Avec la canicule, je vois rouge….

Après un mois de mai 2022 record (voir ma note du 8 juin), une vague de chaleur exceptionnellement précoce a débuté le mercredi 15 juin en France, avec des maximales approchant ou dépassant localement les 40°C.

Les météorologues expliquent que cette vague de chaleur est due à une dépression localisée entre les Açores et Madère qui favorise les remontées d’air chaud sur l’Europe occidentale. L’indicateur thermique national pourrait atteindre 28°C au cours de l’épisode, ce qui serait la valeur la plus élevée jamais atteinte pour une mi-juin.

Les journées les plus chaudes en France métropolitaine sont le 5 août 2003 et le 25 juillet 2019, avec une température de 29,4 °C enregistrée en moyenne sur la France. Météo France a comptabilisé 43 vagues de chaleur en France depuis 1947. Les vagues de chaleur ont tendances à se multiplier. Sur les 35 dernières années, elles ont été 3 fois plus nombreuses que sur les 35 années précédentes. La vigilance rouge canicule a été déclenchée pour la 4ème fois depuis le début de la mis en place de la vigilance par Météo France. Depuis 1950, les deux canicules  les plus sévères recensées ont été celles du 2 au 14 août 2003 et celle du 21 au 26 juillet 2019.

Source: Météo France.

Il faut arrêter de se voiler la face et que les présentateurs des bulletins météo à la télévision arrêtent de jouer les hypocrites. Notre pays est victime du réchauffement climatique. On nous raconte ces jours-ci que ces mêmes présentateurs doivent adapter leur langage pour ne pas affoler la population. Personnellement, je ne supporte pas cette approche de bisounours. Au contraire, il faut dire la vérité aux Français. Il faut qu’ils réalisent que nous allons droit dans le mur et que rien, ou pratiquement rien, n’est fait par nos gouvernants (français et autres) pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Les COP qui se réunissent annuellement – et pendant lesquelles devraient être prises des décisions importantes – ne servent à rien puisque les décisions qui sont prises pendant ces réunions coûteuses ne sont pas contraignantes. Les gouvernements se passent la patate chaude du réchauffement climatique qu’une élection à une autre sans prendre de mesures qui nuiraient à leur réélection. Ce sont nos enfants et petits-enfants qui vont payer la facture et son montant sera élevé. En attendant, les concentrations de CO2 continuent à augmenter dans l’atmosphère , comme le montre la courbe de Keeling:

Source: Scripps Institution of Oceanography

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

Après une première éruption le 5 juin 2022, une nouvelle éruption phréatique s’est produite sur le Bulusan (Philippines) au petit matin du 12 juin 2022 (heure locale). L’événement a duré 18 minutes. D’importantes retombées de cendres ont touché au moins 13 villages qui ont dû être nettoyés par l’armée. De forts grondements ont été entendus par les habitants à moins de 5 km du volcan. Au lever du jour, plusieurs bouches actives au sommet émettaient des panaches de cendres et de vapeur à une hauteur d’au moins 500 m.
Il est rappelé au public que l’accès à la zone de danger permanent d’un rayon de 4 km est strictement interdit
Suite à l’éruption du 5 juin, le PHIVOLCS avait relevé le niveau d’alerte de 0 à 1.
Source : PHIVOLCS, Manille Bulletin.

Source : PDERG.

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La « phase d’incertitude » qui avait été instaurée le 15 mai 2022 sur la péninsule de Reykjanes (Islande) en raison d’une hausse de la sismicité et de l’inflation du sol vient d’être levée.
Les scientifiques pensaient que l’inflation du sol était due à une intrusion magmatique semblable à celle qui s’est produite en 2020 et a conduit à l’éruption de Fagradalsfjall. Ces derniers jours, l’activité sismique a décliné, d’où la décision de réduire le niveau d’alerte.

Manque de chance! Quelques heures après la levée de la « phase d’incertitude », un séisme de M 3,9 a été enregistré vers 1 h du matin le 14 juin 2022 au nord de Grindavík sur la péninsule de Reykjanes. Quelque 100 secousses ont suivi cet événement. Selon le Met Office islandais, « il s’agit de la plus grande série de séismes depuis le 15 mai, date à laquelle il y a eu de, la sismicité autour d’Eldvörp sur la péninsule de Reykjanes ». Les scientifiques locaux expliquent qu’il n’y a aucun signe de pénétration de la lave à travers la croûte terrestre. Il sera intéressant de voir si les mesures GPS révèlent des mouvements de terrain dans le secteur.

Le Département de la Protection civile indique qu’il continuera à évaluer les risques et à mettre en place des plans de contre-action avec les autorités nationales et locales, les entreprises et les institutions pour se préparer une éventuelle éruption à l’avenir. Si l’activité sismique augmente à nouveau avec inflation du sol dans la région, les autorités mettront à nouveau en place une ‘phase d’incertitude.’

Une fois encore, faute de savoir prévoir les éruptions, on a recours au principe de précaution!

Source: IMO, Iceland Monitor.

 

Source: IMO

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Les dernières visites sur le terrain effectuée sur l’Etna (Sicile) par l’INGV les 13, 14 et 16 juin 2022, ainsi que les images des caméras de surveillance, ont révélé que l’activité effusive observée au niveau de la bouche qui s’était ouverte à environ 2700 m d’altitude a cessé le 13 juin. D’autre part, entre le 15 et le 16 juin la coulée de lave apparue à environ 1900 m d’altitude dans le secteur de Serracozzo s’est arrêtée elle aussi. Enfin, aucune émission de cendres n’a été observée dans le Cratère sud-est.
L’amplitude du tremor volcanique se maintient globalement des valeurs moyennes, avec une source entre la Bocca Nuova et le Cratère sud-est, à une altitude d’environ 3000 m.
Les stations clinométriques ne montrent pas de déformations significatives du sol.
Source: INGV.

Spectacle terminé ! (Capture écran webcam)

Pas de lave, mais belles couleurs crépusculaires (Capture écran webcam)

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En Indonésie, un événement éruptif a été enregistré sur l’Anak Krakatau le 8 juin, avec un panache de cendres qui s’est élevé à environ 500 m au-dessus du sommet. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4), et le public est invité à rester à au moins 5 km du cratère.

L’éruption du Lewotolok continue. Les émissions de vapeur et de cendres montent jusqu’à 1 km au-dessus du sommet où l’incandescence est souvent observée ainsi qu’une coulée de lave de 200 m de long à l’ouest du sommet. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4).

L’éruption du Merapi continue. La hauteur et la morphologie du dôme de lave SO et du dôme de lave central restent inchangées et la sismicité reste à des niveaux élevés. Plusieurs avalanches de lave, atteignant une distance maximale de 2 km, descendent la ravine de la Bebeng sur le flanc SO. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4) et le public est prié de rester à 3-7 km du sommet.

L’éruption du Semeru se poursuit avec des panaches de cendres qui s’élèvent à 200-500 m au-dessus du sommet. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4). Le public est prié de rester à au moins 5 km du sommet,

Source : CVGHM.

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En Alaska, l’éruption du Great Sitkin se poursuit. On observe toujours une température de surface élevée dans les données satellitaires, ce qui correspond à l’émission de lave. La couleur de l’alerte aérienne et le niveau d’alerte volcanique restent respectivement à Orange et Watch (Vigilance).

L’éruption se poursuit sur le Pavlof à partir d’une bouche sur le flanc supérieur E. Les températures de surface élevées identifiées sur les images satellites correspondent à l’émission de petites coulées de lave (500 m ou moins). Le niveau d’alerte volcanique reste à Watch (Vigilance) et la couleur de l’alerte aérienne est maintenue à l’Orange.

Source : AVO.

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

After a first eruption on June 5th, 2022, a new phreatic eruption occurred at Bulusan (Philippines) in the early morning of June 12th, 2022 (local time). The event lasted 18 minutes. Heavy ashfall affected at least 13 villages which had to be cleaned by the army. Loud rumblings were heard by residents within 5 km from the volcano. By daybreak, several active vents at the summit could be observed spewing ash and steam to a height of at least 500 m.

The public is reminded that entry to the 4-km radius Permanent Danger Zone is strictly prohibited

Following the eruption of June 5th, PHIVOLCS had raised the Alert Level from 0 to 1.

Source: PHIVOLCS, Manila Bulletin.

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The « Uncertainty Phase » which had been established on May 15th, 2022 on the Reykjanes peninsula (Iceland) due to an increase in seismicity and ground inflation has just been lifted.

The land rise was thought to be due to the formation of a magma intrusion similar to the one that occurred in 2020 and led to the Fagradalsfjall eruption. In recent days, seismic activity decreased again, hence the decision to lower thae alert level.

Hard luck! A few hours affter the Uncertainty Phase has been lifted, an earthquake at the size of 3.9 M was recorded around 1 AM on June 14th, 2022 north of Grindavík on the Reykjanes peninsula. Approximately 100 earthquakes followed this event. The Icelandic Met Office says « this is the biggest series of earthquakes since the 15th of May when there were earthquakes around Eldvörp on the Reykjanes peninsula. » Local scientists explain there are no signs of lava breaking through the earth’s crust. It will be interesting to see if the GPS measurements will reveal ground movements in the area.

The Department of Civil Protection indicates that it will continue preparing risk assessments, counter-action plans and response programs with national and local authorities, companies, and institutions to prepare for what comes next. If seismic activity increases again together with ground inflation in the area, authorities will declare an uncertainty phase again.

Once again, as we are not able to predict eruptions, we need to resort to the precauion principle!

Source: IMO, Iceland Monitor.

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The last field visits carried out on Mt Etna (Sicily) by INGV on June 13th, 14th and 16th, 2022, as well as the images from the surveillance cameras, revealed that the effusive activity observed at the vent which opened about 2700 m a.s.l. ceased on June 13th. On the other hand, between June 15th and 16th, the lava flow that appeared at an altitude of about 1900 m in the Serracozzo sector also stopped. Finally, no ash emission was observed in the Southeast Crater.
The average amplitude of the volcanic tremor is generally stable at medium values, with a source between Bocca Nuova and the Southeast Crater, at an altitude of approximately 3000 m.
No significant ground deformation hasd been reported.
Source: INGV.

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In Indonesia, an eruptive event was recorded at Anak Krakatau on June 8th,with an ash plume taht rose about 500 m above the summit. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4), and the public is asked to stay at least 5 km away from the crater.

The eruption at Lewotolok continues. Steam and ash emissions rise as high as 1 km above the summit where incandescence is often observed as well as a 200-m-long lava flow west of the summit. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4)

The eruption at Merapi continues. The heights and morphologies of the SW lava dome and the central lava dome remain unchanged and seismicity remains at high levels. Several lava avalanches, reaching a maximum distance of 2 km, travel down the Bebeng drainage on the SW flank. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4), and the public is asked to stay 3-7 km away from the summit.

The eruption at Semeru continues with ash plumes that rise 200-500 m above the summit. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4). The public is asked to stay at least 5 km away from the summit,

Source: CVGHM.

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In Alaska, the eruption at Great Sitkin continues. Elevated surface temperatures are observed in satellite data almost daily, consistent with lava effusion. The Aviation Color Code and the Volcano Alert Level remain at Orange and Watch, respectively

The eruption at a vent on Pavlof’s upper E flank continues. Daily elevated surface temperatures identified in satellite images are consistent with the continuing effusion of short (500 m or less) lava flows. The Volcano Alert Level remains at Watch and the Aviation Color Code is kept at Orange.

Source: AVO.

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

Tradition contre Science sur le Mauna Kea (Hawaii) // Tradition vs. Science on Mauna Kea (Hawaii)

Au cours des dernières décennies, le Mauna Kea (4207 m), un volcan endormi sur la Grande Ile d’Hawaii, a été au centre d’une âpre bataille entre les militants autochtones qui veulent que la montagne soit protégée pour des raisons spirituelles, culturelles et écologiques, et les instituts de recherche qui la considèrent comme un endroit idéal pour implanter des télescopes de très haute technologie.

 

Photos: C. Grandpey

Pour les militants hawaïens, la controverse sur le Mauna Kea représente un manque de respect pour les droits et les croyances des autochtones. Bien avant qu’Hawaii fasse partie des États-Unis, l’archipel était une nation souveraine reconnue internationalement, et gouvernée par des générations de membres de la royauté hawaïenne.
L’endroit le plus emblématique est le palais Iolani, sur l’île d’Oahu, un monument historique préservé dédié à la préservation de l’héritage de la monarchie hawaïenne symbolisée par la statue du roi Kamahameha.

Photo: C. Grandpey

La situation a changé en 1893 lorsque des hommes d’affaires soutenus par l’armée américaine ont renversé le dernier monarque, la reine Liliʻuokalani. Les partisans de la reine se sont battus et ont tenté de la remettre sur le trône, mais ils ont échoué. Elle a ensuite été placée en résidence surveillée pendant près de huit mois et demi et accusée de trahison.
En 1898, le gouvernement américain a annexé Hawaï malgré la signature par des dizaines de milliers de citoyens hawaïens de la pétition « Kūʻē » contre l’annexion décidée l’année précédente. Une résolution avec force de loi, connue sous le nom de «résolution Newlands», a permis le transfert des terres appartenant à la monarchie hawaïenne et l’installation d’un nouveau gouvernement. À ce jour, de nombreux universitaires et Hawaïens autochtones affirment que cette annexion forcée était illégale.
En 1959, Hawaï est devenu le 50ème État de l’Union. Des décennies plus tard, en 1993, le gouvernement américain a adopté une résolution reconnaissant officiellement qu’il avait envahi Hawaii, renversé le gouvernement de la reine Liliʻuokalani et, ce faisant, supprimé la souveraineté du peuple hawaïen.

Lorsque les bulldozers sont arrivés en 2014 pour la construction du Thirty Meter Telescope (TMT), des manifestants autochtones ont bloqué les routes lors d’une série de manifestations qui ont été organisées pendant cinq ans. Lors de l’une d’elles en 2019, plusieurs vieux autochtones ont été arrêtés.

Vue d’artiste du TMT

La controverse sur le Mauna Kea est un bon exemple montrant la résistance d’une communauté indigène face au développement technologique sur une terre sacrée. La situation a toutefois évolué au cours de l’année écoulée et a montré l’importance de la communication ouverte et de l’inclusion.
En mai 2022, la législature hawaiienne a adopté le House Bill 2024 CD1; un projet de loi qui, s’il est adopté, permettra aux responsables de la communauté hawaïenne indigène d’avoir leur mot à dire sur la gestion de la terre. Le projet de loi prévoit un conseil de 11 membres – la Mauna Kea Stewardship and Oversight Authority, autorité de surveillance et d’intendance du Mauna Kea – qui supervisera la gestion et l’aspect humain du projet sur le volcan. Le conseil comprendra des Hawaiiens autochtones, des éducateurs et le maire du comté d’Hawaii. Le projet de loi est actuellement examiné par le gouverneur, qui a jusqu’au 12 juillet 2022 pour l’approuver ou y opposer son veto.
Certes, le projet de loi 2024 CD1 a ses détracteurs, mais les membres de la communauté hawaiienne affirment qu’il représente un nouveau modèle en vertu duquel les communautés autochtones et scientifiques pourront travailler ensemble à l’avenir.

Adapté d’un article paru sur le site ABC News.

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Over the past several decades, Mauna Kea, a dormant volcano on the Island of Hawaii, has been at the center of a simmering battle between Native Hawaiian activists who want the mountain protected for spiritual, cultural and ecological reasons, and research universities who see it as a scientifically optimal place to build world-class telescopes.

For Native Hawaiian activists, the controversy over Mauna Kea represents a centuries-long lack of regard for Native rights and wishes. Long before Hawaii became part of the United States, it was an internationally recognized sovereign nation governed by generations of Native Hawaiian royalty.

No place is more emblematic of that than Iolani Palace, a piece of living history and a preserved historic landmark dedicated to keeping the legacy of the Hawaiian monarchy alive.

But all of that changed in 1893 when elite businessmen backed by the U.S. military overthrew the last sovereign monarch, Queen Liliʻuokalani. The queen’s supporters fought and tried to restore her place to the throne, but failed. She was later placed under house arrest for nearly eight and a half months and charged with treason.

In 1898, the U.S. government annexed Hawaii despite the fact that tens of thousands of Hawaiian citizens signed the “Kūʻē” Petition Against Annexation the year prior. A legislative joint resolution, known as the “Newlands Resolution” was employed allowing the land owned by the Hawaiian monarchy to be transferred, and a new government to be installed. To this day, many scholars and Native Hawaiians say the annexation was illegal.

In 1959, Hawaii became the 50th state. Decades later, in 1993, the U.S. government passed a resolution officially acknowledging that it had invaded Hawaii, overthrown the government of Queen Liliʻuokalani and in the process suppressed the sovereignty of the Hawaiian people.

When groundbreaking began in 2014 for the Thirty Meter Telescope, Native demonstrators blocked the roads in a series of protests that happened intermittently for five years. During an explosive and emotional protest in 2019, several native elders were arrested.

While the controversy over Mauna Kea represents a textbook case of an indigenous community resisting development on sacred land, it has evolved over the past year into a story about the importance of open communication and inclusion.

This May, the Hawaii Legislature passed House Bill 2024 CD1; if it passes into law, Native Hawaiian community leaders will have input into how the land is managed. The bill establishes an 11-member board – the Mauna Kea Stewardship and Oversight Authority – that will oversee the management and human activity of the project on Mauna Kea. The board will include Native Hawaiians, educators and the mayor of Hawaii County. It is currently under review by the governor, who has until July 12th, 2022 to approve or veto the bill.

While HB 2024 CD1 has its critics, community members say the bill represents a new model in how indigenous and science communities can work together going forward.

Adapted from an article on the ABC News website.

Le réchauffement climatique responsable des inondations à Yellowstone // Global warming responsible for the flooding at Yellowstone

Les climatologues américains confirment que les précipitations sans précédent qui ont entraîné des inondations sans précédent dans le Parc national de Yellowstone ont été causées par le réchauffement climatique. Le parc a reçu plus de 6 cm de pluie et les montagnes environnantes en ont reçu jusqu’à 12 cm, ce qui a accéléré la fonte de la neige. Au final, la crue des rivières a emporté des routes et des ponts à Yellowstone.

La rivière atmosphérique qui a déversé autant de pluie sur Yellowstone avait auparavant causé des records de précipitations à Seattle qui a reçu plus de 2,5 cm le 9 juin, avec le gonflement de la Columbia River qui était à la limite de l’inondation.

De nombreuses études scientifiques récentes ont établi un lien entre le changement climatique et les conditions météorologiques extrêmes. Les événements de la semaine dernière ont offert de nouvelles preuves de ce lien.

Des études ont également montré que la hausse de la température de surface de l’océan, ainsi que celle de l’air, ont entraîné une hausse de la quantité d’humidité atmosphérique, avec une augmentation des précipitations dans le Pacifique nord-ouest qui se traduisent par des rivières atmosphériques.

Les précipitations extrêmes augmentent dans le monde entier. Aux États-Unis, les données d’observation montrent une augmentation de l’intensité et de la fréquence des événements accompagnés de précipitations extrêmes. L’air plus chaud a la capacité de retenir et de libérer plus d’humidité. Pour chaque degré Celsius de réchauffement, l’air saturé contient sept pour cent de vapeur d’eau en plus. Par conséquent, un volume donné d’air plus chaud a la capacité de laisser tomber de plus grandes quantités de pluie et de neige que le même volume d’air plus frais. La rivière atmosphérique qui a entraîné des records de précipitations dans certaines parties de l’Etat de Washington avant de faire des ravages à Yellowstone était un événement de catégorie 5 – le maximum – sur une échelle établie par le Center for Western Weather and Water Extremes à San Diego.

Les rivières atmosphériques ne se produisent généralement pas dans l’Ouest des États-Unis à la fin du printemps ou en été, et elles atteignent rarement le niveau 5. Avec le changement climatique, cependant, de nouveaux records sont établis avec une régularité alarmante.

Les autorités du parc expliquent qu’elles ne pourront pas dire quand le parc rouvrira tant que la crue des rivières ne sera pas terminée. Il faudra aussi qu’elles évaluent les dégâts dans tout le parc. Il est probable que la boucle nord sera fermée pendant une longue période.

Source : Yahoo Actualités.

Dernières nouvelles : Les services du parc indiquent que la partie nord – et donc la boucle nord – du Parc national de Yellowstone restera probablement fermée pendant une longue période en raison des dégâts subis par les infrastructures. Un survol du parc a permis de constater l’effondrement de plusieurs sections de route entre l’entrée nord (Gardiner, dans le Montana), Mammoth Hot Springs et Lamar Valley. De nombreux tronçons de route ont complètement disparu et leur reconstruction demandera beaucoup de temps. Il est probable que certaines routes dans la partie nord du Parc ne rouvriront pas cette saison.
La boucle sud du Parc semble être moins touchée que les routes du nord et les services d’entretien évalueront les dégâts pour déterminer quand il sera possible de rouvrir la boucle sud. La fermeture actuelle se prolongera au moins jusqu’au 19 juin.
En raison de la fermeture de la boucle nord, les services du Parc sont en train d’effectuer une estimation du nombre de visiteurs qui pourront accéder à la boucle sud après sa réouverture. Cela signifiera probablement la mise en œuvre d’un système de réservation temporaire pour éviter les embouteillages et réduire les impacts sur les infrastructures du parc. Pas évident à gérer à la veille de la saison estivale.

Vidéo montrant l’ampleur des inondations :

https://us.yahoo.com/news/record-flooding-forces-first-yellowstone-200605781.html

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American climatologists confirm that the unprecedented rainfall leading to unprecedented flooding at Yellowstone National Park was caused by climate change.

After the park received more than 6 cm of rain and nearby mountains were hit with as much as 12 cm that sped up snow melt, a torrent of floodwaters washed out roads and bridges throughout Yellowstone.

The same atmospheric river, or tropical moisture, that dumped rain on Yellowstone set June rainfall records in Seattle, which received more than 2.5 cm on June 9th, and pushed the Columbia River to near flood stage.

Much recent scientific research has linked climate change to extreme weather, and this past week has offered yet more evidence of how that connection can play out. Studies have shown that the increase in ocean surface temperatures, as well as air temperatures, have increased the amount of atmospheric moisture and resulted in an uptick in the amount of rainfall to the Pacific Northwest delivered via atmospheric river storms.

Extreme precipitation is increasing worldwide. Across the United States, observational data shows an increase in the intensity and frequency of extreme precipitation events. This is because warmer air has the capacity to hold and release more moisture. For each 1°C of warming, saturated air contains seven percent more water vapour. Therefore, a given volume of warmer air has the capacity to drop greater amounts of rain and snowfall than the same volume of cooler air.

The atmospheric river that broke rainfall records in parts of Washington before wreaking havoc in Yellowstone National Park was classified as a maximum Category 5 event on a scale developed by the Center for Western Weather and Water Extremes in San Diego.

Atmospheric rivers do not typically hit the western U.S. in late spring or summer, nor do they often measure 5 on the AR scale. But with climate change, however, new records are being set with alarming regularity.

Park authorities say they will not know when the park will reopen until flood waters subside and they are able to assess the damage throughout the park. It is likely that the northern loop will be closed for a substantial amount of time.

Source: Yahoo News.

Latest news : The park Service indicates that the northern portion – and the northern loop – of Yellowstone National Park will probably remain closed for a substantial length of time due to severely damaged, impacted infrastructure. Aerial assessments show major damage to multiple sections of road between the North Entrance (Gardiner, Montana), Mammoth Hot Springs, Lamar Valley. Many sections of road in these areas are completely gone and will require substantial time and effort to reconstruct. It is probable that road sections in northern Yellowstone will not reopen this season.

The park’s southern loop appears to be less impacted than the northern roads and teams will assess damage to determine when opening of the southern loop is feasible. This closure will extend at least until June 19th.

Due to the northern loop being unavailable for visitors, the park is analyzing how many visitors can safely visit the southern loop once it’s safe to reopen. This will likely mean implementation of some type of temporary reservation system to prevent gridlock and reduce impacts on park infrastructure. Difficult to manage on the eve of the summer season.

Video showing the extent of the floodings :

https://us.yahoo.com/news/record-flooding-forces-first-yellowstone-200605781.html

Source: National Park Service