Glaciers : Le vêlage hivernal peut être dangereux // Winter calving may be dangerous

drapeau-francaisLes glaciers qui finissent leur course dans la mer ou dans un lac vêlent en permanence, même en hiver, saison où ils peuvent devenir dangereux. Un bon exemple vient d’être donné par le Glacier Portage en Alaska qui se termine dans un lac – le lac Portage – à environ 80 km d’Anchorage. Comme tous les autres glaciers de l’État, le Glacier Portage fond et recule, comme j’ai pu l’observer lors d’une visite en septembre 2016 (voir photos ci-dessous). Cependant, malgré le recul de sa partie frontale, le glacier est une rivière qui avance de plusieurs mètres chaque année.
Pendant l’hiver, le lac Portage gèle et la glace est suffisamment épaisse pour permettre aux gens de marcher ou se déplacer à vélo dessus.

Le 7 janvier 2017, un couple qui se trouvait à proximité du glacier a vu un énorme bloc de glace d’environ 30 mètres de large s’écrouler dans le lac en faisant jaillir de gros morceaux de glace et des gerbes d’eau. L’événement a duré une dizaine de secondes. Puis le couple entendit un craquement bruyant et vit avec effroi la glace commencer à se fendre. Les gens qui se trouvaient près du glacier ont commencé à courir. La vague provoquée par l’effondrement du glacier a soulevé la glace à la surface du lac et des plaques entières sont venues s’écraser sur les berges.
Le glacier et le lac appartiennent tous deux au domaine public et il n’y a aucune restriction d’accès. Toutefois, le lac Portage a une dynamique complexe, gérée à la fois par l’épaisseur de la glace à sa surface et le comportement du glacier qui est imprévisible. Comme l’explique un glaciologue de l’USGS: «Alors que la glace à la surface du lac peut créer une certaine stabilité à la base d’un glacier, elle ne l’empêchera pas de vêler. On peut comparer le vêlage aux séismes : on peut dire quels glaciers peuvent provoquer des effondrements majeurs pendant le vêlage, mais on ne peut pas prévoir quand ou comment aura lieu le prochain événement.»
En 1964, un groupe de scientifiques se trouvait sur la glace du lac Portage pendant le puissant séisme de M 9,2 du Vendredi Saint. Les secousses ont fait onduler et se fendre la glace à la surface du lac et des avalanches ont dévalé les pentes des montagnes environnantes. Par chance, il n’y a pas eu de victimes.

L’événement du 7 janvier 2017 était beaucoup moins important que celui de 1964. En dépit de la glace qui s’était fragmentée, le couple a pu rejoindre la berge et se mettre en sécurité.
Source: Alaska Dispatch News.

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drapeau-anglaisTidal glaciers calve all the time, even in winter and can become dangerous. A good example has just been given by the Portage Glacier in Alaska that ends up in a lake – Portage Lake – about 80 km from Anchorage. Like all the other glaciers in the State, Portage Glacier is melting and receding, as I could observe it during a visit in September 2016 (see photos below). However, although the front is retreating, the glacier is a river of ice that keeps moving forward by several metres every year.

During the winter, Portage Lake freezes and the ice is thick enough to allow people to go walking or riding on it. On January 7th 2017, a couple who was close to the Portage Glacier saw a massive piece of ice about 30 metres wide calve into the lake, shooting out big chunks of lake ice and water. The event lasted about 10 seconds. Then they heard a loud crack and watched the ice begin to splinter all around them. People closer to the glacier began to run. An underwater wave pushed up the ice and dislodged parts of it from the shore.

Both the glacier and the lake are on public land and there is no restriction on access. But Portage Lake has a complex dynamic, influenced by both the thickness of the ice and the unpredictable glacier. As a USGS glaciologist explains: “While lake ice can create some stability at the base of a glacier, it won’t stop it from calving. We think of calving a bit like earthquakes, where we can say which glaciers are susceptible to large events, but a predictive capacity of when or how large the next event will be is impossible.”

In 1964, a group of scientists were on Portage Lake ice during the Good Friday earthquake. The M 9.2 quake caused ice on the lake to ripple and crack, and avalanches crashed down in the surrounding mountains.

The 7 January event was far less important. Despite the fragmented ice, the group made it to shore safely.

Source : Alaska Dispatch News.

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Photos: C. Grandpey

Pas de hausse de la sismicité au Canada à cause du changement climatique // No increase in seismicity in Canada because of climate change

drapeau-francaisAvec le changement climatique, certains scientifiques pensent que l’on observera une intensification de l’activité sismique au Canada. Selon eux, la hausse des températures provoque la fonte de grosses masses de glace et des pluies plus abondantes, ce qui pourrait entraîner une activité sismique plus fréquente. Les séismes n’ont rien d’exceptionnel au Canada. Un séisme de M 5,8 a déjà secoué le Nunavut, un événement de M 5.1 a été enregistré au large de la Colombie-Britannique et un tremblement de terre de M 2,7 a secoué la Nouvelle-Écosse.
Toutefois, même si de nombreuses régions du Canada sont sujettes à une activité sismique, la plupart des scientifiques affirment que les Canadiens ne devraient pas trop s’inquiéter car la ville où ils habitent ne deviendra pas subitement un foyer sismique en raison de la hausse de la température. Des séismes sont enregistrés au Canada des milliers de fois chaque année. Grâce à Internet, aux réseaux sociaux et aux applications pour smartphones, les gens peuvent maintenant être tenus informés de l’activité sismique en temps réel. C’est pourquoi beaucoup pensent qu’il y a une augmentation de cette activité, mais ce n’est pas vrai.
En fait, le changement climatique ne devrait pas provoquer davantage de séismes. La plupart des schémas sismiques que nous connaissons appartiennent au 20ème siècle et ont donc été observés pendant une période de changement climatique. Il faut cependant remarquer que dans le nord, les transformations apportées au paysage glaciaire par la hausse des températures se sont accompagnées d’une certaine activité sismique. Le climat plus chaud a provoqué la fonte des glaciers et l’allègement de leur poids de sorte que le sol s’est soulevé lentement. Une  certaine sismicité est susceptible d’accompagner ce phénomène. Il y a quelques semaines, j’ai écrit un article sur l’Islande où une élévation du sol a été observée en suite à la fonte des glaciers, sans sismicité induite par ce phénomène.
https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2015/11/01/les-glaciers-islandais-et-le-rechauffement-climatique-icelands-glaciers-and-global-warming/

En raison de la présence d’une zone de subduction le long de la côte ouest du Canada  – et non en raison du changement climatique – la Colombie-Britannique peut être secouée par de puissants séismes. De tels événements se produisent avec des intervalles de quelques siècles. Le dernier à a eu lieu le 26 janvier 1700. Selon la Commission Géologique du Canada, il y a 30% de chances pour que le Colombie Britannique connaisse un séisme assez fort pour provoquer des dégâts importants dans les 50 prochaines années.

Source: Médias canadiens.

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drapeau-anglaisWith climate change, some scientists believe seismic activity will become more frequent. They think that warmer temperatures prompting heavy masses of ice to melt, and heavier rains to fall, could trigger that activity. An M 5.8 earthquake has already rattled Nunavut, an M 5.1 event was recorded off the coast of British Columbia, and an M 2.7 magnitude quake shook Nova Scotia.

However, even though many parts of Canada are prone to seismic activity, most experts say Canadians should not worry about their town suddenly becoming a earthquake hot spot due to a warmer atmosphere. Earthquakes rattle Canada thousands of times every year. Thanks to the Internet, social media and applications, people are now more aware of the activity that has always commonly occurred. A lot of people think there is suddenly an increase but it is not the case; it is just because they are getting a lot more coverage than they used to.

Climate change should not cause more earthquakes to happen. All the earthquake patterns that we know of are basically from the last century. So the patterns that we know of are already happening in the climate changing world. However, in the North, adjustments to the changing landscape have prompted some seismic activity. With higher temperatures causing the melting of the glaciers, the weight of those receding glaciers has been lifted so that the ground is slowly moving up, and earthquakes may occur because of that phenomenon. I wrote an article about Iceland where ground uplifting has been observed due to glacier melting but no seismicity was induced by this phenomenon.

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2015/11/01/les-glaciers-islandais-et-le-rechauffement-climatique-icelands-glaciers-and-global-warming/

Because of a subduction zone along the coast – and no because of  climate change – British Columbia is prone to large earthquakes. Those massive earthquakes happen every few hundred years. The last one to strike along the British Columbia coast was on January 26th, 1700. According to the Geological Survey of Canada, there is a 30% chance that B.C. will see an earthquake strong enough to cause significant damage in the next 50 years.

Source: Canadian news media.

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Athabasca: glacier canadien à la fonte et au recul impressionnants.

(Photo: C. Grandpey)

Plateforme glaciaire Larsen C (Antarctique): Rupture imminente ? // Is the Larsen C ice shelf about to break off in Antarctica?

drapeau-francaisLa fracture qui tranche la plateforme glaciaire Larsen C est en train de s’allonger en Antarctique. Encore 10,2 km et un iceberg d’au moins 5 000 kilomètres carrés partira à la dérive dans l’océan. Alors qu’elle était encore longue de 18 km il y a deux semaines, la balafre progresse de jour en jour et les scientifiques pensent qu’elle peut finir de s’ouvrir à tout moment. Il est toutefois impossible de dire exactement quand l’événement aura lieu.
Les scientifiques craignent que le vêlage accélère la désintégration de la plate-forme proprement dite ainsi que la progression des glaciers qui se trouvent derrière elle. Une fois que l’iceberg aura quitté la plateforme Larsen C, cette dernière aura perdu plus de 10 pour cent de sa superficie et sa partie frontale aura la position la plus reculée jamais enregistrée.
La plateforme Larsen C semble suivre l’exemple de sa voisine Larsen B qui s’est désintégrée en 2002 à la suite d’un événement de vêlage induit par une fracturation. La plate-forme est la plus septentrionale de la Péninsule Antarctique. Cette partie du continent s’est réchauffée rapidement au cours des dernières années et la plateforme est minée à la fois par le bas par le réchauffement des eaux océaniques, et par le haut à cause de l’augmentation de la température de l’air.
Comme je l’ai écrit précédemment, les plateformes glaciaires flottantes ne font pas s’élever le niveau de la mer lorsqu’elles se désintègrent ou libèrent de gros icebergs. En effet, cette glace repose déjà à la surface de l’océan, comme un glaçon dans un verre d’eau. Cependant, comme ces plateformes retiennent les glaciers qui se trouvent derrière elles, quand elles cèdent, les glaciers accélèrent leur glissement dans la mer dans un processus irréversible qui ajoute de l’eau à l’océan et contribue à l’élévation de son niveau.
L’ensemble de l’Antarctique Ouest contient suffisamment de glace pour faire monter le niveau de nos océans de 3 à 4,5 mètres si cette glace devait fondre dans sa totalité. Ce processus prendrait probablement des siècles, même si l’élévation du niveau de la mer s’accélère déjà dans le monde avec la fonte des glaciers et la hausse des températures.
Source: Projet MIDAS (Université de Swansea)

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drapeau-anglaisJust 10.2 km of ice are holding an iceberg with an area of at least 5,000 square kilometres onto the floating Larsen C Ice Shelf in Antarctica. This means the crack in the ice is getting longer every day (it was 18 km long two weeks ago), and scientists warn it could break away at any time. However, it is impossible to say exactly when the event will take place.

Scientists are worried that the calving event could speed up the disintegration of the broader shelf and land-based glaciers that lie behind it. When it calves, the Larsen C Ice Shelf will lose more than 10 percent of its area and leave the ice front at its most retreated position ever recorded.

Larsen C will probably follow the example of its neighbour Larsen B, which disintegrated in 2002 following a similar rift-induced calving event. The shelf is the most northerly of the remaining major Antarctic Peninsula ice shelves. This part of Antarctica has been warming rapidly in recent years, and the shelf is being undermined from below by warming ocean waters, as well as from above by increasing air temperatures.

As I put it before, floating ice shelves don’t raise sea levels when they disintegrate or lose large icebergs. This is because their ice is already resting in the ocean, like an ice cube in a glass. However, because they act like doorstops to the land-based glaciers behind them, so that when the shelves give way, the glaciers can start accelerating their sliding into the sea in a process which is impossible to stop. This adds new water to the ocean and contributes to increasing sea levels.

The entire West Antarctic Ice Sheet contains enough ice to raise global sea levels by another 3 to 4.5 metres if it were all to melt. This process would likely take centuries though sea level rise is already accelerating worldwide as glaciers melt and ocean temperatures increase.

Source: Project MIDAS (Swansea University).

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Progression de la fracture dans la plateforme Larsen C.

(Source: MIDAS – Swansea University)

Réchauffement climatique : Allons nous jouer aux apprentis sorciers ? // Global warming : Are we going to play the sorcerer’s apprentices?

drapeau-francaisAlors que le réchauffement climatique continue son bonhomme de chemin et semble être incontrôlable, certains commencent à imaginer des moyens pour faire face à cette situation. Dans nos montagnes, on a déjà trouvé la technique pour produire de la neige artificielle, également baptisée « neige de culture » pour ne pas froisser ses détracteurs. A plus grande échelle, certains chercheurs s’évertuent à trouver des solutions qui permettraient de refroidir le climat. La plupart des groupes écologistes sont résolument opposés à de telles expériences et ils exigent un moratoire mondial sur ces initiatives.
L’un des projets consisterait à réfléchir la lumière du soleil vers l’espace dans le but de refroidir la planète. Il suffirait d’ensemencer la stratosphère avec des particules de dioxyde de soufre comme cela s’est produit naturellement au moment de l’éruption du Pinatubo qui a injecté des millions de tonnes de SO2 dans la stratosphère en 1992. Cet événement naturel a abaissé la température moyenne de la Terre d’environ 0,7°C pendant plusieurs mois.
Une autre proposition concerne des navires spécialement conçus pour pulvériser de l’eau de mer dans l’air afin que les particules de sel blanchissent les nuages à basse altitude au-dessus de la mer, augmentant ainsi leur pouvoir réfléchissant.
Au cours de la COP22 de Marrakech en novembre 2016, des chercheurs de l’Université de Cambridge ont exprimé leur frustration devant l’opposition des écologistes aux tentatives de refroidissement du climat. Ils ont évoqué une expérience dans laquelle les scientifiques pourraient essayer de faire blanchir, sur une zone relativement réduite, les nuages au-dessus de l’Arctique afin de voir si on pourrait inverser le processus de fonte rapide de la glace de mer pendant l’été. Lors de cette même conférence, un chercheur britannique a comparé le rapide réchauffement du climat dans les années à venir à la seconde guerre mondiale. Il a fait remarquer que «l’urgence de gagner la guerre contre Hitler était telle que des choses ont été réalisées, comme le débarquement en Normandie, sans se soucier de l’opinion publique. Parfois, l’urgence est telle que nous devons effectuer des recherches, et vite.»  Il a ajouté qu’il n’était pas favorable à la manipulation, mais à la recherche.
En 2011, les protestations des militants écologistes ont permis d’annuler l’expérience SPICE (Stratospheric Particle Injection for Climate Enginieering) dans laquelle les chercheurs prévoyaient de hisser un tuyau d’un kilomètre de hauteur à l’aide de ballons pour pulvériser de la vapeur d’eau. Le but était simplement de voir si l’expérience serait couronnée de succès.
Jusqu’à présent, le gouvernement des États-Unis ne s’est pas opposé à la recherche de solutions artificielles pour refroidir le climat, mais cela pourrait changer. Alors que le président Obama quitte ses fonctions, le Global Change Research Program (USGCRP), programme de recherches sur le changement climatique aux Etats-Unis, vient de publier ses projets pour la période 2012-2021, avec une mise à jour triennale qui entrouvre la porte pour de telles recherches.
Bien que les manipulations climatiques ne puissent se substituer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre et à l’adaptation au changement climatique actuel, certains types d’interventions pourraient un jour être utilisés pour gérer les changements climatiques. D’autres pays ou le secteur privé pourraient décider un jour de mener de telles expériences, indépendamment du gouvernement des États-Unis. Le prochain programme de recherche sur le changement climatique aux Etats Unis pourrait laisser supposer que le gouvernement fédéral ignorera ceux qui sont contre les manipulations climatiques et favorisera les recherches dans ce domaine!
Source: Reason magazine.

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drapeau-anglaisWhile global warming is going on and seems to be uncontrollable, some researchers are beginning to imagine ways to cope with this situation. In our mountains, we have already found the technique to produce artificial snow. On a larger scale, some scientists are striving to find solutions that would cool the climate. Most environmental activist groups are resolutely opposed to such experiments and they ask for a global moratorium.

One of the projects would consist in reflecting sunlight back into space as way to cool the planet. In one proposal the stratosphere would be seeded with reflective sulphur dioxide particles. Reference is made to the eruption of Mt. Pinatubo that injected millions of tons of SO2 into the stratosphere in 1992. It functioned as a natural experiment that lowered global average temperature by around 0.7°C for several months.

Another proposal is to have specially designed ships spray seawater into the air so that salt particles functioning as cloud nuclei can whiten, and thus make more reflective, low-level maritime clouds.

At the Marrakech United Nations climate change conference (COP 22) in November, Cambridge University researchers expressed their frustration with environmentalist obstructionism with regard to geoengineering experiments to test the feasibility of cooling the climate. They discussed one possible experiment in which maritime cloud whitening might be tried at a relatively small scale at the edge of the Arctic sea ice to see if it could reverse the recent steep decline in Arctic summer sea ice. During this same conference, a British researcher analogized a future period of especially rapid warming to World War II noting that « the urgency of winning the war against Hitler was such that things were done, like the Normandy landing, without thinking too much whether people agreed. Sometimes the urgency is such that we need to do the research, and fast. » He added that he was not pro-geoengineering, but pro-research.

Protests from Green activists in 2011 managed to cancel the SPICE experiment (Stratospheric Particle Injection for Climate Enginieering) in which researchers would hoist a hose using balloons a kilometer into the air to spray water vapour. The goal was merely to see if such a pipeline would work.

Up to now, the U.S. government has not sanctioned research on an emergency backup cooling system. That may change. As President Obama is departing, U.S. Global Change Research Program (USGCRP) has just issued its National Global Change Research Plan 2012–2021: A Triennial Update that opens the door a tiny crack to such research.

While climate intervention cannot substitute for reducing greenhouse gas emissions and adapting to the climate change that occurs, some types of deliberative climate intervention may someday be used in managing climate change. Other countries or the private sector may decide some day to conduct intervention experiments independently from the U.S. Government. The next National Global Change Research Plan may indicate that the federal government will ignore anti-geoengineering activists and also now become pro-research!  .

Source: Reason magazine.

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Des solutions pour ralentir la fonte de la glace de mer? (Photo: C. Grandpey)