Vers un refroidissement de l’Arctique ? Pas si sûr ! // Toward some cooling of the Arctic ? Not so sure!

drapeau-francaisSelon les météorologues américains, les conditions chaudes inhabituelles qui persistent dans les eaux au large de l’Alaska et de la côte ouest des Etats-Unis semblent aujourd’hui en train de s’affaiblir. Selon les prévisions saisonnières, les eaux du Golfe d’Alaska devraient être à peine plus chaudes que la normale l’été prochain. Toutefois, les températures élevées qui sont apparues à la fin de l’année 2013 et ont semblé si exceptionnelles deviendront probablement la norme dans les prochaines décennies. Les chercheurs affirment que si les émissions de carbone continuent sur leur trajectoire actuelle, les températures moyennes d’avril à juin dans le Golfe d’Alaska au cours de la seconde moitié du 21ème siècle devraient dépasser de 3,2 degrés Celsius celles de la seconde moitié du 20ème siècle.
Dans la Mer de Béring, où la glace de mer devrait disparaître même en hiver, les températures moyennes de la surface de la mer en été devraient être de 4 degrés Celsius supérieures à celles de la seconde moitié du 20ème siècle.
Il y a des fortes chances pour que les eaux inhabituellement chaudes du Pacifique Nord aient eu pour conséquence une série de maladies et de morts animales ainsi qu’une importante prolifération d’algues et autres bizarreries marines au cours des dernières années. Par exemple, des dizaines de baleines ont été retrouvées mortes en 2015 et 2016 dans le Golfe d’Alaska. Des dizaines de milliers de cadavres de guillemots ont été découverts depuis le printemps dernier sur les plages du Golfe d’Alaska. Une hécatombe sans précédent de macareux huppés a eu lieu l’automne dernier le long des côtes de l’île Saint-Paul dans la Mer de Béring. On a retrouvé des loutres de mer malades ou mortes dans la baie de Kachemak en 2015, probablement à cause de toxines produites par des algues.
L’eau chaude qui semble être la cause de ces problèmes ne se trouve pas seulement dans la couche supérieure de la mer. Elle atteint environ 80 mètres de profondeur au large de l’Alaska et 200 mètres dans certains endroits
Selon les météorologues, le réchauffement du climat au cours des trois dernières années est probablement un aperçu de ce qui nous attend dans les prochaines décennies. Comme l’a dit un chercheur: «Le récent réchauffement annonce ce que seront probablement les conditions dans les années 2040 et 2050. »
Source: Alaska Dispatch News.

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drapeau-anglaisAccording to U.S. meteorologists, the unusual warm conditions that have persisted in the waters off Alaska and the West Coast now appear to be diminishing. Seasonal forecasts are calling for only a slightly warmer-than-normal Gulf of Alaska for next summer. The higher temperatures that emerged at the end of 2013 and seemed so remarkable are likely become the norm in future decades. Researchers say that if carbon emissions continue on their current path, average April-to-June sea-surface temperatures in the second half of this century are expected to be 3.2 degrees Celsius higher in the Gulf of Alaska than they were in the second half of the 20th century.

In the Bering Sea, where sea ice is expected to disappear even in winter, average sea-surface temperatures in summer are expected to be 4 degrees Celsius higher than they were in the second half of the 20th century.

The unusually warm waters in the North Pacific are believed to be linked to a series of animal illnesses and deaths, big algal blooms and marine oddities over the past few years. For instance, dozens of whales were found dead in 2015 and 2016 in the Gulf of Alaska. Tens of thousands of dead common murres have been found since last spring on Gulf of Alaska beaches. An unprecedented die-off of tufted puffins was discovered this past fall along the coasts of St. Paul Island in the Bering Sea. Sea otters in Kachemak Bay were found sick or dead in 2015 from what appeared to be algal-produced toxins.

The warm water believed to be linked to these problems was not just at the top layer of the sea. It reached about 80 metres in depth off Alaska and 200 metres in some spots

According to meteorologists, the long-term warming is likely to make the climate event of the past three years a preview of what is to come in future decades. Said one researcher: « This recent  warm-up is kind of going to be more typical of what conditions are going to be in the 2040s and 2050s. »

Source: Alaska Dispatch News.

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Victimes du réchauffement climatique: La glace et les loutres de mer.

(Photos: C. Grandpey)

Bogoslof (Alaska): Encore et encore ! // Again and again !

drapeau-francaisUne éruption de type explosif a débuté ce matin à 6h50 (heure locale) sur le Bogoslof. Elle a généré un panache qui est monté jusqu’à 9000 mètres d’altitude. Le nuage a été observé sur les images satellitaires à 7 heures ; il s’est ensuite dirigé vers le SE et vers le NE en maintenant une altitude d’environ 6000 mètres. Le nuage était riche en glace mais il contenait probablement aussi de la cendre. Cette éruption a été du même type que les précédentes.

La couleur de l’alerte aérienne est maintenue au ROUGE.

Source : AVO.

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drapeau-anglaisAn explosive eruption began at 06:50 (local time) this morning at Bogoslof Volcano. It produced a cloud that rose up to 9,000 metres. The cloud was observed in satellite at 07:00 and then spread towards the southeast at lower altitudes, and to the northeast at altitudes above about 6,000 metres. The cloud was ice-rich, but likely contained volcanic ash. This event appears similar in size to others in the ongoing eruptive sequence.
The Aviation Colour Code remains at RED.

Source : AVO.

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Modifications apportées aux rivages de l’Ile Bogoslof suite à l’activité éruptive entre le 11 et le 24 janvier 2017 (Source: AVO)

Bogoslof (Alaska): Ça continue ! // New eruption !

drapeau-francaisLe Bogoslof a connu une nouvelle éruption ce matin à 4h53 (heure locale), détectée grâce aux signaux sismiques et aux éclairs qui ont accompagné l’événement. Le nuage éruptif était riche en glace mais contenait aussi probablement de la cendre. Sa hauteur a d’abord été estimée à 9000-9500 mètres, mais les images satellites l’ont abaissée à 7600 mètres.

La couleur de l’alerte aérienne est maintenue au Rouge.

Source: AVO.

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drapeau-anglaisA new eruption of Bogoslof began at 04:53 (local time) this morning as shown in seismic data and by lightning detection. The eruptive cloud was ice-rich, but likely contained volcanic ash. The cloud height was initially estimated at 9,000-9,500 metres, but subsequent satellite images show transport at about 7,600 metres.
The Aviation Colour Code remains at RED.

Source: AVO.

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Le nuage de cendre a atteint Unalaska où quelques faibles retombées ont été observées (Source: NOAA)

Plateforme glaciaire Larsen C (Antarctique): Rupture imminente ? // Is the Larsen C ice shelf about to break off in Antarctica?

drapeau-francaisLa fracture qui tranche la plateforme glaciaire Larsen C est en train de s’allonger en Antarctique. Encore 10,2 km et un iceberg d’au moins 5 000 kilomètres carrés partira à la dérive dans l’océan. Alors qu’elle était encore longue de 18 km il y a deux semaines, la balafre progresse de jour en jour et les scientifiques pensent qu’elle peut finir de s’ouvrir à tout moment. Il est toutefois impossible de dire exactement quand l’événement aura lieu.
Les scientifiques craignent que le vêlage accélère la désintégration de la plate-forme proprement dite ainsi que la progression des glaciers qui se trouvent derrière elle. Une fois que l’iceberg aura quitté la plateforme Larsen C, cette dernière aura perdu plus de 10 pour cent de sa superficie et sa partie frontale aura la position la plus reculée jamais enregistrée.
La plateforme Larsen C semble suivre l’exemple de sa voisine Larsen B qui s’est désintégrée en 2002 à la suite d’un événement de vêlage induit par une fracturation. La plate-forme est la plus septentrionale de la Péninsule Antarctique. Cette partie du continent s’est réchauffée rapidement au cours des dernières années et la plateforme est minée à la fois par le bas par le réchauffement des eaux océaniques, et par le haut à cause de l’augmentation de la température de l’air.
Comme je l’ai écrit précédemment, les plateformes glaciaires flottantes ne font pas s’élever le niveau de la mer lorsqu’elles se désintègrent ou libèrent de gros icebergs. En effet, cette glace repose déjà à la surface de l’océan, comme un glaçon dans un verre d’eau. Cependant, comme ces plateformes retiennent les glaciers qui se trouvent derrière elles, quand elles cèdent, les glaciers accélèrent leur glissement dans la mer dans un processus irréversible qui ajoute de l’eau à l’océan et contribue à l’élévation de son niveau.
L’ensemble de l’Antarctique Ouest contient suffisamment de glace pour faire monter le niveau de nos océans de 3 à 4,5 mètres si cette glace devait fondre dans sa totalité. Ce processus prendrait probablement des siècles, même si l’élévation du niveau de la mer s’accélère déjà dans le monde avec la fonte des glaciers et la hausse des températures.
Source: Projet MIDAS (Université de Swansea)

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drapeau-anglaisJust 10.2 km of ice are holding an iceberg with an area of at least 5,000 square kilometres onto the floating Larsen C Ice Shelf in Antarctica. This means the crack in the ice is getting longer every day (it was 18 km long two weeks ago), and scientists warn it could break away at any time. However, it is impossible to say exactly when the event will take place.

Scientists are worried that the calving event could speed up the disintegration of the broader shelf and land-based glaciers that lie behind it. When it calves, the Larsen C Ice Shelf will lose more than 10 percent of its area and leave the ice front at its most retreated position ever recorded.

Larsen C will probably follow the example of its neighbour Larsen B, which disintegrated in 2002 following a similar rift-induced calving event. The shelf is the most northerly of the remaining major Antarctic Peninsula ice shelves. This part of Antarctica has been warming rapidly in recent years, and the shelf is being undermined from below by warming ocean waters, as well as from above by increasing air temperatures.

As I put it before, floating ice shelves don’t raise sea levels when they disintegrate or lose large icebergs. This is because their ice is already resting in the ocean, like an ice cube in a glass. However, because they act like doorstops to the land-based glaciers behind them, so that when the shelves give way, the glaciers can start accelerating their sliding into the sea in a process which is impossible to stop. This adds new water to the ocean and contributes to increasing sea levels.

The entire West Antarctic Ice Sheet contains enough ice to raise global sea levels by another 3 to 4.5 metres if it were all to melt. This process would likely take centuries though sea level rise is already accelerating worldwide as glaciers melt and ocean temperatures increase.

Source: Project MIDAS (Swansea University).

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Progression de la fracture dans la plateforme Larsen C.

(Source: MIDAS – Swansea University)