Bogoslof (Alaska): Nouvelle éruption ! // New eruption !

drapeau-francaisLe Bogoslof a connu une nouvelle éruption le 22 janvier 2017 vers 14h09 (heure locale). Elle a d’abord été détectée par le réseau de détection des éclairs et a produit un nuage de cendre visible sur les images satellites. Le nuage se déplaçait vers le nord du Bogoslof et atteignait une altitude de 9 000 mètres. Les vents violents provoqués par une tempête dans la zone n’ont pas permis à l’AVO de détecter l’éruption par l’intermédiaire des données sismiques.
La couleur de l’alerte aérienne a été portée au ROUGE car les nuages de cendre peuvent devenir une menace pour les avions qui survolent la région.

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drapeau-anglaisA new eruption occurred on January 22nd, 2017 at Bogoslof Volcano at about 14:09 (local time). It was first detected by lightning and produced an ash cloud seen in satellite images. The cloud was moving north of Bogoslof and reaching as high as 9,000 metres. High winds due to a storm in the area hindered AVO’s ability to detect the eruption in seismic data.

The Aviation Colour Code was raised to RED as the ash clouds may become a threat to the planes that are flying in the area.

Conséquences de la fonte du permafrost pour les rivières de l’Arctique // Consequences of permafrost thawing on Arctic rivers

drapeau-francaisIl ne faut pas se leurrer. Même si l’hiver actuel en Europe est moins doux que les précédents, le réchauffement climatique se poursuit dans l’Arctique où les températures hivernales sont toujours au-dessus de la moyenne. Le phénomène affecte la glace de mer, mais aussi le sol, les fleuves et les rivières.
Une nouvelle étude de l’USGS publiée dans la revue Geophysical Research Letters montre qu’avec le réchauffement du climat en Alaska et la fonte du permafrost (aussi appelé pergélisol), l’eau du fleuve Yukon connaît des modifications chimiques. Le Yukon circule sur plus de 3 000 km depuis montagnes de Colombie-Britannique jusqu’à la Mer de Béring et c’est l’un des plus grands fleuves arctiques au monde.
La surveillance du Yukon sur le long terme révèle que la teneur de l’eau en calcium, sodium, phosphore, magnésium et en sulfates est en augmentation. C’est la preuve de la fonte généralisée du pergélisol, ce qui a permis à l’eau de circuler librement dans les sols dégelés et riches en minéraux et de transporter certains d’entre eux jusque dans le fleuve. Les mesures indiquent une transformation profonde du bassin du Yukon dont la superficie est deux fois celle de la Californie ; c’est un important contributeur en eau dans le système marin de l’Arctique.
Les chercheurs ont utilisé les données fournies par un site de mesures installé le long du Yukon et un autre sur la Tanana, l’un de ses affluents. Ces deux stations de surveillance de l’USGS existent depuis des décennies, ce qui a permis aux scientifiques de remonter à 1982 pour étudier l’évolution de la situation. Non seulement les niveaux globaux des cinq éléments chimiques ont augmenté considérablement de 1982 à 2014, mais la périodicité des rejets s’est modifiée elle aussi. Bien que la plupart se produisent en été, la plus forte hausse pour certains éléments chimiques se situe à la fin du printemps ou à l’automne, ce qui indique un dégel annuel plus précoce et un regel du sol plus tardif au fil des ans.
On ne connaît pas encore suffisamment les effets des modifications chimiques observées dans l’eau du Yukon. La hausse de certains éléments chimiques et des sulfates a probablement des conséquences extrêmement négatives: on peut redouter une réaction en chaîne qui pourrait entraîner une augmentation du méthylmercure toxique dans l’eau du fleuve. Les sulfates sont absorbés par des bactéries qui transforment le mercure élémentaire en méthylmercure plus dangereux et qui s’accumule plus facilement dans l’organisme des poissons.
Les cinq plus grandes fleuves de l’Arctique – le Mackenzie au Canada ; la Lena, l’Ob et le Ienisseï en Sibérie, sans oublier le Yukon – sont considérés comme des sentinelles du changement climatique. Tous ont été étudiés scrupuleusement par les scientifiques, malgré les problèmes d’éloignement, les conditions d’observation difficiles et, pour le Yukon, des complications transfrontalières. Les scientifiques sont également été confrontés au manque de données historiques. Toutefois, pour le Yukon, il existe des archives liées à une tradition qui remonte à 1986. Elle permet de connaître les dates de débâcle du fleuve au niveau de la ville canadienne de Dawson City. En 2016, l’événement a eu lieu le 23 avril, date la plus précoce jamais enregistrée.
A côté des modifications chimiques de l’eau du Yukon, les habitants ont observé des changements physiques. Ainsi,  la plus forte érosion contribue à introduire davantage de sédiments dans le fleuve, ce qui obstrue parfois les systèmes de filtration d’eau potable. Le dégel du pergélisol et l’érosion vont de pair. De plus, le dégel provoque d’autres changements à la surface du sol avec l’assèchement de certaines zones et un apport d’eau dans d’autres. L’augmentation des sédiments et des matériaux charriés par le fleuve suscite des inquiétudes dans les villages où les habitants sont très inquiets pour les saumons et leur habitat.
Source: Alaska Dispatch News.

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drapeau-anglaisDon’t let us be mistaken. Even though the current winter looks less mild than the previous ones in Europe, global warming is going on in the Arctic where winter temperatures are still above average. The consequences of climate change affect the sea ice, but also the ground and the rivers.

A new USGS study published in the journal Geophysical Research Letters shows that as Alaska warms and permafrost thaws, the chemistry of the Yukon River’s water is transforming chemically. The Yukon runs more than 3,000 km from the mountains of British Columbia to the Bering Sea and is one of the world’s major Arctic rivers.

Long-term monitoring reveals that levels of calcium, sodium, phosphorus, magnesium and sulfates are increasing in the river’s waters. That is evidence of widespread permafrost loss, which has allowed water to flow freely through thawed, mineral-rich soils and carry some of those minerals into the river. The results indicate a profound transformation in the Yukon River basin, an area twice the size of California and a major contributor of water into the Arctic marine system.

The researchers used data from one site on the Yukon River and one on the Tanana River, a major Yukon tributary. Both sites have been USGS monitoring stations for decades, allowing this study to reach back to 1982 to investigate trends. Not only did overall levels of the five chemicals increase substantially from 1982 to 2014, but timing of the releases expanded as well. While most of the releases happen in the summer, the biggest percentage increases for some of the chemicals have been either in late spring or in the fall, indicating earlier annual thaws and later annual freeze-up of soil over time.

Just what will be the effects of the chemical changes is yet unclear. Increased loads of one of the minerals tracked, sulfates, have some potentially ominous implications : the specter of a chain reaction that could create more poisonous methylmercury in the river’s water. Sulfates are consumed by bacteria that convert simple elemental mercury into more-dangerous methylmercury form, which is more easily accumulated in fish.

The five biggest Arctic rivers – the Mackenzie of Canada – and three great Siberian rivers – the Lena, Ob and Yenisey, as well as the Yukon, are considered sentinels of climate changes. All have been watched carefully by scientists, though there are challenges of remoteness, harsh conditions and, for the Yukon, transboundary complications. Scientists are also challenged by gaps in the written historical record. But for the Yukon, some important historical information is available. A tradition, dating back to 1986, has provided a long record of Yukon River ice-breakup dates in the Canadian town of Dawson. The April 23rd 2016 breakup was the earliest ever recorded in the Yukon Territory town.

Apart from the chemical changes in the river are some physical changes that locals notice too. Advancing erosion is putting more soil sediment into the river, sometimes clogging drinking-water filter systems. Permafrost thaw and erosion go together. And the thaw is triggering other changes on the surface, drying out some areas and bringing additional water to others.

The increase in river sediment and debris is fueling concerns in the villages where residents are very nervous about salmon and its habitat.

Source: Alaska Dispatch News.

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Vue aérienne du bassin du Yukon.

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Le Yukon à travers la taïga.

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Le Yukon et Dawson City au Canada.

(Photos: C. Grandpey)

Nouvelle éruption du Bogoslof (Alaska) // New eruption of Bogoslof Volcano (Alaska)

drapeau-francaisAprès une hausse de la sismicité pendant une trentaine de minutes, le Bogoslof est de nouveau entré en éruption le 20 janvier à 13h17 (heure locale). Les pilotes d’aéronefs ont indiqué que le nuage atteignait une hauteur de 10 800 mètres et se dirigeait vers l’extrémité sud-ouest de l’île d’Unalaska. Une image satellite montre un nuage riche en cendre et la présence de matériaux très chauds autour de la bouche éruptive. Cette éruption a généré un seul éclair.

L’alerte aérienne est maintenue à la couleur ROUGE.

Source : AVO.

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drapeau-anglaisFollowing an approximately 30-minute-long increase in seismic activity, Bogoslof erupted on January 20th at 13:17 (local time). Pilots reported the cloud reached a height of 10 800 metres, and prevailing winds carried it to the southeast over the southwest end of Unalaska Island. A satellite image indicates an ash-rich cloud, and the presence of very hot material at the surface near the vent. This eruption also produced a single lightning strike.
The Aviation Colour Code remains at RED

Source: AVO.

Nouvelle éruption du Bogoslof (Alaska) // New eruption of Bogoslof Volcano (Alaska)

drapeau-francaisAprès une augmentation de l’activité sismique pendant une vingtaine de minutes, le Bogoslof est entré en éruption vers 13h20 (heure locale) le 18 janvier 2017. Les pilotes ont fait état d’un nuage de cendre atteignant une hauteur de plus de 9300 mètres, emporté vers le nord-est et la mer de Béring par les vents dominants Cette éruption a également produit des éclairs.
Une image satellite diffusée juste après cet événement a révélé un nuage de cendre sombre au nord-est du Bogoslof. Ce nuage est plus foncé et probablement plus riche en cendre que ceux observés depuis le début de l’épisode éruptif à la mi-décembre 2016. Cette image suggère également la présence, pour la première fois, de matériaux très chauds (probablement de la lave) autour de la bouche éruptive.
Quelques minutes après la première explosion, un deuxième nuage de cendre moins haut était visible sur les images satellites, ce qui correspondait à une augmentation du tremor. Cet événement n’a pas produit d’éclairs. La sismicité est restée élevée jusqu’à 15h45, mais aucun autre nuage éruptif n’a été observé.
La couleur de l’alerte aérienne est maintenue au ROUGE.

Source: AVO.

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drapeau-anglaisFollowing an approximately 20-minute-long increase in seismic activity, Bogoslof erupted at about 13:20 (local time). Pilots reported the cloud reached a height greater than 9,300 metres, and prevailing winds carried it northeast over the Bering Sea. This eruption also produced lightning strikes.
A satellite image, just after this event, showed a dark ash cloud just northeast of Bogoslof. This cloud was darker in colour, and presumably more ash-rich, than others observed in the eruptive sequence which began in mid-December 2016. This image also suggests the presence of very hot material at the surface immediately surrounding the vent, the first such observation during this eruption sequence.
Following the initial explosive eruption, a second, lower-level volcanic cloud was visible in satellite images around 14:00 (local time), likely corresponding with an increase in seismic tremor. This event did not produce reported lightning. Seismicity remained elevated until 15:45, but no additional eruption clouds have been observed.
The Aviation Colour Code remains at RED.

Source: AVO.

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Image satellite du panache de cendre du Bogoslof le 18 janvier 2017.

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Nuage de cendre du Bogoslof (en hachuré noir) le 19 janvier 2017 à 1h34

(Source: NOAA).