Impact de l’éruption du Hunga Tonga-Hunga Ha’apai sur la couche d’ozone // Impact of the Hunga Tonga-Hunga Ha’apai eruption on the ozone layer

Une étude publiée dans la revue Science le 20 octobre 2023 nous apprend que l’éruption du Hunga Tonga-Hunga Ha’apai du 15 janvier 2022 a entraîné une perte soudaine et importante d’ozone dans la stratosphère. Les chercheurs ont découvert que l’éruption avait injecté une quantité sans précédent de vapeur d’eau dans cette même stratosphère, ce qui a provoqué des réactions chimiques en chaîne et entraîné un appauvrissement rapide de la couche d’ozone.
L’événement a en effet entraîné en seulement une semaine une réduction de 5 % de la couche d’ozone au-dessus du sud-ouest tropical du Pacifique et de l’Océan Indien. Une telle baisse en pourcentage est remarquable, étant donné que le trou dans la couche d’ozone au-dessus de l’Antarctique connaît un appauvrissement allant jusqu’à 60 % de septembre à novembre chaque année.
Comme je l’ai écrit précédemment, l’éruption a atteint des altitudes incroyables, jusqu’à 55 km au-dessus du niveau de la mer et elle a injecté une quantité sans précédent de vapeur d’eau dans la stratosphère. De ce fait, l’éruption a représenté 10 % de la charge moyenne totale de vapeur d’eau dans la stratosphère à l’échelle de la planète. En utilisant un ensemble de mesures effectuées par des ballons et des données satellitaires, les chercheurs ont pu identifier les effets de l’éruption sur divers composants chimiques atmosphériques, notamment les compisés de brome et de chlore, l’oxyde d’azote (NO) et, plus important encore, l’ozone (O3).
Les données ont révélé que l’augmentation de la vapeur d’eau dans la stratosphère a joué un rôle crucial dans la chaîne d’événements qui a suivi. Cette vapeur d’eau a entraîné une humidité relative plus élevée et un refroidissement radiatif de la stratosphère. Cela a à ensuite permis une série de réactions chimiques à la surface des aérosols volcaniques. Ces réactions ont activé des composés chlorés tels que le monoxyde de chlore (ClO) à partir du chlore inactif (chlorure d’hydrogène, HCl). La diminution du chlorure d’hydrogène de 0,4 partie par milliard en volume (ppbv) et l’augmentation du ClO de 0,4 ppbv ont fourni des preuves irréfutables de l’activation du chlore, ce qui a finalement conduit à la destruction rapide des molécules d’ozone. Au final, on peut dire que l’injection volcanique de vapeur d’eau (H2O), de dioxyde de soufre (SO2) et de chlorure d’hydrogène (HCl), ont favorisé une conversion rapide des composés chlorés en molécule de chlore à la surface des aérosols volcaniques hydratés et une diminution de l’ozone dans la stratosphère.
L’étude met l’accent sur l’interaction complexe entre les émissions volcaniques et la chimie atmosphérique. Elle offre également des informations précieuses sur la manière dont les événements météorologiques extrêmes peuvent affecter notre compréhension de l’appauvrissement rapide de la couche d’ozone dans certains panaches volcaniques. Les caractéristiques uniques de l’éruption du Hunga Tonga, telles que son altitude d’injection élevée et les grandes quantités de vapeur d’eau, ont fourni aux chercheurs des données qui font progresser considérablement notre compréhension de ces processus complexes. Les résultats ont également des implications plus larges pour la compréhension des effets atmosphériques liés aux réchauffement climatique.

On peut voir sur le site de l’Observatoire des Sciences de l’Université de la Réunion (OSU-Réunion) un schéma illustrant le processus de destruction rapide de l’ozone à la suite de l’éruption du Hunga Tonga

L’encadré en haut à gauche de l’image montre que le profil d’ozone du 22 janvier 2022 (ligne noire) contraste avec la climatologie de La Réunion (ligne rouge), montrant un déclin notable.

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A study published in Science on October 20th, 2023 informs us that the January 15th, 2022 Hunga Tonga–Hunga Ha’apai eruption led to a sudden and significant loss of stratospheric ozone. Researchers found that the eruption injected an unprecedented amount of water vapor into the stratosphere, causing chemical reactions that resulted in rapid ozone depletion.

The event led to a 5% reduction of ozone above the tropical southwestern Pacific and Indian Ocean within just one week. Such a percentage drop is noteworthy, given that the Antarctic ozone hole experiences up to a 60% depletion from September to November each year.

As I put it before, the eruption reached altitudes of up to 55 km above sea level and injected an unparalleled amount of water vapor into the stratosphere. Specifically, the eruption accounted for 10% of the total global mean stratospheric water vapor burden. Utilizing a combination of balloon measurements and satellite data, the researchers were able to pinpoint the effects of the eruption on various atmospheric chemical components, including bromine and chlorine species, nitrogen oxide (NO), and, most significantly, ozone (O3).

Data revealed that the increase in stratospheric water vapor played a crucial role in the ensuing chain of events. The water vapor led to higher relative humidity and radiative cooling in the stratosphere. This, in turn, enabled a series of chemical reactions on the surfaces of volcanic aerosols. These reactions activated chlorine species such as chlorine monoxide (ClO) from inactive chlorine (hydrogen chloride, HCl). The decrease in hydrogen chloride by 0.4 ppbv and the increase in ClO by 0.4 ppbv provided compelling evidence for chlorine activation, which ultimately led to the rapid destruction of ozone molecules. Ultimately, one can say that the volcanic injection of water vapor (H2O), sulfur dioxide (SO2) and hydrogen chloride (HCl), favored a rapid conversion of chlorinated compounds into chlorine molecules. the surface of hydrated volcanic aerosols and a decrease in ozone in the stratosphere.

The study emphasizes the complex interplay between volcanic emissions and atmospheric chemistry. It also offers valuable insights into how extreme weather events can affect our understanding of rapid ozone depletion in certain volcanic plumes. The Hunga Tonga eruption’s unique features, such as its high injection altitude and the large amounts of water vapor, have provided researchers with invaluable data that significantly advances our understanding of these intricate processes. The findings also have broader implications for understanding the potential atmospheric effects of climate change.

Fonte des glaciers en Papouasie-Nouvelle-Guinée // Glacier melting in Papua-New-Guinea

La planète entière est concernée par la fonte des glaciers, quelle que soit la latitude, que ce soit dans les régions polaires , sous les tropiques ou sous l’équateur. Ainsi, le Parc national de Lorentz, dans la province indonésienne de Papouasie, moitié occidentale de la Nouvelle-Guinée, abrite le dernier glacier tropical de la région.

Certains l’appellent Eternity Glacier, mais il ne sera peut-être plus là pour très longtemps. Puncak Jaya (4 884 m), également appelé Pyramide de Carstenz, n’a pas de glace sur son sommet, mais est entouré de plusieurs étendues de glace – dont le Glacier Carstenz – qui formaient une calotte glaciaire apparue il y a environ 5 000 ans. Il existait également au moins une calotte glaciaire dans la région il y a entre 15 000 et 7 000 ans.

Vue de la Pyramide Carstenz (Crédit photo : Alfindra Primaldhi / Wikipédia)

Les glaciers tropicaux sont l’un des indicateurs les plus sensibles du réchauffement climatique et il n’en reste qu’une poignée dans le monde, en Papouasie, en Amérique du Sud et en Afrique.
L’imagerie satellite des glaciers néo-guinéens présentée en 2004 montrait qu’entre 2000 et 2002, le glacier Carstenz-Eternity avait perdu 6,8 % de sa superficie. Une expédition sur le glacier en 2010 a constaté que la glace y avait environ 32 mètres d’épaisseur et s’amincissait à raison de 7 mètres par an. À ce rythme, il se disait que le glacier ne devrait résister que jusqu’en 2015. Entre 2000 et 2022, le glacier Carstenz est passé d’environ 2,4 kilomètres à 225 mètres, soit une réduction de 90% de sa longueur. En d’autres termes, au cours des deux dernières décennies, la majeure partie de la glace a fondu. Une étude de 2019 prévoit sa disparition d’ici une décennie.

Vue des derniers glaciers de Puncak Jaya en 2010 (Crédit photo : Robert Cassady)

Comme il fait plus froid à haute altitude, les glaciers peuvent s’accrocher au sommet des hautes montagnes. Cependant, les scientifiques craignent aujourd’hui que les glaciers du Parc national de Lorentz ne disparaissent complètement d’ici 2026, voire avant, et qu’El Niño n’accélère le processus de fonte. La planète se réchauffe également depuis des décennies en raison de la pollution atmosphérique d’origine humaine. Ces deux phénomènes réunis devraient donner lieu aux cinq années les plus chaudes jamais enregistrées.
En raison de la chaleur ambiante, il a plu au lieu de neiger sur le glacier Carstenz. Cette pluie emporte une partie de la glace et la fait fondre plus rapidement.
Une fois que le glacier Eternity aura disparu, on ne le reverra probablement plus. Le plus inquiétant est que les glaciers sont des sources d’eau douce irremplaçables pour les écosystèmes qui les entourent, et leur perte pourrait donc être catastrophique pour les populations et pour la faune. La fonte des glaciers contribuera également à l’élévation du niveau de la mer dans le monde.

Source : The Cool Down Company (TCD) via Yahoo News.

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The entire planet is affected by the melting of glaciers, whatever the latitude, whether in the polar regions, in the tropics or under the equator. Thus, Lorentz National Park, in Indonesia’s Papua province of New Guinea, is home to the region’s last tropical glacier.

Some call it the Eternity Glacier, but it might not be there for much longer.

Puncak Jaya (4884 m), also called Carstenz Pyramid, does not have ice on the peak, but around it there are several ice masses, that used to be one large icecap that developed 5,000 years ago. At least one previous icecap also existed in the region between 15,000 and 7,000 years ago.

Tropical glaciers are one of the most sensitive indicators of global warming, and there are only a handful left in the world, in Papua, South America, and Africa.

Satellite imagery of the New Guinean glaciers presented in 2004 indicated that in the two years from 2000 to 2002, the Carstensz Glacier had lost a further 6.8% of its surface area. An expedition in the region in 2010 discovered that the ice was about 32 metres thick and thinning at a rate of 7 metres annually. At that rate, the glacier was expected to last only to the year 2015. Also, between 2000 and 2022, the Carstenz Glacier went from about 2.4 kilometers long to 225 meters, over a 90% reduction in length. In other words, during the last two decades, most of the ice has melted away. A 2019 study has predicted its disappearance within a decade.

Because it is colder at higher elevations, glaciers can remain on top of high mountains. However, experts today worry the glaciers could disappear entirely before 2026 or even earlier, and El Niño could accelerate the melting process. The world has also been getting hotter for decades because of human-made air pollution. The two phenomena together are expected to bring about the hottest five years ever.

Because of the heat, it has been raining instead of snowing on the Carstenz-Eternity Glacier. This rain washes away part of the ice and makes it melt faster.

Once the Eternity Glacier vanishes, it probably won’t be coming back. What is most important and worrisome is that glaciers are irreplaceable freshwater sources for the surrounding ecosystem, so their loss could be devastating to people and wildlife alike. Glacier melting will also contribute to the rising global sea level.

Source : The Cool Down Company (TCD) via Yahoo News.

Impact de l’éruption du Hunga Tonga-Hunga Ha’apai sur le réseau électrique // Impact of the 2022 Hunga Tonga-Hunga Ha’apai eruption on the electrical network

L’éruption du Hunga Tonga-Hunga Ha’apai le 14 janvier 2022 a été l’une des plus puissantes de l’histoire moderne et a eu un impact significatif à la fois sur la terre ferme et sur l’atmosphère terrestre. Le volcan a propulsé des nuages de cendres jusqu’à 58 km dans la mésosphère, la plus haute colonne éruptive de l’histoire et la plus grande éruption jamais observée par l’instrumentation moderne.
L’éruption sur l’île principale des Tonga, Tongatapu, a pour conséquence une série de coupures de courant causées par des retombées de cendres corrosives. Le problème a commencé en septembre 2022. Tonga Power, le fournisseur d’électricité de l’île, a qualifié la situation de « crise » en raison des dégâts sans précédent causés au réseau aérien haute tension à travers l’île. Les habitants ont été confrontés à des pannes de courant à partir de septembre 2022. Les cendres corrosives ont très sérieusement endommagé les câbles haute tension. Conçu pour résister aux forts vents cycloniques, le réseau a été corrodé par les dépôts de cendres qui se sont solidifiées avant d’attaquer l’intérieur des câbles électriques.
Selon Tonga Power, cette corrosion a provoqué quatre pannes de courant notables. La région la plus touchée est le district de Nuku’alofa, où de nombreuses coupures de courant se sont produites, impactant non seulement le district, mais également les villages voisins qui dépendent de la même desserte. Le problème de corrosion est exacerbé par la chaleur du soleil et celle des câbles proprement dits, ce qui entraîne des courts-circuits sur le réseau de Tongatapu.
Lors d’une récente conférence de presse, les responsables de Tonga Power ont dressé un bilan de l’étendue des dégâts. Ils ont montré des échantillons de câbles endommagés, expliquant comment la cendre abrasive adhère aux fils et les pénètre, jusqu’à ce que l’isolation soit rongée, conduisant à un court-circuit. Les responsables de Tonga Power ont insisté sur le fait que c’est l’une des premières fois que le réseau rencontre un tel problème, notamment dû à l’impact des cendres volcaniques.
Les équipes de Tonga Power évaluent actuellement les dégâts et il faut s’attendre à d’autres pannes dans un avenir proche. Les câbles endommagés devront être remplacés. Un nettoyage méticuleux de tout le réseau électrique est indispensable pour éviter une corrosion supplémentaire et garantir une alimentation électrique fiable.
Source : The Watchers.

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The eruption of Hunga Tonga-Hunga Ha’apai volcano on January 14th, 2022 was one of the most powerful of modern history and had a significant impact both on land and in the Earth’satmosphere. It sent ash clouds as high as 58 km into the mesosphere, marking the highest-known eruption column in history and the largest ever observed eruption with modern instrumentation.

A consequence of the eruption on Tonga’s main island, Tongatapu, was a series of power outages caused by corrosive ash fallout. The problem began in September 2022. Tonga Power, the island’s electricity provider, termed the situation a “crisis” due to the unprecedented damage to the high voltage aerial network across the island. Residents have been grappling with power outages since September 2022, The corrosive ash has wreaked havoc on the high voltage electrical cabling. Designed to withstand strong cyclone winds, it has been corroded by the solidified ash, causing significant damage to the internal wiring.

According to Tonga Power, this corrosion has thus far caused four notable power outages. The most affected region is the Nuku’alofa district, where many faults have occurred, impacting not only the district but also neighboring villages connected to the same feeder. The corrosion problem is exacerbated by the heat from sunlight and the cable itself, resulting in short circuits across Tongatapu’s network.

At a recent press conference, officials from Tonga Power shed light on the extent of the damage. They exhibited damaged wires, explaining how the abrasive ash sticks to the wires, grazing them until the insulation is eaten away, leading to a short circuit. Tonga Power officiels insisted that this is one of the first times the network has experienced such a problem, especially from volcanic ash impact.

Tonga Power teams are currently surveying the damage, and more outages are anticipated in the near future. The damaged wires will need replacement, and meticulous cleaning of all power line cables is crucial to prevent further erosion and ensure a reliable power supply.

Source : The Watchers.

Source: Tonga Services

Hausse d’activité du Nevado del Huila et du Mayon // Increase in activity at Nevado del Huila and Mayon

On peut lire sur le site The Watchers que l’activité a augmenté sur le Mayon (Philippines) et le Nevado del Huila (Colombie). Ces informations sont confirmées par les observatoires des deux volcans.

Le 21 octobre 2023, un important séisme d’une magnitude M 3,6 a été enregistré dans le Nevado del Huila, à une profondeur de 1 km sous le sommet. L’événement a été suivi de 320 secousses liées à la fracturation des roches à l’intérieur du volcan.
Selon le Service géologique colombien, ces événements sont en phase avec le niveau d’alerte Jaune en cours sur le Nevado del Huila. On a affaire à un volcan actif avec des changements dans les paramètres de base, y compris l’activité sismique.
La dernière éruption du Nevado del Huila s’est produite entre octobre 2008 et janvier 2012, avec un Indice d’explosivité volcanique (VEI) de 3.

Crédit photo: Martin Roca / Wikipedia

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Le PHIVOLCS a signalé une hausse significative de l’activité sismique et des émissions de lave sur le Mayon le 21 octobre 2023. Sur une période de 24 heures, les instruments ont enregistré 70 séismes volcaniques, dont 65 épisodes de tremor d’une durée de 2 minutes à 4 heures et 31 minutes. Une coulée pyroclastique et 51 événements de chutes de pierres ont également été observés.
Les coulées de lave ont avancé jusqu’à 3,4 km dans plusieurs ravines. Des matériaux provenant de chutes de blocs sur les fronts de coulées et de coulées pyroclastiques générées par l’effondrement du dôme sommital se sont déposés jusqu’à 4 km du cratère.
Le niveau d’alerte du Mayon reste inchangé à 3, ainsi que la zone de danger permanent (PDZ) d’un rayon de 6 km. Il est déconseillé aux pilotes de voler à proximité du sommet du volcan, car les cendres provenant d’une éruption soudaine pourraient endommager les avions.

Crédit photo: Phivolcs

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One can read on the website The Watchers that activity has increased on Mayon (Philippines) and Nevado del Huila (Colombia). The news is confirmed by observatories on both volcanoes.

On October 21st, 2023,a significant earthquake with a magnitude M 3.6 was recorded at Nevado del Huila, at a depth of 1 km below its Central Peak. The event was followed by 320 earthquakes associated with rock fracturing inside the volcano.

According to the Colombian Geological Service, these events are consistent with the current Yellow alert status for the Nevado del Huila. It indicates an active volcano with changes in the base level of monitored parameters, including seismic activity.

The last eruption of Nevado del Huila occurred between October 2008 and January 2012, with a Volcanic Explosivity Index (VEI) of 3.

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PHIVOLCS reported a significant increase in both seismic activity and lava effusion at Mayon Volcano on October 21st, 2023. Within a 24-hour period, 70 volcanic earthquakes, including 65 tremor events with durations ranging from 2 minutes to 4 hours and 31 minutes were recorded at the volcano. One pyroclastic flow and 51 rockfall events were also observed.

The lava flows advanced as far as 3.4 km in several gullies. Debris from rockfalls and pyroclastic flows generated by the collapse of the summit dome were deposited as far as 4 km from the crater.

The Alert Level for Mayon remains at 3, as well as the 6-km radius Permanent Danger Zone (PDZ).

Civil aviation authorities are advised against flying close to the volcano’s summit as ash from any sudden eruption could be hazardous to aircraft.