Mai 2024 : la hausse des températures continue ! // May 2024 : the increase in temperatures continues !

Bien qu’il ait été plus humide que d’habitude en France, le mois de mai 2024 a été globalement plus chaud dans le monde que n’importe quel autre mois de mai, avec une température moyenne de l’air de 15,91°C, soit 0,65°C au-dessus de la moyenne 1991-2020 pour un mois de mai, et 0,19°C. °C au-dessus du précédent maximum atteint en mai 2020. C’est ce que vient d’indiquer l’agence européenne Copernicus dans un rapport publié début juin.
L’agence ajoute que mai 2024 est le douzième mois consécutif le plus chaud. A noter qu’une série semblable de records mensuels de températures à l’échelle de la planète s’est déjà produite en 2015-2016.
Le mois de mai 2024 a été supérieur de 1,52°C à la moyenne estimée du mois de mai pour la période de référence préindustrielle (1850-1900).
La température moyenne dans le monde au cours des 12 derniers mois (juin 2023 – mai 2024) est la plus élevée jamais enregistrée. Elle se situe 0,75°C au-dessus de la moyenne 1991-2020 et 1,63°C au-dessus de la moyenne préindustrielle 1850-1900.
La température moyenne en Europe pour mai 2024 a été de 0,88 °C supérieure à la moyenne de mai 1991-2020, ce qui en fait le troisième mois de mai le plus chaud jamais enregistré sur le continent.

Les températures ont été inférieures à la moyenne dans l’est du Pacifique équatorial, ce qui indique qu’un épisode La Niña est en développement, mais la température de l’air au-dessus de l’océan est restée à un niveau inhabituellement élevé dans de nombreuses régions.
La température moyenne à la surface de la mer pour mai 2024 entre le 60°S et le 60°N a été de 20,93°C, la valeur la plus élevée jamais enregistrée pour le mois. C’est le quatorzième mois consécutif où la température de surface de la mer est la plus chaude.
Source : COPERNICUS.

Anomalies globales de température de l’air en surface (°C) de janvier 1979 à mai 2024 présentées séparément pour chaque mois civil. Elles sont relatives à la moyenne de la période de référence 1991-2020.

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Although it was more humid than usual in France, May 2024 was warmer globally than any previous May in the data record, with an average surface air temperature of 15.91°C, which is 0.65°C above the 1991-2020 average for May and 0.19°C above the previous high set in May 2020. This is the piece of information released by the Copernicus European Agency in a report published early June.

The agency adds that May 2024 is the twelfth month in a row that is the warmest in the ERA5 data record for the respective month of the year. While unusual, a similar streak of monthly global temperature records happened previously in 2015-2016.

May 2024 was 1.52°C above the estimated May average for the pre-industrial reference period (1850-1900).

The global-average temperature for the past 12 months (June 2023 – May 2024) is the highest on record, at 0.75°C above the 1991-2020 average and 1.63°C above the 1850-1900 pre-industrial average.

The average European temperature for May 2024 was 0.88°C above the 1991-2020 average for May, and the third warmest May on record for the continent. Temperatures were below average over the eastern equatorial Pacific, indicating a developing La Niña, but air temperatures over the ocean remained at an unusually high level over many regions.

The sea surface temperature (SST) averaged for May 2024 over 60°S–60°N was 20.93°C, the highest value on record for the month. This is the fourteenth month in a row that the SST has been the warmest in the ERA5 data record for the respective month of the year.

Source : COPERNICUS.

Kilauea (Hawaii) : plus d’informations sur l’éruption du 3 juin 2024 // More information on the June 3rd eruption

Dans un nouvel épisode de la série « Volcano Watch », l’Observatoire des volcans hawaïens (HVO) explique le processus éruptif qui a conduit à la brève éruption du Kilauea le 3 juin 2024. Le Kīlauea a commencé à entrer en éruption à partir de fissures au sud-ouest de Kaluapele (la caldeira sommitale) juste après minuit le 3 juin et l’éruption a cessé neuf heures plus tard, même si les coulées de lave ont continué à se propager lentement pendant plusieurs heures.
Avant la brève éruption, le HVO avait enregistré pendant plusieurs semaines une hausse de l’activité sismique dans la zone sommitale. Cette hausse de la sismicité était liée aux mouvements du magma sous terre.
Le système d’alimentation du Kilauea comporte trois chambres principales : le réservoir sous l’Halema’uma’u, le réservoir sous la caldeira sud et le réservoir sous Keanakāko’i. Dans les semaines qui ont précédé la dernière éruption, il y a eu trois périodes d’activité distinctes. Du 27 avril au 3 mai, du 6 au 9 mai et du 17 au 18 mai. Deux essaims sismiques distincts se sont produits dans la caldeira sud et dans l’Upper East Rift Zone, comme on peut le vois sur les cartes ci-dessous.

 

Cartes montrant le comportement des deux groupes d’essaims sismiques sur le Kilauea au cours des quatre périodes d’activité. Le nombre d’événements dans le groupe de la caldeira sud augmente tandis que celui du groupe de l’Upper East Rift Zone diminue entre la première et la quatrième période. (Source: HVO)

Au cours de ces essaims, les emplacements des séismes ont souvent basculé entre le groupe de la caldeira sud et le groupe de l’Upper east Rift Zone, car le niveau de pression du magma fluctuait au sein des différentes régions de stockage. La déformation du sol a également augmenté au cours des essaims sismiques, indiquant une hausse du magma en accumulation sous la surface.
Bien que les séismes se soient produits en groupes distincts, ils pouvaient s’expliquer par une réaction aux contraintes créées par les chambres magmatiques situées à proximité. Pour cette raison, plusieurs scénarios étaient possibles. D’une part, l’accumulation de magma pouvait s’arrêter, sans aucune éruption. Une autre possibilité était que l’accumulation de magma se poursuive avec une éruption dans la caldeira sommitale, ou bien le magma pouvait migrer vers le sud-ouest en provoquant une intrusion ou une éruption. Comme on a pu le constater, le magma a migré vers le sud-ouest où s’est produite l’éruption.
Juste après midi le 2 juin, la sismicité a de nouveau augmenté sous la caldeira sud avant de s’intensifier rapidement. Le HVO a alors décidé de relever le niveau d’alerte volcanique et la couleur de l’alerte aérienne. pour le Kīlauea à 17h30.
Pendant 12 heures, des événements sismiques allant jusqu’à M4.1 ont secoué la région sommitale jusqu’à 0 h 30 le matin du 3 juin. C’est à ce moment qu’une fissure s’est ouverte à environ 2 km au sud-ouest de la caldeira. L’éruption s’est produite à proximité de fractures qui s’étaient ouvertes lors de l’intrusion de la fin janvier.

Crédit photo: HVO

Les éruptions dans cette zone – en 1971 et 1974 – ont été brèves, il n’est donc pas surprenant que la dernière éruption fissurale ait cessé neuf heures après son début. Elle s’est produite dans une zone retirée du Parc national des volcans d’Hawaii, sans causer de dégâts à des infrastructures.

C’est la première éruption dans cette zone du Kilauea depuis 50 ans, et de la première en dehors de la caldeira sommitale depuis 2018.

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In a new ‘Volcano Watch’ episode, the Hawaiian Volcano Observatory (HVO) explains the eruptive process that led to the the brief eruption at Kilauea Volcano on June 3rd, 2024.

Kīlauea began erupting from fissures southwest of Kaluapele (the summit caldera) just after midnight on June 3rd and the eruption ceased just nine hours later, though lava flows continued to slowly spread for several more hours.

Prior to the brief eruption, HVO had recorded increased seismic activity in the summit area for weeks. It was linked to magma movements underground

The magma plumbing system at Kilauea is divided into three main chambers: the Halemaʻumaʻu reservoir, the south caldera reservoir, and the Keanakākoʻi reservoir. In the weeks leading up to the last eruption, there were three distinct periods of activity. From April 27th to May 3rd, May 6th to 9th and May 17th–18th. Two distinct clusters of earthquakes occurred in the south caldera and the upper East Rift Zone.

During these swarms, earthquake locations often switched between the south caldera cluster and the upper East Rift Zone cluster as magma pressure levels fluctuated within the different storage regions. Rates of ground deformation also increased during the seismic swarms, indicating an increased amount of magma was accumulating beneath the surface.

Although the earthquakes occurred in distinct clusters, they could have happened in response to the stresses created by magma chambers located nearby. For this reason, there were several possibilities scenarios. First, magma accumulation could stop, and no eruption would occur. Magma accumulation could continue with an eruption in Kaluapele or magma could migrate to the southwest with either an intrusion or eruption. As we now know, magma migrated to the southwest and it erupted.

Just after noon on June 2nd, earthquakes increased again beneath the south caldera region and intensified quickly, prompting HVO to raise the alert level and aviation color code for Kīlauea at 5:30 p.m.

For 12 hours, earthquakes of up to M4.1 shook the summit region until 12:30 a.m. June 3rd in the morning, when a fissure opened about 2 km southwest of the caldera. The eruption happened in the vicinity of ground cracks that formed in the late January intrusion.

Past eruptions in this area – in 1971 and 1974 – have been brief, so it was no surprise when the fissure stopped erupting nine hours after the eruption began. Fortunately, the short-lived eruption occurred within a closed area of Hawaʻi Volcanoes National Park; it did no damage to infrastructure. This was the first eruption in this area of Kilauea in 50 years, and the first eruption outside the summit caldera since 2018.

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde :

Une puissante éruption explosive a eu lieu au sommet du Kanlaon sur l’île de Negros (Philippines) le 3 juin 2024, avec un panache de cendres qui s’est élevé jusqu’à 7,6 km au-dessus du niveau de la mer, et des coulées pyroclastiques de 2-3 km sur les versants S et SE. L’éruption a entraîné l’évacuation des habitants de quatre barangays dans la zone de danger permanente de 4 km. Le niveau d’alerte a été élevé de 1 à 2.
Le PHIVOLCS a averti que l’éruption explosive pourrait évoluer vers une éruption magmatique dangereuse, et a conseillé au public de préparer des masques pour se protéger des retombées de cendres. L’Institut a tout d’abord qualifié l’éruption de ‘phréatique’, mais a ensuite utilisé le terme ‘explosive’ qui correspondait mieux à la puissance de l’éruption.

Deux jours après l’éruption, de fortes pluies ont déclenché un important lahar dans le village de Biak-na-bato où la boue a recouvert les rues jusqu’aux genoux. La boue coulait dans un cours d’eau couvrant les rues jusqu’à hauteur des genoux.
Le PHIVOLCS a signalé un événement similaire à Masulog, l’un des cinq villages situés dans la zone de danger permanent du Kanlaon. Alors que la plupart des villageois ont choisi de rester dans leurs maisons ou dans leurs leurs fermes, certains ont été contraints de rejoindre des centres d’évacuation. Aucun blessé n’a été signalé.

Source : PHIVOLCS.

 

Image de l’éruption diffusée sur les réseaux sociaux.

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L’éruption sur la péninsule de Reykjanes (Islande) qui a débuté le 29 mai 2024 se poursuit mais marque le pas comme on peut le voir sur l’image webcam ci-dessous où un seul cratère est actif sur la fracture éruptive. Le sol continue de s’affaisser dans le secteur de Svartsengi, signe que la chambre magmatique continue de se vider. Il est difficile de prédire combien de temps durera encore cette éruption. Jusqu’à présent, elle se comporte comme la précédente. Selon le Met Office, le magma provient probablement de grandes profondeurs. Au cours de la première phase de l’éruption, avec les coulées de lave les plus intenses, on estime qu’environ les trois quarts du magma stocké dans la chambre ont atteint la surface.
Source : MetOffice.

Une seule bouche est actuellement active sur la fracture éruptive. Pour combien de temps? (Image webcam)

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Comme on pouvait s’y attendre au vu des derniers événements sismiques et de déformation, une éruption a commencé sur le Kilauea Hawaii) vers 0 h 30 (heure locale) le 3 juin 2024, probablement à environ 1 ou 2 km au sud de la caldeira du Kilauea et au nord du système de failles de Koa’e et de Hilina Pali Road, dans le Parc national des volcans d’Hawaii.

Comme l’éruption précédente dans ce même secteur en 1974, la lave a vite cessé de couler. Le HVO estime que l’éruption a pris fin vers 12h30 (heure locale).

Dans sa dernière mise à jour (5 juin 2024), le HVO indique que l’éruption qui a débuté au sud-ouest du sommet du Kilauea est à l’arrêt depuis 48 heures et il est peu probable qu’elle reprenne. En conséquence, le niveau d’alerte volcanique et l’alerte aérienne ont été abaissés respectivement à Advisory (surveillance conseillée) et à la couleur Jaune.

Source : HVO.

Vue de l’éruption (Crédit photo: HVO)

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Le mont Ibu (Indonésie) a émis un épais panache de lave et de cendres qui est monté jusqu’à 5 000 mètres au-dessus du volcan lors d’une éruption qui a duré deux minutes le 4 juin 2024 au matin. Une vidéo accélérée diffusée par l’agence géologique indonésienne montre des projections rouges au sommet du volcan, suivies d’une épaisse colonne de cendres. La vidéo a été enregistrée depuis un poste d’observation situé à côté d’un site d’évacuation près du village de Gam Ici. Plusieurs tentes prévues pour les personnes évacuées ont été installées à proximité.

https://apnews.com/video/indonesia-volcanoes-8529ef1950e54afab1b8a9162299f6f9

Le mont Ibu est en éruption continue depuis début mai 2024. Les autorités indonésiennes ont élevé le niveau d’alerte au maximum. Il est demandé à la population de rester à au moins 7 kilomètres du volcan.
Source : PVMBG.

Image de la phase initiale de l’éruption en mai 2024 (Crédit photo: VSI)

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Une forte activité éruptive se poursuit sur le Sangay (Equateur). Les panaches de gaz et de cendres s’élèvent jusqu’à 2 km au-dessus du sommet. Les conditions météorologiques empêchent souvent de bonnes observations du volcan. De petites retombées de cendres ont été signalées dans plusieurs localités. On observe parfois des matériaux incandescents au niveau du cratère, jusqu’à 1 km sur le flanc SE début juin. Le niveau d’alerte est maintenu au Jaune ( niveau 2 sur une échelle de quatre couleurs).
Sources : Instituto Geofísico.

Crédit photo: Wikipedia

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L’activité éruptive se poursuit de manière assez soutenue à Stromboli (Sicile). Les images de la webcam montrent une activité strombolienne au niveau de deux bouches de la zone nord (N1 et N2), dans la partie supérieure de la Sciara del Fuoco, et à partir de deux bouches dans la zone Centre-Sud sur la terrasse cratèrique. Les explosions dans la zone nord se produisent actuellement à raison de 11 à 15 événements par heure. Dans la zone Centre-Sud, l’activité explosive au niveau de deux bouches éjecte des matériaux jusqu’à 150 m de hauteur, à un rythme de 1 à 6 événements par heure.
Source : INGV.

Source: INGV

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ». .
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

A strong explosive eruption took place at the summit of Kanlaon volcano on Negros Island, (Philippines) on June 3rd, 2024, producing an ash plume that rose up to 7.6 km above sea level and pyroclastic flows that travelled 2-3 km on the S and SE flanks. The eruption forced the evacuations of residents in four barangays within the permanent 4 km danger zone.. The Alert Level was raised from 1 to 2.

PHIVOLCS warned that the explosive eruption could progress into a hazardous magmatic eruption, advising the public to prepare face masks to protect against ashfall. Tne Institute initially described the eruption as phreatic but later edited their notification to “explosive” to reflect the strength of the eruption.

Two days after the eruption, heavy rains triggered a significant lahar flow in Biak-na-bato village,

The mud flowed down a watercourse covering the streets up to the knees.

PHIVOLCS reported a similar event in Masulog, one of five villages within the permanent danger zone of Mt. Kanlaon. While most villagers chose to stay in their homes and farms, some had to move to evacuation centers. No injuries have been reported.

Source : PHIVOLCS.

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The eruption on the Reykjanes Peninsula (Iceland) that began on May 29th, 2024 continues but it is declining as can be seen on the webcam immage below. Only one crater is now active on the eruptive fissure. The ground is still sinking at Svartsengi, which shows that the magma chamber is emptying. It is difficult to predict how long this eruption will last. So far, it is behaving similarly to the last eruption. According to the Met Office, magma is likely coming from great depths. During the first phase of the eruption, with the highest-intensity lava flows, it is estimated that about three-quarters of the magma came up.

Source : Met Office.

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As expected from recent seismic and deformation events, an eruption began at Kilauea (Hawaii) around 12:30 a.m. (local time) on June 3rd, 2024, probably about 1 or 2 km south of the Kilauea Caldera and north of the Koa’e Fault System and Hilina Pali Road in Hawaii Volcanoes National Park.
Like the previous eruption in this same area in 1974, lava quickly stopped flowing. HVO estimates that the eruption ended around 12:30 p.m. (local time).

In its latest update (June 5th, 2024), HVO indicated that the eruption that began southwest of Kilauea summit had been paused for 48 hours and was unlikely to restart. Accordingly, the Volcano Alert Level and the Aviation Color Code were lowered to ADVISORY and to YELLOW, respectively.
Source: HVO.

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Mount Ibu (Indonesia) spewed red lava and thick ash clouds that towered 5,000 meters into the sky during a two-minute eruption on June 4th, 2024 in the morning. A timelapse video distributed by Indonesia’s Geological agency shows red sparks at the top of the volcano followed by a thick column of ash. The video was recorded from an observation post located next to an evacuation site in a field at Gam Ici village. Several evacuation tents were erected nearby.

https://apnews.com/video/indonesia-volcanoes-8529ef1950e54afab1b8a9162299f6f9

Mount Ibu has been continually erupting almost every day since early May 024. Indonesian authorities raised the eruption alert to the highest level. They have urged people to stay at least 7 kilometers from the volcano.

Source : PVMBG.

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A high level of eruptive activity continue at Sangay (Ecuador). Gas-and-ash plumes rise as high as 2 km above the summit. Weather conditions often prevent good observations of the volcano. Minor ashfall was reported in several communities. Incandescent material is sometimes at the crater, and traveling as far as 1 km down the SE flank in early June. The Alert Level is kept at Yellow (the second level on a four-color scale).

Sources: Instituto Geofísico.

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Eruptive activity continues at Stromboli (Sicily). Webcam images show Strombolian activity at two vents in Area North (one at N1 and one at N2), within the upper part of the Sciara del Fuoco, and from two vents in the South-Central Crater area on the crater terrace. The average rate of explosions from Area North is currently 11-15 events per hour.In the South-Central Area, explosive activity at two vents ejects material as high as 150 m above the vent at a rate of 1-6 events per hour.

Source : INGV.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ». .

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Les Plages du Débarquement face au réchauffement climatique // D-Day beaches are confronted with global warming

Le 20 février 2023, j’ai publié une note alertant sur l’érosion côtière sur les plages du Débarquement en Normandie. A l’occasion du 80ème anniversaire du Débarquement, de nombreux articles parus dans la presse internationale alertent à nouveau sur l’une des conséquences du réchauffement climatique.
Les plages du Débarquement du 6 juin 1944 attirent des milliers de personnes qui viennent en pèlerinage pour célébrer cet anniversaire de la libération de la France. Près de 150 000 soldats alliés ont débarqué ou ont été parachutés dans la région ce jour-là. Parmi eux, il y avait plus de 14 000 Canadiens. Parmi ces Canadiens, 381 ont été tués, 584 ont été blessés et 131 ont été capturés. A ne jamais oublier.
Le problème pour ces foules de visiteurs, c’est qu’aujourd’hui, en raison de l’érosion côtière, certaines plages du Débarquement disparaissent. Les deux tiers du littoral subissent les assauts des vagues, selon un rapport du GIEC Normandie publié en 2023, et rédigé par des spécialistes et des scientifiques de la région. Le rapport, qui explore les conséquences locales du réchauffement climatique, évoque également les problèmes liés aux inondations. Il fait référence à une étude de l’INSEE publiée en 2020, qui révèle que plus de 122 000 habitants et 54 000 emplois sont « menacés par le risque d’inondation marine ».
En Normandie, on s’inquiète également de l’avenir des monuments, musées et souvenirs qui ornent les plages où les alliés ont débarqué pendant la Seconde Guerre mondiale en 1944. L’Office du tourisme de Normandie a recensé 124 lieux de mémoire dans la région, dont la majorité se trouvent à proximité du trait de côte.
Parmi les solutions possibles pour faire face à l’érosion figurent le renforcement des plages, le déplacement des musées et des monuments loin de la côte et, pour les habitants menacés, la relocalisation définitive des habitations. Le maire de Sainte-Marie-du-Mont, la petite localité qui domine Utah Beach, affirme que des efforts sont prises pour renforcer la plage. Elles consistent notamment à éloigner les touristes des dunes et à planter des d’oyats pour les stabiliser.

Le musée d’Utah Beach face à la mer (image musée)

Des oyats pour stabiliser les dunes…

…mais qui ont parfois bien du mal à résister aux assauts des vagues (Photos: C. Grandpey)

Comme je l’ai écrit dans ma note de février 2023, le musée du débarquement d’Utah Beach est en sécurité pour le moment. Mais l’un de ses sites américains voisins, le Monument des Rangers de la Pointe du Hoc, se trouve au sommet d’une falaise en très mauvais état qui a subi de nombreux glissements de terrain dus à l’érosion naturelle. Le dernier glissement de terrain, survenu en novembre 2023, a entraîné la fermeture d’un des bunkers du site américain.
A 40 kilomètres plus loin le long de la côte, à Juno Beach, lieu du débarquement canadien, la menace n’est pas aussi imminente car la dune gagne sur la mer. Cependant, la directrice du Juno Beach Center affirme que ce n’est qu’une question de temps avant que le centre et ses monuments ne soient inondés. « Il ne s’agit pas de savoir si le Juno Beach Center et tous ses monuments seront inondés, mais quand.» Aujourd’hui, la lutte contre l’érosion côtière à Juno Beach n’est pas très différente de celle menée par les forces alliées il y a 80 ans sur cette même plage. Selon la directrice, « en 1944, les soldats qui sont venus ici luttaient pour la paix et la liberté et contre les dictateurs. Quelle est la principale menace pour la démocratie et la paix dans le monde aujourd’hui, si ce n’est le réchauffement climatique ? »
Source  : CBC via Yahoo Actualités.

Photo: C. Grandpey

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On February 20th, 2023, I released a post alerting to coastal erosion on D-Day beaches in French Normandy. With the 80th anniversary of the landing, numerous articles can be read in the international press alerting again to one consequence of global warming.

The hallowed beaches of the D-Day invasion on June 6th, 1944, are one of the main attractions for the thousands who are making the pilgrimage to the coast of northern France to celebrate the 80th anniversary of its liberation from the Nazis. Nearly 150,000 Allied troops landed or parachuted into the invasion area that day, including more 14,000 Canadians. Of those Canadians, 381 were killed, 584 were wounded, and 131 were captured. We should never forget this.

Those who wish to pay their respects to the sacrifices made along that coastline in 1944 are doing so on borrowed time. As a result of coastal erosion, some of the beaches of D-Day are disappearing.

Two-thirds of the coast is already eroding, according to a 2023 report from the Normandy Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC), which is composed of regional specialists and scientists. The report, which explores the local consequences of global warming, also mentions flooding concerns. It references a 2020 study by the national statistics bureau of France (INSEE), which reveals more than 122,000 residents and 54,000 jobs are « threatened by this marine flooding hazard. »

There’s also concern about the future of the monuments, museums, and memorabilia that adorn the beaches where the allies landed during the Second World War in 1944. The Normandy tourism office lists 124 places of remembrance across the region, the majority of which are near the coast.

Some possible solutions to the erosion include reinforcing the beaches, relocating museums and monuments away from the coast, and for those residents whose well-being is at risk, moving away altogether. The mayor of Sainte-Marie-du-Mont, the small community crowned by Utah Beach, says efforts are being made to bolster the beach. They include keeping tourists off the dunes and planting d’oyats to stabilize the sand dunes.

As I put it in the February 2023 post, the Utah Beach Landing Museum is secure for now. But one of its American sister sites, the Pointe du Hoc Ranger Monument, is perched upon a crumbling cliff face that has suffered numerous landslides as a result of natural erosion. The most recent landslide in November 2023 forced the closure of one of the U.S. site’s bunkers.

A further 40 kilometres along the coast, at Juno Beach, the site of the Canadian landing, the threat is not as imminent because the dune is gaining on the sea. However, the director of the Juno Beach Centre says it’s only a matter of time before the centre and its monuments are flooded. « It is not a question of if the Juno Beach Centre and all its monuments will be flooded, but when. » Today, the fight agains coastal erosion in Juno Beach is not too dissimilar from the one taken up by the Allied forces 80 years earlier on the very same beach. She added : « In 1944, the soldiers who came herewere fighting for peace and freedom and against dictators. What is the main threat to democracy and peace in the world today if not climate change? »

Source : CBC via Yahoo News.