Comme je l’ai signalé sur ce blog, le 4 décembre 2020, suite à une intensification de l’activité sismique au cours des derniers mois, l’Observatoire Volcanologique et Sismologique de la Martinique (OVSM) a demandé à la Préfecture de la Martinique le placement de la Montagne Pelée en vigilance Jaune (niveau 3 sur une échelle de 5). Pendant le seul mois de septembre 2020, les instruments ont enregistré 51 secousses. A cela viennent s’ajouter des remontées de gaz. Malgré tout, une éruption n’est pas à l’ordre du jour dans le court terme.
Quand on évoque la Montagne Pelée, on pense avant tout à l’éruption majeure du 8 mai 1902 et ses dizaines de milliers de victimes. Pourtant, l’histoire éruptive du volcan remonte bien avant cette date. C’est ce qu’a confirmé un article paru sur le site web de Martinique la 1ère.
– On peut lire que les archéologues ont retrouvé la trace d’une première éruption de la Montagne Pelée autour de 60 avant JC.
– L’éruption suivante, confirmée par les relevés géologiques, a eu lieu au 4ème siècle. On a retrouvé les dépôts de ponce produits par cet événement dans les villages amérindiens découverts au Lorrain ou à Basse Pointe.
Le volcan est ensuite entré dans une phase de repos d’un millier d’années.
– Une nouvelle éruption intervient vers l’année 1300. Elle entraîne une interruption dans le peuplement précolombien de la Martinique.
– Quand les colons français s’implantent, en 1635, les occupants légitimes de l’île évoquent une éruption qui aurait « pelé » les flancs de la montagne quelques décennies plus tôt. On trouve peut-être là l’origine du nom de Montagne Pelée. Toutefois, d’autres sources affirment que la Montagne Pelée ne doit pas son nom à la rareté de sa végétation. Les Amérindiens Kalinagos lui auraient donné ce nom par référence à Pélé, la déesse du feu. Ce peuple attribuait à la déesse aux cheveux de feu l’origine de l’activité volcanique.
Aujourd’hui, les Martiniquais parlent de la Montagne Pelée avec respect et crainte. C’est « la Grande Dame du Nord » ou « la Pelée. ».
– Deux éruptions phréatiques se produisent aux 18ème et 19ème siècles. La première, en 1792, génère quelques explosions qui n’affectent que la zone sommitale du volcan. Celle de 1851 est plus violente et provoque des retombées de cendres sur les villes du Prêcheur, du Morne Rouge et de Saint-Pierre.
– De nouveaux signes de réveil de la Montagne Pelée se produisent ensuite en 1889, avec l’apparition de fumerolles dans le cratère sommital de l’Étang Sec.
– En 1900 et surtout au début de l’année 1902, on observe une intensification de l’activité fumerollienne jusqu’au 23 avril 1902. C’est alors que se produit la première explosion phréatique, suivie d’autres avec d’abondantes retombées de cendres sur le flanc ouest du volcan.
– Le 5 mai 1902, le barrage naturel qui retient l’Etang Sec se rompt, ce qui provoque le déversement d’une vague de boue qui s’engouffre dans la vallée de la Rivière Blanche. Ce lahar engloutit la distillerie Guérin, située à l’embouchure de la rivière, et tue 23 personnes, les premières victimes de l’éruption.
Le 8 mai 1902, à 08h 02 du matin, une violente explosion se produit au sommet du volcan. La ville de Saint-Pierre, capitale culturelle et économique de la Martinique, est détruite en quelques minutes par des coulées pyroclastiques. Plus de 28 000 personnes sont tuées sur le coup.
7 nuées ardentes vont se succéder jusqu’au 30 août 1902. La dernière coulée pyroclastique détruit la ville du Morne Rouge, faisant 1000 victimes de plus.
L’éruption du 8 mai 1902 reste la plus meurtrière du 20ème siècle. Elle a donné son nom a un type éruptif, le type péléen. Les autorités ont compris que la Montagne Pelée devait être surveillée et l’Observatoire Volcanologique et Sismologique de la Martinique a été édifié. Depuis mars 2019, une structure ultramoderne, construite en contrebas de l’ancien observatoire du Morne des Cadets, surveille les humeurs du volcan.
– Une dernière manifestation éruptive intervient de 1929 à 1932. L’activité explosive ne génère toutefois aucune nuée ardente de type péléen.
Suite à cette éruption, la Montagne Pelée connaît une activité fumerollienne qui décline lentement. Les dernières fumerolles, localisées entre les deux dômes, disparaissent en 1970.
– Le 17 mai 2010, un lahar dévale la vallée de la rivière du Prêcheur. Il n’est toutefois pas en relation avec l’activité éruptive. C’est l’effondrement d’une falaise qui est à l’origine de cet événement. Les lahars ne sont pas rares à la Martinique, comme je l’ai expliqué dans une note publiée le 4 avril 2018.
On ne saurait parler de la Montagne Pelée sans faire référence à Alfred Lacroix qui a étudié jusque dans le moindre détail l’éruption de 1902. Son ouvrage La Montagne Pelée et ses éruptions (1904) est une véritable bible pour les volcanologues.
Alors que cette journée du 21 décembre 2020 se termine en France, elle ne fait que commencer à Hawaii où l’éruption du Kilauea continue. Les webcams du HVO – surtout celle orientée vers le fond du cratère de l’Halema’uma’u – montrent que l’éruption a débuté au fond du gouffre creusé par l’éruption de 2018, là même où était apparue une pièce d’eau après la dernière éruption. Trois fissures se sont ouvertes dans la partie inférieure de cratère, pas très loin au-dessus du lac (voir illustration ci-dessous). La plus à l’est a laissé échapper des fontaines de lave d’une cinquantaine de mètres de hauteur (voir photo ci-dessous). La lave a par la suite pris la place de l’eau et s’accumule maintenant au fond du cratère. peut-être sommes nous en train d’assister à la naissance d’un nouveau lac de lave. .
Ces derniers temps, les scientifiques du HVO craignaient que se produise une interaction violente entre cette eau et une ascension de magma. De toute évidence, l’éruption se produit dans le calme, sans les explosions phréatiques ou phréatomagmatiques redoutées. On sait toutefois que l’événement génère des panaches de cendre susceptibles d’occasionner des retombées sur des zones habitées et il a été conseillé aux gens de rester à l’intérieur des maisons.
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As December 21st, 2020 is coming to an end in France, it is just beginning in Hawaii where the Kilauea eruption continues. The HVO webcams – especially the one oriented towards the bottom of Halema’uma’u Crater – show that the eruption started at the bottom of the chasm created by the 2018 eruption, where a piece of water had appeared after the last eruption. Three fissures opened in the lower part of the crater, not very far above the lake (see illustration below). The easternmost emitted lava fountains about 50 metres high (see photo below). The lava subsequently took the place of water and is now accumulating at the bottom of the crater. We may be observing the birth of a new lava lake.
Recently, HVO scientists feared that there might be a violent interaction between this water and the rising magma. However, it looks as if the eruption is occurring calmly, without the dreaded phreatic or phreatomagmatic explosions. The event, however, generated ash plumes with possible ashfall over onto populated areas, so that people have been advised to stay indoors.
Emplacement de nouvelles fractures (3 ronds rouges) [Source : HVO]
Fontaines et coulées de lave dans la partie Est du cratère (Crédit photo : HVO)
Juste après environ 21h30 (heure locale) le 20 décembre 2020, un essaim sismique a été enregistré sur le Kilauea, accompagné d’une déformation de la zone sommitale du volcan. L’Observatoire des Volcans d’Hawaii (HVO) a ensuite détecté une lueur dans le cratère de l’Halema’uma’u au sommet du Kilauea. Cela signifiait qu’une éruption avait commencé dans la caldeira sommitale. La situation évolue rapidement et le HVO publiera des mises à jour lorsque de nouvelles informations seront disponibles.
Le niveau d’alerte volcanique a été élevé à WARNING (Danger) et la couleur de l’alerte aérienne est passée au ROUGE.
La Protection Civile a mis en garde sur le risque de retombées de cendres dans les secteurs de Wood Valley, Pahala, Naalehu et Ocean View. Il est conseillé aux habitants de ces secteurs de rester à l’intérieur des maisons.
Il est intéressant de noter que peu de temps après le début de l’éruption sommitale, le HVO a enregistré un séisme de M 4,4 sous le flanc sud du Kilauea. L’épicentre se trouvait à environ 14 km au sud de Fern Forest, près de Holei Pali, à une profondeur de 6 km. La secousse ne semble pas être liée à l’éruption. Elle fait partie de la sismicité qui affecte régulièrement le flanc sud du Kilauea qui se déplace vers le sud-est au-dessus de la croûte océanique.
Ne vous précipitez pas pour acheter un billet d’avion pour aller à Hawaii ! En raison de la pandémie de coronavirus, il n’y a actuellement pas d’avions pour les touristes à destination des États-Unis. De plus, Hawaï a été fortement impacté par la maladie. Les services sanitaires hawaiiens signalaient 204 nouveaux cas de coronavirus le 20 décembre, ce qui porte le total pour l’État à 20 217 depuis le début de la pandémie. 1 412 personnes ont été hospitalisées dans l’ensemble de l’État et au moins 282 sont décédées.
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Shortly after approximately 9:30 p.m. (local time) on December 20th, 2020, an earthquake swarm began on Kilauea Volcano, accompanied by ground deformation detected by tiltmeters. The Hawaiian Volcano Observatory (HVO) next detected glow within Halema’uma’u crater at the summit of Kilauea. This meant an eruption had started within the summit caldera. The situation is rapidly evolving and HVO will issue another statement when more information is available.
The volcano alert level has been raised to WARNING and its aviation colour code to RED.
Civil Defense cautioned that ash fallout is likely in Wood Valley, Pahala, Naalehu and Ocean View, and advised residents and visitors to stay indoors to avoid exposure to ash.
It should be noted that a short time after the summit eruption started, HVO recorded an M-4.4 earthquake beneath Kilauea’s south flank. The event was centered about 14 km south of Fern Forest, near Holei Pali, at a depth of 6 km. The quake does not seem to be linked to the eruption. It is part of the seismicity that regularly affects Kilauea’s south flank which moves to the southeast over the oceanic crust.
It’s no use hurrying to buy a plane ticket to go to Hawaii. Because of the coronavirus pandemic, there are currently no planes for tourists to the U.S. Moreover, Hawaii has been strongly hit by the disease. The Hawaii Department of Health again reported 204 new cases of coronavirus on December 20th, bringing the statewide total to 20,217 since the pandemic began. A total of 1,412 individuals have been hospitalized statewide as a result of covid-19 infection and at least 282 have died.
Lueur sommitale vue par la webcam sur la tour d’observation du HVO.
Image thermique du fond du cratère de l’Halema’uma’u (Source : HVO)
Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:
La dernière éruption du Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion) a pris fin le 8 décembre 2020. Dans les jours qui ont suivi, l’OVPF a continué à enregistrer de la sismicité, comme cela se produit souvent sur le volcan après une éruption. Il est probable que des réajustements se produisent dans la chambre magmatique superficielle. L’Observatoire n’a pas publié de nouveaux bulletins depuis le 9 décembre. Le site nous apprend toutefois qu’il n’y a pas d’activité, que le niveau d’alerte est « Sauvegarde » et que les sentiers de la partie haute de l’Enclos Fouqué et d’accès au sommet restent fermés.
Comme je l’ai indiqué précédemment, la chambre magmatique superficielle est probablement en cours de remplissage depuis sa vidange en avril 2020. Il faut donc s’attendre à de nouveaux événements éruptifs de courte durée le temps qu’elle se remette à flot définitivement.
Dernière minute : La préfecture de La Réunion a annoncé le retour en phase de Vigilance du Piton de la Fournaise ce vendredi 18 décembre. Le public pourra donc accéder à la partie haute de l’Enclos à compter du samedi 19 décembre.
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En Indonésie, l’éruption du Lewotolo se poursuit avec des panaches de cendres s’élevant jusqu’à 1 km au-dessus du sommet. Des explosions stromboliennes sont observées la plupart des nuits avec des projections de matériaux au-dessus du cratère. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4) et le public est invité à rester à 4 km du cratère.
Des avalanches de blocs continuent de dévaler le flanc ouest du Merapi. Une comparaison des photos prises le 29 novembre et le 8 décembre montre quelques changements morphologiques dans la zone sommitale. Cependant, des images de drone du 5 décembre ne révèlent aucune arrivée de nouveaux matériaux sur le dôme de lave dans le cratère.
L’éruption du Semeru se poursuit. Des matériaux incandescents sont éjectés à 50-100 m au-dessus du sommet. Des coulées pyroclastiques et des avalanches de blocs descendent toujours les flancs S et SE du volcan. Des explosions sont enregistrées par le réseau sismique. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4), avec une zone d’exclusion générale de 1 km et des extensions à 4 km dans le secteur SSE. Source: PVMBG.
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Au Guatemala, des explosions se produisent toujours sur le Fuego avec des panaches de cendres jusqu’à 1,1 km au-dessus du cratère. Ces explosions génèrent des ondes de choc qui font vibrer les bâtiments jusqu’à 20 km du sommet. Les avalanches de blocs descendent plusieurs ravines et atteignent parfois les zones de végétation. Des retombées de cendres sont souvent signalées dans les zones sous le vent.
Une bouche s’est ouverte au NNO du sommet de Pacaya et a laissé échapper une coulée de lave qui s’est dirigée vers l’ouest-sud-ouest. La coulée de lave qui s’est ouverte en octobre sur le flanc OSO est toujours active : elle présente plusieurs ramifications dont les longueurs sont comprises entre 400 et 600 m. On observe quotidiennement des explosions stromboliennes au niveau du cône dans le cratère Mackenney, avec des projections de matériaux jusqu’à 150 m au-dessus du cratère.
L’activité s’est intensifiée sur le Santiaguito au cours des derniers jours. Des coulées pyroclastiques ont été observées sur les flancs du volcan et des retombées de cendres ont été signalées dans les zones sous le vent.
Plus précisément, l’activité s’est intensifiée le 11 décembre 2020 lorsque le Santiaguito a envoyé une colonne de cendres jusqu’à 3 300 m d’altitude.
Le 13 décembre, l’INSIVUMEH a indiqué que des coulées pyroclastiques avaient été observées le long des pentes ouest-sud-ouest du volcan.
Il est conseillé à la population de rester à l’écart du volcan.
Source: INSIVUMEH.
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Sur l’Etna(Sicile), l’activité strombolienne a continué jusqu’au 15 décembre 2020 sur le Cratère SE, au niveau d’au moins deux bouches. La bouche la plus à l’Est envoyait des lambeaux de lave sur la lèvre du cratère. Dans le même temps, une activité explosive discontinue était observée dans la Voragine.
La visite sur le terrain du 14 décembre a permis de confirmer l’effondrement de la partie SO du cône du Cratère SE. Cet effondrement a généré les trois coulées pyroclastiques décrites précédemment.
Comme je l’indiquais dans mes notes précédentes, l’épisode éruptif du 13 décembre a également donné naissance à deux coulées de lave à la base du Cratère SE ainsi que sur le flanc sud-ouest. La coulée principale s’est élargie à la base du cratère pour former au moins quatre lobes dans la zone entre le Cratère SE et les Crateri Barbagallo. L’un des lobes a a continué à avancer dans la direction SSO puis s’est arrêté entre les Crateri Barbagallo et le Monte Frumento Supino. La coulée de lave SO a suivi la même trajectoire que la coulée Sud ; elle a atteint et contourné vers l’ouest le Monte Frumento Supino où son front s’est élargi et épaissi. Lors de la visite sur le terrain, les deux coulées de lave n’étaient plus alimentées et étaient en cours de refroidissement.
Du point de vue sismique, le tremor éruptif a présenté des fluctuations tout en restant à un niveau élevé les 13 et 14 décembre. Il a rapidement chuté le 15 décembre pour retrouver des valeurs moyennes. Les données de déformation du sol ne montrent pas de variations significatives.
Source : INGV.
En cliquant sur ce lien, vous verrez une vidéo du dernier épisode éruptif:
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Here is some news of volcanic activity around the world :
The last eruption of Piton de la Fournaise (Reunion Island) came to an end on December 8th, 2020. In the days that followed, OVPF continued to record seismicity, as often happens on the volcano after an eruption. Readjustments probably occur in the shallow magma chamber. The Observatory has not published any new bulletins since December 9th. However, the website informs the public that there is no activity, that the alert level is « Sauvegarde » and that the trails to the upper part of the Enclos Fouqué, as well as access to the summit remain closed.
As I put it previously, the shallow magma chamber has probably been filling since its drainage in April 2020. More eruptive events of short duration are therefore likely until it finally gets afloat.
Last minute : The alert level for Piton de la Fournaise was lowered to « Vigilance » on December18th, 2020. This means that the Enclos and the summit trails will be open to the public as soon as December 19th in the morning.
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In Indonesia, the eruption at Lewotolo continues with ash plumes rising as high as 1 km above the summit. Strombolian explosions can be observed most nights ejecting material above the summit crater. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4) and the public is asked to stay 4 km away from the summit crater.
Rock avalanches still travel down Merapi’s western flank. A comparison of photos taken on 29 November and 8 December showed some morphological changes in the summit area; however, drone footage from 5 December revealed no new lava dome material in the summit crater.
The eruption of Semeru continues. Incandescent material is ejected 50-100 m above the summit. Pyroclastic flows and rock avalanches still descend the S and SE flanks of the volcano. Explosions are recorded by the seismic network. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 1-4), with a general exclusion zone of 1 km and extensions to 4 km in the SSE sector.
Source: PVMBG.
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In Guatemala, explosions are still occurring at Fuego, generating ash plumes as high as 1.1 km above the crater. They generate shock waves that rattle buildings within 20 km of the summit. Block avalanches descend several drainages, sometimes reaching vegetated areas. Ashfall is often reported in downwind areas.
A new lava flow has emerged from a vent NNW of Pacaya’s summit and has travelled as far as 250 m WSW. The branched lava flow which opened in October on the WSW flank is still active, with lengths between 400 and 600 m. Strombolian explosions from the cone in Mackenney Crater are observed on most days; they eject material as high as 150 m above the crater.
Activity increased on Santiaguito during the past days. Pyroclastic flows have been seen travelling along the slopes of the volcano and ashfall has been reported in downwind areas. .
More specifically, activity intensified on December 11th, 2020 when Santiaguito sent an ash column up to 3 300 m above sea level.
On December 13th, INSIVUMEH reported that pyroclastic flows were observed along the west-southwest slopes of the volcano.
People have been advised to stay away from the volcano.
Source: INSIVUMEH.
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On Mt Etna (Sicily), Strombolian activity continued until December 15th, 2020 at the SE Crater. The easternmost vent constantly sent shreds of lava over the crater rim. At the same time, discontinuous explosive activity was observed within Voragine.
The field visit on December 14th confirmed the collapse of the SW part of the SE Crater cone. This collapse generated the three pyroclastic flows described previously.
As I indicated in my previous posts, the eruptive episode of December 13th also produced two lava flows at the base of the SE Crater as well as on the southwest flank. The main flow widened at the base of the crater to form at least four lobes in the area between the SE Crater and the Crateri Barbagallo. One of the lobes continued to travel in the SSW direction and then stopped between the Crateri Barbagallo and the Monte Frumento Supino. The SW lava flow followed the same direction as the South lava flow; it reached and bypassed Monte Frumento Supino westward, where her lava front widened and thickened. During the field visit, the two lava flows were no longer fed and were cooling.
From a seismic point of view, the eruptive tremor showed fluctuations but remained above background level on December 13th and 14th. It sharply declined on December 15th and retrieved medium values. The ground deformation data does not show significant variations.
Source: INGV.
L’image de la caméra thermique installée sur la Montagnola à une altitude de 2600 m montre l’activité strombolienne à partir de trois bouches éruptives sur le Cratère SE de l’Etna, ainsi que la nouvelle coulée de lave émise par la fissure qui s’est ouverte pendant le paroxysme du 13 décembre.