec cette référence:

« On the eruptive origins of lunar localized pyroclastic deposits » – Keske, A. L. – Earth and Planetary Science Letters – https://doi.org/10.1016/j.epsl.2020.116426.

Source: The Watchers.

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Most studies dealing with the origins of the Moon have concluded that lunar volcanoes had exploded primarily cold bedrock. They hypothesized that pyroclastic flow deposits represent products of a lunar equivalent of Vulcanian-style eruptions, based in part on the observation that some of the deposits in Alphonsus Crater have large vent volumes in comparison with their deposit volumes, indicating a low proportion of juvenile material in the deposits.

A recent study by researchers from Arizona State University (ASU) tried to better understand eruption mechanisms by determining how the proportion of juvenile material, as calculated using deposit and vent volumes, varies among pyroclastic flow deposits in Alphonsus Crater and elsewhere on the Moon. The scientists explain that there is actually more diversity in the source of explosive products on the Moon. Pyroclastic volcanoes are known to have existed on the early Moon, but it was unknown how big the volcanoes were or how much magma was erupted.

The Arizona reseaechers were able to produce a detailed survey of 23 of the Moon’s pyroclastic volcanoes from 11 various sites using high-resolution images gathered from the Lunar Reconnaissance Orbiter Camera (LROC). They could determine the history of eruptions, how the volcanic material was dispersed, and estimated the volume of emitted magma and gases. Samples of pyroclastic materials were returned by Apollo astronauts and it was found that their source magmas originated from deep within the mantle.

While past studies concluded that lunar volcanoes had mostly erupted cold bedrock emitted by trapped gases, stereo images from LROC allowed the team to look at the volume of the deposited material around the volcanoes. The researchers subtracted the volume of material spewed by the vent and estimated the amount of fresh magmatic material emitted.

Spectroscopic analysis of these deposits indicated there was much more diversity in the origin of the explosive products on the moon analysed by the authors of the study than had been previously thought. They observed a wide range of juvenile proportions, many of which are more juvenile-rich than previously thought.

Furthermore, dynamic model results suggest that the most widespread lunar deposits in this study were formed by magma containing 2000–5000 ppm of dissolved volatiles, consistent with recent estimates via melt inclusion analysis, but contrary to long-held ideas that the Moon was largely degassed during its formation.

Some of the deposits analyzed by the ASU researchers are significantly large in volume and represent violent and potentially long-lived explosive events. They are comparable to, or larger in volume, than the cataclysmic 1991 eruption of Mount Pinatubo (Philippines). Besides, most of the magma from these volcanoes probably rose up to about 1 600 m high, with some of the largest reaching up to almost 8 000 m.

In the conclusion of the study, the scientists say that the Moon’s geologic history is intertwined with Earth’s, and studies like this help us understand the history of our own planet.

The whole study can be found with this reference :

« On the eruptive origins of lunar localized pyroclastic deposits » – Keske, A. L. – Earth and Planetary Science Letters – https://doi.org/10.1016/j.epsl.2020.116426.

Source: The Watchers.

Le Cratère Alphonsus vu par le Lunar Reconnaissance Orbiter (Source: NASA)