Le nouvel aéroport de Yogyakarta (Indonésie) // Yogyakarta’s new airport (Indonesia)

Le nouvel aéroport international de Kulon Progo est en construction à Yogyakarta. Il devrait être opérationnel d’ici à mars 2019 et remplacera l’ancien aéroport international Adisutjipto qui est maintenant en surcapacité. Le nouvel aéroport devrait accueillir 50 millions de passagers par an. Dans un premier temps, la piste mesurera 3 250 mètres, avant d’être prolongée de 350 mètres. L’aéroport sera relié au centre-ville de Yogyakarta par une route à péage et une ligne de chemin de fer.
La pose de la première pierre a eu lieu en janvier 2017. L’aéroport est conçu pour résister aux séismes jusqu’à M 8,8. Les structures parasismiques étaient indispensables car la zone est sujette aux tremblements de terre. Il sera également équipé d’installations permettant de faire face aux tsunamis.
Le Ministre des Transports a déclaré qu’il n’y avait pas lieu de s’inquiéter des séismes et des tsunamis car Java ne connaît pas de séismes d’une magnitude de M 8,8. Il a également déclaré que l’aéroport était prêt à faire face aux tsunamis. Six scénarios possibles ont été imaginés. Le scénario choisi présente trois niveaux: un rempart de sable, une ceinture verte (mangrove et pins) et une tranchée située à 200 mètres du littoral. Selon le scénario, 1,1% seulement de l’impact d’un tsunami affecterait l’aéroport.
Tout le monde n’est pas d’accord avec le nouvel aéroport. Il y a eu des manifestations d’habitants de la région et d’étudiants qui protestent contre l’impact et les nuisances que le nouvel aéroport va générer.
Source: The Jakarta Post.

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Kulon Progo International Airport is an airport under construction in Yogyakarta. It is expected to commence operation by March 2019 and will replace Adisutjipto International Airport, which currently serves over capacity.The new airport is expected to accommodate 50 million passengers annually. In the first phase the runway will be 3,250 metres long and will later be extended by 350 metres. The airport will be connected to Yogyakarta city centre via a toll road and railway line.

The new airport’s groundbreaking ceremony was held in January 2017. The structure is designed to be resistant to earthquakes measuring up to M 8.8 as it was constructed in an earthquake-prone area. The airport will also be equipped with tsunami mitigation facilities.

The Transportation Minister said that there is no need to worry about earthquakes and tsunamis as Java does not experience earthquakes as strong as M 8.8. He also said that the airport is prepared to face tsunamis. Six possible scenarios have been imagined, with the chosen scenario consisting of three layers – sand mound, green belt (mangrove and pine trees) and a trench located 200 metres from the coastline. Under the scenario, only 1.1 percent of a tsunami’s impact would affect the airport.

Not everybody agrees with the new airport. There have been demonstrations of local residents and students who protest against the impact and the nuisances the new airport will generate.

Source: The Jakarta Post.

Plan de masse du nouvel aéroport de Yogyakarta

Des espèces menacées d’extinction par le réchauffement climatique // Global warming threatens many species with extinction

Il y a quelques jours, j’indiquais dans une note que les manchots royaux étaient menacés d’extinction en Antarctique à cause de la distance de plus en plus grande entre leurs zones de reproduction et d’alimentation.

Une étude parue le 14 mars 2018 dans la revue Climatic Change tire la sonnette d’alarme à l’échelle de la planète. Conduite par le WWF, elle met l’accent sur les risques d’érosion de la biodiversité selon le degré de réchauffement climatique et propose des conclusions alarmantes. Dans un scénario d’augmentation de la température globale de la planète de 4,5°C, près de 50 % des espèces qui vivent actuellement dans les régions les plus riches en biodiversité seront menacées d’extinction d’ici 2080. L’étude a été réalisée par le WWF en partenariat avec le Tyndall Centre for Climate Change de l’Université d’East Anglia.

Les chercheurs ont modélisé les conséquences du réchauffement climatique sur la biodiversité selon trois scénarios : un réchauffement à +2°C, un autre à +3,2°C et enfin un scénario à +4,5°C. Dans ce dernier scénario, la moitié des espèces qui peuplent actuellement les écorégions sont menacées d’extinction. Dans le scénario de +2°C, cette perte de biodiversité serait divisée par deux.
Le plus grave, c’est que d’après l’étude, certaines écorégions sont également très menacées dans le scénario à +2°C. C’est le cas de l’Amazonie et du plateau des Guyanes par exemple, qui abritent actuellement plus de 10 % de toutes les espèces connues sur Terre et jouent un rôle clef dans la régulation du climat mondial  Dans un monde à +2°C, ces régions risquent de voir plus de 4 plantes sur 10 disparaître localement. C’est également le cas du Sud-Ouest de l’Australie et de la Méditerranée qui verraient un tiers de leurs espèces disparaître à +2°C.

L’étude met aussi en évidence la nécessité de mettre en place des mesures d’adaptation dans les écorégions menacées. Elles permettraient aux espèces capables de se déplacer de trouver des « refuges climatiques » et d’emprunter des corridors écologiques. Le WWF explique que les plantes, les amphibiens et les reptiles qui rencontrent le plus de difficultés pour se déplacer sont particulièrement vulnérables dans tous les cas de figure.

Il faudrait également développer la sensibilisation des populations au réchauffement climatique et à l’érosion de la biodiversité mondiale. En effet, les populations humaines sont, elles aussi, directement affectées par le changement climatique, et les réponses qu’elles pourraient y apporter sont susceptibles d’accroître la pression sur une biodiversité qui se retrouve déjà affaiblie par les facteurs climatiques.
Source : WWF & presse internationale.

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A few days ago, I warned in a post that king penguins were threatened with extinction in Antarctica because of the increasing distance between their breeding and feeding areas.
A study published on March 14th, 2018 in the journal Climatic Change sounds the alarm on a global scale. Led by WWF, it focuses on the risks of erosion of biodiversity according to the degree of global warming and sets forth alarming conclusions. In a global temperature increase scenario of 4.5°C, nearly 50% of the species currently living in the most biodiverse regions will be threatened with extinction by 2080. The study was conducted by WWF in partnership with Tyndall Center for Climate Change at the University of East Anglia.
The researchers modeled the consequences of global warming on biodiversity according to three scenarios: a warming to + 2°C, another to + 3.2°C and finally a scenario to + 4.5°C. In the latter scenario, half of the species currently populating the ecoregions are threatened with extinction. In the + 2°C scenario, this loss of biodiversity would be halved.
Most importantly, according to the study, some ecoregions are also highly threatened in the + 2°C scenario. This is the case of the Amazon and the Guiana Shield, for example, which currently contain more than 10% of all known species on Earth and play a key role in regulating the global climate In a world at + 2°C these areas may see more than 4 out of 10 plants disappear locally. This is also the case in South West Australia and the Mediterranean, where one-third of their species will disappear at + 2°C.
The study also highlights the need for adaptation measures in threatened ecoregions. They would allow species capable of moving to find « climate refuges » and to use ecological corridors. WWF explains that plants, amphibians and reptiles that have the most difficulty moving around are particularly vulnerable in all cases.
There is also a need to increase awareness of global warming and the erosion of global biodiversity. Indeed, human populations are also directly affected by climate change, and the responses they could provide are likely to increase the pressure on biodiversity that is already weakened by climatic factors.
Source: WWF & International Press.

L’ours polaire fait partie des espèces les plus menacées par le changement climatique (Photo: C. Grandpey)

Conférences…

Ma saison de conférences 2017-2018 vient de se terminer à Tonneins (Lot-et-Garonne) avec des images de la fonte des glaciers dans le monde et des images de l’Alaska. Je remercie très sincèrement toutes les personnes qui m’ont fait confiance et ont eu la patience d’écouter mes propos sur les volcans et les risques volcaniques, ainsi que sur la fonte inquiétante de la glace dans le monde. Avec le printemps et l’été, l’heure est aux sorties à la campagne, au jardinage et aux vacances. Ce n’est pas la meilleure époque de l’année pour aller s’enfermer dans une salle.

J’aurai le plaisir de faire de nouvelles conférences à partir du mois de septembre. Je vous tiendrai au courant des dates et lieux de mes prochaines interventions.

Si votre municipalité, notre association ou votre comité d’entreprise sont intéressés par les sujets proposés, leurs responsables peuvent me contacter par mail : grandpeyc@club-internet.fr

Risques volcaniques….

Glaciers en péril….

Photos: C. Grandpey

Nouvelles de Soufriere Hills (Ile de Montserrat) // News of Soufriere Hills (Montserrat)

Cela fait maintenant plus de 20 ans que le volcan Soufrière Hills sur l’île de Montserrat a été secoué par une éruption majeure. L’activité a commencé en 1995 et s’est intensifiée jusqu’en 1997. 19 personnes ont perdu la vie au cours de cet événement. Plymouth, la capitale de l’île, a été recouverte par plus de 12 mètres de boue et présente aujourd’hui l’aspect d’une ville fantôme. Une zone d’exclusion a été mise en place par les autorités sur les deux tiers sud de l’île et la population est passée de 12 500 à seulement 4 500 habitants. Les gens sont partis à la suite de l’éruption car l’économie était paralysée et des habitations avaient été détruites.
Des éruptions sporadiques de plus faible intensité ont encore eu lieu au cours des années suivantes, mais depuis huit ans le volcan est complètement silencieux, et les habitants sont impatients de retrouver leurs foyers.
La partie est loin d’être gagnée et ils devront probablement faire montre de patience. En effet, on a enregistré un essaim sismique avec cinq événements volcano-tectoniques à la fin du mois de février 2018 au niveau de Soufriere Hills, ce qui a fait naître des craintes d’une nouvelle éruption.
Le niveau d’alerte volcanique est actuellement à 1, ce qui indique qu’aucune activité significative n’a été décelée depuis plus d’un an. Cependant, même si rien n’est visible à la surface, les volcanologues qui surveillent le volcan ont noté que quelque chose remue sous l’Ile de Montserrat. En utilisant les données GPS de l’Observatoire Volcanologique (MVO), un groupe de scientifiques a déterminé qu’un mètre cube de magma vient s’accumuler sous l’île toutes les sept secondes. Mis à part le panache de gaz, on ne voit rien à la surface, mais les instruments montrent clairement qu’une déformation est en cours et que toute l’île se est en phase d’inflation.
Les mesures de SO2 effectuées le 26 février ont révélé des émissions de 328 tonnes par jour.
L’accès aux zones situées directement autour de Soufrière Hills a été interdit au public. Ces zones comprennent St George’s Hill, Soufriere Hills, South Soufriere Hills, Plymouth, Lee’s, Harris, Spanish Point, ainsi qu’une zone maritime jusqu’à un kilomètre de l’embouchure de Tar River. Toute personne surprise dans la zone interdite s’expose à des poursuites.
Sources: The Guardian et The Express.

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It is now more than 20 years since Montserrat’s Soufriere Hills volcano went through a dramatic eruption. Activity began in 1995 and reached a crescendo in 1997, when 19 people lost their lives. Plymouth, the island’s capital, ended up buried in more than 12 metres of mud and remains a desolate ghost town. Since then, an exclusion zone has been imposed over the southern two-thirds of the island and the population has dwindled from 12,500 to just 4,500. People left in the aftermath of the eruption, due to the crippled economy and destroyed housing.

Sporadic smaller eruptions have occurred in the intervening years, but for the past eight years the volcano has been completely silent, and locals are impatient to return to their homes.

However, they may have to wait some more time. Indeed, Soufriere Hills was rumbled by a swarm of five volcanic-tectonic earthquakes at thend of February 2018, sparking fears of a new eruption.

The current hazard level is 1, which indicates more than one year without measured activity. However, even though nothing is visible at the surface, volcanologists monitoring the volcano have noted that something is moving underneath Montserrat. Using GPS data from the Montserrat Volcano Observatory (MVO), a group of scientists have determined that up one cubic metre of magma is building up beneath the island every seven seconds. Except for the gas plume there is nothing visible on the surface, but the instruments clearly show clearly that the deformation is ongoing and the entire island is still inflating.

SO2 measurements performed on February 26th also revealed emissions amounting to 328 tonnes per day.

Access to the areas directly surrounding Soufrière Hills has been forbidden to the public. They include St George’s Hill, Soufriere Hills, South Soufriere Hills, Plymouth, Lee’s, Harris, Spanish Point as well as a maritime area up to one kilometre from the mouth of Tar River Valley. Anyone found in the restricted area could be liable to prosecution by the authorities.

Sources: The Guardian & The Express.

Soufriere Hills (Crédit photo: Wikipedia)