Du “vog” sur l’île de la Réunion

L’éruption du Piton de la Fournaise est terminée, mais elle a laissé derrière elle une enveloppe de brouillard volcanique que les Hawaiiens ont baptisé « vog », le condensé de « volcanic fog », autrement dit brouillard volcanique. A Hawaii, avant que se termine l’éruption du Kilauea en août 2018, ce brouillard a posé des problèmes aux horticulteurs  car le gaz qu’il véhicule est en grande partie de dioxyde de soufre (SO2). Se mêlant à la pluie, il devient de l’acide sulfurique et donne naissance à des pluies acides qui abîment les récoltes. S’il persiste, le vog peut également devenir un problème pour les personnes souffrant de problèmes respiratoires.

A la Réunion, le vog n’a pas vraiment d’impact sur la vie de l’île. Les météorologues n’enregistrent rien de significatif. De plus, le phénomène ne devrait persister que quelques dizaines d’heures. Pour le moment, le gaz émanant de l’éruption reste piégé sous un couvercle nuageux qui persiste sur toute la zone sud de l’île. Le vog se dispersera avec le retour de la pluie et du vent qui nettoiera l’atmosphère.

Côté circulation, la réouverture totale de la RN2 s’est effectuée dans les deux sens le 27 octobre dans la soirée. Les gendarmes ont toutefois maintenu une surveillance de la route au niveau de la coulée en raison de la forte affluence.

Source de vog à Hawaii (Photo: C. Grandpey)

Volcans du monde // Volcanoes of the world

L’Institut de Géophysique du Pérou (IGP) indique que l’éruption de l’Ubinas se poursuit. L’activité sismique (avec des événements majoritairement volcano-tectoniques liés à la fracturation de roches à l’intérieur de l’édifice) et les anomalies thermiques correspondent à l’ascension du magma vers la surface. En revanche, aucune déformation significative du volcan n’a été enregistrée. De nouveaux épisodes d’activité explosive accompagnés d’émission de cendre restent possibles dans les prochains jours.

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En raison d’une hausse de la sismicité, le PHIVOLCS a élevé à 1 le niveau d’alerte du Taal (Philippines) le 7 octobre 2019. L’Institut a également enregistré une augmentation de la température de l’eau de 32,6°C à 33°C dans la partie ouest du lac dont le niveau n’a pas changé. Le pH révélant l’acidité de l’eau est passé de 2,82 à 2,83. De plus, les mesures de déformation du sol effectuées entre le 19 et le 26 septembre ont révélé un gonflement de l’édifice, ce qui correspond aux dernières données GPS.
Le niveau d’alerte 1 signifie qu’une éruption n’est pas imminente, mais le cratère principal reste fermé au public. Des explosions de vapeur peuvent se produire, ainsi que de fortes concentrations de gaz toxiques.

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Le KVERT indique qu’un bref épisode explosif a été observé sur le Sheveluch (Kamchatka) le 6 octobre 2019. L’éruption a projeté une petite quantité de cendre jusqu’à 11,5 km au dessus du niveau de la mer. La couleur de l’alerte aérienne est brièvement passéed’Orange à Rouge, puis de nouveau abaissée à Orange.
Le KVERT rappelle aux pilotes que des explosions accompagnées de panaches de cendre montant à 10-15 km d’altitude peuvent survenir à tout moment et affecter le trafic aérien.

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Le dôme de lave du Merapi (Indonésie) a repris sa croissance. À la fin du mois de septembre, son volume était estimé à 468 000 mètres cubes. Comme précédemment, la lave extrudée provoque des effondrements dans la partie supérieure du flanc SE et génère ensuite des avalanches de blocs et de cendre qui parcourent jusqu’à 1,5 km dans la ravine de la Gendol River.
Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4) et il est demandé à la population de rester en dehors de la zone d’exclusion de 3 km.
Source: CVGHM.

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Comme je l’ai écrit précédemment, l’activité reste relativement élevée sur le Popocatepetl (Mexique), avec de nombreuses explosions quotidiennes. Le CENAPRED enregistre toujours des «exhalaisons» accompagnées de vapeur, de gaz et de cendre, ainsi que des séquences de tremor et quelques séismes d’origine tectonique. Les explosions génèrent des colonnes de cendre hautes de 1 à 3 km, avec des projections de matériaux incandescents sur les pentes du volcan.
Le niveau d’alerte est maintenu à la couleur Jaune Phase 2.

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Pour terminer, vous verrez ci-dessous une superbe photo du sommet de l’Etna (Sicile) prise  par Boris Behncke (INGV Catane) le 5 octobre 2019. On peut voir à gauche, le Cratère nord-est, avec une émission continue de cendre marron ;  au centre on distingue la Voragine avec une explosion qui génère un panache de cendre plus sombre; à droite, au premier plan, il y a la Bocca Nuova et, à l’arrière-plan, le complexe du Cratère sud-est. On distingue aussi au fond de l’image une partie de la Valle del Bove et, à droite de la photo, les cratères Barbagallo de 2002-2003.

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The Institute of Geophysics of Peru (IGP) indicates that the eruption of Ubinas continues. The seismic activity (with mainly volcano-tectonic events related to the fracturing of rocks inside the edifice) and the thermal anomalies correspond to the ascent of magma towards the surface. No significant deformation of the volcano has been recorded. New episodes of explosive activity accompanied by ash emissions are still possible in the coming days.

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Due to an increase in seismicity, PHIVOLCS raised the alert level of Taal (Philippines) to 1 on October 7th, 2019. The Institute has also recorded an increase in water temperature from 32.6°C to 33°C in the western area of the Main Crater Lake whose level has not changed. The pH revealing water acidity changed from 2.82 to 2.83. Moreover, ground deformation measurements between September 19th and 26th revealed an inflation of the edifice consistent with the latest GPS data.

Alert level 1 means that a hazardous eruption is not imminent, but the main crater remains closed to the public. Steam explosions may occur, along with possible accumulations of high concentrations of toxic gases.

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KVERT indicates that a short explosive eruption took place at Sheveluch (Kamchatka) on October 6th, 2019. The eruption ejected a small amount ash up to 11.5 km above sea level. The aviation colour code was briefly raised from Orange to Red and then again lowered back to Orange.

KVERT reminds the pilots that ash explosions up to 10 – 15 km a.s.l. can occur at any time and affect air traffic.

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Mt Merapi’s lava dome (Indonesia) has started growing again. By the end of September, its volume was estimated 468,000 cubic metres. As usual, the extruded lava fell into the upper parts of the SE flank, generating block-and-ash flows that travel as far as 1.5 km down the Gendol drainage.

The alert level remains at 2 (on a scale of 1-4), and residents are warned to stay outside the 3-km exclusion zone.

Source: CVGHM.

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As I put it before, activity remains elevated at Popocatepetl (Mexico) numerous daily explosions. CENAPRED still records “exhalations” accompanied by steam, gas and ash, as well as sequences of tremor and an occasional tectonic earthquake. The explosions generate ash columns 1 to 3 kilometres high, together with the ejection of incandescent material on the slopes of the volcano.

The alert level is kept at Yellow Phase 2.

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Finally, here is a great photo of the summit of Mt Etna (Sicily) taken by Boris Behncke (INGV Catania) on October 5th, 2019. You can see on the left, the Northeast Crater with a continuous emission of brown ash; in the center one can distinguish the Voragine with an explosion that generates a plume of dark ash; on the right, in the foreground, there is the Bocca Nuova and, in the background, the Southeast Crater complex. There is also a part of the Valle del Bove at the far end of the image and, on the right side of the photo, the 2002-2003 Barbagallo craters.

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Le cratère du Popocatepetl le 27 septembre 2019 (Source: CENAPRED)

 

 

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Le KVERT indique qu’une nouvelle éruption a été observée sur le Sheveluch (Kamtchatka) le 1er octobre 2019. Elle a généré un panache de cendre atteignant 10 km au dessus du niveau de la mer. L’événement a également produit une coulée pyroclastique qui s’est répandue sur le flanc ouest du dôme actif. L’éruption continue et pourrait affecter le trafic aérien.
La couleur de l’alerte aérienne est maintenue à l’Orange.

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L’Ulawun (Papouasie-Nouvelle-Guinée) a connu un nouveau regain d’activité le 30 septembre à la mi-journée, suivi d’un nouvel épisode éruptif le 1er octobre à 4h30 (heure locale ; 30 septembre 18h30 GMT). L’éruption a donc eu lieu de nuit, avec des projections incandescentes qui sont montées à une centaine de mètres de hauteur. Le VAAC de Darwin indique que le panache de cendre a atteint une altitude de 6 km.

Entre 7 000 et 13 000 habitants avaient déjà fui leur domicile en juin lors de la précédente éruption de l’Ulawun. Si la plupart des personnes évacuées n’étaient pas encore retournées dans leurs villages, certaines avaient néanmoins choisi de revenir pour s’occuper de leur maison et de leur jardin.

Source : Presse internationale.

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En Sicile, le tremor éruptif de l’Etna montre actuellement des valeurs normales, mais des nuages de cendre parfois volumineux s’échappenet ponctuellement du Cratère NE et de la Voragine. En conséquence, la couleur de l’alerte aérienne est passée au Rouge.

Source : La Sicilia.

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Pas grand-chose à se mettre sous la dent en ce moment sur l’île de la Réunion. Le bulletin mensuel de l’OVPF pour le mois de septembre nous apprend que la sismicité est faible sous le sommet du Piton de la Fournaise. Par ailleurs, on observe un arrêt de l’inflation de l’édifice ce qui révèle un arrêt, au moins momentané, des transferts magmatiques des zones profondes vers les zones plus superficielles.

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Il semble que l’activité du Stromboli soit en train de diminuer. Il y a encore des explosions au niveau des cratères, mais leur intensité a chuté. Le Laboratorio Geofisica Sperimentale indique que le nombre d’événements VLP reste élevé, avec une moyenne d’environ 16 événements par heure, ce qui est bien inférieur à ce que l’on a observé précédemment. En outre, l’amplitude des événements VLP est faible. Celle du tremor est moyenne. Les inclinomètres ne montrent pas de déformation significative de l’édifice volcanique. Le nombre de chutes de blocs le long de la Sciara del Fuoco atteint 13 événements par jour. Les émissions de SO2 dans le secteur NE de la terrasse cratèrique sont faibles, avec une moyenne de 39 tonnes par jour.

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Dans ses derniers bulletins, le CENAPRED indique que le Popocatepetl connaît actuellement son activité habituelle, avec des émissions de gaz et de vapeur, avec de faibles quantités de cendre. On enregistre en moyenne une dizaine d’explosions chaque jour. S’agissant de la sismicité, on enregistre des épisodes de tremor ainsi que des événements volcano-tectoniques dont la magnitude se situe entre M 1,5 et M 2. Un survol effectué le 27 septembre a révélé un dole de lave de 30 mètres de diamètre à l’intérieur du cratère.
Le CENAPRED rappelle qu’il est fortement déconseillé de s’approcher du volcan et en particulier du cratère en raison du risque de retombées de matériaux éruptifs et, en cas de fortes pluies, des ravines en raison du risque de lahars.
Le niveau d’alerte est maintenu à la couleur Jaune, Phase 2.

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L’OVSICORI indique que le 30 septembre une éruption phréarique d’environ 5 minutes a été observée sur le Poas (Costa Rica). Elle a projeté des sédiments et généré un panache de 2 km au-dessus du cratère. Des retombées de cendre et une forte odeur de soufre ont été enregistrées dans plusieurs localités. Les autorités ont fermé le Parc National à cause de l’éruption et de la sismicité. Le Parc était toujours fermé le 1er octobre.

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KVERT indicates that a new eruption was observed at Sheveluch (Kamchatka) on October 1st, 2019. It generated an ash plume that reached 10 km above sea level. The event also produced a pyroclastic flow that spread on the western flank of the active dome. Thr eruption continues and could affect air traffic.

.The aviation colour code remains at Orange.

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 Ulawun (Papua New Guinea) went through a new outbreak of activity on September 30th at mid-day, followed by a new eruptive episode on October 1st at 4:30 am (local time, September 30th, 18:30 GMT). The eruption took place at night, with incandescent projections that rose to about a hundred metres high. The Darwin VAAC indicated that the ash cloud reached up to 6 km above sea level.
Between 7,000 and 13,000 people had already fled their homes in June during Ulawun’s previous eruption. Although most of the evacuees had not returned to their villages, some had chosen to return to take care of their homes and gardens.
Source: International Press.

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In Sicily, Mt Etna’s eruptive tremor is currently at a low level, but ash clouds are being emitted by the NE Crater and the Voragine. As a consequence, the aviation colour code has been raised to Red.

Source: La Sicilia.

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There is not much to see right now on Reunion Island. The OVPF report for the month of September informs us that seismicity is low beneath the summit of Piton de la Fournaise. In addition, the inflation of the edifice has stopped, which reveals a stop, at least momentary, of the magmatic transfers from the deep zones towards shallower areas.

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It looks as if activity at Stromboli is now declining. There are still explosions at the summit craters but their intensity has decreased. The Laboratorio Geofisica Sperimentale indicates that the number of VLP events is still high, with an average of about 16 events per hour, which is far less than during the previous weeks. Besides, the amplitude of the VLP events is low. The amplitude of the tremor is medium. Tiltmeters do not show significant deformation of the volcanic edifice. The number of rockfalls along the Sciara del Fuoco reaches 13 events per day. SO2 emissions in the NE sector of the crater terrace is low, at 39 tonnes per day.

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In its latest updates, CENAPRED indicates that Popocatepetl is currently showing its usual activity, with gas and steam emissions, with low amounts of ash. An average of 10 explosions is recorded each day. With regard to seismicity, tremor episodes and volcano-tectonic events with a magnitude between M 1.5 and M 2 are recorded. An overflight on September 27th revealed a lava dome 30 metres in diameter at the bottom of the crater.
CENAPRED reminds the public that it is extremely dangerous to approach the volcano and in particular the crater because of the risk of fallout of eruptive materials and, in case of heavy rains, gullies because of the risk of lahars.
The alert level is kept at Yellow, Phase 2.

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OVSICORI indicates that on September 30th, a five-minute-long phreatic eruption occurred at Poas (Costa Rica). It ejected sediment, and produced a plume that rose 2 km above the crater. Ashfall and a sulphur odour were reported in several municipalities. Officials closed the National park because of the eruption and ongoing elevated seismicity; the park remained closed the next day.

Sheveluch

Vue de l’éruption du Sheveluch le 1er octobre 2019 (Photo: Y. Demyanchuk / KVERT)

La fonte des glaciers boliviens et ses conséquences // The melting of Bolivian glaciers and its consequences

Comme je l’explique dans chacune de mes conférences sur la fonte des glaciers, de nombreuses villes d’Amérique du Sud dépendent des glaciers de la Cordillère des Andes pour leur approvisionnement en eau. Si le réchauffement climatique actuel se poursuit, la situation deviendra bientôt intenable dans des pays comme le Pérou ou la Bolivie.
En Bolivie, les ressources en eau s’épuisent à La Paz, la capitale la plus haute du monde, sous l’effet conjugué de la fonte des glaciers andins, de la sécheresse et d’une mauvaise gestion de la ville. Cependant, au lieu d’abandonner la partie, les habitants de La Paz découvrent de nouveaux moyens de faire face au changement climatique.
Les 2,7 millions d’habitants de la capitale ont déjà dû faire face à une grave sécheresse qui a duré plusieurs mois de 2016 à 2017 ; ce fut la pire connue par la Bolivie en 25 ans, entraînant un rationnement de l’eau et d’importantes manifestations dans plusieurs villes.
Le pire est probablement à venir. Les calottes de glace et de neige au sommet de la Cordillère, qui permettaient de remplir les réservoirs de la ville, disparaissent à un rythme alarmant. En conséquence, les gens commencent à s’adapter à la disparition des ressources en eau. Par exemple, dans la Valle de las Flores, à l’est de La Paz, les habitants lavent leurs vêtements dans un lavoir municipal alimenté en eau de source. Les lavoirs publics où l’eau est gratuite deviennent de plus en plus populaires, car les habitants changent leurs habitudes en matière de consommation d’eau, de lavage du linge et échappent ainsi à la hausse des taxes sur l’eau. Dans certains quartiers, les habitants stockent désormais l’eau de pluie dans des citernes, en prévision de la saison sèche.
La grave sécheresse qui a duré de novembre 2016 à février 2017 a été imputée aux effets combinés d’El Niño, de la mauvaise gestion de l’eau et au changement climatique. Le gouvernement a déclaré l’état d’urgence nationale. À La Paz, des dizaines de milliers de personnes ont dû faire face à un rationnement de l’eau pour la première fois de leur vie. Les mesures ont été étendues à au moins sept autres villes et, à la campagne, il y a eu des affrontements entre les agriculteurs et les mineurs à propos de l’utilisation des aquifères.
Le gouvernement bolivien s’est lancé dans un vaste programme d’investissement afin de garantir les futurs approvisionnements en eau. Selon des données récentes fournies par la compagnie nationale des eaux EPSAS, le gouvernement a dépensé 58,7 millions d’euros pour la construction de quatre réservoirs d’eau et de systèmes d’approvisionnement sur les hauts plateaux andins autour de la capitale. La sécheresse a presque complètement vidé les barrages, qui ont mis des mois à rétablir des niveaux d’eau suffisants.
L’UNESCO a présenté un « Atlas sur le recul des glaciers andins et la réduction des eaux glaciaires » pour cartographier les effets du réchauffement planétaire en 2018. L’UNESCO a expliqué que le réchauffement planétaire pourrait entraîner «la perte de 95% du pergélisol actuel en Bolivie d’ici 2050, et 99% d’ici 2099.  »
Une étude récente publiée dans la revue Nature, citant l’analyse d’images satellite, a indiqué que « les glaciers andins font partie de ceux qui reculent le plus rapidement ». Entre 2000 et 2018, ils ont perdu en moyenne 23 milliards de tonnes de glace par an. Par exemple, le glacier Chacaltaya, qui hébergeait autrefois la plus haute station de ski du monde, a déjà disparu. Les scientifiques ont déclaré que le glacier avait commencé à fondre au milieu des années 1980. En 2009, il avait disparu. Le barrage d’Inkachaka, situé à quelques kilomètres de La Paz, est actuellement à moitié plein, alimenté par les chutes de neige de l’hiver austral, mais les calottes de neige et de glace, visibles toute l’année sur les montagnes voisines il y a 30 ans à peine, ont aujourd’hui disparu.
Source: Journaux boliviens.

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As I explain in each of my conferences about the melting of glaciers, many cities in South America depend on the Andean glaciers for their water supplies. If the current global warming continues, the situation will soon become disastrous in countries like Peru or Bolivia.

Water resources are running dry in La Paz, the world’s highest-elevation capital, due to the combined effect of the Andean glaciers melting, drought and mismanagement. However, instead of surrendering, the locals in La Paz are finding new ways to tackle the changing climate.

The 2.7 million people who live in the capital have already been confronted with a severe drought that lasted for several months from 2016 into 2017 was Bolivia’s worst in 25 years, leading to water rationing and widespread protests in several cities.

In a sign of possibly worse to come, the Andean snowcaps – which have been relied on to fill the city’s reservoirs – are disappearing at an alarming rate. As a consequence, people are beginning to adapt to disappearing water resources. For instance, in the Valle de las Flores district in the east of the city, the inhabitants wash clothes for a living at a municipal wash-house, which is fed by spring water. Public wash-houses where the water is free are becoming more popular, as residents change their habits around water use, getting their laundry done and escaping rising water charges. In some neighbourhoods, locals have become accustomed to storing rainwater in cisterns, ready for when the dry season comes.

The severe drought that lasted from November 2016 to February 2017 was blamed on the combined effects of the El Niño weather cycle, poor water management and climate change. A state of national emergency was declared by the government and tens of thousands of people in La Paz faced imposed water rationing for the first time.

The measures were expanded to at least seven other cities, and in the countryside, farmers clashed with miners over the use of aquifers.

The Bolivian government has rmbarked on a vast investment program in a bid to ensure future water supplies. According to recent data from the national water company EPSAS, the government has spent 58.7 million euros to construct four water reservoirs and supply systems in the surrounding Andean highlands. The drought had left the dams almost completely depleted, and they took months to recover ample water levels.

UNESCO introduced an « Atlas on the retreat of Andean glaciers and the reduction of glacial waters » to map the effects of global warming in 2018. It explained that global warming could cause “the loss of 95 percent of the current permafrost in Bolivia by 2050, and 99 percent by 2099.”

A recent study published in the journal Nature, citing analysis of satellite images, reported that « the Andean glaciers are among those that shrink the fastest ». Between 2000 and 2018, the glaciers lost an average of 23 billion tonnes of ice a year. For example, the Chacaltaya glacier, once the world’s highest ski resort, has already disappeared. Scientists said the glacier started to melt in the mid-1980s. By 2009, it had vanished. The Inkachaka dam, a few kilometres outside La Paz, is currently more than half-full, fed by snowfalls during the austral winter, but the year-round snowcaps on nearby mountains, visible as recently as 30 years ago, no longer exist.

Source: Bolivian newspapers.

Images montrant la fonte rapide du glacier Chacaltaya, aujourd’hui disparu (Source : Inside Climate News)