Plan d’adaptation au changement climatique en Alsaka // Climate Change Adaptation Plan in Alaska

Comme je l’ai déjà écrit à plusieurs reprises, le changement climatique affecte profondément l’Alaska. Les conclusions du Climate Change Adaptation Plan, plan d’adaptation au changement climatique, publié en mai 2019, sont à la fois intéressantes et alarmantes. Le plan fournit des données rassemblées au cours des deux dernières années à propos du changement climatique, la hausse du niveau de la mer, les ratios de carbone et les niveaux de toxines chez les mollusques et les crustacés.
Le rapport montre ce qui se passe dans le sud-est de l’Alaska et comment les tribus de la région essayent de gérer la nouvelle situation. Il a été financé par une subvention du Bureau of Indian Affairs. Une grande partie des données a été obtenue par des scientifiques qui ont effectué des prélèvements réguliers sur l’eau, les mollusques et crustacés autour de Juneau. Ils ont ensuite envoyé les échantillons obtenus à un laboratoire situé à Sitka et spécialisé dans la détection des toxines, en particulier le Paralytic Shellfish Poisoning (PSP), autrement dit celles causant l’intoxication paralysante par les coquillages (PSP). Cette toxine apparaît lorsque les mollusques et les crustacés accumulent des neurotoxines provenant de l’alimentation par filtration d’algues dans l’océan.
Pour effectuer leur travail, les scientifiques descendent régulièrement sur le rivage pendant les marées basses et recueillent des échantillons d’eau, de mollusques et de crustacés qu’ils envoient au laboratoire sz Sitka, le SEATOR (South African Alaska Tribal Ocean Research) qui effectue des tests pour toutes les tribus de la région. Les résultats de ces tests sont publiés en ligne afin que les gens puissent se rendre compte si les mollusques et crustacés peuvent être consommés sans danger.
Les mollusques et crustacés ne sont pas uniquement menacés par l’accumulation de toxines. Comme je l’ai fait remarquer à propos de l’Islande, la fonte des glaciers entraîne la disparition d’une masse de millions de tonnes de glace à la surface de la Terre, ce qui provoque un soulèvement de la croûte continentale, phénomène baptisé « rebond isostatique. » Il a pour effet d’élever les fonds marins de la région. Cela a pour conséquence de perturber la capacité des organismes à vivre et à se développer, avec d’autres effets difficiles à prévoir.

Les données recueillies sur les isotopes de carbone sont tout aussi importantes. Des isotopes spécifiques du carbone, l’élément que l’on trouve dans presque toutes les formes de vie sur Terre, peuvent nous renseigner sur ce qu’il y a dans l’atmosphère, ou d’où provient le carbone utilisé, qu’il s’agisse de l’activité volcanique ou de la combustion de combustibles fossiles.
Les milliers d’années de données dont disposent les chercheurs ont révélé que le ratio de carbone12C et13C, deux types de carbone distincts, était resté relativement stable jusqu’à la révolution industrielle, époque où le taux de 12C a explosé. Comme les plantes préfèrent se développer en utilisant le 12C, il est présent beaucoup plus souvent que le 13C dans les combustibles fossiles. Cela signifie que l’Homme est responsable des gaz à effet de serre et réfute l’affirmation de certains selon laquelle le réchauffement de la planète est dû à un cycle naturel.
Le Climate Change Adaptation Plan n’est pas seulement une mise en garde concernant les changements à venir dans le climat de l’Alaska. C’est aussi une feuille de route pour s’y adapter. Une partie du Plan comprend une matrice des animaux et des plantes les plus et les moins vulnérables à la rapidité du changement climatique, avec le saumon en tête de liste des animaux les plus vulnérables et un certain nombre de mammifères parmi les moins vulnérables en fin de liste. Le Plan fait également des propositions sur la manière de réduire ces vulnérabilités.
Source: Juneau Empire

———————————————-

As I put it several times before, climate change is affecting Alaska significantly. The conclusions of the Climate Change Adaptation Plan, published in May 2019, are both interesting and alarming. The Plan gives data on climate change, sea level shift, carbon ratios and shellfish toxin levels put together over the last two years.

The report is a document showing what’s happening to Southeast Alaska and how the tribes in the region can handle it. The study was funded by a land conservation grant from the Bureau of Indian Affairs. Much of the data comes from a team of scientists doing regular tests on the water and shellfish around Juneau, which they send to a lab in Sitka specializing in testing shellfish and water for toxins, particularly those which cause Paralytic Shellfish Poisoning (PSP), which occurs when shellfish accumulate neurotoxins from filter feeding on algae in the ocean.

To perform their work, the scientists go down to the shore during low tides, and collect shellfish and water samples to send off to test. The Sitka lab, called SEATOR, short for Southeast Alaska Tribal Ocean Research, conducts these tests for tribes all over the region. The results of these tests are published onlinen so folk can see if the shellfish in an area are generally safe to eat.

Shellfish are not just threatened by toxin accumulation. As the glaciers melt, the enormous weight of millions of tons of ice sloughs off, relieving pressure on the continental crust and allowing it to rise. This has had the effect of artificially raising the seabed in the region. This is causing disruption in the ability for these organisms to live and grow, as well as other effects that are difficult to predict.

Equally important to the plan is data gathered on carbon isotopes. Specific isotopes of carbon, the element found in almost every form of life on earth, can tell us what’s in the atmosphere or where the specific carbon something is using comes from, be it volcanic activity or burning fossil fuels.

For most of the thousands of years of data available to researchers, the ratio of 12C and 13C, two different kinds of carbon, has held roughly stable. Since the Industrial Revolution, the rate of 12C has skyrocketed. As plants prefer to build using 12C, it is present much more often than 13C in fossil fuels. This indicates that people are responsible for greenhouse gasses and refutes the claim made by some that the planet is heating up is a natural cycle.

The Climate Change Adaptation Plan is not just a warning about coming changes in the climate of Alaska. It is also a road map for adapting to it. Part of the plan is a matrix of the most and least vulnerable animals and plants to rapid climate shift, with salmon at the top of the most vulnerable and a number of mammals at the other end of less vulnerable. It also offers suggestions on how to mitigate those vulnerabilities.

Source : Juneau Empire

Schéma illustrant le rebond isostatique

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

Une diminution significative de l’activité sismique est observée dans la Péninsule de Reykjanes (Islande), et aucune inflation n’est détectée dans les données GPS et InSAR. La couleur de l’alerte aérienne a été abaissée au Vert.
Source: OMI.

+++++++++

Le volume du dôme de lave au sommet du Merapi (Indonésie) a diminué à la suite d’un épisode explosif survenu le 13 février 2020 et qui a produit un panache de cendre de 2 km de hauteur. Des matériaux ont été éjectés à moins de 1 km, avec des retombées de cendre dans un rayon de 10 km. Le volume du dôme la veille de l’événement était estimé à 407 000 mètres cubes, puis (le 19 février) à 291 000 mètres cubes.
Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4) et il est conseillé à la population de rester en dehors de la zone d’exclusion de 3 km.
Source: VSI.

+++++++++

Des observateurs locaux du San Miguel (El Salvador) ont signalé des grondements en provenance du volcan les 20 et 21 février 2020. On a observé une augmentation de l’amplitude des micro-séismes et de petites émissions de gaz dans le cratère principal. Les émissions de SO2 avaient également augmenté. Dans la matinée du 22 février, une émission de gaz et de cendre d’une dizaine de minutes a provoqué un petit panache qui s’est élevé à 400 m au-dessus du cratère.
Source: SNET.

+++++++++

Pas d’inquiétude pour ceux qui voyagent actuellement en Nouvelle-Zélande! GeoNert indique qu’un essaim sismique mineur avec des événements d’une magnitude maximale de M 1,5 a été enregistré sous le Mont Ruapehu les 22 et 23 février 2020. Il n’y a pas de changement significatif dans la température du lac de cratère qui est restée stable à 24 – 25 ° C au cours de des derniers mois Le niveau d’alerte volcanique reste à 1 et la couleur de l’alerte aérienne est Verte.
La dernière éruption du Ruapahu s’est produite en 2007, avec un VEI 1.
Source: GeoNet.

++++++++++

Ce n’est pas de la volcanologie, mais la presse internationale a indiqué qu’une très violente tempête de sable – baptisée «calima» localement – en provenance du Sahara a affecté les Iles Canaries les 22 et 23 février 2020, avec d’innombrables annulations de vols et des milliers de touristes bloqués sur les îles, en particulier à Tenerife. Les vents très violents, atteignant parfois 140 km/h ont également ravivé les incendies de végétation déjà présents sur cette île. Les écoles étaient toujours fermées lundi et il était conseillé à la population de rester à l’intérieur des maisons. La circulation routière a été également fortement perturbée. Pour couronner le tout, des dizaines de touristes sont confinés dans leur hôtel suite à la détection d’un cas de coronavirus!

++++++++++

Le Popocatepetl (Mexique) est bien actif ces jours-ci et plusieurs fortes explosions ont été enregistrées récemment. La dernière a été observée dans la matinée du 25 février 2020, avec un panache de cendre qui s’est élevé jusqu’à 8 kilomètres au dessus du niveau de la mer. De nouvelles émissions ont ensuite été observées ; les nauges de cendre s’étiraient jusqu’à 185 km du sommet.
https://youtu.be/r1B5PFee_w8

En 24 heures jusqu’au 24 février au soir, les réseaux de surveillance du CENAPRED ont enregistré 148 émissions de gaz avec un peu de cendre, une explosion modérée et 10 explosions mineures sur le Popocatepetl.
Un survol du cratère a été effectué le 18 février  2020. Le cratère interne présente toujours un diamètre de 350 m et une profondeur de 100 à 150 m. Il est essentiellement recouvert de téphra. Aucun changement significatif n’a été observé depuis le survol précédent. .
Source: CENAPRED.

++++++++++

Au cours du mois écoulé, on a observé une hausse de l’activité sismique sur le Great Sitkin (Aléoutiennes / Alaska) qui est actuellement supérieure à la normale. En conséquence, l’AVO a élevé la couleur de l’alerte aérienne au Jaune et a fait passer le niveau d’alerte volcanique à Advisory (surveillance conseillée).

Dans le même temps, les données satellitaires ne montrent pas d’activité éruptive récente ni de dépôts de cendre sur le Semisopochnoi (Aléoutiennes / Alaska). Bien que l’activité sismique reste supérieure à la normale, l’AVO a abaissé la couleur de l’alerte aérienne au Jaune et a fait passeré le niveau d’alerte volcanique à Advisory (surveillance conseillée).

++++++++++

A l’attention des volcanophiles qui se rendront prochainement sur l’île de la Réunion, voici l’essentiel du dernier bulletin émis par la Préfecture le 21 février 2020 :

Suite aux constatations de l’OVPF et aux différentes reconnaissances terrain, le préfet de La Réunion a décidé de revenir en phase de VIGILANCE pour le Piton de la Fournaise à compter du vendredi 21 février 2020 à 7h.

L’interdiction d’accès du public à la partie haute de l’Enclos est levée à compter de cette date. Cet accès reste strictement limité aux trois sentiers balisés suivants :
• le sentier Pas de Bellecombe – Formica Léo – sentier Rivais- Cratère Caubet ;
• le sentier Pas de Bellecombe – Formica Léo – sentier d’accès au site d’observation du cratère Dolomieu (accès par le nord du cratère) ;
• le sentier Kapor jusqu’à Piton Kapor.

Le public devra se conformer strictement aux prescriptions et consignes figurant sur les panneaux d’information et d’avertissement affichés sur le site.

—————————————————

Here is some news about volcanic activity around the world:

A significant decrease in seismic activity is observed at the Reykjanes Peninsula (Iceland), and inflation is no longer detected in GPS and InSAR data. The aviation colour code has been lowered to Green.

Source: IMO.

+++++++++

The volume of Merapi’s summit lava dome (Indonesia) has decreased following an explosive episode that occurred on February 13th, 2020 and that produced a 2-km-tall ash plume, ejected material within 1 km, and caused ashfall within a 10-km radius. The dome volume the day before the event was estimated at 407,000 cubic metres, and afterwards (on February 19th) was reduced to 291,000 cubic metres.

The alert level remains at 2 (on a scale of 1-4), and residents are advised to stay outside the 3-km exclusion zone.

Source: VSI.

+++++++++

Local observers of San Miguel (El Salvador) reported a series of rumbling noises on February 20th and 21st, 2020. The report noted an increase in amplitude of microearthquakes and minor gas emissions from the main crater. SO2 emissions had also increased. In the morning of February 22nd, an ash emission that lasted 10 minutes long resulted in a small gas-and-ash plume that rose 400 m above the crater.

Source: SNET.

++++++++++

No worry for those currently travelling in New Zealand! GeoNert indicates that a minor seismic swarm with the larger events measuring M 1.5 was recorded beneath Mt Ruapehu on February 22nd and 23rd, 2020. There has been no significant change in the Crater Lake temperature which has been around 24 – 25 °C during the last few months The volcanic alert level remains at 1 and the aviation colour code at Green.

Mt Ruapahu’s last known eruption occurred in 2007, with a VEI 1.

Source: GeoNet.

++++++++++

This is not volcanology, but the international press has indicated that a very violent sandstorm – locally called « calima » – coming from the Sahara affected the Canary Islands on February 22nd and 23rd, 2020, with countless flight cancellations and thousands of tourists stranded on the islands, particularly in Tenerife. The very strong winds, sometimes reaching 140 km / h also revived the wildfires on this island. Schools were still closed on Monday and people were advised to stay inside the houses. Road traffic was also severely disrupted.

++++++++++

Popocatepetl (Mexico) is quite active these days and several large explosions have been recorded recently. The last one was observed in the morning of February 25th, 2020, with an ash plume rising up to 8 kilometres above sea level. New emissions were later observed, drifting as far as 185 km from the summit.

https://youtu.be/r1B5PFee_w8

In 24 hours until February 24th in the evening, CENAPRED’s monitoring systems had identified 148 exhalations, one moderate explosion, and 10 minor explosions on Popocatepetl.

An overflight of the crater was performed on February 18th. The internal crater maintains a diameter of 350 m with a depth of 100 -150 m, mostly covered by tephra. No significant changes have been observed since the previous overflight. .

Source : CENAPRED.

++++++++++

Over the past month, seismic activity has increased at Great Sitkin (Aleutians / Alaska) and is now above background levels. Thus, AVO has increased the aviation colour code to Yellow and the volcanic alert level to Advisory.

At the same time, satellite data shows no signs of eruptive activity or recent ash deposits at Semisopochnoi Aleutians / Alaska). Although seismic activity remains above background, it does not appear to be increasing towards an eruption in the short-term. Thus, AVO has reduced the aviation colour code to Yellow and the volcanic alert level to Advisory.

 Le sable saharien se dirige vers Tenerife (Source: NASA)

Le Ruapehu et son lac de cratère (Photo: C. Grandpey)

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

Dans un bulletin publié le 14 février 2020, le PHIVOLCS indique qu’il a abaissé le niveau d’alerte du Taal (Philippines) de 3 à 2. Après l’adoption du niveau d’alerte 3 le 26 janvier 2020, l’activité volcanique au cours des trois semaines suivantes a été marquée par une diminution de la sismicité, une stabilisation des déformations du sol dans la caldeira du Taal et sur Volcano Island. De faibles émissions de vapeur et de gaz ont été observées dans le Main Crater. De plus, comme je l’ai indiqué précédemment, les émissions de SO2 sont redescendues à des niveaux faibles.
Le niveau d’alerte 2 signifie que l’activité volcanique est en baisse, en sachant qu’elle n’a pas cessé. La menace d’une éruption n’a pas disparu.
Source: PHIVOLCS.

++++++++++

Dans un bulletin émis le 15 février 2020, l’AVO indique qu’une série de petites explosions ont été détectées dans les données sismiques du Semisopochnoi (Aléoutiennes / Alaska), ce qui représente une augmentation significative de l’activité volcanique. Aucun panache de cendre n’a été observé, mais des émissions de cendres de faible intensité peuvent accompagner ces petites explosions. En conséquence, le niveau d’alerte volcanique a été élevé à Watch (Vigilance) et la couleur de l’alerte aérienne est passée à l’Orange.

Source: Alaska Volcano Observatory.

++++++++++

Comme cela se produit de temps à autre, le Merapi (Indonésie) a connu le 13 février 2020 au matin un bref épisode éruptif de moins de 2 minutes. L’explosion a généré un panache de cendre qui est monté jusqu’à 2 km de hauteur. Il est demandé à la population et aux touristes de respecter la zone de sécurité de 3 km de rayon autour du volcan.

Les images de l’éruption ont été relayées par de nombreux médias à travers le monde :

https://news.sky.com/story/indonesia-merapi-volcanos-spectacular-eruption-caught-on-camera-11933831

++++++++++

De la même façon, plusieurs chaînes de télévision dont BFMTV en France ont relayé les images d’un épisode explosif observé le 4 février 2020 sur le Popocatepetl (Mexique). De tels événements se produisent de temps à autre. Ils sont généralement dus à la destruction du dôme de lave dans le cratère sous la pression des gaz.

https://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/les-images-impressionnantes-de-la-nouvelle-eruption-nocturne-du-volcan-popocatepetl-au-mexique-1223063.html

++++++++++

Dans ses bulletins émis le 16 février 2020, l’Observatoire Volcanologique du Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion)  indiquait que les dernières observations aériennes révélaient qu’aucune activité de surface n’était visible sur le site éruptif. Toutefois, un tremor résiduel était toujours enregistré par les instruments les plus proches du site éruptif où on observait un dégazage qui montrait que le magma est toujours proche de la surface.

Le bulletin du 17 février 2020 au matin indique qu’aucune reprise d’activité n’a été constatée. L’éruption s’est donc arrêtée le 16 février 2020 à 14h12.

—————————————————

Here is some news about volcanic activity around the world:

In a bulletin released on February 14th, 2020, PHIVOLCS indicates that it is lowering the alert level for Taal (Philippines from 3 to 2. After stepdown to alert level 3 on January 26th, 2020, the volcanic activity in the succeeding three weeks has been characterized by a decrease in seismic activity, stabilized ground deformation of the Taal Caldera and Taal Volcano Island edifices and weak steam and gas emissions at the Main Crater. Moreover, as I indicated previously, SO2 emissions are at low levels.

Alert level 2 means that there is decreased unrest but should not be interpreted that unrest has ceased or that the threat of an eruption has disappeared.

Source: PHIVOLCS.

++++++++++

In a bulletin released on February 15th, 2020, AVO indicates that a series of small explosions have been detected in seismic data at Semisopochnoi (Aleutians / Alaska), representing a significant increase in activity. No ash plumes have been observed, however low-level ash emissions may accompany these minor explosions. As a consequence, the volcanic alert level has been raised to Watch and the aviation colour code to Orange.

Source: Alaska Volcano Observatory.

++++++++++

As happens from time to time, Merapi (Indonesia) went through a brief eruptive episode of less than 2 minutes in the morning of February 13th, 2020. The explosion generated an ash plume that rose up to 2 km high. The population and tourists are warned to respect the 3-km radius safety zone around the volcano.
The images of the eruption have been relayed by many media around the world:
https://news.sky.com/story/indonesia-merapi-volcanos-spectacular-eruption-caught-on-camera-11933831

++++++++++

Likewise, several television channels, including BFMTV in France, relayed images of an explosive episode observed on February 4th, 2020 on Popocatepetl (Mexico). Such events happen from time to time. They are generally due to the destruction of the lava dome within the crater under the pressure of the gases.
https://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/les-images-impressionnantes-de-la-nouvelle-eruption-nocturne-du-volcan-popocatepetl-au-mexique-1223063.html

++++++++++

In its updates of February 16th, 2020, the Volcanological Observatory of Piton de la Fournaise (Reunion Island) – OVPF – indicated that the latest overflights revealed that no surface activity was visible on the eruptive site. However, a residual tremor was still recorded by the instruments near the eruptive site where some degassing was observed, which showed that magma was still close to the surface.

In its update of February 17th, 2020 in the morning, OVPF explains that no new activity has been observed. The  eruption definitely stopped on February 16th at 14:12 (local time).

Souvenir de la dernière éruption du Piton de la Fournaise (Photo: C. Holveck)

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde. Des mises à jour spéciales sont consacrées au volcan Taal (Philippines).

L’AVO a indiqué le 18 janvier 2020 que l’activité éruptive avait repris sur le Shishaldin (Aléoutiennes / Alaska) avec des coulées de lave visibles sur le flanc NE du volcan grâce à la webcam. Un panache dilué, contenant peut-être un peu de cendre, apparaissait dans l’imagerie satellite ; il s’étirait sur une cinquantaine de kilomètres vers le SO. La sismicité était intense.

Les émissions de cendre ont considérablement diminué les jours suivants et la sismicité a décliné elle aussi. En conséquence, la couleur de l’alerte aérienne est revenue à Orange et l’alerte volcanique est désormais à Vigilance (Watch).

++++++++++

L’Institut de Géophysique équatorien indique que l’activité explosive du Sangay s’est poursuivie au cours des dernières semaines, avec des panaches de gaz et de cendre pouvant monter jusqu’à 7000 mètres d’altitude. Des blocs incandescents ont également été observés sur le versant SE du volcan le 20 janvier 2020.

++++++++++

Dans sa dernière mise à jour, GeoNet indique que l’activité à White Island (Nouvelle-Zélande) reste soutenue. Les observations des derniers jours montrent que de la lave est visible dans les bouches apparues lors de l’éruption du 9 décembre 2019. Cela confirme les observations précédentes qui indiquaient que la lave était à un niveau très peu profond sous le plancher du cratère. Cependant, GeoNet ajoute que de nouvelles éruptions explosives sont très peu probables dans les quatre prochaines semaines. Hormis des émissions mineures de cendre les 23 et 26 décembre 2019, aucune activité éruptive significative n’a été observée depuis l’éruption du 9 décembre.
Tous les équipements de surveillance de GeoNet sur l’île fonctionnent normalement et on peut voir les images des webcams sur les pages web de GeoNet.
Le niveau d’alerte volcanique reste à 2 et la couleur de l’alerte aérienne est maintenue à Jaune.
Source: GeoNet.

++++++++++

On attend toujours à la Réunion la première éruption du Piton de la Fournaise en 2020. Des voix optimistes avaient déclaré qu’elle pourrait se produire dans les tous premiers jours de janvier 2020. Trois semaines plus tard, la lave n’a toujours pas percé la surface du volcan! Comme je l’écrivais précédemment, le mot « imminent » n’a pas le même sens à la Réunion et en métropole !

L’OVPF continue de signaler une inflation lente mais régulière de l’édifice volcanique. De petits essaims sismiques sont enregistrés de temps à autre. Si une éruption se produit, il y a fort à parier que ce ne sera pas un événement majeur qui se déroulera probablement à basse altitude. La lente inflation montre que la pression sous le volcan n’est pas très élevée. On est face à un scénario semblable à celui qui a précédé les dernières éruptions.

++++++++++

À partir de la soirée du 18 janvier 2020, l’activité explosive dans le secteur NE du Stromboli (Sicile) a provoqué un petit débordement de lave (voir image ci-dessous) et le roulement de matériaux le long de la partie supérieure de la Sciara del Fuoco. Les autres paramètres n’ont pas montré de changements significatifs au cours de cette phase éruptive. L’activité se caractérise actuellement par des explosions de faible amplitude dans les secteurs SE et NW. Les émissions de SO2 révèlent un faible niveau de dégazage dans le secteur NE de la terrasse cratèrique. Globalement, l’activité reste toutefois à un niveau élevé.
Source: INGV, Laboratorio Geofisica Sperimentale.

———————————————-

Here is some news of volcanic activity around the world. Special updates are dedicated to Taal Volcano (Philippines).

AVO indicated on January 18th, 2020 that eruptive activity resumed at Shishaldin (Aleutians / Alaska) with lava flows visible on the NE flank of the volcano in webcam imagery. A weak plume, possible containing a small quantity of ash, was visible in satellite imagery extending to the SW about 50 kilometres. Seismicity was elevated.

Ash emissions declined the next days. Seismicity is currently low. The aviation colour code has been lowered to Orange and the volcanic alert level to Watch. .

++++++++++

The Ecuadoran Geophysical Institute indicates that explosive activity has been continuing at Sangay volcano over the past few weeks with gas and ash plumes up to 7 000 metres above sea level. Incandescent blocks were also observed on the southeastern flank of the volcano on January 20th, 2020.

++++++++++

In its latest update, GeoNet indicates that White Island (New Zealand) remains in an elevated state of unrest. Visual observations in the last days show lava has been extruded into the vents created by the December 9th, 2019 eruption. This confirms the results of the previous observations that said that lava was at a very shallow level beneath the crater floor. However, further explosive eruptions are very unlikely on any given day in the next four weeks. Apart from minor ash emissions on December 23rd and 26th, no significantly eruptive activity has been observed since the December 9th eruption.

All the GeoNet monitoring equipment on the island is operating normally and the camera feeds have been re-established on the GeoNet web pages.

The volcanic alert level remains at 2 and the aviation colour code remains Yellow.

Source: GeoNet.

++++++++++

Everybody on Reunion Island is still waiting for the first eruption of Piton de la Fournaise in 2020. Optimistic voices said it might occur in the very first days of January. Three weeks later, there is no lava breaking the surface of the volcano! OVPF still reports a slow but steady inflation of the volcanic edifice. Minor seismic swarms are still recorded from time to time. Should an eruption occur in the short term, the odds are that it will not be a major event that will probably take place at a low altitude. The slow inflation shows that pressure under the volcano is not very high, a scenario similar to the one that preceded the last eruptions.

++++++++++

Starting in the evening of January 18th, 2020, NE explosive activity at Stromboli (Sicily) caused sporadic lava overflow (see image below) and the rolling of hot materials along the upper part of the Sciara del Fuoco. The other parameters did not show significant changes during this phase. Activity is currently characterized by low amplitude explosions at SE and NW sectors. SO2 emissions reveal low level of degassing from NE sector. Globally, activity remains at a high level.

Source: INGV, Laboratorio Geofisica Sperimentale.

Le débordement de lave vu par la caméra thermique de l’INGV.