Alaska: Le réchauffement climatique gâche l’Iditarod // Climate change ruins Iditarod

Les secours ont dû intervenir par voie terrestre et aérienne le 20 mars 2020 pour venir en aide à trois mushers de l’Iditarod en détresse à la sortie du point de contrôle  de Safety, à cause de l’inondation de la piste par la mer. Les mushers ont été transportés par avion à l’hôpital de Nome pour un contrôle médical et sont ressortis un peu plus tard. Tous les chiens sont arrivés sains et saufs à Nome.
Les trois hommes ont été confrontés à une inondation de la piste à l’est de l’embouchure de la rivière Salomon. Ils se trouvaient à une quarantaine de kilomètres de la ligne d’arrivée lorsqu’un ou plusieurs d’entre eux ont activé une balise de détresse  pour les localiser
Des bourrasques de vent du sud pendant toute le nuit ont poussé de l’eau de mer – normalement gelée à cette époque de l’année – sur la piste de l’Iditarod, et les mushers ne pensaient pas – et ne savaient pas – qu’elle était sous l’eau. Un groupe d’une dizaine de sauveteurs en provenance de Nome s’est rendu sur site en motoneiges, et la Garde Nationale de l’Alaska a envoyé un hélicoptère. Au moment où l’hélicoptère a atterri, les mushers étaient hors de l’eau, dans des sacs de couchage et aidés par certains des motoneigistes.
Le vent et la submersion du rivage ont été la cause des problèmes entre Elim et Nome, un tronçon d’environ 200 kilomètres qui longe la côte de la mer de Béring. Les responsables de la course ont déclaré qu’ils redessinaient la piste près de Safety où le sauvetage s’est produit, afin que les 11 équipages restants puissent continuer à avancer. Ils sont actuellement bloqués à Elim, où le vent et l’eau de mer les bloquent depuis le 18 mars au soir. Le groupe a essayé de se diriger vers White Mountain le 19 mars au matin mais a dû rebrousser chemin au bout de quelques kilomètres. On ne sait pas si d’autres équipages finiront la course
En plus de l’eau, le vent soufflait en tempête. Selon un musher qui a réussi à atteindre Nome, « on ne pouvait pas se tenir debout là-bas. Il y avait une visibilité nulle. Avec le vent violent et la température élevée, on ne savait pas s’il fallait habiller les chiens. »
Près d’un tiers des 57 mushers de l’Iditarod ont abandonné, y compris le musher français Nicolas Petit, qui a activé sa balise de détresse le 19 mars 2020, en raison des conditions météorologiques.
Source: Anchorage Daily News.

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Rescuers came by land and by air on March 20th, 2020 when three mushers in the Iditarod Trail Sled Dog Race called for help after being surprised by a flooded trail outside of Safety.

The mushers were flown to Nome hospital from which they were discharged later. All of the dogs arrived safely in Nome and were also all in good health.

The three men wound up in deep overflow east of the mouth of the Solomon River. They were about 40 kilometres from the finish line when one or more of them activated a personal locator beacon.

Southblowing winds had persisted overnight and pushed seawater – usually frozen at that time of the year – up onto the Iditarod Trail, and the mushers weren’t aware that it was under water. A group of about 10 search and rescue personnel from Nome rode snowmachines to the spot, and the Alaska Army National Guard sent a helicopter crew. By the time the helicopter landed, the mushers were out of the water, in sleeping bags and being tended to by some of the snowmachiners.

Wind and overflow appear to be a problem all the way from Elim to Nome, a stretch of about 200 kilometres on the Bering Sea coast. Race officials said they are reworking the section of trail near Safety where the rescue occurred, so that the remaining 11 teams can proceed. They are currently stranded in Elim, where wind and overflow have rendered them immobile since March 18th in the evening. The group made an effort to push toward White Mountain on March 19th in the morning but had to retreat after a few kilometres. It is unclear if any more teams will finish the race

Beside the water, there was the wind which was howling. According to one musher who managed to reach Nome, “you couldn’t stand up out there. It was a whiteout.” The combination of high winds and high temperatures made it difficult to decide whether to put coats on the dogs.

Nearly a third of the 57 mushers in this year’s Iditarod have quit the race before finishing, including French musher Nicolas Petit, who activated an alert button seeking rescue on March 19th, 2020, because of weather conditions.

Source: Anchorage Daily News.

Itinéraire de l’Iditarod (années paires)

Volcans du monde // Volcanoes of the world

L’activité volcanique est relativement faible dans le monde en ce moment. C’est une bonne nouvelle avec l’épidémie de Coronavirus. Si une éruption majeure devait se produire ces jours-ci, ce serait une véritable catastrophe car il faudrait procéder à des évacuations en masse et des regroupements de populations dans des hébergements provisoires.

La sismicité a augmenté ces derniers jours sur le Semisopochnoi (Aléoutiennes / Alaska). Elle se caractérise par des épisodes de tremor presque continus et de fréquents signaux d’explosion. En conséquence, l’AVO a fait passer la couleur de l’alerte aérienne à ORANGE et le niveau d’alerte volcanique à VIGILANCE (Watch). Aucune émission significative de cendre n’a été détectée sur les images satellites.
Source: AVO.

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Comme je l’ai écrit précédemment, le SERNAGEOMIN a élevé le niveau d’alerte du complexe volcanique d’Antillanca (Chili) à la couleur Jaune en raison d’une hausse de la sismicité à proximité du stratovolcan de Casablanca.

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Dans une note précédente, j’ai écrit qu’une lente inflation est observée sur le Kanlaon (Philippines) depuis 2017, et plus particulièrement sur les flancs inférieurs depuis mai 2019, et sur les flancs supérieurs depuis fin janvier 2020. Les données de déformation et la sismicité ont incité le PHIVOLCS à faire passer le niveau d’alerte à 1 (sur une échelle de 0 à 5) le 11 mars 2020. Il est demandé au public de rester en dehors de la zone de danger permanent de 4 km de rayon.
Source: PHIVOLCS.

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Pour rappel, l’activité éruptive se poursuit au niveau du cratère central sur l’île de Nishinoshima (Japon), avec un panache de cendres qui s’élève jusqu’à 1 km de hauteur. Les matériaux éjectés par le cratère retombent jusqu’à la base du cône. La lave entre également dans la mer. La zone d’exclusion marine a un rayon d’environ 2,6 km autour de l’île.
Source: Garde côtière japonaise.

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En raison d’une baisse d’activité, le SERNAGEOMIN a abaissé le niveau d’alerte du Nevados de Chillán (Chili) à la couleur Jaune, le deuxième niveau sur une échelle de quatre couleurs. Le public doit rester à au moins 3 km du cratère sur le flanc SO et à 5 km sur le flanc ENE.

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Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 0 à 5) sur le Taal (Philippines) et Volcano Island reste interdite d’accès. Elle fait partie de la zone de danger permanent. Des panaches de vapeur s’élèvent jusqu’à 50-100 m de hauteur. Il y a encore 4 131 personnes dans 11 centres d’hébergement et 17 563 autres personnes vivent dans d’autres endroits, chez des parents ou amis.
Source: PHIVOLCS.

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La température du lac du cratère du Ruapehu (Nouvelle-Zélande) est passée de 24°C à 40°C suite à une hausse de la sismicité sous le volcan. Le niveau d’alerte volcanique reste à 1. Les autorités recommandent de ne pas s’approcher à moins de 400 m du lac.
GeoNet a confirmé que le réchauffement de l’eau était dû aux gaz chauds et aux fluides hydrothermaux générés par l’activité sismique enregistrée en février.
Source: GeoNet.

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Global volcanic activity around the world is rather low these days. It’s good news with the Coronavirus epidemic. Should a major eruption occur right now, it would be a real disaster with the evacuations and life in the camps.

Seismicity has been increasing the last few days at Semisopochnoi (Aleutians / Alaska) and is characterized by nearly continuous tremor and frequent small explosion signals. As a consequence, the Alaska Volcano Observatory has increased the aviation colour code to ORANGE and the volcano alert level to WATCH. No significant ash emissions have been detected in satellite images.

Source: AVO.

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As I put it before, SERNAGEOMIN has raised the alert level for the Antillanca Volcanic Complex to Yellow because of increased seismicity near Casablanca stratovolcano.

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In a previous post, I wrote that slow inflation has been observec at Kanlaon (Philippines) since 2017, and more particularly on the lower flanks since May 2019, and on the upper flanks since the end of January 2020. Both deformation and seismic data both prompted PHIVOLCS to raise the alert level to 1 (on a scale of 0-5) on March 11th, 2020. The public is reminded to remain outside of the 4-km-radius Permanent Danger Zone.

Source : PHIVOLCS.

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Just as a reminder, continuous activity has been observed at the central vent at Nishinoshima (Japan), including an ash plume rising as high as 1 km. Ejected material land near the cone’s base. Lava is also flowing into the sea. The marine exclusion zone has been defined as a radius of about 2.6 km from the island.

Source : Japan Coast Guard.

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Due to a decrease in activity, SERNAGEOMIN has lowered the alert level for Nevados de Chillán (Chile) to Yellow, the second lowest level on a four-colour scale. The public should stay at least 3 km away from the crater on the SW flank and 5 km away on the ENE flank.

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The alert level remains at 2 (on a scale of 0-5) on Taal (Philippines) and no entry is allowed onto Volcano Island, the area defined as the Permanent Danger Zone. Weak steam plumes are still risinf 50-100 m. There are still 4,131 people in 11 evacuation centers, and an additional 17,563 displaced people are staying at other locations.

Source : PHIVOLCS.

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The temperature of Mount Ruapehu‘s Crater Lake (New Zealand) increased from 24°C to 40°C in response to earthquakes beneath the volcano. The volcanic alert level remains at 1. Authorities recommend people do not enter the area 400 m around Crater Lake.

GeoNet confirmed that the warming was due to hot gases and hydrothermal fluids, following the seismic activity that was recorded in February.

Source : GeoNet.

Bouche éruptive sur Nishinoshima (Source: JCG)

Sur le front des glaciers…

Si vous avez des doutes sur le réchauffement climatique et ses effets sur la banquise et les glaciers, je vous invite à regarder en rediffusion (replay, pluzz) l’excellent documentaire de Hugo Clément « Sur le front des glaciers » diffusé le 17 mars 2020 sur France 2. La catastrophe naturelle est parfaitement présentée. On assiste au sauvetage de Mike Horn sur la banquise trop fine de l’Arctique, à la mort annoncée de la Mer de Glace – avec des preuves irréfutables – et à l’agonie des glaciers du Svalbard. Les effets sur les populations sont également pris en compte avec l’exemple du Pérou auquel je fais en permanence référence au cours de ma conférence « Glaciers en péril ».

Comme le dit fort justement Hugo Clément, « cela peut paraître loin de nous mais ces glaciers ont pourtant un lien impact direct sur notre quotidien. Il faut agir très rapidement. Autrement, nous risquons de ne plus rien maîtriser. » Je me permettrai d’ajouter : «…s’il n’est pas déjà trop tard.

https://www.france.tv/france-2/sur-le-front/1303881-les-glaciers.html

S’agissant de la fonte des glaciers dans le monde, mon denier livre « Glaciers en péril – Les effets du réchauffement climatique » est un message d’alerte. Le but des quelque 140 pages de texte accompagnées d’un CD de 160 photos prises à travers le monde, est de montrer la vitesse à laquelle les glaciers sont en train de fondre sous les coups de boutoir du réchauffement climatique.

Le prix du livre et de son CD est de 10 euros de la main à la main, en particulier à l’occasion de conférences, salons et d’expositions photo. Sinon, il est disponible au prix de 15 euros par correspondance. Il suffit pour cela d’envoyer un message à  mon adresse électronique (grandpeyc@club-internet.fr) en n’oubliant pas de me laisser vos coordonnées postales.

La Mer de Glace en 1956…

….et en 2018!

(Photos: G & C. Grandpey)

 

Alaska : Départ de l’Iditarod !

En ce moment se déroule en Alaska l’Iditarod qui est, avec la Yukon Quest, la plus célèbre des courses de traîneaux. Les mushers et leurs attelages de 16 chiens doivent parcourir les 1 757 km entre Anchorage et Nome sur la côte ouest. L’événement dure entre 8 et 15 jours, selon la météo et les conditions sur le terrain. Le départ officiel est donné aujourd’hui 8 mars 2020.

Cette compétition commémore un exploit. Pendant l’hiver 1925, une épidémie de diphtérie a frappé la ville de Nome. La glace et le blizzard empêchaient tout envoi de sérum par avion ou bateau. C’est finalement un traîneau tiré par des chiens qui parvint à rejoindre Nome avec le sérum salvateur. Le dernier musher du relais s’appelait Gunnar Kaasen et le leader des chiens, Balto, qui est devenu un héros national. Il possède d’ailleurs sa statue  dans le centre d’Anchorage.

Au moment des courses de chiens de traîneaux dans l’Arctique, on retrouve l’atmosphère des livres de Jack London. A Nenana, au cœur de l’Alaska, j’ai eu le privilège de filer à bord d’un traîneau piloté par Bill Cotter, un ancien musher vainqueur d’une Yukon Quest et 3ème d’une Iditarod. Un grand moment !

Hier soir, on pouvait suivre en direct la cérémonie de départ de l’Iditarod sur le site dédié à cette course mythique et passionnante.

https://iditarod.com/

« Ceremonial start » hier dans la 4ème Avenue d’Anchorage (Alaskan TV)

Les chiens sont impatients de prendre le départ (Photo: C. Grandpey)