Réchauffement climatique? Ils s’en fichent! // Climate change? They dont’ care!

Une récente décision de justice en Australie confirme l’hypocrisie des responsables politiques en matière de réchauffement climatique et confirme qu’ils se fichent éperdument de la catastrophe qui nous pend au nez

En 2020, un groupe de lycéens australien avait fait valoir que la ministre australienne de l’Environnement aurait dû prendre en compte les conséquences du changement climatique sur les enfants lorsqu’elle a approuvé de nouveaux projets d’exploitation de combustibles fossiles, en particulier d’une mine de charbon. Un juge leur avait alors donné raison, estimant que la ministre doit « éviter de causer des dommages corporels ou la mort » aux moins de 18 ans en raison des « émissions de dioxyde de carbone dans l’atmosphère terrestre ». Le ministère de l’Environnement avait aussitôt fait appel de ce premier jugement.

Comme on pouvait s’y attendre, c’était le pot de terre contre le pot de fer. Le 15 mars 2022, la Cour fédérale s’est rangée du côté du ministère et a invalidé le premier jugement, en raison notamment de « l’augmentation minime du risque » que représente la mine de charbon Vickery au centre de l’affaire.

Les lycéens sont très affectés par cette décision de justice et leur porte-parole rappelle que l’Australie a récemment été confrontée a de gigantesques incendies de végétation et à des inondations de grande ampleur. Elle ajoute que « brûler du charbon rend les incendies de forêt et les inondations plus catastrophiques et plus meurtriers. Quelque chose doit changer. »

Les avocats des lycéens doivent décider s’ils interjettent appel auprès de la plus haute instance judiciaire du pays. En attendant, c’est silence radio au niveau du gouvernement australien qui a affirmé en novembre 2021 que le pays continuera à vendre du charbon pendant « des décennies ». Il est prévu que la production australienne de charbon augmente au moins jusqu’en 2030. Le ministre australien des Ressources na assuré que son pays bénéficiait de la meilleure qualité de charbon au monde. La messe est dite.

Source: Presse internationale.

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A recent court decision in Australia shows the hypocrisy of government officials about climate change and confirms that they do not care a straw about the impending disaster.

In 2020, a group of Australian high school students argued that Australia’s Environment Minister should have considered the impact of climate change on children when approving new fossil fuel projects, particularly a coal mine. A judge had then given them reason, estimating that the minister should « avoid causing body harm or death » to those under 18 because of « emissions of carbon dioxide into the Earth’s atmosphere ». The Ministry of the Environment immediately appealed against this first judgment.
As expected, it was the earthen pot against the iron pot. On March 15th, 2022, the Federal Court sided with the ministry and invalidated the first judgment, in particular because of the « minimal increase in risk » represented by the Vickery coal mine at the center of the case.
High school students are very disappointed by this court decision and their spokesperson recalls that Australia has recently been confronted with gigantic wildfires and large-scale floods. She adds that « burning coal makes forest fires and floods more catastrophic and deadlier. Something has to change. »
Lawyers for the high school students must decide whether to appeal to the country’s highest court. In the meantime, there is no comment from the Australian government, which claimed in November 2021 that the country will continue to sell coal for « decades ». Australia’s coal production is expected to increase until at least 2030. Australia’s Resources Minister has assured that his country has the best quality coal in the world.
Source: International Press.

L’extension de la mine Vickery permettrait d’extraire 25 % de charbon en plus. (Source : Whitehaven Coal)

Les méfaits du sel et des pneus cloutés sur les routes // The harmful effects of salt and studded tires on the roads

Avec le réchauffement climatique, les hivers en Europe sont de moins en moins froids, avec de moins en moins de neige et de glace sur les routes. En conséquence, il est moins nécessaire d’épandre du sel pour faire fondre le verglas.
Un article publié dans les médias américains explique que malgré les nouvelles conditions météorologiques, de nombreux Américains vivent dans des zones touchées par la neige et le verglas sur les routes. Chaque année dans ces régions, il faut répandre environ 25 tonnes de sel sur les routes, ce qui permet de réduire le nombre d’accidents d’environ 80 %. Bien que ce soit sans aucun doute une bonne chose en ce qui concerne la sécurité routière, tout ce sel cause de gros dégâts à l’environnement et à l’eau potable. C’est ce qu’explique une nouvelle étude publiée en décembre 2021 dans la revue Frontiers in Ecology and the Environment.
Les chercheurs ont étudié dans quelle mesure le sel sur les routes affecte les écosystèmes d’eau douce et l’approvisionnement en eau. Ils ont aussi cherché à savoir comment on pourrait réduire l’utilisation de dégivreurs nocifs (produits chimiques utilisés pour faire fondre la neige) sans compromettre pour autant la sécurité de la population.
Le sel utilisé sur nos routes est, la plupart du temps, du chlorure de sodium ordinaire (NaCl), celui que l’on utilise en cuisine. Il agit en abaissant le point de congélation de l’eau (0°C) à environ – 9°C. Aux Etats Unis, le New Hampshire a été le premier État à utiliser ce sel sur les routes en 1938, et dans les années 1970, les scientifiques tiraient déjà la sonnette d’alarme sur ses impacts négatifs de ce sel, s’agissant en particulier de la contamination des puits privés. Malgré cette mise en garde, notre dépendance au sel de voirie n’a fait que s’intensifier, elle a même triplé au cours des 45 dernières années.
Lorsque le temps se réchauffe, la glace et la neige fondent et l’eau de pluie évacue le sel dans la végétation en bordure de route et éventuellement dans les cours d’eau qui se trouvent à proximité. L’Agence de Protection de l’Environnement (EPA) aux États-Unis mesure la contamination causée par le sel de voirie en analysant les niveaux de chlorure. En 1988, l’Agence a établi un seuil de sécurité et déclaré que plus de 230 milligrammes de chlorure par litre d’eau est préjudiciable à la vie aquatique.
En comparant les ensembles de données de la base fournie par l’EPA, les scientifiques ont analysé la concentration de chlorure au fil du temps dans les lacs, les cours d’eau et les zones humides aux Etats Unis. Ils ont constaté que ces seuils étaient régulièrement dépassés. Les lacs avec des routes à proximité sont particulièrement exposés au sel déversé sur la voirie. Les chercheurs ont observé une multiplication par trois du chlorure au cours des 37 dernières années dans l’un des lacs qu’ils ont étudiés dans l’est du pays.
L’étude montre que les seuils actuels définis par l’EPA ne sont pas suffisants. Les impacts du sel répandu sur les routes peuvent être mortels pour l’environnement aux seuils actuels et des études récentes montrent que des effets négatifs peuvent se produire à des niveaux bien inférieurs à ces seuils. Plus inquiétant encore, le chlorure du sel déversé sur les routes se retrouve régulièrement dans l’eau potable. De plus, ce sel a la capacité de mobiliser des produits chimiques nocifs contenus dans le sol, comme le radon et le mercure. Des niveaux élevés de chlorure peuvent également corroder les conduites d’eau en libérant dans l’eau potable des métaux lourds comme le plomb.
Conscientes des dangers potentiels qui accompagnent l’utilisation du sel sur les routes, certaines municipalités ont opté pour des alternatives comme le sable ou le jus de betterave. Cependant, les auteurs de l’étude font remarquer que ces solutions présentent, elles aussi, des inconvénients pour l’environnement et peuvent être d’un coût prohibitif. Au lieu de cela, ils suggèrent un certain nombre de pratiques plus vertueuses.
Le sel destiné à être répandu sur les routes doit toujours être stocké dans des structures avec des murs et des sols imperméables pour éviter les infiltrations. Les auteurs préconisent également le déglaçage, autrement dit le traitement des routes avec de la saumure liquide avant une chute de neige, plutôt que l’épandage du sel après la chute de la neige. De plus, les chasse-neige à bord vif avec plusieurs lames reliées par des ressorts sont préférables aux chasse-neige classiques à bord fixe car ils peuvent enlever plus de neige et réduire le besoin de saler la route.
Les propriétaires de maisons particulières peuvent, eux aussi, participer à l’amélioration de la situation. La plupart des gens utilisent trop de sel pour traiter les surfaces autour de leur maison. Il suffit d’environ 340 grammes de sel pour traiter une allée de 6 mètres de long. Pour empêcher les chlorures nocifs d’atteindre les rivières et les ruisseaux, les propriétaires peuvent balayer l’excès de sel qui reste après les intempéries et le jeter.
Enfin, il faut garder à l’esprit que le sel utilisé habituellement cesse de fonctionner lorsque la température descend en dessous de – 9°C.
Source : Yahoo News.

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Les pneus cloutés sont aujourd’hui interdits en France mais toujours autorisés dans les pays scandinaves. Cependant, un scientifique de l’Agence islandaise de l’environnement a expliqué qu’ils sont un facteur majeur de pollution particulaire. Il l’a démontré lors d’une réunion publique sur l’impact des pneus cloutés sur la qualité de l’air et le revêtement des routes. Selon lui, une voiture avec des pneus cloutés use le revêtement 20 à 40 fois plus qu’une voiture avec des pneus conventionnels. On relève régulièrement des niveaux élevés de pollution particulaire à Reykjavík au printemps lorsque le temps est calme, que les routes sont sèches et que les conducteurs ne sont pas encore passés aux pneus d’été.
Cela montre clairement qu’il est dans l’intérêt des responsables de l’entretien des routes de réduire l’utilisation de pneus cloutés, mais le scientifique reconnaît que le besoin de tels pneus varie selon les endroits. En particulier, les gens qui vivent à la campagne ou ceux qui se déplacent en voiture dans certaines parties de l’Islande ont intérêt à être équipés de pneus cloutés. Lorsqu’il y a du verglas, les pneus cloutés sont préférables.
Le scientifique fait remarquer que les pneus cloutés ne sont pas interdits en Norvège, mais il y a des taxes dans certaines villes; c’est donc à chaque municipalité de décider et il y a des incitations économiques à réduire l’utilisation des pneus cloutés. Les automobilistes qui vivent à la campagne et se rendent à Oslo peuvent acheter un «passeport» pour pneus cloutés, qui peut avoir la forme d’un laissez-passer annuel, mensuel ou quotidien. Un tel système pourrait fonctionner en Islande.
Source : Iceland Review.

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With global warming, winters in Europe are less ans less cold, with less and less snow and ice on the roads. As a consequences, there is less ned to spread salt to make the ice melt.

An article released on U.S. news media explains that despite the new weather conditions, many Americans live in areas impacted by snow and ice. Every year, road crews in these regions dump about 25 tons of salt on roadways, reducing vehicular accidents by approximately 80 percent. And while this undoubtedly a good thing as far as road safety is concerned, all that salt is wreaking havoc on the environment and the drinking water. This was explained in a new study published in December 2021 in Frontiers in Ecology and the Environment.

The researchers set out to learn how road salt is impacting freshwater ecosystems and the water supply, as well as how we might scale back or mitigate the use of hazardous deicers (chemicals used to melt snow) without jeopardizing public safety.

Most road salt is basic sodium chloride (NaCl), the same thing we keep in the kitchen cabinet. It works by lowering the freezing point of water—from 0°C to about – 9°C. New Hampshire was the first state to use road salt in 1938, and by the 1970s, scientists were already sounding the alarm about its potential negative impacts, particularly the contamination of private wells. . Nevertheless, our reliance on road salt has only intensified, tripling over the last 45 years alone.

When the weather gets warmer, the ice and the snow melt and the rain washes the salt into roadside vegetation and eventually into nearby waterways. The U.S. Environmental Protection Agency (EPA) measures the contamination caused by road salt by looking for evidence of chloride. In 1988, the agency established a safety threshold, stating that any more than 230 milligrams of chloride per liter of water is detrimental to aquatic life.

By comparing datasets from the EPA’s database, the scientists analyzed chloride concentration over time in the nation’s lakes, streams, and wetlands, finding that those thresholds were routinely surpassed. Lakes with roads in their drainage basin are particularly vulnerable to salination from road salt. The researchers have observed a three-fold increase of chloride in the last 37 years alone in one of the lakes they have studied.

The study shows that the current EPA thresholds are clearly not enough. The impacts of deicing salts can be sublethal or lethal at current thresholds and recent research suggests that negative effects can occur at levels far below these thresholds. More worryingly, chloride from road salt routinely makes its way into drinking water. What is more, deicing salts have the ability to mobilize harmful chemicals sequestered in the soil, such as radon and mercury. High levels of chloride can also corrode water pipes, releasing heavy metals like lead into the drinking water.

Recognizing the potential hazards that accompany the use of road salt, some municipalities have made the switch to alternatives like sand or beet juice. However, the authors of the study concede that those options come with their own ecological drawbacks and can be prohibitively expensive. Instead, they suggest a number of more advisable practices.

Road salt should always be stockpiled in permanent structures with walls and impermeable floors to prevent seepage. The authors also endorse de-icing: treating roads with liquid salt brine before a storm, rather than scattering salt after the snow has fallen. Additionally, live-edge snowplows with multiple blades connected by springs, rather than conventional plows that have a fixed edge can remove more snow and mitigate the need for road salt.

Homeowners can also be a part of the solution. Most people use too much salt to treat surfaces around their homes. It only takes about 340 grams of salt to treat a 6-meter–long driveway. To prevent harmful chlorides from reaching rivers and streams, homeowners can sweep up excess salt that remains after a storm and throw it away.

Finally, one should keep in mind that ordinary road salt stops working when the temperature falls below – 9°C.

Source: Yahoo News.

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Studded tires are forbidden in France today but are still allowed in Scandinavian countries. Howevern an expert at the Environment Agency of Iceland explained they are a major factor in particulate pollution. He presented the data in an open meeting on the impact of studded tires on air quality and road surfaces. In his opinion, a car with studded tires wears down the road 20-40 times more than a car with conventional tires. High levels of particulate pollution occur regularly in Reykjavík in the spring, when the weather is still, road surfaces are dry, and drivers have not yet switched over to summer tires.

As a consequence, it is clearly in the interest of those responsible for road maintenance to reduce the use of studded tires, but the need for such tires varies. In particuler, people who live out in the countryside or people who are driving in certain parts of Iceland had better to be on studded tires. When there is wet ice, then studded tires have the advantage.

The expert pointed out that studded tires are not banned anywhere in Norway, but there are fees in certain towns, so it is up to each municipality to decide and there has been an economic incentive to reduce the use of studded tires. Those who live in the countryside and drive into Oslo can buy a studded tire “passport,” which can be an annual, monthly, or daily pass. Such a system could work in Iceland.

Source: Iceland Review.

 

Bienvenue sur Io, la lune de Jupiter ! // Welcome to Io, Jupiter’s moon !

J’ai écrit plusieurs notes à propos de Io, l’une des lunes de Jupiter, bien connue pour son intense activité volcanique. Le site space.com invite ses lecteurs à la visiter.
Avec un rayon moyen de 1 821 km, Io est légèrement plus grande que la Lune. Elle présente une forme légèrement elliptique, avec son axe le plus long dirigé vers Jupiter. Parmi les satellites de Jupiter, Io occupe la troisième place tant en masse qu’en volume, derrière Ganymède et Callisto mais devant Europe.
La surface de Io est parsemée de centaines de volcans. Certains émettent des panaches riches en soufre, de plusieurs centaines de kilomètres de hauteur. La surface de la lune évolue et se modifie à une vitesse incroyable. Des fissures laissent échapper de la lave qui remplit les cratères d’impact et inonde de nouvelles étendues sous de la roche liquide. Bien que la composition exacte de Io soit inconnue, il s’agit probablement de soufre fondu et de dioxyde de soufre. La température de surface de la lune est en moyenne d’environ – 130°C. Les volcans, quant à eux, peuvent atteindre 1 649°C.
L’activité volcanique de Io a été découverte pour la première fois par les missions Voyager de la NASA en 1979. La plupart des informations figurant dans l’article de space.com ont été fournies par l’agence américaine.
Comme Io décrit une orbite elliptique autour de Jupiter, la force exercée par la gravité de Jupiter sur la lune varie en fonction de sa proximité avec la planète. Cette fluctuation gravitationnelle crée une poussée et une traction perpétuelles sur l’intérieur de Io dans différentes directions, ce qui fait gonfler sa surface d’une centaine de mètres. Ce mouvement entraîne une compression des roches de Io les unes contre les autres, ce qui génère de grandes quantités de chaleur.
Si Io était la seule lune de Jupiter, son orbite ressemblerait probablement à un cercle, mais les forces exercées par Europe et Ganymède, les lunes voisines de Io, empêchent une telle situation de se produire. Io ne peut pas échapper au jeu perpétuel de tiraillement gravitationnel permanent, ni à l’échauffement planétaire qui s’ensuit.
Io met 1,77 jours terrestres pour orbiter autour de Jupiter et, verrouillée par les forces de marée, montre toujours la même face à Jupiter.
La surface de Io est principalement composée de soufre et de dioxyde de soufre. L’atmosphère de dioxyde de soufre de Io est extrêmement ténue et représente environ un milliardième de la pression de surface de l’atmosphère terrestre.
L’orbite de Io traverse les puissantes lignes de force magnétiques de Jupiter, de sorte que la lune devient un puissant générateur électrique. Selon la NASA, ce courant dissipe une puissance de plus de 1 térawatt avec un potentiel de 400 000 volts, créant à son tour 3 millions d’ampères de courant électrique. Ce courant revient ensuite le long des lignes de champ magnétique de Jupiter et provoque des orages dans la haute atmosphère de la planète.
Pendant la rotation de Jupiter, les forces magnétiques retirent environ une tonne de matériau à Io chaque seconde. Ce matériau devient ionisé et forme un nuage de rayonnement toroïdal appelé tore de plasma. Certains des ions sont attirés dans la haute atmosphère de Jupiter et créent des aurores (voir mon article du 9 mai 2015 à ce sujet). Un exemple de cette activité a été repéré par le télescope spatial Hubble qui a révélé le rôle joué par Io et Ganymède dans les aurores de Jupiter.
Io a également une atmosphère au comportement variable. L’enveloppe de dioxyde de soufre du gaz se fige lorsque la lune passe dans l’ombre de Jupiter. Le dioxyde de soufre se retransforme en gaz lorsque Io revient à la lumière du soleil.

Io a été la première des lunes de Jupiter à être découverte par l’astronome italien Galileo Galilei le 8 janvier 1610. C’était la première fois qu’une lune était observée en orbite autour d’une planète autre que la Terre. La découverte de Galilée a permis de comprendre que les planètes tournent autour du soleil, et non que le système solaire tourne autour de la Terre.
Bien qu’aucune mission dédiée n’ait été envoyée sur Io, plusieurs engins spatiaux ont survolé Jupiter et observé ses lunes : les sondes Pioneer 10 de la NASA en 1973, Pioneer 11 en 1974, Voyager 1 et Voyager 2 en 1979. Entre 1995 et 2002, l’engin spatial Galileo de la NASA a effectué plusieurs survols de Io. ils ont fourni aux scientifiques les vues les plus proches à ce jour de la lune de Jupiter.
Bien qu’il n’y ait pas de mission spécifiquement prévue pour observer Io, d’autres missions passent actuellement à proximité de la lune ou le feront dans les années à venir. La mission JUICE de l’Agence spatiale européenne, dont le lancement est prévu en 2023, se concentrera sur Europe, Ganymède et Callisto. En 2024, les projets de mission Europa Clipper de la NASA s’attarderont sur l’habitabilité d’ Europe.
Vous trouverez plus de détails sur le site space.com.
Source : space.com.

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I have written several posts about Io, one of Jupiter’s moons. It is the most volcanically active body in the solar system. The website space.com invites its readers to an exhaustive visit of the celestial body.

With a mean radius of 1,821 km, Io is slightly larger than Earth’s moon. It has a slightly elliptical shape, with its longest axis directed toward Jupiter. Among the Galilean satellites, Io ranks third, behind Ganymede and Callisto but ahead of Europa, in both mass and volume.

Io’s surface is peppered with hundreds of volcanoes, some spewing sulfurous plumes hundreds of kilometers high. This surface is changing at an incredible rate. Volcanic fissures ooze lava that fills impact craters and creates new floodplains of liquid rock. While Io’s exact composition is unknown, it is likely molten sulfur and sulfur dioxide..Io’s surface temperature averages about minus 130°C. Io’s volcanoes can reach 1,649°C degrees C.

Io’s volcanic activity was first discovered by NASA’s Voyager missions in 1979. The American agency has provided most of the information of this article.

As Io orbits Jupiter in an elliptical fashion, the strength of Jupiter’s gravity on Io varies depending on how close the moon is to the planet. This gravitation fluctuation creates a perpetual push and pull on the moon’s interior in different directions, which causes Io’s surface to bulge by as much 100 meters. This movement causes Io’s rocks to grind past each other, generating vast quantities of heat.

If Io were Jupiter’s only moon, its orbit would probably look like a circle, but the ongoing, constant outward tug from Io’s outer neighbours Europa and Ganymede ensure that does not happen. Io cannot escape this perpetual game of gravitational tug-of-war and subsequent planetary heating.

Io takes 1.77 Earth-days to orbit Jupiter. Io is tidally locked, so the same side always faces Jupiter.

Io’s surface is primarily composed of sulfur and sulfur dioxide. Io’s sulfur dioxide atmosphere is extremely thin, about one billionth the surface pressure of Earth’s atmosphere.

Io’s orbit cuts across Jupiter’s powerful magnetic lines of force, turning Io into an electric generator. According to NASA, Io can develop 400,000 volts across itself, in turn creating 3 million amperes of electrical current. This then makes its way back along Jupiter’s magnetic field lines and causes lighting storms in Jupiter’s upper atmosphere.

As Jupiter rotates, the magnetic forces strip away about a ton of Io’s material every second. The material becomes ionized and forms a doughnut-shaped cloud of radiation called a plasma torus. Some of the ions are pulled into Jupiter’s upper atmosphere and create auroras (see my post of May 9th, 2015 about this topic). An example of this activity was spotted by the Hubble Space Telescope, which revealed the influences of Io and Ganymede, in Jupiter’s auroras.

Io also has a collapsible atmosphere. The sulfur dioxide envelope of gas freezes up while Io is in the shadow of Jupiter every day. When Io comes back into the sunlight, the freezing sulfur dioxide converts to gas once more.

Io was the first of Jupiter’s moons discovered by Italian astronomer Galileo Galilei on January 8th, 1610. This discovery, along with the discovery of three other Jovian moons, was the first time a moon was ever found orbiting a planet other than Earth. Galileo’s discovery eventually led to the understanding that planets orbit the sun, instead of our solar system revolving around Earth.

While no dedicated mission has been sent to Io, several spacecraft have flown by Jupiter and observed its moons : NASA’s Pioneer 10 in 1973, Pioneer 11 in 1974, Voyager 1 and Voyager 2 probes in 1979. Between 1995 and 2002, NASA’s Galileo spacecraft made multiple flybys of Io and provided scientists with the closest views to date of the volcanic moon.

While there is no mission specifically planned to look at Io, other missions are now in the vicinity of the moon or will be in future years. The European Space Agency’s JUICE mission, set to launch in 2023, will focus on Europa, Ganymede and Callisto. In 2024, NASA’s Europa Clipper mission plans investigate the habitability of another Galilean moon, Europa.

You will find more details on the space.com website

Source : space.com.

Eruption à la surface de Io

Aurore sur Jupiter (Source; NASA)

Une autre conséquence du réchauffement climatique // Another consequence of global warming

Voici une autre conséquence inattendue, mais assez logique, du réchauffement climatique. Selon une nouvelle étude publiée dans Scientific Reports, la hausse des températures entraînera une augmentation du nombre de personnes souffrant de calculs rénaux, une affection douloureuse provoquée par la chaleur et la déshydratation.
Des chercheurs se sont appuyés sur deux scénarios climatiques pour estimer le risque de calculs rénaux liés à la chaleur et à l’humidité d’ici la fin du siècle en Caroline du Sud, un État du sud-est des États-Unis qui a actuellement un taux de lithiase urinaire plus élevé que la moyenne aux États-Unis. Dans le pays, environ une personne sur 10 souffre de calculs rénaux à un moment donné, et ce nombre augmente en allant vers le sud.
Selon des chercheurs du Children’s Hospital de Philadelphie, le nombre de cas de calculs rénaux augmentera entre 2,2% et 3,9% selon que les émissions de gaz à effet de serre se poursuivent au rythme actuel ou sont ramenées à un niveau intermédiaire.
Les calculs rénaux sont causés par des dépôts de minéraux (principalement du calcium) qui se développent dans l’urine. Ils sont extrêmement douloureux lors du passage dans les voies urinaires. L’incidence de la maladie a augmenté au cours des deux dernières décennies, en particulier chez les personnes de couleur, les femmes et les adolescents.
Les changements de régime alimentaire et de mode de vie ont contribué au développement de la maladie, mais des recherches antérieures ont démontré que des températures ambiantes élevées augmentent le risque. Le nombre de personnes sollicitant une aide médicale pour des calculs rénaux augmente après les journées très chaudes où le risque de déshydratation est davantage présent.
On ne parle pas beaucoup de l’impact du changement climatique sur la santé humaine, en particulier lorsqu’il s’agit des enfants, mais avec le réchauffement de la planète de plus en plus de personnes seront malades et hospitalisées.
Source : Yahoo News.

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Here is another unexpected but fairly logical consequence of global warming on our planet. According to a new study published in Scientific Reports, rising temperatures will lead to a rise in people suffering from kidney stones, a painful medical condition exacerbated by heat and dehydration.

Researchers used d two climate scenarios to estimate the burden of heat and humidity related kidney stone disease by the end of the century in South Carolina, a state in the south-east US which currently has a higher than average incidence rate. In the US, about one in 10 people suffers from kidney stones at some point, and the incidence increases from north to south.

According to researchers at the Children’s Hospital of Philadelphia, the number of cases will increase between 2.2% and 3.9% depending on whether greenhouse gas emissions continue at the current rate or are cut to an intermediate level.

Kidney stones are caused by hard deposits of minerals (mostly calcium) that develop in concentrated urine which are extremely painful when passing through the urinary tract. The incidence of the condition has escalated over the past two decades, particularly among people of colour, women and adolescents.

Diet and lifestyle changes have contributed to the rise in the condition, but prior research has demonstrated that high ambient temperatures increase the risk. The number of people seeking medical help for kidney stones escalates following very hot days when the risk of dehydration multiplies.

With climate change, there is not much talk about the impact on human health, particularly when it comes to children, but a warming planet will have significant effects on human health,

Source: Yahoo News.

 

Source: Wikipedia