Eruption mortelle du Fuego (Guatemala) // Deadly eruption of Fuego Volcano (Guatemala)

8 heures (heure française): Au moins 25 personnes ont été tuées et près de 300 blessées le dimanche 3 juin 2018 au cours de la plus violente éruption du Fuego en plus de quarante ans. Le volcan a vomi une coulée pyroclastique de 8 kilomètres de long et volumineux panache de gaz et de cendre, avec des retombées jusque sur la capitale et d’autres régions.
Les corps calcinés des victimes reposaient sur les cendres encore fumantes de la coulée pyroclastique alors que les sauveteurs s’affairaient auprès des personnes grièvement blessées par l’éruption.
Le nombre de morts est passé à 25, après une estimation précédente de sept, y compris un employé de la CONRED. Quelque 3100 personnes ont été évacuées de la région. Les autorités ont déclaré que les victimes étaient concentrés dans trois localités: El Rodeo, Alotenango et San Miguel Los Lotes.
Les opérations de secours ont été suspendues jusqu’à 5 h du matin (heure locale) à cause du danger et d’une météo défavorable. Les sauveteurs n’ont pas pu atteindre le village de La Libertad et il y a peut-être d’autres victimes dans ce secteur.
L’éruption a entraîné la fermeture de l’aéroport international La Aurora à Guatemala City en raison de la présence de cendre volcanique sur l’unique piste.
Source: Médias d’information américains.
Voici deux vidéos que l’on peut trouver sur les réseaux sociaux:
https://youtu.be/BC9eqjS48lY

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 16 heures (heure française) : Après la très violente crise éruptive du 3 juin, le Fuego semble s’acheminer vers un retour à la normale. C’est ce que sous-entend le dernier bulletin du 4 juin de l’INSIVUMEH. On enregistre une diminution de la sismicité. 5 à 7 explosions faibles à modérés sont observées chaque heure, avec des panaches de cendre denses qui montent jusqu’à 4500-4600 mètres d’altitude avant de s’étirer et de se disperser sur une quinzaine de kilomètres. Des retombées continuent à être observées dans les localités sous le vent. Des avalanches de matériaux se produisent encore sur les flancs du volcan en raison de l’instabilité dans laquelle se trouve le cône volcanique.
Source : INSIVUMEH.

L’INSIVUMEH signale que des quantités importantes de cendre se sont accumulées dans les ravins sur les pentes du volcan pendant l’éruption. Les fortes pluies risquent de remobiliser cette cendre et de déclenche des lahars. Les berges des cours d’eau doivent être évitées à tout prix.

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20 heures (heure française): D’après le dernier bilan, 33 personnes dont 3 enfants auraient péri pendant l’éruption et 300 autres ont été blessées.Ce bilan pourrait s’alourdir car les sauveteurs n’ont toujours pas pu accéder à certains secteurs affectés par l’éruption. On reste sans nouvelles de plusieurs centaines de personnes.

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23 heures: Le bilan de l’éruption du Fuego a été revu à la hausse avec 62 victimes dont 13 ont pu être identifiées. Ce bilan n’est probablement que provisoire car tous les secteurs du volcan n’ont pas pu être inspectés par les équipes de secours.

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At least 25 people were killed and nearly 300 injured on Sunday, June 3rd, 2018 in the most violent eruption of Fuego volcano in more than four decades. The volcano spewed an 8-kilometre pyroclastic flow and belched a thick plume of black smoke and ash that rained onto the capital and other regions.

The charred bodies of victims laid on the steaming, ashen remnants of the pyroclastic flow as rescuers attended to badly injured victims in the aftermath of the eruption.

The number of dead had risen to 25, from an earlier estimate of seven, including a CONRED employee. Some 3,100 people have been evacuated from the area. Officials said the dead were so far all concentrated in three towns: El Rodeo, Alotenango and San Miguel los Lotes.

Rescue operations were suspended until 5:00 a.m. (local time) due to dangerous conditions and inclement weather. Rescuers have not been able to reach the La Libertad village because of the lava and maybe there are people that died there too

The eruption forced Guatemala City’s La Aurora international airport to shut down its only runway due to the presence of volcanic ash.

Source : U.S. news media.

Here is one of the videos that can be found on social media:

https://youtu.be/BC9eqjS48lY

INSIVUMEH indicates that huge quantities of ash have accumulated in the drainages on the volcano’s slopes during the eruption. Heavy rains may remobilise this ash and trigger lahars. The river banks should be avoided at all cost.

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4:00 p.m. (French time): After the very violent eruptive crisis of June 3rd, Fuego Volcano seems to be returning to normal. This is what is implied by INSIVUMEH’s latest bulletin (June 4th). There is a decrease in seismicity. 5 to 7 weak to moderate explosions are observed each hour, with dense ash plumes rising up to 4500-4600 metres above sea level before drifting and dispersing over about fifteen kilometres. Ashfall continues to be observed in the downwind municipalities. Avalanches of volcanic material still occur on the flanks of the volcano due to the instability of the volcanic cone.
Source: INSIVUMEH.

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8 p.m. (French time): According to the latest toll, at least 33 people, including three children, have been killed and nearly 300 injured. However, lava flows hampered search and rescue efforts on Monday, forcing emergency services to withdraw from the area. Hundreds of people remain unaccounted for.

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11 p.m. : The new toll of the Fuego eruption is 62 dead, 13 of them identified, but not all sectors of the volcano could be visited by the rescue teams.

Vue du panache éruptif du Fuego

Tracé sismique de l’épisode éruptif (Source: INSIVUMEH)

Les éruptions du 6ème siècle // The sixth-century eruptions

On sait depuis longtemps que les éruptions volcaniques peuvent avoir un effet sur le climat. L’exemple le plus récent est l’éruption du Pinatubo en 1991 aux Philippines qui a fait baisser en moyenne de 0,6°C la température de notre planète pendant 2 ou 3 ans.
En 1815, l’éruption du Tambora en Indonésie, a provoqué, entre autres, des gelées en plein été dans l’État de New York et des chutes de neige en juin en Nouvelle-Angleterre. 1816 a été baptisée « l’Année sans été ».
L’été de 1783 a été exceptionnellement froid à cause de l’éruption du Laki en Islande. Le volcan a émis d’énormes quantités de dioxyde de soufre, ce qui a provoqué la mort d’une grande partie du bétail de l’île, ainsi qu’une famine catastrophique qui a tué un quart de la population islandaise. Les températures de l’hémisphère nord ont chuté d’environ 1°C dans l’année qui a suivi l’éruption du Laki.
Au cours de l’été 536, un mystérieux nuage a recouvert le bassin méditerranéen. Le climat local s’est refroidi pendant plus d’une décennie. Les récoltes ont été anéanties, ce qui a entraîné une famine de grande ampleur. De 541 à 542, une pandémie connue sous le nom de Peste de Justinien a affecté l’Empire Romain d’Orient.
Les scientifiques ont longtemps pensé que la cause des problèmes dont fut victime l’Empire Romain pouvait être une éruption volcanique majeure, probablement celle du volcan Ilopango au Salvador, dont la cendre aurait envahi l’atmosphère. Aujourd’hui, les chercheurs sont convaincus qu’il y a eu en fait deux éruptions – une sur 535 ou 536 dans l’hémisphère nord et une autre en 539 ou 540 sous les tropiques – qui ont refroidi les températures de l’hémisphère nord jusqu’en 550.
Cette nouvelle hypothèse fait suite à une analyse récente qui associe des carottes de glace prélevées en Antarctique et au Groenland et des données provenant de cernes (ou anneaux de croissance) d’arbres. Selon ces données, presque tous les événements de refroidissement survenus dans l’hémisphère nord au cours des 2 500 dernières années peuvent être attribués à des volcans.
Quand un volcan entre en éruption, il envoie des aérosols soufrés dans l’atmosphère où ils peuvent persister pendant deux à trois ans. Ces aérosols bloquent une partie du rayonnement solaire et provoquent un refroidissement.
Les arbres enregistrent les impacts climatiques d’une éruption et cela se traduit par la taille de leurs cernes; Quand un événement lié au climat se produit, les anneaux de croissance peuvent être plus larges ou plus minces que la moyenne, selon que la région est humide ou sèche, et en fonction de la durée normale de la période de croissance. Dans le même temps, les aérosols soufrés finissent par retomber sur Terre et s’infiltrent dans la glace de la banquise et des glaciers, fournissant un enregistrement des éruptions.
L’association des carottes glaciaires et des cernes des arbres s’est avérée difficile dans le passé. C’est pourquoi les chercheurs du Desert Research Institute de Las Vegas ont utilisé un plus grand nombre de carottes de glace que les  études précédentes. Ils ont également employé une nouvelle méthode pour améliorer la résolution des données obtenues à partir des carottes. Elle consiste à faire fondre la carotte à une extrémité et à analyser en continu l’eau de fonte. L’équipe scientifique a ensuite utilisé un algorithme pour faire correspondre les données obtenues à partir des carottes de glace et celles fournies par les cernes des arbres.
Dans un article publié dans la revue Nature, les chercheurs disent avoir détecté 238 éruptions au cours des 2500 dernières années. Environ la moitié d’entre elles se situaient dans les hautes et moyennes latitudes de l’hémisphère nord, tandis que 81 se trouvaient dans les zones tropicales. En raison de la rotation de la Terre, les matériaux émis par des volcans tropicaux se retrouvent au Groenland et en Antarctique, tandis que les matériaux émis par des volcans de l’hémisphère nord tendent à y rester. Les sources exactes de la plupart des éruptions restent inconnues, mais l’équipe de chercheurs a pu faire correspondre leurs effets sur le climat aux enregistrements fournis par les cernes des arbres.
En ce qui concerne l’Empire Romain, la première éruption, à la fin de l’année 535 ou au début de 536, a injecté de grandes quantités de sulfates et de cendres dans l’atmosphère. Selon les récits historiques, l’atmosphère s’est assombrie en mars 536, et est restée ainsi pendant 18 mois. Les cernes ont enregistré des températures froides en Amérique du Nord, en Asie et en Europe où les températures estivales ont chuté de 1,1 à 2,2 degrés Celsius par rapport à la moyenne des 30 années précédentes. Puis, en 539 ou 540, un autre volcan est entré en éruption. Il a émis 10 pour cent de plus d’aérosols dans l’atmosphère que l’éruption du Tambora en 1815. De nouvelles calamités sont apparues, avec des famines et des pandémies. Selon les auteurs de l’article, ces éruptions ont probablement contribué au déclin de l’empire maya.
Tous ces exemples montrent clairement l’impact des éruptions volcaniques sur notre climat et, dans certains cas, sur la santé humaine, l’économie et l’histoire.
Source: Smithsonian Magazine.

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It is well known that volcanic eruptions can have an effect on the climate. The most recent example is the 1991 eruption of Mount Pinatubo in the Philippines which cooled global temperatures for about 2–3 years.

The 1815 eruption of Mount Tambora in Indonesia, occasioned – among others – mid-summer frosts in New York State and June snowfalls in New England. 1816 came to be known as the « Year Without a Summer. »

The summer of 1783 was unusually cold because of the volcanic dust produced by the eruption of Laki volcano in Iceland. It released enormous amounts of sulfur dioxide, resulting in the death of much of the island’s livestock and a catastrophic famine which killed a quarter of the Icelandic population. Northern hemisphere temperatures dropped by about 1°C in the year following the Laki eruption.

In the summer of 536, a mysterious cloud appeared over the Mediterranean basin. The local climate cooled for more than a decade. Crops failed, and there was widespread famine. From 541 to 542, a pandemic known as the Plague of Justinian swept through the Eastern Roman Empire.

Scientists had long suspected that the cause of all this misery might be a volcanic eruption, probably from Ilopango in El Salvador, which filled Earth’s atmosphere with ash. But now researchers say there were actually two eruptions – one in 535 or 536 in the northern hemisphere and another in 539 or 540 in the tropics – that kept temperatures in the north cool until 550.

The revelation comes from a new analysis that combines ice cores collected in Antarctica and Greenland with data from tree rings. According to the data, nearly all extreme summer cooling events in the northern hemisphere in the past 2,500 years can be traced to volcanoes.

When a volcano erupts, it spews sulfur aerosols into the air, where they can persist for two to three years. These aerosols block out some of the sun’s incoming radiation, causing cooling.

Trees record the climate impacts of an eruption in the size of their rings ; when a climate-related event occurs, the rings may appear wider or thinner than average, depending on whether the region is typically wet or dry and the normal length of the growing season. Meanwhile, the sulfur particles eventually fall to Earth and get incorporated into polar and glacial ice, providing a record of the eruptions.

Combining the two types of records had proven difficult in the past. So, researchers at the Desert Research Institute in Las Vegas used more ice cores than any previous study. They also employed a method to enhance the resolution in the data obtained from the cores. It consisted in melting the core from one end and continuously analyzing the meltwater. The team then used a sophisticated algorithm to match up their ice core data with existing tree ring datasets.

In an article published in the journal Nature, the researchers say they detected 238 eruptions from the past 2,500 years. About half were in the mid- to high-latitudes in the northern hemisphere, while 81 were in the tropics. Because of the rotation of the Earth, material from tropical volcanoes ends up in both Greenland and Antarctica, while material from northern volcanoes tends to stay in the north. The exact sources of most of the eruptions are as yet unknown, but the team was able to match their effects on climate to the tree ring records.

As far as the Roman Empire is concerned, the first eruption, in late 535 or early 536, injected large amounts of sulfate and ash into the atmosphere. According to historical accounts, the atmosphere had dimmed by March 536, and it stayed that way for another 18 months. Tree rings recorded cold temperatures in North America, Asia and Europe, where summer temperatures dropped by 1.1 to 2.2 degrees Celsius below the average of the previous 30 years. Then, in 539 or 540, another volcano erupted. It spewed 10 percent more aerosols into the atmosphere than the huge eruption of Tambora in Indonesia in 1815. More misery ensued, including the famines and pandemics. According to the authors of the article, the same eruptions may have even contributed to a decline in the Maya empire.

All these examples clearly show the marked impact that volcanic eruptions have on our climate and, in some cases, on human health, economics and so history.

Source: Smithsonian Magazine.

Vue du lac et de la caldeira de l’Ilopango au Salvador (Crédit photo : Wikipedia)

Nouvelles du Poas (Costa Rica) // News of Poas Volcano (Costa Rica)

Voici quelques nouvelles du Poas dont l’accès reste interdit au public.
En décembre 2017, une pétition lancée par la population locale pour rouvrir le Parc National du Poás a été rejetée et le parc est resté fermé jusqu’à nouvel ordre.
En janvier 2018, l’absence d’indicateurs sismiques permettant de prévoir une éventuelle éruption empêcherait une évacuation rapide du Parc. Sa fermeture est donc confirmée. Le parc national du Turrialba avait été fermé pour des raisons similaires six ans auparavant et il n’a pas été rouvert depuis.
Le 3 mars 2018, le Sistema Nacional de Áreas de Conservación a annoncé les conditions d’une éventuelle réouverture du Parc National du Poas. Les estimations des dates possibles de réouverture vont du 24 mars 2018 au 1er janvier 2019.
– Mise en place d’un système de réservation obligatoire qui limite le nombre de visiteurs à 100 pour une durée de 20 minutes sur la lèvre du volcan et 45 minutes à l’intérieur du Parc
– Construction d’abris pour protéger les touristes en cas d’éruption soudaine..
– Installation de capteurs de gaz dans toutes les zones accessibles.
– Réparation des bâtiments existants et des infrastructures endommagées lors de l’éruption d’avril 2017
– Embauche et formation d’un nouveau personnel.

Source : Parc National du Poas.

Un article publié dans le Costa Rica Star le 8 mars 2018 indique que le lac qui s’est formé dans le cratère du Poas s’est à nouveau asséché. Au début de l’année 2018, les scientifiques ont annoncé la réapparition du lac à la suite des pluies dans la région et l’obstruction des conduits internes du volcan. Cependant, quelques semaines plus tard et en l’espace de 12 jours, le lac s’est asséché.
Les volcanologues ont commencé à remarquer les changements de niveau d’eau du lac à partir de la mi-février et, au 5 mars, ils ont confirmé qu’il ne restait que de petites flaques d’eau. Auparavant, le lac avait une couleur laiteuse bleu clair. Il n’était pas très profond mais atteignait jusqu’à 15 mètres de profondeur en certains points, avec des températures comprises entre 54 ° C et 97 ° C, selon les endroits.
Les scientifiques estiment que la baisse de niveau du lac s’est produite en raison de la diminution des précipitations dans la région avec le début de la saison sèche, une augmentation de la chaleur au fond du cratère et une faible alimentation en eau du système hydrothermal du volcan.

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Here is some news about Poas Volcano that is still closed to the public.

In December 2017, a petition launched by the local community to reopen Poás was rejected and the Park remained closed until further notice.

In January 2018, the lack of seismological indicators of a possible eruption meant the Park could not be evacuated in time and it remained closed.  Turrialba volcano national park had been closed for similar reasons six years before and had not reopened.

On March 3rd 2018, the Sistema Nacional de Áreas de Conservación announced the requirements and conditions for the possible re-opening of Poas National Park. Estimates of possible re-opening dates range from March 24th, 2018 to January 1st, 2019.

– Creation and implementation of an obligatory advanced reservation system that limits visitors numbers to 100 at a time restricted to 20 minutes at the volcano rim and 45 minutes total inside the park

– Design and construction of “volcano shelters” to protect tourists in case of an unexpected eruption.

– Installation of gas sensors in all accessible areas.

– Repair the existing buildings and infrastructure that were damaged in the April 2017 eruption

– Hire and train new staff.

Source: Poas National Park.

An article published in the Costa Rica Star on March 8th, 2018 indicated that the lake which formed at Poas Volcano has dried out again. At the beginning of 2018, scientists announced the reappearance of the lake as a result of the rainfall in the area and the closing of the internal ducts of the volcano. However, just a few weeks later and in a matter of 12 days the lake dried out.

The volcanologists started noticing the changes in the water level of the lake starting mid-February, and by March 5th they confirmed only small puddles of water were left. The lake, which had a light blue milky colour was superficial but was as much as 15 metres deep in some areas, and reached temperatures between 54°C and 97°C, depending on the areas.

Scientists consider that this phenomenon occurred due to the decreased rain in the area with the start of the dry season, an increase of the heat in the bottom of the crater and a low supply of water of the hydro-thermal system of the volcano.

Lac de cratère du Poas en 2005 (Crédit photo: Wikipédia)

Souvenirs volcaniques: L’éruption du Paricutin (Mexique) // Volcanic memories: The eruption of Paricutin (Mexico)

Il y a tout juste 75 ans, des êtres humains ont pu observer en direct la naissance d’un volcan. L’histoire se passe au Mexique. Le 20 février 1943, un fermier nommé Dionisio Pulido fut le premier à assister à cet événement exceptionnel. Pendant des semaines, la terre n’avait eu cesse de trembler autour du village d’Uruapan, à environ 300 kilomètres à l’ouest de Mexico, et la population locale entendait régulièrement le sol gronder. Le 20 février, la terre se souleva de près de deux mètres et une fracture apparut ; elle émettait de la cendre et de la vapeur avec un fort sifflement. Pendant la nuit, un cône de cendre a commencé à se former. Le nouveau volcan a été baptisé Parícutin, le nom d’un village voisin. De nombreux scientifiques vinrent visiter le site de l’éruption et la croissance du volcan a été soigneusement documentée.
Le Parícutin a surtout été actif au cours de sa première année de vie. Son style d’éruption a ensuite évolué. Après que la cendre ait formé un cône de 300 mètres de hauteur, de la lave a commencé à sortir des fractures. Elle a enterré la ville de San Juan Parangaricutiro, n’épargnant que le clocher de l’église qui sort encore aujourd’hui du champ de lave.
S’agissant du bilan, l’éruption du Paricutin n’a pas laissé la région indemne. Comme je l’explique dans mon livre Killer Volcanoes, après 1949, le volcan a connu des explosions vulcaniennes extrêmement violentes et, au final, un millier de personnes ont perdu la vie, sans parler des victimes de la foudre et des décès dus à des problèmes respiratoires.
Voici une vidéo de l’événement:
https://youtu.be/I2r7RTQ6SNk

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75 years ago, human beings could observe in real time the birth of a volcano. The story took place in Mexico. On February 20th, 1943, Dionisio Pulido, a local farmer, had the rare opportunity to observe this exceptional event. For weeks, there had been an increase in seismicity around the village of Uruapan, about 300 kilometres west of Mexico City, and rumblings could be heard by the local population. On February 20th, there was a ground uplift of nearly two metres and a fracture emitted ash and vapour with a loud hissing sound. During the night, a cone of ash began to form. The new volcano was named Parícutin, after a nearby village. Many scientists came to visit the site of the eruption. The growth of the volcano was carefully documented.

The Parícutin Volcano was most active in its first year. Its eruption style changed over time. After ash had formed a 300-metre-high cone, lava started to come out of the fractures. It buried the surrounding town of San Juan Parangaricutiro, leaving only the church steeple sticking out of the rocks.

Regarding the toll, the eruption of Paricutin did not leave the area unscathed. As I explain in my book Killer Volcanoes, after 1949, the volcano went through extremely violent vulcanian explosions and, in the end, a thousand people lost their lives, not to mention the victims of lightning and deaths due to respiratory problems.
Here is a video of the event:
https://youtu.be/I2r7RTQ6SNk

Source: Wikipedia