Destruction des moai de l’Île de Pâques : recherche des responsables // Easter Island : who was responsible for the burning of the moai?

L’Île de Pâques – Rapa Nui – est une île et un territoire chilien dans le sud-est de l’océan Pacifique. L’île est surtout connue pour ses quelque 1 000 statues monumentales de basalte sculptées à la main, les moai, par les premiers Rapa Nui. Leur taille varie de 1,80 m à plus de 9 m de hauteur. Elles sont constitués de tuf à lapilli, une roche pyroclastique sujette aux fractures si elle est exposée à des températures élevées. Une société polynésienne qui s’était installée dans la région vers l’an 300 a édifié les moai entre le 10ème et le 16ème siècle. En 1995, l’UNESCO a inscrit l’Île de Pâques au Patrimoine mondial. Une grande partie de l’île est protégée car elle se trouve dans le Parc national de Rapa Nui.
On peut lire sur le site web de la Smithsonian Institution que « l’Île de Pâques se trouve au sommet de la dorsale, en grande partie sous-marine, Salas y Gómez, qui s’étend vers l’est à partir de la Dorsale Est-Pacifique. L’île est composée de trois volcans principaux et de plus de 70 cônes secondaires. Rano Kau à la pointe SO présente un cratère à fond plat de 1,5 km de diamètre, tandis que le volcan Poike occupe la pointe E. Les deux sont nés au Pléistocène. Terevaka est un grand volcan bouclier apparu entre le Pliocène et le Pléistocène à la pointe nord de l’île. Il est recouvert de nombreux cônes pyroclastiques. La dernière phase d’activité a consisté en des éruptions provenant de plusieurs zones de rift. Les dernières coulées de lave, à Hiva-Hiva près de la côte centre-ouest, auraient moins de 2000 ans. »
Dans une note publiée sur ce blog le 8 octobre 2022, j’expliquais qu’environ 80 des célèbres moai avaient été endommagés par un incendie de végétation. L’incendie a brûlé environ 60 hectares du Parc national de Rapa Nui. Il y a environ 416 moia dans cette région de l’île.
Une pénurie de volontaires a rendu difficile la maîtrise de l’incendie dont l’origine est attribuée au brûlage des pâturages pratiqué sur l’île par certains éleveurs de chevaux et de vaches. Le ministre de l’Agriculture a annoncé que la cause de l’incendie fera l’objet d’une enquête et que la Corporation forestière nationale du Chili (CONAF) disposera désormais d’une brigade forestière permanente sur l’Île de Pâques tout au long de l’année.
Les moai victimes de l’incendie sont les signes d’une tension croissante entre les propriétaires terriens et les défenseurs de l’environnement. D’un côté, les familles locales, sous la bannière du parlement Rapa Nui autoproclamé, plaident pour un retour à un ancien système clanique de partage des terres. De l’autre côté, les défenseurs de l’environnement et un conseil élu chargé de gérer le Parc national accusent certaines personnes d’utiliser les terres du Parc pour l’élevage bovin, ce qui provoque parfois des incendies.
On a observé une augmentation exponentielle de l’élevage et de l’agriculture sur l’île au cours des dernières années. Il semble qu’une partie de cette augmentation provienne de la volonté de rendre la vie plus durable pendant la crise sanitaire lorsque l’île était isolée. Le nombre de bovins sur l’île est passé à plus de 6 000, contre 3 400 en 1966. Selon une étude de l’Université du Chili, les animaux paissent ou se déplacent dans près de 80 % du Parc national.
En 2016, l’État chilien a accepté de céder le contrôle du Parc, qui couvre près de la moitié de l’île, à un conseil choisi localement. La mesure devrait prendre effet en 2025. Cependant, plutôt que cela, certains insulaires souhaitent un retour au système de clans qui existait avant le traité de 1888 entre l’un des derniers rois de Rapa Nui et le Chili. Avec le système clanique, chaque clan possède des terres qui ont été distribuées par le roi.
Les autorités chiliennes ont été informées du brûlage des pâturages en octobre mais n’ont pas réussi à prendre les mesures nécessaires pour y faire face. Les autorités locales, quant à elles, attribuent l’introduction du bétail à la société anglo-chilienne d’Exploitation de l’île de Pâques, mais aussi à l’État et à l’armée qui auraient offert du bétail aux insulaires dans les années 1980. Selon elles, le seul responsable de la situation actuelle est l’Etat.
Source : Yahoo Actualités.

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Easter Island – Rapa Nui, Isla de Pascua – is an island and special territory of Chile in the southeastern Pacific Ocean. The island is most famous for its nearly 1,000 extant monumental statues of hand-carved basalt, called moai, which were created by the early Rapa Nui people. They range in size from 1.80 m to more than 9 m tall. They are made of lapilli tuff, pyroclastic rock prone to fractures if exposed to high temperatures. A Polynesian society that had settled in the area around the year 300 built the shrines between the 10th and 16th centuries. In 1995, UNESCO named Easter Island a World Heritage Site, with much of the island protected within Rapa Nui National Park.

One can read on the Smithsonian Institution’s website that « Easter Island sits atop the largely submarine Salas y Gómez Ridge, which trends eastward from the East Pacific Rise. It is composed of three principal volcanoes and more than 70 subsidiary vents. Rano Kau at the SW tip includes flat-bottomed crater 1.5 km wide, while Poike volcano is at the E point; both are of Pleistocene age. Terevaka is a broad shield volcano of Pliocene-to-Pleistocene age at the northern point of the island, which is capped by many pyroclastic cones. The last stage of activity consisted of eruptions from multiple rift zones. The latest lava flows, at Hiva-Hiva near the west-central coast, are thought to be less than 2,000 years old. »
In a post published on this blog on October 8th, 2022, I explained that about 80 of the famous moai were damaged by a wildfire. They were affected by the fire that burned about 60 hectares of the Rapa Nui National Park. There are an estimated 416 moia in that area of the island.

A shortage of volunteers made it difficult to contain the fire whose origin is attributed to the burning of pastures that some horse and cow farmers do on the island. The Minister of Agriculture announced that the cause of the fire will be investigated and that Chile’s National Forestry Corporation (CONAF) will have a permanent forestry brigade on Easter Island throughout the year.

The charred moai are signs of a growing tension between landowners and conservationists. On the one side, local families, under the banner of the self-described Rapa Nui parliament, argue for a return to an ancient clan system for dividing up the land. On the other side, conservationists and an elected council tasked with managing the island’s national park say some people use park lands for cattle farming, at times causing fires.

There has been an exponential increase in livestock and agriculture on the island in the last few years. It seems some of the increase came from wanting to make life more sustainable during the health crisis when the island was cut off. The number of cattle on the island has risen to more than 6,000 from 3,400 in 1966. According to a University of Chile study, they graze or pass through nearly 80 percent of the national park.

In 2016 the Chilean state agreed to start handing over control of the park, which covers nearly half the island, to a locally chosen council, which is set to take control in 2025. However, some islanders instead want a return to the clan system which existed before the 1888 treaty between one of the last kings of Rapa Nui and Chile. With the clan ststem, every clan owns land that was distributed by the king.

Authorities were notified of the pasture burn in October but failed to prepare. Easter Island’s mayor blames the introduction of livestock on the British-Chilean Easter Island Exploitation Company… and the state and military for offering cattle to islanders in the 1980s. In his opinion, the only guilty party for the current situation is the state.

Source: Yahoo News.

Crédit photo : Wikipedia

Redoux de fin d’année : sale coup pour les stations de ski

Après un coup de froid – loin d’être sibérien – début décembre, le redoux a envahi notre pays, y compris les zones de montagnes. On a déjà assisté à un tel phénomène ces derniers années. C’est, bien sûr, une conséquence du réchauffement et la tendance va s’accélérer dans les prochaines années avec le retour d’El Niño dans le Pacifique oriental.

Une conséquence de ce redoux, c’est que la neige va commencer à faire défaut dans les stations de ski de basse et moyenne altitude. La pluie risque fort de lessiver celle tombée ces dernières semaines.

Il suffit de regarder les titres de la presse pour se rendre compte de l’angoisse qui a envahi nos montagnes. « Avec le redoux, les stations de ski craignent de ne pas avoir assez de neige », ou encore « Grand redoux en altitude : une situation compliquée pour les stations de montagne ».

Lors de mes séjours dans les Alpes ces dernières années, j’ai été surpris par le déni du réchauffement climatique par les habitants qui paraissent surpris quand je leur explique que le ski a vécu ses belles heures et qu’il va falloir s’adapter à des conditions nouvelles. J’écris souvent sur ce blog que, faute de diversification de leurs activités hivernales, beaucoup de stations courent à la catastrophe.

Plus au sud, les Pyrénées qui ne possèdent guère de stations de ski de très haute altitude sont encore plus impactées par la hausse des températures. Trois stations pyrénéennes – Luchon-Superbagnères et Mourtis en Haute-Garonne, Guzet-Neige en Ariège – viennent d’annoncer le report de leur début de saison. Les températures étant trop élevées, les enneigeurs ne peuvent pas fonctionner.

Le plus gênent avec la hausse des températures, c’est que la neige va fondre et les zones d’accumulation des glaciers ne vont pas se régénérer. Ils vont donc continuer à reculer et s’amincir au cours du prochain été. C’est très inquiétant. Une disparition des glaciers serait catastrophique car ce sont des châteaux d’eau pour les régions qui les entourent, que ce soit dans les Alpes en Europe ou sur la chaîne himalayenne en Asie.

La station du Mont Dore (Puy de Dôme) en ce matin du 23 décembre 2022. Il pleut. Température de 10°C.

Glacier d’Aletsch dans les Alpes (Photo: C. Grandpey)

Tourbillons volcaniques // Volcanic whirlwinds

La double éruption du Mauna Loa et du Kilauea est désormais terminée et le Hawaiian Volcano Observatory (HVO) attire l’attention du public sur des phénomènes que l’on observe parfois au cours des éruptions. Une photo publiée sur les réseaux sociaux montre une sorte de tornade près du front de la coulée de lave émise par la Fracture n°3 sur le flanc nord-est du Mauna Loa. Elle est apparue alors que le volcan était encore actif et que la lave avançait vers la Saddle Road.
Selon un météorologue du Service météorologique national d’Honolulu, les tourbillons visibles sur la photo et une autre image montrant plusieurs autres tourbillons dans le même secteur du volcan ressemblent davantage à des tourbillons de poussière qu’aux tornades mentionnées par certains internautes.
Les tornades et les trombes marines sont de puissantes colonnes d’air en rotation en contact avec le sol. Les tourbillons de poussière ou de sable sont des ensembles de particules de poussière ou de sable soulevées du sol en colonnes tourbillonnantes verticales. Ces tourbillons peuvent également se former lorsque la vapeur tourbillonne près d’un panache de vapeur volcanique.
Les tourbillons de poussière sont un phénomène éolien fréquent qui se produit dans le monde entier. Ils sont provoqués par un fort réchauffement de la surface ; il sont généralement de plus petite taille et moins puissants que les tornades. Ces tourbillons ont généralement des diamètres de 3 à 90 mètres, avec des hauteurs comprises le plus souvent entre 150 et 300 mètres. De plus, ils ne durent normalement que quelques minutes avant de se dissiper. Comme leurs homologues plus puissants et plus destructeurs, ils peuvent également se produire au-dessus de l’eau.
Les tourbillons de poussière se forment généralement dans de l’air très chaud et sec et ne sont pas liés aux nuages ou aux précipitations. Ce sont des phénomènes convectifs provoqués par un échauffement intense du sol. Une coulée de lave est donc susceptible de les déclenche.
Les scientifiques du HVO confirment que l’on a observé souvent plusieurs de ces tourbillons au moment où la principale coulée de lave du Mauna Loa était active. Ils ajoutent que les mêmes types de nuages tourbillonnants ont également été observés lors des éruptions de 2018 et 2020 du Kilauea.
Comme les incendies de forêt, les volcans peuvent créer leur propre climat. En 2018, une tornade de lave, baptisée « lavanado » par les scientifiques du HVO, a été observée sur le système fissural dans les Leilani Estates. D’autres phénomènes météorologiques tels que la foudre volcanique et le tonnerre, les nuages de vog (brouillard volcanique) et des pyrocumulus, également appelés flammagenitus, ont également été observés lors de l’éruption et des coulées de lave de 2018.
Source : HVO, Big Island Now.

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The dual eruption of Mauna Loa and Kilauea is now over and the Hawaiian Volcano Observatory (HVO) draws public attention to phenomena that are sometimes observed during eruptions. A photo released on social networks shows a kind of tornado near the front of the Fissure 3 lava flow on Mauna Loa’s northeast flank. It occurred when the volcano was still active and advancing toward the Saddle Road.

According to a meteorologist with the National Weather Service in Honolulu, the vortices captured in the photo and another image showing multiple whirlwinds near the same area on the volcano are more similar to dust devils than the tornado that some commenters mentioned. .

Tornadoes and waterspouts are violent, rotating columns of air that touch the ground. Dust/sand whirls, commonly called ‘dust devils’, are ensembles of dust or sand particles raised from the ground into vertical whirling columns. These types of vortices also can be formed when vapour swirls near a volcanic steam plume.

Dust devils are a common wind phenomenon that occur around the world. They are created by by strong surface heating and generally smaller and less intense than tornadoes. These types of vortices typically have diameters from 3 to 90 meters and normally range from 150 to 300 meters in height. They also normally last just a few minutes before dissipating. Like their larger and more destructive cousins, they also can occur over water.

Dust devils and similar whirlwinds usually form in very warm and dry air and are not associated with clouds or precipitation. They are triggered by convective phenomena caused by intense heating of the ground, which a lava flow could definitely cause.

HVO scientists confirm there were often several of those whirlwinds observed when the main Mauna Loa lava flow was active, adding the same types of swirling clouds were also observed during the 2018 and 2020 eruptions of Kilauea.

Like wildfires, volcanoes can create their own weather. In 2018, there was a somewhat rare “lavanado” captured over the fissure system in Leilani Estates. Other weather phenomena such as volcanic lightning and thunder, vog and pyrocumulus clouds, also referred to as “flammagenitus”, were also observed during the 2018 eruption and lava flows.

Source : HVO, Big Island Now.

Photo montrant un tourbillon à proximité du front de la coulée émise par la Fracture n°3 sur la zone de rift NE du Mauna Loa (Source : Facebook, Big Island Now)

Séisme, tsunami, glissements de terrain sur le Lac Taupo (Nouvelle Zélande) // Earthquake, tsunami, landslides on Lake Taupo (New Zealand)

Voici quelques détails supplémentaires sur le séisme et les nombreuses répliques qui ont été enregistrés dans le secteur du volcan Taupo fin novembre 2022. J’ai décrit l’événement dans une note publié le 8 décembre 2022 :

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2022/12/08/lactivite-sismique-et-ses-consequences-sur-le-lac-taupo-nouvelle-zelande-seismic-activity-and-its-consequences-on-lake- taupo-nouvelle-zelande/

Dans sa dernière mise à jour publiée le 14 décembre 2022, GeoNet explique que la magnitude initiale de M 5,6 a été relevée à M5,7. Du 30 novembre au 14 décembre, 680 répliques ont été enregistrées, la dernière avec une magnitude de M 3,4 le 12 décembre. L’intensité et la fréquence des répliques ont commencé à diminuer mais devraient se poursuivre pendant plusieurs semaines
En plus de la sismicité, l’instrument GPS installé sur le récif Horomatangi s’est soulevé de 18 cm pendant le séisme et s’est déplacé de 25 cm vers le sud-est. C’est le plus grand mouvement de terrain jamais enregistré à cet endroit. De plus, il y a eu une déformation post-sismique de 4 cm vers le sud-est sur le récif dans la semaine qui a suivi le séisme.
Un petit tsunami a été généré dans le lac Taupo la nuit du séisme de M 5,7. Les vagues ont traversé le lac et déferlé de quelques mètres sur de nombreuses plages. La vague la plus importante a été observée à Wharewaka Point, où la plage a été recouverte sur une vingtaine de mètres. Le tsunami a pu être causé par un possible glissement de terrain sous la surface du lac. La vague a eu moins d’impact sur les rives nord et peu ou pas sur les rives ouest.
Plus de 30 glissements de terrain ont été déclenchés par le séisme de M 5,7. La plupart d’entre eux étaient de faible ampleur sur des pentes abruptes à proximité des routes. Les chutes de pierres les plus importantes ont été identifiées près de l’épicentre du séisme. Une portion de plusieurs centaines de mètres de falaise s’est effondrée dans le lac.
Outre les chutes de pierres, le mouvement de terrain le plus remarquable déclenché par le séisme a été localisé à plus de 15 km au nord de l’épicentre, à Wharewaka Point. Il est possible qu’un glissement de terrain sous la surface du lac se soit produit au niveau de la plage, ce qui a provoqué l’affaissement de 170 m du rivage dans le lac, avec un recul d’une vingtaine de mètres. La situation est en cours d’étude, mais il est possible que l’effondrement de la plage dans le lac ait généré le tsunami local.
Les glissements de terrain sous-marins sont parmi les plus importants sur Terre et peuvent déclencher des tsunamis. Cependant, il n’y a actuellement aucune preuve que le glissement de terrain de Wharewaka Point a généré le tsunami dans le lac Taupo.
Une activité volcanique mineure est en cours sur le volcan Taupo depuis mai 2022, et le niveau d’alerte volcanique a été élevé à 1 en septembre 2022.
L’activité sismique récente se situe dans la fourchette prévue par GeoNet et correspond à une activité volcanique mineure. Selon les scientifiques, cette activité ne justifie pas un passage à un niveau d’alerte volcanique plus élevé.
Source : GeoNet, The Watchers.

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Here are some more details about the earthquake and numerous aftershocks that were registered at Taupo volcano at the end of November 2022. I described the event in a post released on December 8th, 2022 :

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2022/12/08/lactivite-sismique-et-ses-consequences-sur-le-lac-taupo-nouvelle-zelande-seismic-activity-and-its-consequences-on-lake-taupo-new-zealand/

In its latest update released on December 14th, 2022, GeoNet explains that the initially reported magnitude of M 5.6 was increased to M5.7. From November 30th to December 14th, 680 aftershocks were located, with the most recent event with a magnitude of M 3.4 on December 12th. The magnitude and rate of aftershocks have started to decline but are expected to continue for several weeks

In addition to the shaking of the ground, the GPS instrument at Horomatangi reef moved 18 cm upwards during the earthquake and 25 cm to the southeast, which is the largest ever recorded ground movement at this location. Moreover, there was a post-seismic deformation of 4 cm to the southeast in the week following the earthquake at Horomatangi reef .

A small tsunami was generated in Lake Taupō on the night of the M 5.7 earthquake. The waves traveled across the lake and surged a few meters across many beaches. The larger surge occured at Wharewaka Point, where the beach retreated by some 20 m. Thetsunami may have been caused by a possible underwater landslide. The tsunami had less impact on the northern shores and little or no change was seen on the western shores.

More than 30 landslide events have been triggered by the M 5.7 earthquake. Most of them were small slips on steep cut slopes close to roads while larger rockfalls were identified closer to the earthquake epicenter. A several-hundred-meter-long section of the cliffs collapsed into the lake.

Aside from the rockfalls, the most notable single earthquake-triggered land movement, was located over 15 km north of the epicenter, at Wharewaka Point.

It is possible an underwater landslide occurred at the location of the popular swimming beach, causing 170 m of the shoreline to subside into the lake, with a maximum retreat of up to 20 meters. Whilst still under investigation it is possible that the collapse of the beach into the lake drew water in behind it, generating the local tsunami.

Underwater landslides are known to be some of the largest landslides on Earth and can trigger tsunamis, however, there is currently no evidence to suggest the Wharewaka Point landslide generated the larger lake-wide tsunami.

Minor volcanic unrest has been ongoing at Taupo Volcano since May 2022, and the Volcanic Activity Level was raised to 1 in September 2022.

The recent earthquake activity is within the range that had previously been anticipated and is consistent with minor volcanic unrest. This activity does not warrant a move to a higher volcanic alert level.

Source: GeoNet, The Watchers.

On peut voir sur cette image la zone de débris (ligne jaune) déposée à Wharewaka Point par le tsunami du 30 novembre. La ligne rouge symbolise le rivage avant le 30 novembre 2022. (Source : GNS Science).