L’alimentation magmatique du rift est-africain // The East African Rift’s magma feeding system

Le rift est-africain est l’un des plus vastes systèmes de rift de la planète. Il s’étend sur plus de 6 400 kilomètres, de l’Éthiopie au nord jusqu’au Malawi au sud. Il est parsemé de vallées de rift secondaires et de régions volcaniques actives, parmi lesquelles figurent certains des volcans les plus célèbres au monde, comme le Kilimandjaro et l’Ol Doinyo Lengai en Tanzanie, ou encore l’Erta Ale en Éthiopie. Cette activité volcanique fait de l’Afrique de l’Est un point chaud géothermique. Ainsi, une grande partie de l’électricité du Kenya est d’origine géothermique.
L’exploitation de cette énergie géothermique présente des avantages pour les scientifiques qui étudient le rift est-africain. Ils peuvent profiter des forages géothermiques pour mieux comprendre les mécanismes qui régissent les processus géologiques dans la région. Bien que la théorie dominante, avec une remontée de magma du manteau profond, soit à l’origine du processus de formation du rift, il est très difficile de déterminer si ce phénomène provient d’un panache unique d’origine profonde ou de plusieurs panaches disséminés le long du rift est-africain.

Dans une nouvelle étude publiée dans la revue Geophysical Research Letters, des scientifiques de l’Université de Glasgow ont utilisé des données recueillies sur le champ géothermique de Menengai au Kenya. Ils ont analysé le néon, un gaz rare, et conclu qu’il provient du manteau profond, probablement d’une zone entre le noyau externe et le manteau. Grâce à la spectrométrie de masse de haute précision, l’équipe scientifique a également détecté une « empreinte » commune des gaz sur une grande distance, ce qui étaye l’idée que le rift est-africain est alimenté par un seul « super panache » plutôt que par plusieurs processus à moindre profondeur.
La nouvelle étude émet l’hypothèse d’une masse de matériaux à très haute température en provenance de la limite noyau-manteau sous l’Afrique de l’Est. La pression de cette masse fait s’écarter les plaques tectoniques et se soulever cette partie du continent africain qui se trouve ainsi à plusieurs centaines de mètres au-dessus de son niveau normal.
Pour déterminer si le rift est-africain est effectivement alimenté par un super panache, les chercheurs ont d’abord dû analyser les isotopes du néon car les gaz rares peuvent révéler le comportement de la Terre dans les profondeurs. Cependant, ces gaz sont également facilement contaminés, à la fois par l’atmosphère et par d’autres gaz rares qui se forment dans la lithosphère. En analysant les gaz rares du champ géothermique kényan, les scientifiques ont constaté que la contamination était minime. Ils ont également découvert que les caractéristiques isotopiques du néon avaient également été observées dans d’autres parties du système de rift, notamment dans les basaltes de l’Afar en Éthiopie et dans la vallée du Rift occidental, entre l’Ouganda et la République Démocratique du Congo. Selon ses auteurs, l’étude « fournit la première preuve géochimique de l’existence d’un manteau profond commun sous l’ensemble du système de rift est-africain ».
Ces données concordent également avec une étude de 2023 de la Virginia Tech qui a cherché à comprendre pourquoi le rift est-africain présentait des déformations parallèles, et non perpendiculaires, au rift. Leur analyse a étayé l’idée qu’un super panache à la source profonde devait propulser le magma vers le nord, donnant naissance à ces étranges déformations.
Bien que le rift est-africain semble relativement statique si l’on se place au niveau de l’espérance de vie humaine, il pourrait à terme déchirer l’Afrique en deux. Autrement dit, ce à quoi nous assistons actuellement pourrait un jour donner naissance à un nouvel océan. Cependant, toutes les rifts ne se transforment pas en océans. L’évolution géologique de notre planète dira un jour ce qu’il en est du rift est-africain.
Source : Popular Mechanics via Yahoo News.

Source: Wikipedia

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In East Africa, the East African Rift System (EARS) is one of the largest rift systems on Earth. It stretches over 6,400 kilometers from Ethiopia in the north to Malawi in the south. It is filled with rift valleys and active volcanic regions that include some of the world’s most famous volcanoes, like Mount Kilimanjaro and Ol Doinyo Lengai in Tanzania), or Erta Ale in Ethiopia. This volcanic activity means that eastern Africa is a geothermal hotspot. For example, a large majority of Kenya’s electricity is of geothermal origin.

Geothermal energy has positive side effects for scientists studying EARS. They can take advantage of the geothermal drilling to gain a better understanding of what is driving the geologic processes in the region. Although the running theory is that hot, buoyant deep-mantle upwelling drives the rifting process, it has been very difficult to figure out if this comes from one deep-sourced plume or multiple plumes along the EARS expanse.

In a new study published in the journal Geophysical Research Letters. , scientists at the University of Glasgow, using data gathered at the Menengai geothermal field in Kenya, analyzed of the noble gas neon and determined that it originates in the deep mantle, probably between the outer core and the mantle. Using high precision mass spectrometry, the scientific team also determined a common “fingerprint” of gases across a far distance, which supports the idea that EARS is powered by one singular “superplume” rather than multiple, shallower processes.

The new research suggests that a giant hot blob of rock from the core-mantle boundary is present beneath East Africa ; it is driving the plates apart and propping up the Africa continent so it is hundreds of meters higher than normal.

To investigate whether EARS is in fact powered by a superplume, the researchers first needed to analyze neon isotopes, as noble gasses can reveal deep Earth behavior. However, these gases are also easily contaminated, both by the atmosphere and by other noble gases formed in the lithosphere. However, by analyzing noble gases from the Kenyan geothermal field, scientists found that contamination was minimal. Additionally, they discovered that those same neon isotopic features had also been observed in other parts of the rift system, including in basalts from the Afar plume in Ethiopia, and in the Western Rift Valley between Uganda and the Democratic Republic of Congo. According to its authors, the study “provides the first geochemical evidence for a common deep mantle beneath the entirety of the East African Rift System.”

This data also aligns with a 2023 study from Virginia Tech that investigated why EARS displayed deformations parallel to the rift rather than perpendicular. Their analysis supported the idea that a deep-rooted superplume must be driving a northward-moving magma flow in order for these strange deformations to take shape.

While EARS appears somewhat static, at least, from a human lifespan perspective, the rift could eventually tear Africa in two. So, what we are now witnessing could one day result in the birth of an entirely new ocean. However, not all rifts turn into oceans, so we won’t know for sure until geologic history takes its course.

Source : Popular Mechanics via Yahoo News.

Les journalistes français découvrent la fonte des glaciers !

Alors que la presse suisse insistait sur le rôle joué par le réchauffement climatique dans l’effondrement du glacier Birch sur le village valaisan de Blatten, la presse française se faisait étrangement discrète sur le sujet. Cette frilosité ne date pas d’hier.

Le 5 mai 2025, j’ai publié une note intitulée «  2025, Année des Glaciers : ne pas l’oublier ! » J’expliquais que la présence des glaciers est essentielle à l’équilibre de la vie sur notre planète. J’ajoutais qu’on a malheureusement l’impression que la majorité de la population se désintéresse du sujet et s’attarde sur des choses beaucoup plus frivoles. Je viens de m’en rendre compte en lisant un article publié sur le site de la radio France Info dans lequel l’auteur semble découvrir ce que je ne cesse de rappeler sur ce blog.

S’appuyant sur une étude parue dans la revue Science, le journaliste nous explique que les glaciers sont plus fragiles face au réchauffement climatique qu’on ne le pensait et que les trois-quarts de leur masse pourraient disparaître dans les siècles à venir si rien ne change. Or, on sait cela depuis longtemps ! La fonte des glaciers aurait des conséquences dramatiques, car ils constituent d’importants régulateurs climatiques et jouent un rôle crucial dans l’approvisionnement en eau douce de milliards de personnes. J’en ai parlé à maintes reprises à propos de l’Asie, région du monde pour laquelle les glaciers sont un véritable château d’eau.

L’article nous annonce que la fonte des glaciers dans le monde serait sur le long terme bien plus importante qu’escompté, notamment dans le cas où le monde maintiendrait sa trajectoire actuelle de réchauffement climatique, avec une perte estimée de 76% des glaces actuelles. Le journaliste ajoute que les glaciers alpins ont perdu 40% de leur masse, ce qui n’a absolument rien d’un scoop.

Il paraît qu’il y aurait un « message d’espoir » dans le cas où l’humanité parviendrait à maintenir la hausse des températures sous le seuil des 1,5°C par rapport à l’ère préindustrielle, conformément à l’Accord de Paris sur le climat. Si l’auteur de l’article se tenait au courant, il saurait que pour la plupart des glaciologues et climatologues, la partie est d’ores et déjà perdue car on se dirige vers un réchauffement de 3 ou 4 degrés Celsius dans les prochaines décennies. Il est malhonnête de vouloir rassurer les lecteurs et les auditeurs en faisant semblant d’ignorer la vérité.

Photo: C. Grandpey

Vous avez dit réintroduction ?

Le samedi 24 mai 2025, la chaîne de télévision ARTE proposait un documentaire intitulé « Les loups, sauveurs du Parc de Yellowstone ». Pour comprendre l’histoire de cet animal à Yellowstone, il faut se replonger dans l’histoire de ce parc mythique et magnifique. Yellowstone a été érigé au rang de premier parc national aux États Unis en 1872. Pour ses fondateurs, les prédateurs n’avaient pas leur place dans ce site dédié à l’agrément des familles. Ils ont donc été traqués sans pitié. Il fallait que Yellowstone soit un parc de loisirs sans dangers. Les grizzlies et les ours noirs ont été épargnés parce que dans la conscience populaire ils sont mignons et rappellent les nounours de l’enfance. Mais tous les autres prédateurs, loups, pumas, gloutons ou coyotes, ont été abattus. Sans le savoir, les autorités ont rompu, en procédant ainsi, le fragile équilibre qui existait dans la nature de la région avant la création du Parc. Privés d’ennemis naturels, les wapitis (‘elk’ pour les Américains) ont commencé à proliférer, avec des conséquences désastreuses car ces herbivores broutent tout sur leur passage, réduisant la végétation à une steppe rase. Des battues ont été organisées pour essayer de réguler leur population, mais sans succès.

Les autorités ont alors compris leur erreur et ont décidé de réintroduire des loups prélevés au Canada. Il y a eu, bien sûr, des polémiques car les éleveurs autour des limites du Parc craignaient que les loups viennent attaquer leurs troupeaux. En fait, les loups avaient suffisamment à faire dans le Parc sans aller voir ailleurs. Aujourd’hui, des tirs sont autorisés sur les loups qui s’égareraient dans les prairies du Wyoming ou du Montana voisins.

Les premiers 41 loups ont été acheminés en janvier 1995. Le résultat ne s’est pas fait attendre : le nombre de loups a vite augmenté, tandis que la population de wapitis chutait de 20 000 à 6 000 bêtes. Les effets de la réintroduction du loup ont également été remarquables sur la végétation qui, elle aussi , s’est rééquilibrée avec le retour d ‘espèces arbustives qui avaient disparu.

Photo: C. Grandpey

En France, la réintroduction du loup est la source de nombreuses polémiques et d’accès de colère chez les éleveurs, mais le contexte n’est absolument pas le même qu’à Yellowstone où le loup a été réintroduit dans les zones sauvages où il existait autrefois et où aucune nouvelle activité économique (élevage) n’est apparue depuis le début du 19ème siècle.

En France, c’est très différent. Le loup et l’ours – car à mes yeux le problème est le même pour les deux espèces – vivaient dans notre pays à une époque où le contexte agricole n’avait rien à voir avec ce qu’il est aujourd’hui. Il n’y avait pas d’élevage extensif avec des gros troupeaux. Dans ma tendre enfance des années 1960, j’étais mandaté pour conduire quelques vaches dans leur herbage, les garder et les conduire à l’étable le soir où il fallait traire la laitière du petit groupe. Pareil pour les moutons qui étaient conduits au pré le matin et ramenés à la bergerie le soir. Il y avait très peu de pertes dans les troupeaux à cause d’agressions extérieures.

Aujourd’hui, on voudrait que les éleveurs acceptent la présence du loup et de l’ours alors que les élevages ont pris des dimensions considérables. De plus, on laisse les troupeaux à l’air libre pendant des semaines, à la portée des prédateurs. Essayer de réintroduire des ours et des loups aujourd’hui en France est aussi problématique que vouloir introduire des moutons en Alaska où l’ours est roi. Pour que l’opération réussisse, il faudrait d’abord éliminer les plantigrades !

Ours en Alaska (Photo: C. Grandpey)

Quand je me suis rendu dans les Pyrénées avec Jacques Drouin, le co-auteur du livre « Dans les Pas de l’Ours », j’ai rencontré des éleveurs de moutons auxquels j’ai suggéré d’installer des clôtures électriques amovibles pour protéger les animaux des attaques d’ours. Ce à quoi il ma été répondu qu’installer une clôture signifiait qu’on acceptait la présence de l’ours. La conversation a vite tourné court. À noter que si une clôture électrique peut dissuader un ours de pénétrer dans un enclos, elle sera moins efficace avec le loup qui finira par trouver une solution pour attaquer des ovins

Aujourd’hui, on conseille aux éleveurs de moutons de prendre des patous – déjà utilisés dans les Pyrénées contre l’ours – pour protéger leurs troupeaux contre le loup. C’est bien, même si la parade n’est pas forcément efficace à 100%. Le problème, c’est que le patou est un chien très territorial qui n’admet aucune présence étrangère à proximité immédiate de son troupeau. C’est ainsi que des promeneurs se sont fait agresser par ces chiens, avec un réel danger pour des enfants qui auraient envie de les caresser.

Le loup étant amené à proliférer en France dans les prochaines années, il faudra rapidement trouver des solutions pour protéger les troupeaux. La régulation par des tirs de défense me semble inévitable.

J’imagine que des défenseurs du loup et de l’ours vont pousser les hauts cris en lisant ce post. Je n’ai fait qu’exprimer un point de vue personnel. Je respecte le leur, même si nous pouvons ne pas être d’accord. J’espère qu’ils auront la même attitude à mon égard. Cela s’appelle la tolérance.

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde :

L’Épisode éruptif 23 du Kilauea (Hawaï) a commencé le 25 mai 2025 à 16h15 (heure locale). Les fontaines de lave ont atteint 70 mètres de hauteur à la bouche éruptive sud et plus de 300 mètres à la bouche nord. L’épisode a pris fin vers 22h30 (heure locale) après environ 6 heures et 15 minutes d’activité. Le panache éruptif, fortement chargé de téphras (cendres, scories et cheveux de Pélé), a atteint au moins 1 500  mètres de hauteur. Les coulées de lave ont recouvert environ la moitié du plancher du cratère de l’Halemaʻumaʻu. Au terme de l’épisode, les tiltmètres au sommet du volcan ont de nouveau enregistré une transition de la déflation (pendant l’activité éruptive) à l’inflation. Cela signifie que la chambre magmatique superficielle du Kilauea est de nouveau en train de se remplir et qu’un 24ème épisode devrait se produire dans les prochains jours.

Voici une bonne vidéo qui montre en accéléré les épisodes éruptifs. Un professeur à l’Université d’Hawaï compare les événements actuels avec ceux du passé et se hasarde à faire quelques prévisions :

https://www.youtube.com/watch?v=7Wy-8u90e9s

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Afin de calmer les angoisses de ceux qui s’affolent aux moindres soubresauts des Champs Phlégréens (Italie), voici un résumé du dernier bulletin fourni par l’INGV. L’Institut indique qu’au vu des données de surveillance, « aucun élément n’annonce des évolutions significatives à court terme. » D’un point de vus sismique 23 séismes d’une magnitude maximale de M2,6 ont été enregistrés entre le 19 et le 25 mai 2025. Le soulèvement du sol continue avec une valeur mensuelle moyenne d’environ 15±5 mm. Aucune variation significative des paramètres géochimiques n’a été signalée Le capteur de température installé à proximité de la fumerolle principale de Pisciarelli montre une valeur moyenne relativement stable d’environ 96 °C.

Fumerolle de Pisciarelli (Photo: C. Grandpey)

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L’activité éruptive se poursuit sur le Kanlaon (Philippines). Les émissions quotidiennes de SO2 varient de 653 à 1 836 tonnes. Les émissions de gaz et de vapeur atteignent généralement 75 à 700 m au-dessus du sommet. Les fortes pluies du 22 mai 2025 ont généré des lahars dont les dépôts, composés de boue et de débris, ont bloqué le pont de Biaknabato et une partie de la route de Biaknabato à La Castellana. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 0 à 5). Il est toujours demandé au public de se tenir à au moins 6 km du sommet.
Source : PHIVOLCS.

Crédit photo: PHIVOLCS

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Dans un bulletin spécial publié le 25 mai 2025, le CVGHM a indiqué que l’activité éruptive du Lewotobi Laki-laki (Indonésie) avait diminué après la forte éruption du 18 mai, ainsi que les panaches de cendres et l’incandescence du cratère observés les 19 et 20 mai. Aucun grondement n’était entendu, et aucune incandescence n’était visible au sommet. Une séquence éruptive survenue le 23 mai a produit un épais panache de cendres qui s’est élevé à environ 300 m au-dessus du sommet. Plus tard dans la journée, un survol du sommet par un drone a révélé que de la lave noire avait rempli le cratère. Le 25 mai 2025, le niveau d’alerte a été abaissé à 3 (sur une échelle de 1 à 4) et le public a été invité à rester à au moins 6 km du centre du Laki-laki.
Source : CVGHM.

Vue du Lewotobi en octobre 2024

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Des émissions continues de gaz et de vapeur sont toujours observées sur le Poás (Costa Rica). La teneur en cendres des panaches est très faible, voire inexistante. Les émissions de SO2 restent élevées, bien qu’en baisse par rapport à la semaine précédente. Une intense incandescence est toujours visible dans la Boca A et la Boca C. Le 21 mai, la température maximale mesurée à la Boca A atteignait 470 °C. Le niveau d’alerte volcanique reste à 3.
Source : OVSICORI.

Incandescence dans l’une des bouches du Poás (Crédit photo: OVSICORI)

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Dans sa dernière mise à jour, l’AVO indique que l’intrusion magmatique sous le mont Spurr (Alaska) s’est arrêtée et que la probabilité d’une éruption continue de diminuer. Cependant, le volcan reste à un niveau d’activité élevé et une éruption explosive comme celles de 1953 et 1992 est toujours possible.
D’après des observations récentes, l’activité sismique reste élevée, mais avec un déclin constant de fin mars à avril. Les valeurs de SO2 au sommet sont supérieures à la normale, mais semblables aux niveaux de 2004-2006. Aucune concentration de SO2 n’a été détectée dans le cratère sommital. De plus, les satellites ont régulièrement détecté de faibles concentrations de SO2 au sommet du mont Spurr au cours des dernières semaines. La déformation du sol est à l’arrêt depuis la mi-mars, ce qui laisse supposer que l’intrusion magmatique peu profonde s’est arrêtée. Aucun changement significatif n’a été observé dans les fumerolles au niveau du cratère sommital au cours du mois dernier.
Source : AVO.

Source: AVO

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ».
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news about volcanic activity in the world:

Eruptive episode 23 at Kilauea volcano (Hawaii) officially started on May 25th, 2025 at 4:15 pm (local time). The lava fountains reached heights of 70 m at the south vent and more than 300 meters at the north vent. The episode ended at about 10;30 pm (local time) after about 6 hours and 15 minutes of activity. The eruptive plume was heavily laden with tephra (ash, scoria, and Pele’s hair) and reached at least 1,500 meters in height. Lava flows covered about half of the floor of Halemaʻumaʻu crater. At the conclusion of the episode, summit tiltmeters again recorded a transition from deflation (during the eruptive activity) to inflation. This means that Kilauea’s shallow magma chamber is filling again and that a 24th episode is likely in the coming days.

Here’s a good video showing the eruptive episodes in time-lapse. A professor at the University of Hawaii compares the current events with those of the past and ventures some predictions:
https://www.youtube.com/watch?v=7Wy-8u90e9s

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In order to quiet down those who panic at the slightest jolts in the Phlegraean Fields (Italy), here is a summary of the latest bulletin provided by the INGV. The Institute indicates that, based on monitoring data, « no element indicates significant changes in the short term. » From a seismic point of view, 23 earthquakes with a maximum magnitude of M2.6 were recorded between May 19 and 25 2025. Ground uplift continues with a monthly average value of about 15±5 mm. No significant variation in geochemical parameters has been reported. The temperature sensor installed near the main Pisciarelli fumarole shows a relatively stable average value of about 96 °C.

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Eruptive activity continues at Kanlaon (Philippines). Daily SO2 emissions range from 653 to 1,836 tonnes per day. Gas-and-steam emissions generally rikse 75-700 m above the summit. Heavy rain on 22 May 2025 generated lahars whose deposits, consisting of mud and volcanic debris, blocked the Biaknabato Bridge and a portion of the Biaknabato Highway in La Castellana. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 0-5). The public is still asked to stay 6 km away from the summit.

Source : PHIVOLCS.

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In a special bulletin released on 25 May 2025, CVGHM stated that eruptive activity at Lewotobi Laki-laki (Indonesia) had decreased after the large 18 May eruption and subsequent ash plumes and crater incandescence observed during 19-20 May. No rumbling was heard and no incandescence was visible at the summit. An eruptive event on 23 May produced a dense gray ash plume that rose around 300 m above the summit. Later that day a drone flight over the summit revealed that dark lava had filled the crater. On 25 May 2025 the Alert Level was lowered to 3 on a scale of 1-4) and the public was asked to stay at least 6 km away from the center of Laki-laki.

Source : CVGHM.

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Continuing gas-and-steam emissions are still obserrved at Poás (Costa Rica). Ash content of the plumes is either very low or not present. SO2 emissions remain at high levels, though they have decreased compared to the previous week. Intense incandescence continues to be visible at both Boca A and Boca C vents. On 21 May the temperature at Boca A was measured at a maximum of 470° C. The volcano Alert Level remains at 3.

Source : OVSICORI.

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In its latest update, AVO indicates that the magma intrusion beneath Mount Spurr (Alaska) has stalled, and the likelihood of an eruption continues to gradually decline. However, the volcano remains at an elevated state of unrest, and an explosive eruption like those that occurred in 1953 and 1992 is still possible.

According to recent observations, seismic activity remains elevated, but following a steady decline from late March through April. SO2 values at the summit are above background, but similar to 2004-2006 observations. No SO2 was detected from Crater Peak. In addition, satellites have regularly detected low-level SO2 from Mount Spurr in the past several weeks. Ground deformation has paused since mid-March, suggesting the shallow magma intrusion has stalled. There have also been no significant changes to the fumaroles within Crater Peak over the past month.

Source : AVO.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ».

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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