Tornades et réchauffement climatique

Le lundi 20 octobre 2025, une tornade a causé de très importants dégâts à Ermont, dans le Val d’Oise. Le vent a provoqué la chute de trois grues et fait au moins un mort, quatre blessés « en urgence absolue » et cinq « en urgence relative. » D’importants dégâts matériels sont également à déplorer en raison des vents violents survenus vers 17h45. Sur place, 80 pompiers, 50 policiers et 20 membres du Samu ont été mobilisés, selon la préfecture, qui précise que l’épisode météorologique est « à présent terminé ».

Image des dégâts à Ermont publiée sur les réseaux sociaux

Cette tornade n’est pas un événement isolé. D’autres ont été filmées notamment à Tours, Miramas et dans le Val-d’Oise, le lundi 21 juillet. Quant à savoir si ces événements extrêmes sont de plus en plus fréquents dans le contexte du réchauffement climatique, les météorologues français nous expliquent que le lien n’est pas évident. On remarquera que c’est une politique régulièrement adoptée dans notre pays pour ne pas affoler la population. On nous explique que ce phénomène météorologique d’intensité très variable se produit surtout entre l’été et l’automne. Selon la radio France Info qui relate les propos d’un ingénieur de Météo France, un tel événement extrême « semble de plus en plus fréquent, mais le lien avec le réchauffement climatique n’est pas évident. Les tornades répondent plutôt à une dynamique de l’atmosphère qui n’est pas forcément liée directement à la température. Donc le lien de cause à effet entre le réchauffement climatique et l’évolution du nombre ou de l’intensité des tornades est difficile à établir. »

De l’autre côté de l’Atlantique, l’approche des tornades est plus nuancée, même si l’Oncle Sam hésite à établir un lien définitif entre tornades et réchauffement du climat. Selon la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), les catastrophes naturelles telles que les vagues de chaleur, les incendies et les inondations deviennent de plus en plus violentes en raison du réchauffement climatique, mais l’effet du réchauffement climatique sur les tornades est complexe et n’est pas prouvé de manière définitive.
La NOAA indique qu’une augmentation du nombre de tornades observées a été enregistrée depuis 1950, mais les scientifiques expliquent que cela est dû en grande partie à l’amélioration des technologies telles que le radar Doppler. Aucune augmentation de la fréquence des tornades majeures n’a été observée au fil du temps. Toutefois, si les tornades ne sont pas plus fréquentes, leur intensité a tendance à s’amplifier.
La NOAA ajoute que, compte tenu de l’influence omniprésente du réchauffement climatique sur l’atmosphère, il est inévitable que celui-ci ait un impact sur les tornades.

Pour comprendre comment le réchauffement climatique pourrait avoir un impact sur les tornades, il est d’abord nécessaire de comprendre comment l’air chaud et humide qui circule sous l’air frais et sec crée les conditions atmosphériques instables dans lesquelles elles se forment. Lorsque l’air chaud s’élève dans l’air plus froid, un changement soudain de vitesse ou de direction du vent peut faire tourner cet air ascendant comme une toupie, créant une tornade. À mesure que le climat se réchauffe, il réchauffe aussi l’atmosphère et crée plus d’énergie pour alimenter les tornades. C’est à ce niveau que l’on peut établir un lien entre réchauffement climatique et la plus grande violence des tornades, comme celle qui a frappé Ermont. Récemment, des millions d’Américains du Midwest et du Sud ont été exposés, eux aussi, à d’importantes tornades qui ont tué plusieurs personnes et détruit des maisons.

Source : France Info, NOAA.

Plus globalement, il ressort des observations de Météo France et de la NOAA que si les tornades ne sont pas plus fréquentes, elles ont tendance à devenir plus violentes avec le réchauffement climatique. Il en va de même d’autres événement extrêmes comme les inondations qui atteignent souvent une ampleur encore jamais observée. Cela explique l’utilisation de plus en plus fréquente de l’expression « Du jamais vu! » par les personnes victimes de ces caprices de la Nature.

Un lien entre Cascadia et San Andreas ? // Link between Cascadia and San Andreas ?

Quand je présente mon diaporama « La Descente des Cascades » qui montre la chaîne volcanique du même nom, j’indique que sa présence est due à la subduction de la plaque tectonique Juan de Fuca qui plonge sous la plaque nord-américaine. Je signale par ailleurs que, comme dans toutes les zones de subduction, il existe – outre le risque volcanique – un risque sismique élevé dans les Etats d’Oregon et de Washington, même si la région ne se fait pas secouer très souvent.

Source: USGS

Selon une nouvelle étude menée par des chercheurs de l’Université d’État de l’Oregon et publiée en septembre 2025 dans la revue Geosphere, un puissant séisme sur la zone de subduction de Cascadia, dans le Nord-Ouest du Pacifique, pourrait déclencher un séisme d’une intensité semblable sur la faille de San Andreas, en Californie.

Zone de subduction de Cascadia et Faille de San Andreas, avec le cap Mendicino entre les deux (Source : USGS)

Ces conclusions reposent sur l’étude de sédiments prélevés au large du cap Mendocino, en Californie, et au large de l’Oregon. C’est au niveau de ce cap que se termine la faille de San Andreas et que commence la zone de subduction de Cascadia.

Il s’agit de deux systèmes de failles très différents, mais les relevés sédimentaires montrent que, par le passé, au moins trois séismes le long de la faille de San Andreas se sont produits quelques heures à quelques jours après d’importants séismes sur celle de Cascadia. Il se pourrait que sept autres se soient produits en quelques décennies, voire quelques années, voire moins.
Si les deux systèmes de failles sont réellement synchronisés, cela pourrait poser un réel problème pour les secours en cas de catastrophe, car les ressources ne seraient pas suffisantes pour répondre à deux séismes déclenchés simultanément ou à un court intervalle.
La zone de subduction de Cascadia peut provoquer des séismes extrêmement puissants. En 1700, la région a connu un séisme de magnitude estimée entre M8,7 et M9,2, qui a provoqué des tsunamis destructeurs jusqu’au Japon. De tels séismes sont causés par le mouvement de trois plaques océaniques (l’Explorer, la Juan de Fuca et la Gorda) qui glissent sous le continent nord-américain.
La faille de San Andreas, quant à elle, est une faille en décrochement où les masses rocheuses de part et d’autre de la faille se déplacent horizontalement. Le plus important séisme causé par cette faille fut celui de San Francisco (de magnitude M7,9) en 1906. Comme la faille traverse des zones densément peuplées, elle pourrait causer des dégâts considérables, comme lors du séisme de Loma Prieta en 1989, qui a fait 63 morts.

Séisme de Loma Prieta (Crédit photo : USGS)

Les deux systèmes de failles – Cascadia et San Andreas – se rejoignent au large de Mendocino, dans une zone dite de « triple jonction ».

Cap Mendicino

La découverte de cette zone s’est faite de manière fortuite. En 1999, des scientifiques effectuaient une campagne pour prélever des carottes de sédiments au fond de l’océan à Cascadia, à la recherche de signes de séismes anciens. Lors de cette mission, un problème technique a fait dévier le navire d’environ 100 kilomètres de sa position initiale. Les scientifiques, qui tentaient de dormir entre deux séances de travail, ne se sont rendu compte de l’erreur qu’à leur réveil. Ils ont tout de même décidé de prélever une carotte de sédiments à cet endroit. Lorsqu’ils ont analysé l’échantillon plus tard, ils ont découvert qu’il contenait un mystère.

Les turbidites [NDLR : Le terme turbidite désigne à la fois une unité géologique structurée composée de roches sédimentaires mises en place à la suite d’un écoulement de sédiments le long d’une pente sous-marine ou sous-lacustre, ainsi que les roches qui composent cette unité.] de l’échantillon ne présentaient pas une couche grossière au fond et une couche plus fine au-dessus, comme c’est généralement le cas. Cette carotte de la zone de San Andreas présentait des dépôts qui semblaient à l’envers, avec le sable à la surface. Les chercheurs n’ont pu donner aucune explication à cette inversion stratigraphique. Ils n’avaient pas non plus d’explication à un autre mystère étrange concernant ces échantillons offshore : les carottes prélevées au sud de la « triple jonction », dans la zone nord de San Andreas, semblaient illustrer des séismes correspondant à la chronologie des séismes enregistrés au nord de la triple jonction en Cascadia. Au cours des 1 300 dernières années, ils ont découvert 18 turbidites probablement d’origine sismique à Cascadia et 19 au large du nord de San Andreas. Dix d’entre elles semblent s’être déposées à 50 à 100 ans d’intervalle.
Plus surprenant encore, dans trois cas, le sable grossier de la couche supérieure était mélangé au sable plus fin de la couche inférieure. Cela laissait supposer que la couche supérieure s’était tassée alors que la couche inférieure était encore en mouvement. Cela pourrait signifier que les deux couches se sont déposées à quelques heures ou quelques jours d’intervalle. Cela incluait trois événements : le séisme de Cascadia de 1700, ainsi que ceux d’il y a 1 200 et 1 500 ans.
Il a fallu de nombreuses années pour effectuer des datations supplémentaires au Carbone 14 et comprendre ce qui s’est passé. Les scientifiques sont arrivés à la conclusion que ces turbidites de San Andreas pourraient correspondre à deux séismes différents : l’un, dans la région lointaine de Cascadia, n’aurait secoué que du limon et du sable plus légers ; l’autre, dans la zone de San Andreas serait survenu peu de temps après, localement plus fort, aurait déplacé des matériaux plus grossiers.
Dans cette nouvelle étude, les chercheurs pensent que les puissants séismes de la zone de Cascadia peuvent transférer des contraintes à la région voisine de San Andreas, provoquant un séisme le long de la faille de San Andreas peu après. Cascadia et la région nord de San Andreas sont très actives sur le plan sismique, et de nombreuses autres failles pourraient également entrer en jeu. L’interprétation des dépôts sédimentaires est complexe, et la datation au radiocarbone présente des incertitudes. D’autres études seront nécessaires pour confirmer l’hypothèse avancée dans la dernière étude.
Source : Live Science via Yahoo News.

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According to a new study by researchers at Oregon State University,, published in September 2025 in the journal Geosphere, a « Big One » on the Cascadia subduction zone in the Pacific Northwest might trigger a similarly serious earthquake on California’s San Andreas Fault. The findings are based on sediments taken from the seabed off the coast of Cape Mendocino, California and offshore Oregon. It is at Cape Mendocino that California’s famous San Andreas fault ends and the Cascadia subduction zone begins.

These are two very different fault systems, but the sediment record suggests that in the past, at least three San Andreas earthquakes have happened within hours to a couple of days after large Cascadia quakes. Another seven or so may have occurred within decades to years or less.

If the two fault systems are really synchronized, it could be a real problem for disaster relief as there would not be enough resources to respond to two earthquakes triggered simultaneaously or a short time apart.

Cascadia can create extremely powerful earthquakes. Un 1700, the region experienced a quake thought to be between magnitude M8.7 and M9.2 that sent destructive tsunami waves all the way to Japan. These quakes are caused by movement of three oceanic plates (the Explorer, the Juan de Fuca, and the Gorda) slipping beneath the North American continent.

The San Andreas Fault, on the other hand, is a strike-slip fault where rock masses on either side of the fault move past each other horizontally.. The largest known quake on the northern San Andreas was the M7.9 1906 San Francisco earthquake. Because the fault runs through densely populated areas, it could do a great deal of damage, as in the 1989 Loma Prieta earthquake that killed 63 people.

The two fault systems meet off the coast of Mendocino in an area known as the « triple junction. » Scientists were on a research cruise in 1999 drilling core samples from the ocean floor in Cascadia, looking for signs of ancient earthquakes. On that cruise, a ptoblem led to the ship traveling about 100 kilometers from where it was supposed to be. The scientists, who were trying to sleep between working, did not realize the error until the ship arrived. They decided to take a core sample in that spot anyway. When the team later analyzed the sample, they realized it contained a mystery. The turbidites in the sample didn’t have the coarse layer on the bottom and the finer layer on top, as was typical. This original core of the San Andreas had deposits that looked like they were upside-down because the sand was at the top.

The researchers had no explanation for this flip-flopped pattern. Nor did they have an explanation for another strange mystery of these offshore samples: Cores taken south of the triple junction, in the area of the northern San Andreas, seemed to show earthquakes that matched well to the timing of earthquakes taken north of the triple junction in Cascadia. In the last 1,300 years, they found, there were 18 likely earthquake-generated turbidites in Cascadia and 19 offshore from the northern San Andreas. Ten of those appeared to be deposited within 50 to 100 years of each other.

Even more surprising, in three cases, the coarse sand of the upper layer was mixed into the finer sand of the lower layer, suggesting the upper layer had settled while the bottom layer was still in motion. That would mean that the two layers were deposited within hours to days of one another. These three events included the 1700 Cascadia quake, as well as quakes 1,200 years ago and 1,500 years ago.

It took many years to conduct additional radiocarbon dating and understand what has happened. The scientists finally thought that these San Andreas turbidites might represent two different quakes: One, from the far-off Cascadia region, which shook off only lighter silt and sand, and the second, from a soon-after San Andreas quake that was locally stronger and could move coarser material.

In the new study, the researchers think that large quakes in Cascadia can transfer stress to the neighboring San Andreas, which then leads to a San Andreas earthquake not long after. Cascadia and the northern San Andreas region are highly seismically active, and many other faults could trigger earthquakes. Sedimentary deposits are complicated to interpret, and there are uncertainties inherent in radiocarbon dating. More studies will be necessary to corroborate the hypothesis suggested in the last research. .

Source : Live Science via Yahoo News.

Ça chauffe sur l’Etna (Sicile) !

Un article paru dans le journal La Sicilia met le projecteur sur les dysfonctionnements qui accompagnent la gestion du Parc de l’Etna. L’UNESCO menace même de retirer le volcan de sa liste du patrimoine mondial. C’est pourquoi le journal a choisi un titre percutant : « Etna, « Parc bloqué » : l’UNESCO risque d’abandonner le volcan. »

Photo: C. Grandpey

L’article débute par un événement que j’ai mentionné sur ce blog le 4 octobre dernier : l’accès payant (5 euros) aux cratères Silvestri, une décision prise unilatéralement par le groupe Russo Morosoli qui gère également la Funivia dell’Etna après avoir racheté cette partie du volcan en 1997. Pour justifier sa décision, Russo Morosoli a indiqué qu’en avril 2025 il avait lancé une opération pour garantir la sécurité des touristes et informé tous les opérateurs qui les accompagnaient de la mise en place prochaine d’un accès réglementé.

Cet événement n’est qu’un exemple de l’anarchie qui règne autour de l’Etna. Beaucoup disent que Russo Morosoli « n’a pas entièrement tort.» Toutefois, la décision – sans aucune demande de permis ni notification préalables – d’imposer un droit d’entrée aux cratères Silvestri est très controversée. Néanmoins, quand Morosoli s’en prend au Parc de l’Etna, il reçoit une approbation quasi unanime, ainsi que la compréhension de ceux qui travaillent au sein du Parc. Selon eux et le journal La Sicilia, l’entité souffre d’« une lenteur pachydermique qui risque même de lui faire perdre son inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO. »

Crédit photo: Parco dell’Etna

Il y a de nombreux dysfonctionnements au sein de l’Autorité du Parc, ainsi que des retards dans la mise en œuvre des procédures. » Actuellement, la direction du Parc est dans le flou. Le maire de Gravina di Catania devrait prendre ses fonctions prochainement, un poste pour lequel il a été nommé il y a quelques semaines. L’un des premiers problèmes à régler sera celui des employés du Parc. Le plan de recrutement prévoit 60 personnes, mais seul un tiers est en fonction. Par ailleurs, l’article de La Sicilia indique qu’il existe « des problèmes relationnels concrets et tangibles entre collègues, des conflits parfois violents, un manque de communication et même la plus élémentaire volonté de collaborer. Dans ce climat de ‘guerre des roses’, certains travaillent bien, mais ils sont contraints d’en faire plus que nécessaire pour compenser ceux qui ne font pas ce qu’ils devraient faire. »

Au vu de ces problèmes, il ressort qu’il faudrait un Parc « plus autoritaire », doté d’une « stratégie d’utilisation, notamment pour les zones sommitales, qui lui fait actuellement défaut. » En bref, le Parc de l’Etna est « un gratte-papier incapable même d’entretenir des relations avec l’UNESCO, ce qui compromet de fait sa reconnaissance. La perdre serait une honte, mais le problème, malgré mille rappels, semble avoir été sous-estimé. » La lettre de l’UNESCO, et certains des documents de gestion qui l’ont précédée, proposent des mesures correctives que la Parc aurait tout intérêt à prendre en compte..

Les guides font partie de ceux qui critiquent la gestion du Parc. « L’Etna est maltraité », a déclaré la présidente de l’Association des guides touristiques de Catane. « Au nord de l’Etna, il n’y a rien, et au sud, la désorganisation règne en maître. Les guides de randonnée écologistes sont encore plus conbatifs. Tous travaillent ensemble pour déterminer les mesures à prendre afin d’empêcher qu’une partie de l’Etna soit accessible au public en payant, comme cela est en passe d’être le cas avec les cratères Silvestri.

Source : La Sicilia.

NDLR : On peut raisonnablement penser que l’UNESCO ne va pas brutalement retirer l’Etna de sa liste du patrimoine mondial. L’organisation a surtout voulu adresser une mise en garde aux gestionnaires du Parc de l’Etna et attirer l’attention sur le grand nombre de dysfonctionnements. L’Union Européenne a utilisé une procédure identique à Pompéi il y a quelques années quand les fonds européens destinés aux fouilles et à la mise en valeur du site étaient détournés par la mafia napolitaine. Aujourd’hui, la situation s’est bien améliorée en Campanie ; on peut espérer qu’il en sera de même pour le volcan sicilien.

Désastre climatique en Alaska // Climate disaster in Alaska

Les médias français ont à peine évoqué la catastrophe qui vient de frapper l’ouest et le sud-ouest de l’Alaska. Suite au passage du typhon Halong, qui a pris naissance dans le nord de la mer des Philippines le 5 octobre 2025, des inondations désastreuses ont ravagé des communautés isolées dans l’ouest de l’Alaska, avec des centaines d’évacuations qui pourraient durer encore plusieurs jours. Voici une vidéo illustrant la situation :

https://www.facebook.com/watch/?v=2321075508351194

Les restes du typhon Halong ont provoqué des inondations à grande échelle dans l’ouest de l’Alaska le week-end dernier.

La houle a fait s’élever le niveau de l’océan qui a recouvert les terres parfois sur une hauteur de deux mètres. Outre les inondations côtières, des rafales de vent ont atteint 80 à 160 km/h dans certaines des 49 localités touchées.

 

Les bourgades côtières isolées ont été les plus durement touchées par les inondations, notamment Kipnuk, située à environ 800 kilomètres d’Anchorage. 264 personnes avaient été évacuées par la Garde nationale d’Alaska le 16 octobre et 211 le 15 octobre dans les localités touchées par les inondations. Les évacuations se poursuivront pendant plusieurs jours, car il reste probablement des centaines de personnes en grande difficulté. Des agences locales et des charters privés sont mobilisés pour ces évacuations.
Au moins une personne est décédée et deux autres sont toujours portées disparues. Cependant, les autorités ont déclaré qu’il n’y avait actuellement aucune crainte de nouvelles disparitions. Des photos de la Garde nationale d’Alaska montrent environ 300 personnes déplacées entassées dans un avion C-17.


Selon la Fondation communautaire d’Alaska, au moins 2 000 personnes des zones rurales d’Alaska ont été déplacées. Le gouverneur de l’Alaska a déclaré avoir signé une demande de déclaration de catastrophe et demandé au président Trump de « déclarer l’état de catastrophe majeure pour l’Alaska, », ce qui permettrait d’avoir des aides fédérales Les évacuations se déroulent dans une course contre la montre car l’hiver s’est déjà installé en Alaska avec des températures très froides.

La crise humanitaire dans le sud-ouest de l’Alaska a attiré l’attention sur les coupes drastiques opérées par l’administration Trump dans les subventions destinées à aider les petits villages, majoritairement autochtones, à se préparer aux tempêtes ou à atténuer les risques de catastrophe.
Par exemple, une subvention de 20 millions de dollars accordée par l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA) à Kipnuk, inondée aujourd’hui par la montée de l’océan, a été annulée par l’administration Trump, une décision violemment contestée par les groupes environnementaux. Cette subvention était destinée à protéger les passages en caillebotis que les habitants empruntent pour se déplacer, ainsi que les équipements destinés à protéger la localité contre l’érosion de la rivière locale.
Bien sûr, la Nature est la plus forte et aucun projet n’était susceptible d’empêcher les dernières inondations qui montrent les effets du réchauffement climatique sur le niveau des océans. Cependant, les travaux visant à retirer les réservoirs de carburant abandonnés et autres matériaux afin d’éviter leur déversement dans la rivière auraient pu être réalisables en 2025 si les subventions fédérales n’avaient pas été supprimées. Selon les autorités locales, « la situation à Kipnuk illustre le coût réel du retrait du soutien fédéral qui avait été promis aux communautés les plus exposées aux tempêtes. Ces subventions étaient destinées à aider les collectivités locales à se préparer et à s’adapter aux effets croissants du réchauffement climatique. Le non-respect de cet engagement met en péril la sécurité, les habitations et l’avenir des populations. » Les autorités locales – de tendance politique républicaine – affirment également que, malgré ces inondations d’une ampleur record, les prévisions météorologiques étaient exactes et que les météorologues recevaient des données fiables. Cependant, comme je l’ai déjà expliqué, les coupes budgétaires ont empêché les météorologues locaux de disposer du nombre suffisant de ballons-sondes pour effectuer des prévisions plus précises.

Le principal obstacle pendant la tempête a été la distance et le manque de moyens de communication. Les routes sont très rares et elles ont toutes été inondées, ainsi que les pistes des quelques petits aéroports. Le seul moyen d’évacuer les personnes était la voie aérienne. Environ 300 personnes ont été transportées à Anchorage qui se trouve à environ 800 kilomètres à l’est des villages côtiers sinistrés. Certaines ont été accueillies dans un abri temporaire installé à l’Alaska Airlines Center, une salle omnisports d’Anchorage.

Source des différentes illustrations : presse américaine

Beaucoup de personnes ignorent si elles pourront un jour retourner dans leurs villages. Certaines maisons ne peuvent être réoccupées, même avec des réparations d’urgence, et d’autres pourraient ne plus être habitables d’ici l’hiver.
Source (texte et images) : médias d’information américains.

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French news media hardly mentioned the disaster that is occurring in western and southwestern Alaska. In the aftermath of Typhoon Halong, which originated in the northern Philippine Sea on October 5th, 2025, historic floodwaters have destroyed remote communities across western Alaska, causing hundreds of evacuations that could continue for days.Here is a video illustrating the situation :

https://www.facebook.com/watch/?v=2321075508351194

The remnants of the typhoon brought the massive flooding to these western regions of Alaska last weekend, sweeping across the west coast of the state on Monday and dumping nearly 2 meters of water in some areas. Along with coastal flooding, wind gusts reached 80 to 160 kmph in some of the 49 communities affected.

Remote, coastal towns have been hit the hardest by the floods, including Kipnuk which is about 800 kilometers from Anchorage. So far, 264 people were evacuated on 16 October and 211 on 15 October from these impacted communities by the Alaska National Guard. The evacuations of these flooded-out, smaller communities will continue « for days » as there are likely hundreds left to be evacuated. Both local agencies and private charters are being used for the evacuations.

At least one person has died from these floods, with two people remaining missing. But, officials said there is currently no concern that additional people may be missing. Photos from the Alaska photoNational Guard show around 300 displaced individuals taking shelter in a C-17 aircraft.

At least 2,000 people from rural Alaska have been displaced, according to the Alaska Community Foundation. Alaska’s Governor has said that he signed an application for a Presidential Disaster Declaration, asking President Donald Trump to « declare a major disaster for Alaska » as a result of this storm. The evacuations are arace against time as winter is arriving in Alaska with very cold temperatures.

The crisis unfolding in southwest Alaska has drawn attention to Trump administration cuts to grants aimed at helping small, mostly Indigenous villages prepare for storms or mitigate disaster risks.

For example, a $20 million U.S. Environmental Protection Agency grant to Kipnuk, which was inundated by floodwaters, was cancelled by the Trump administration, a move challenged by environmental groups. The grant was intended to protect the boardwalk residents use to get around the community as well as river from erosion.

Of course, no single project was likely to prevent the recent flood. However, work to remove abandoned fuel tanks and other material to prevent it from falling into the river might have been feasible during the 2025 construction season. According to local authorities, »what’s happening in Kipnuk shows the real cost of pulling back support that was already promised to front line communities. These grants were designed to help local governments prepare for and adapt to the growing effects of climate change. When that commitment is broken, it puts people’s safety, homes and futures at risk. »

Local authorities also say that while some of the flooding was record-level, the weather forecasting was accurate, and they received the normal weather predictions and had the right data. However, as I put it before,the administration cuts prevented local weather forecasters from having the adequate number of balloons to make more accurate predictions.

The major obstacle during the storm was the distance and the lack of means of communication. There are very fes roads and they were all inundated. The only way to evacuated people was by air. About 300 evacuees were brought to Anchorage, about 800 kilometers east of the battered coastline villages. Sme evacuees were received at a temporary shelter set up at the Alaska Airlines Center, an arena in Anchorage. Many of these persons do not know whethers they will ever be able to return to their villages. Some homes cannot be reoccupied, even with emergency repairs, and others may not be livable by winter.

Source : U.S. News media.