Volcans du monde // Volcanoes of the world

Le Shishaldin (Aléoutiennes / Alaska) a connu plusieurs épisodes d’activité en novembre. Une hausse de la sismicité et des températures de surface élevées les 19 et 20 novembre ont indiqué que l’activité éruptive était soutenue. La sismicité a ensuite brusquement chuté le 20 novembre, annonçant une nouvelle pause d’activité. La sismicité a de nouveau augmenté les 24 et 25 novembre et de petites explosions ont été enregistrées sur le volcan, ainsi que des températures de surface élevées. Un effondrement partiel du cône sommital le 24 novembre a provoqué un écoulement pyroclastique atteignant 3 km le long du flanc nord-ouest. Une nouvelle coulée de lave sur le flanc nord-ouest a avancé sur plusieurs centaines de mètres. La couleur de l’alerte aérienne reste à l’Orange et le niveau d’alerte volcanique est maintenu à Vigilance.
Source: AVO.

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De nombreuses explosions sont encore enregistrées chaque heure sur le Fuego (Guatemala). Elles génèrent des panaches de cendre pouvant atteindre 1,1 km au-dessus du cratère. Des retombées de cendre sont signalées dans plusieurs zones sous le vent. Les explosions produisent parfois des ondes de choc qui font vibrer les vitres des maisons dans les localités proches du volcan. Les matériaux incandescents sont également éjectés à une hauteur allant de 100 à 450 mètres et provoquent des avalanches qui parcourent parfois de longues distances dans les ravines sur les pentes du volcan. En novembre, les coulées de lave ont progressé de plusieurs centaines de mètres dans les ravines Seca et de Santa Teresa.
Source: INSIVUMEH.

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La lave continue de s’échapper du cratère principal du Karangetang (Indonésie) et parcourt jusqu’à 1,8 km dans les ravines sur les flancs sud-ouest et ouest. Des panaches de gaz et de vapeur parfois denses s’élèvent jusqu’à 300 mètres au-dessus du sommet. L’incandescence des deux cratères sommitaux est visible la nuit. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4).
Source: CVGHM.

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Contrairement à ce qu’ont annoncé le Volcanic Ash Advisory Center (VAAC) de Washington il y a quelques jours, le volcan Soufriere Hills à Montserrat n’est pas entré de nouveau en éruption. Les autorités locales ont été contraintes de diffuser une mise au point pour rassurer la population. Le 19 novembre 2019, le VAAC, avait publié une alerte basée sur l’exploitation d’images satellitaires.

Aucune émission de gaz et encore moins de cendre n’a été constatée au cours d’une mission de reconnaissance. .

Source: Radio Caraïbes International.

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GNS Science indique qu’aucun changement significatif n’a été observe à White Island depuis le dernier bulletin d’activité. En particulier, le comportement du volcan ne s’est pas modifié après le séisme de M 5,9 qui a été enregistré à grande profondeur dans la partie orientale de la Bay of Plenty le 23 novembre 2019.

Le niveau d’alerte est à 2 depuis le 18 novembre 2019.

Source : GNS Science.

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Dernière minute: L’activité du Sakurajima (Japon) est en hausse depuis la fin du mois d’octobre 2019. De fortes explosions sont souvent enregistrées au niveau du cratère Minamidake. Le dernier événement explosif s’est produit le 28 novembre 2019 avec des panaches de cendre qui sont montés jusqu’à 3,3 km au-dessus du cratère. Malgré l’augmentation de l’activité, le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 5).
Source: JMA.

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Shishaldin (Aleutians / Alaska) went through several episodes of activity in November. Increased seismicity and higher surface temperatures on November 19th and 20th indicated elevated eruptive activity. Seismicity Then abruptly dropped on November 20th and remained low, heralding another pause in activity. Seismicity again increased on November 24th and 25th and small explosions were detected on the volcano together with elevated surface temperatures. A partial collapse of the summit cone on November 24thproduced a pyroclastic flow that travelled as far as 3 km down the NW flank. A new lava flow on the NW flank was several hundred metres long. The aviation colour code remains at Orange and the volcano alert level remains at Watch.

Source: AVO.

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Numerous hourly explosions are still recorded at Fuego (Guatemala). They generate ash plumes that rise as high as 1.1 km above the crater. Ashfall is reported in several downwind areas. The explosions sometimes produce shock waves that rattled houses in nearby communities. Incandescent material is also ejected up to100-450 metres high and causes avalanches of material that occasionally travel long distances in the drainages along the slopes of the volcano. Lava flows advanced several hundred metres in the Seca and Santa Teresa drainages during November.

Source: INSIVUMEH.

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Lava continues to effuse from Karangetang’s Main Crater (Indonesia) and travels as far as 1.8 km down the drainages on the SW and W flanks. Sometimes dense white plumes rise up to 300 metres above the summit. Incandescence from both summit craters is visible at night. The alert level remains at 2 (on a scale of 1-4).

Source: CVGHM.

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Contrary to what the Washington Volcanic Ash Advisory Center (VAAC) announced a few days ago, Soufriere Hills volcano in Montserrat has not erupted again. Local authorities were forced to broadcast a bulletin to reassure the population. On November 19th, 2019, VAAC issued an alert based on satellite images.
No gas emission and even less ash was detected during on-the-fiel missions..
Source: Radio Caraïbes International.

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GNS Science indicates that no new changes have been observed at White Island since the last report. No new activity has been recorded at the volcano after the M 5.9 earthquake that occurred beneath the eastern Bay of Plenty on November 23rd, 2019.

The alert level has been at 2 since November 18th, 2019.

Source: GNS Science.

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Last minute: Activity at Sakurajima (Japan) has been increasing since the end of October 2019.Strong explosions are often recorded at the Minamidake crater. The latest explosive event occurred on November 28th, 2019 with ash plumes rising up to 3.3 km above the crater. Despite the increase in activity, the alert level remains at 3 (on a scale of 5).

Source: JMA.

White Island (Photo: C. Grandpey)

Hausse d’activité du Shishaldin (Aléoutiennes / Alaska) // Increased activity at Shishaldin (Aleutians / Alaska)

L’Alaska Volcano Observatory (AVO) indique que l’activité du Shishaldin a considérablement augmenté au cours des dernières 24 heures et que des fontaines de lave étaient visibles sur les images de la webcam pendant la soirée et la nuit. Des températures de surface très élevées ont également été détectées au sommet et sur les flancs du volcan. Des émissions de cendre faibles à modérées ont aussi été observées.
La sismicité au cours de la journée écoulée a considérablement augmenté. Le tremor s’est stabilisé mais est resté élevé au cours des dernières heures.
Le niveau d’alerte volcanique reste à Vigilance et la couleur de l’alerte aérienne est maintenue à l’Orange.

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The Alaska Volcano Observatory (AVO) indicates that activity at Shishaldin has increased significantly over the past day with fire-fountaining observed in web camera views throughout the evening and night. Strongly elevated surface temperatures have been observed at the summit and along the flanks of the volcano. Minor to moderate ash have also been observed.

Seismicity over the past day increased significantly. The seismic tremor has stabilized and remains high over the past hours.

The current volcano alert level is Watch. The aviation colour code is Orange.

Cette vue du Shishaldin obtenue grâce au satellite Sentinel-2 le 24 octobre 2019 montre l’incandescence dans le cratère sommital ainsi qu’un petit panache de vapeur. Le cratère est rempli de lave qui s’échappe vers le nord-ouest et alimente une coulée d’environ 800 mètres de long. (Source : ESA)

Le CO2 de la toundra, un autre sujet d’inquiétude // CO2 in the tundra, another area of concern

Au cours de ma conférence « Glaciers en péril », j’explique que l’on a beaucoup négligé jusqu’à aujourd’hui les conséquences de la fonte du permafrost – ou pergélisol – arctique sur le réchauffement climatique.

Une étude effectuée par une équipe internationale de scientifiques et publiée dans Nature Climate Change nous apprend que le sol de l’Arctique s’est réchauffé au point de libérer plus de carbone en hiver que les plantes nordiques peuvent en absorber en été. La toundra recouvre une grande partie de l’Arctique, que se soit en Sibérie, au Canada ou en Alaska. Elle représente un gigantesque réservoir qui contient nettement plus de carbone que ce qu’on trouve déjà dans l’atmosphère. Avec le réchauffement climatique, la toundra est en passe de devenir une source des gaz à effet de serre responsables du changement climatique.

Les auteurs de l’étude ont installé des détecteurs de dioxyde de carbone (CO2) sur le sol dans plus de 100 sites autour de l’Arctique et ont effectué plus d’un millier de mesures. Ils ont découvert que la quantité de carbone libérée pat le permafrost était beaucoup plus importante que prévu. Les résultats montrent que les émissions de CO2 – 1,7 milliard de tonnes par an – sont environ deux fois plus élevées que les estimations précédentes.

On pense que les plantes arctiques absorbent un peu plus d’un milliard de tonnes de gaz de l’atmosphère chaque année pendant la saison de croissance. Le résultat net est que les sols arctiques dans le monde rejettent probablement déjà plus de 600 millions de tonnes de CO2 par an.

Si la situation n’évolue pas, les émissions du sol nordique seraient susceptibles de libérer 41 % de carbone supplémentaire d’ici la fin du siècle. Or, l’Arctique se réchauffe déjà trois fois plus vite que le reste du monde. Selon la dernière étude, même si des efforts importants d’atténuation sont déployés, ces émissions augmenteront de 17 %.

Les chercheurs n’ont pas mesuré le méthane, un gaz à effet de serre environ qui est 30 fois plus puissant que le dioxyde de carbone et qui est également rejeté par le sol. On se souvient que de puissantes explosions de méthane ont creusé de spectaculaires cratères au cœur de la Sibérie.

Source : Presse canadienne.

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During my « Glaciers at Risk » conference, I explain that the consequences of the melting Arctic permafrost on global warming have been largely neglected.
A study conducted by an international team of scientists and published in Nature Climate Change tells us that Arctic soil has warmed to the point of releasing more carbon in winter than northern plants can absorb in summer. The tundra covers a large part of the Arctic, whether in Siberia, Canada or Alaska. It is a huge reservoir that contains significantly more carbon than is already found in the atmosphere. With global warming, the tundra is becoming a source of the greenhouse gases responsible for climate change.
The authors of the study installed carbon dioxide (CO2) detectors on the ground in more than 100 sites around the Arctic and made more than a thousand measurements. They discovered that the amount of carbon released from permafrost was much higher than expected. The results show that CO2 emissions – 1.7 billion tonnes per year – are about twice as high as previous estimates.
Arctic plants are thought to consume just over one billion tonnes of gas from the atmosphere each year during the growing season. The net result is that Arctic soils worldwide probably already emit more than 600 million tons of CO2 a year.
If the situation does not change, northern soil emissions could release 41% more carbon by the end of the century. The Arctic is already warming three times faster than the rest of the world. According to the latest study, even if significant mitigation efforts are made, these emissions will increase by 17%.
The researchers did not measure methane, a greenhouse gas that is about 30 times more powerful than carbon dioxide and is also released from the ground. One should remember that powerful explosions of methane have dug spectacular craters in the heart of Siberia.
Source: Canadian Press.

Vues de la toundra en Alaska (Photos: C. Grandpey)

Cleveland (Alaska) & Sakurajima (Japon)

L’AVO indique que les données satellitaires laissent supposer q’un lent épanchement de lave a commencé dans le cratère sommtal du Cleveland (Aléoutiennes / Alaska). En conséquence, la couleur de l’alerte aérienne a été élevée à l’Orange et le niveau d’alerte volcanique à Vigilance. Cependant, aucun signe d’activité explosive avec panaches de cendre n’a été détectée.

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L’Agence météorologique japonaise (JMA) indique que l’activité du Sakurajima (Japon) a augmenté ces dernières semaines. Une forte éruption observée le 8 novembre 2019 au niveau du cratère sommital Minamidake a généré un panache de cendre de 6,7 km. La JMA précise qu’il s’agit de la plus forte éruption depuis juillet 2016. Aucun dégât ni aucune victime n’ont été signalés.

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AVO indicates that satellite data suggest that slow effusion of lava may have begun in the summit crater of Cleveland (Aleutians / Alaska). As a consequence, the aviation colour code has been raised to Orange and the volcanic alert level to Watch. However, no evidence of explosive, ash-producing activity has been detected.

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The Japan Meteorological Agency (JMA) indicates that activity at Sakurajima (Japan) has been increasing over the past few weeks. A strong eruption on November 8th, 2019 at the Minamidake summit crater generated an ash plume up to 6.7 km. JMA says it was the largest eruption since July 2016. There were no reports of damage or injuries.

Vue du Sakurajima et de la ville de Kagoshima (Crédit photo: Wikipedia)