Janvier 2022 : 6ème plus chaud // January 2022 : 6th hottest

Selon les dernières données ERA5, et en attendant celles de la NASA et de la NOAA, le mois de janvier 2022 a été le 6ème plus chaud, avec +0,468°C au-dessus de la moyenne 1981-2010.

Il faut noter que janvier 2022 est le plus chaud jamais observé dans un contexte La Niña aussi prononcé. Si l’on regarde dans les annales les mois de janvier plus chauds que 2022, on note que seul janvier 2017 a été précédé par une Niña qui fut toutefois plus faible qu’en 2022. De plus, janvier 2017 suivait une année 2016 exceptionnellement chaude.

Des conditions La Niña sont actuellement présentes dans le Pacifique. D’après la NOAA, elles devraient se maintenir dans les premiers mois de 2022, puis on devrait opérer une transition vers des conditions neutres à partir du mois d’avril. Depuis le mois de décembre, on observe une onde de Kelvin, qui se déplace vers l’est le long de l’Equateur. Elle entraîne la propagation vers l’est du Pacifique des couches d’eau chaude qui sont normalement confinées à l’ouest du bassin océanique. Avec le réchauffement à venir des eaux de surface à l’est, on pourrait assister à des conditions favorables à El Niño mais il est encore bien trop tôt pour avoir des certitudes.

Le mois de janvier 2022 a été marqué par une anomalie de +1,26°C par rapport à 1850-1900. Si l’anomalie observée en janvier se maintenait toute l’année, la température globale sur l’ensemble de 2022 serait de +1,174°C au-dessus de la période préindustrielle. Les deux années les plus chaudes ont été 2016 et 2020 avec respectivement +1,337°C et +1,33°C. D’après la plupart des climatologues, l’année 2022 devrait se situer dans la lignée de 2021, peut-être très légèrement plus chaude. Des niveaux record pourraient en revanche être de nouveau observés en 2023 en fonction des conditions dans le Pacifique, avec le probable retour d’El Niño.

Source: global-climat.

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According to the latest ERA5 data, and pending those from NASA and NOAA, January 2022 was the 6th hottest month, with +0.468°C above the 1981-2010 average.
It should be noted that January 2022 is the hottest ever observed in a pronounced La Niña context. If we look in thearchives of the months of January warmer than 2022, we note that only January 2017 was preceded by a Niña event which was however weaker than in 2022. In addition, January 2017 followed an exceptionally hot year 2016.
La Niña conditions are currently present in the Pacific. According to NOAA, they should be maintained in the first months of 2022, then there should be a transition to neutral conditions from April. Since December, a Kelvin wave has been observed, moving east along the Equator. It generates layers of warm water that are normally confined to the west of the ocean basin and that now spread eastward from the Pacific. With the coming warming of surface waters to the east, we could see favorable conditions for El Niño, but it is still far too early to be certain.
The month of January 2022 was marked by an anomaly of +1.26°C compared to 1850-1900. If the anomaly observed in January were maintained throughout the year, the global temperature for the whole of 2022 would be +1.174°C above the pre-industrial period. The two hottest years were 2016 and 2020 with +1.337°C and +1.33°C respectively. According to most climatologists, the year 2022 should be in line with 2021, perhaps very slightly warmer. On the other hand, record levels could be observed again in 2023 depending on the conditions in the Pacific, with the probable return of El Niño.
Source: global-climat.

Source: ERA5

Le Parc de l’Etna (Sicile), un véritable dépotoir ! // Mt Etna Park, a true garbage dump ! // Il Parco dell’Etna : una vera discarica !

Cela fait longtemps que mes amis siciliens lancent des messages d’alerte sur les amoncellements de détritus sur les pentes de l’Etna. Le volcan est devenu une véritable poubelle. Le problème n’est pas nouveau. Déjà dans les années 1990, époque où je visitais souvent le Mongibello, on trouvait des ordures un peu partout. Aujourd’hui, la situation est devenue insupportable. Plusieurs articles de presse tirent à leur tour la sonnette d’alarme. Ainsi, le site web FocuSicilia titre » Etna, routes et vignobles envahis par les déchets : « Situation invivable, nous sommes désespérés »
Les décharges sauvages sont un véritable fléau dans le Parc de l’Etna qui, rappelons le, est classé au patrimoine de l’Unesco, sans oublier les vignobles qui fournissent d’excellents vins. Le Parc est meurtri par des décharges incontrôlées et des déchets abandonnés partout, dans les rues, dans la campagne, dans les cours d’eau. On ne peut que regretter que les autorités locales et les politiques n’accordent pas davantage d’attention à ce problème qui est également une affaire de santé publique.
Les opérations de nettoyage qui ont lieu ponctuellement ne semblent servir à rien car les immondices reviennent immédiatement. On a pu le constater en mars 2021 quand les municipalités de Biancavilla et Santa Maria di Licodia ont fourni équipement et personnel pour évacuer24 tonnes de déchets. Aujourd’hui, cette campagne de nettoyage ne se voit plus et la situation est même pire qu’avant car les déchets ont commencé à envahir d’autres secteurs de ces communes. Les municipalités font ce qu’elles peuvent, mais ne disposent pas de moyens de contrôle suffisants. Des caméras de surveillance ont été installées et quelques verbalisations ont eu lieu. Certains suggèrent de rendre publics les noms des contrevenants qui jettent les déchets. Voici une petite vidéo illustrant parfaitement le problème des immondices sur les flancs de l’Etna. Comme le dit l’auteur de la vidéo, c’est une honte.
https://youtu.be/1XFVdTxUJm8

Un autre problème concerne les matières toxiques figurant parmi les déchets et qui sont, bien sûr refusées par les déchetteries. Pour éviter que l’accumulation de détritus éveille trop l’attention, ceux qui les déposent y mettent parfois le feu, ce qui pose des problèmes, car les fumées toxiques sont un danger pour la population. Il existe en particulier un type d’amiante qui a causé un nombre élevé de tumeurs et de décès au cours des dernières décennies. Sans oublier les tas de pneus qui, eux aussi, sont coûteux à éliminer. La plupart des communes sur les flancs de l’Etna n’ont pas les moyens de se lancer dans une telle dépense.

La situation est aussi un obstacle au tourisme et à l’économie viticole. L’article de FocuSicilia donne l’exemple d’un viticulteur qui a reçu des visiteurs japonais qui se sont rendu compte des problèmes causés par les amoncellement de détritus qui ne laissent pas une bonne image de la région.
Selon le maire de Milo, il faudrait « un système de surveillance avec du personnel et des caméras, puis infliger de lourdes amendes à ceux qui polluent, mais même cela est pratiquement impossible sans personnel et sans financement ».

Source: FocuSicilia, La Sicilia.

 

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My Sicilian friends have been issuing warning messages for a long time about the piles of waste on the slopes of Etna. The volcano has become a real garbage dump. It’s not a new problem. Already in the 1990s, when I often visited Mongibello, there was rubbish everywhere. Today, the situation has become unbearable. Several press articles are sounding the alarm. Thus, the FocuSicilia website titles « Etna, roads and vineyards invaded by waste: « Unbearable situation, we are desperate »
Wild dumps are a real scourge in Mt Etna Park which, let’s remember, is classified as a UNESCO heritage site, not to mention the vineyards which provide excellent wines. The Park is bruised by uncontrolled landfills and waste left everywhere, in the streets, in the countryside, in the rivers. One can only regret that local authorities and politicians do not pay more attention to this problem, which is also a matter of public health.
The cleaning sessions that take place punctually do not seem to be of any use because the litter comes back immediately. This could be seen in March 2021 when the municipalities of Biancavilla and Santa Maria di Licodia provided equipment and personnel to evacuate 24 tons of waste. Today, this cleaning campaign is no longer seen and the situation is even worse than before. as waste has started to invade other areas of these municipalities. The municipalities do what they can but do not have sufficient means of control. Surveillance cameras were installed and some people were fined. Some suggest making public the names of offenders who throw away the waste. Here is a short video perfectly illustrating the problem of garbage on the flanks of Mt Etna. As the author of the video says, it’s a shame.
https://youtu.be/1XFVdTxUJm8

Another problem concerns the toxic materials among the waste and which are, of course, refused by the recycling centers. To prevent the accumulation of waste from attracting too much attention, those who leave it sometimes set fire to it, which poses problems, because the toxic fumes are a danger to the population. There is one type of asbestos in particular that has caused a high number of tumors and deaths in recent decades. Not to mention the piles of tires which are also expensive to dispose of. The municipalities on the flanks of Mt Etna do not have the means to embark on such an expense.
The situation is also an obstacle to tourism and the wine economy. The FocuSicilia article gives the example of a winegrower who received Japanese visitors who realized the problems caused by the accumulation of rubbish which does not leave a good image of the region.
According to the mayor of Milo, it would take « a surveillance system with staff and cameras, then impose heavy fines on those who pollute, but even that is practically impossible without staff and funding ».
Source: FocuSicilia, La Sicilia.

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I miei amici siciliani lanciano da tempo messaggi di allerta sui cumuli di rifiuti alle pendici dell’Etna. Il vulcano è diventato un vero mucchio di spazzatura. Non è un problema nuovo. Già negli anni ’90, quando visitavo spesso Mongibello, c’era spazzatura ovunque. Oggi la situazione è diventata insopportabile. Diversi articoli di stampa lanciano l’allarme. Così il sito FocuSicilia intitola “Etna, strade e vigneti invasi dai rifiuti: “Situazione insopportabile, siamo disperati”
Le discariche selvagge sono una vera piaga nel Parco dell’Etna che, va ricordato, è classificato patrimonio dell’UNESCO, per non parlare dei vigneti che danno ottimi vini. Il Parco è ammaccato da discariche incontrollate e rifiuti lasciati ovunque, nelle strade, nelle campagne, nei fiumi. Si puo solo rendersi conto che le autorità locali ei politici non prestino maggiore attenzione a questo problema, che è anche una questione di salute pubblica.
Le operazioni di pulizia che si svolgono puntualmente non sembrano essere di alcuna utilità perché la spazzatura ritorna immediatamente. Lo abbiamo visto a Marzo 2021 quando i comuni di Biancavilla e Santa Maria di Licodia hanno fornito attrezzature e personale per evacuare 24 tonnellate di rifiuti. Oggi questa campagna di pulizie non si vede più e la situazione è anche peggiore di prima perché i rifiuti hanno iniziato a invadere altri settori di questi comuni. I comuni fanno quello che possono, ma non dispongono di mezzi di controllo sufficienti. Sono state installate telecamere di sorveglianza e sono avvenute alcune multe. Alcuni suggeriscono di rendere pubblici i nomi dei delinquenti che buttano i rifiuti. Ecco un breve video che illustra perfettamente il problema dei rifiuti sui fianchi dell’Etna. Come dice l’autore del video, è una vergogna..
https://youtu.be/1XFVdTxUJm8
Un altro problema riguarda i materiali tossici che compaiono tra i rifiuti e che, ovviamente, vengono rifiutati dai centri di riciclaggio. Per evitare che l’accumulo di rifiuti attiri troppa attenzione, chi li deposita a volte gli dà fuoco, il che pone problemi, perché i fumi tossici sono un pericolo per la popolazione. C’è un tipo di amianto che ha causato un numero elevato di tumori e morti negli ultimi decenni. Per non parlare delle pile di gomme che sono anche costosi da smaltire. La maggior parte dei comuni sui fianchi dell’Etna non ha i mezzi per affrontare una simile spesa.
La situazione è anche un ostacolo per il turismo e l’economia del vino. L’articolo di FocuSicilia fa l’esempio di un viticoltore che ha ricevuto visitatori giapponesi che si sono resi conto dei problemi causati dall’accumulo di rifiuti; questo non lascia una buona immagine della regione.
Per il sindaco di Milo servirebbe « un sistema di sorveglianza con personale e telecamere, poi multe salate a chi inquina, ma anche questo è praticamente impossibile senza personale e finanziamenti ».
Fonte: FocuSicilia, La Sicilia.

Le Parc de l’Etna est une zone où la nature est censée être protégée…

….mais la réalité est parfois différente!

Crédit photo : FocuSicilia

La fonte de l’Everest // The melting of Mt Everest

Dans plusieurs notes publiées entre 2017 et 2021, j’ai alerté sur la fonte des glaciers dans l’Himalaya. Bien que leurs zones d’accumulation soient situées à des altitudes plus élevées que leurs homologues alpines, elles subissent l’impact du réchauffement climatique et fondent à une vitesse incroyable.
Selon une étude publiée le 1er février 2022 par une équipe de l’Université du Maine, la fonte du plus haut glacier de l’Everest se produit à un rythme alarmant. Les découvertes de l’équipe scientifique montrent que la glace qui avait mis des décennies à s’accumuler fond chaque année, mettant en danger à la fois les alpinistes et ceux qui dépendent du glacier pour l’eau potable et l’irrigation.
Début 2019, le National Geographic et l’expédition Perpetual Planet Everest de Rolex ont lancé « l’enquête scientifique la plus exhaustive » jamais effectuée dans l’Himalaya. Dans le cadre de cette expédition, les scientifiques ont extrait la plus haute carotte de glace de tous les temps et ont installé les deux stations météorologiques automatiques les plus hautes du monde.
En étudiant la carotte de glace prélevée sur le glacier South Col, ainsi que les données des stations météorologiques et des images satellites, les chercheurs ont découvert que les effets du changement climatique n’avaient pas seulement atteint le sommet de la plus haute montagne du monde, mais ils avaient aussi considérablement modifié le paysage au cours des deux dernières décennies. Les chercheurs ont découvert que le glacier South Col avait perdu son manteau neigeux, ce qui a accéléré le processus de fonte.
Les scientifiques ont découvert que le glacier South Col a perdu 54 mètres d’épaisseur au cours des 25 dernières années. Cela signifie qu’il a fondu plus de 80 fois plus vite que pendant les 2 000 ans qu’il a fallu pour former la couche supérieure du glacier. Les chercheurs accusent le réchauffement de la température de l’air, la perte d’humidité et les vents violents.
L’expédition répond à la question que beaucoup de gens se posent : les plus hauts glaciers de la planète sont-ils affectés par le changement climatique d’origine anthropique? La réponse de l’étude est définitivement oui, et de manière très significative depuis la fin des années 1990.
Les chercheurs avertissent également que la perte de la glace du glacier South Col pourrait mettre à nu encore davantage le substratum rocheux, ce qui pourrait rendre les expéditions d’ascension de l’Everest plus dangereuses dans les décennies à venir.
Source : Yahoo Actualités.

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In several posts published between 2017 and 2021, I alerted to the melting of glaciers in the Himalayas. Although their accumulation zones are located at higher altitudes than their counterparts in the Alps, they undergo the impact of global warming and melt at an incredible spped.

According to a study published on Frebruary 1st, 2022 by a team from the University of Maine, melting on Mount Everest’s highest glacier is occurring at an alarming pace. The team’s findings suggest that ice that had taken decades to accumulate is melting away each year, jeopardizing both climbers and those who depend on the glacier for drinking water and irrigation.

In early 2019, National Geographic and Rolex’s Perpetual Planet Everest Expedition began « the most comprehensive scientific investigation » ever attempted in the Himalayas. As part of that expedition, the scientists obtained the highest-ever ice core and established the world’s two highest automatic weather stations.

By studying the ice core, taken from the South Col Glacier, as well as data from weather stations and satellite imagery, the researchers found that effects of climate change had not just reached the top of the highest mountain in the world, but had significantly altered its landscape in the last two decades. The researchers found that the South Col Glacier has lost ithe snowpack covering the hard ice of the glacier, which has accelerated the melting process.

The scientists found that the South Col Glacier has lost 54 meters of thickness in the last 25 years. This means it has melted over 80 times faster than the 2,000 years it took to form the top layer of the glacier. The researchers blame warming air temperatures, loss of humidity, and strong winds.

The expedition answers the question whether the highest glaciers on the planet are impacted by human-related climate change. The answer is definitely yes, and very significantly since the late 1990s, qccording to the study.

The researchers also warn that the loss of the glacier ice could lead to significantly more exposed bedrock, which could make Mount Everest climbing expeditions more dangerous in the decades to come.

Source: Yahoo News.

Vue du glacier South Col (Crédit photo : Wikipedia)

Le mot « extrême » inadapté à certains événements climatiques // The word « extreme » unsuitable for certain weather events

Avec l’accumulation d’événements extrêmes au cours des dernières semaines, les Américains prennent de plus en plus conscience qu’ils sont liés au réchauffement climatique, ou au « changement climatique » comme ils préfèrent appeler le phénomène.
Tout juste un mois après le début de l’année 2022, une série d’événements météorologiques extrêmes a paralysé les principales conurbations des États-Unis, provoquant des pannes de courant dans le Massachusetts, un embouteillage gigantesque en Virginie et l’annulation de centaines de vols. Les scientifiques expliquent que tout cela est lié au changement climatique car les températures plus chaudes provoquent davantage de précipitations, avec des tempêtes plus violentes, et des changements de vent qui apportent des vagues d’air froid dans des endroits épargnés jusque là.
En janvier 2022, plusieurs tempêtes de neige d’une rare violence ont frappé le sud des Etats Unis, avec plus de 30 centimètres de neige à Boone, en Caroline du Nord. Une autre tempête a bloqué des voitures pendant plus de 24 heures sur l’I-95 en Virginie où on a relevé une couche de plus de 30 cm, bien plus que les quelques centimètres prévus par les bulletins météo.
Le 3 février 2022, plus de 100 millions d’Américains, de la Nouvelle-Angleterre aux Rocheuses, se sont retrouvés sous alerte météo hivernale. Aussi surprenant que cela puisse paraître, le Texas a été recouvert de glace et de neige, avec des températures inférieures à zéro. Cela a provoqué des pannes de courant chez des dizaines de milliers d’habitants, un an seulement après qu’une série de violentes tempêtes hivernales ait laissé des millions de personnes sans électricité dans cet Etat.
Les vagues de chaleur estivales et les pluies torrentielles deviennent également plus intenses. Les sept dernières années ont été les sept années les plus chaudes de l’histoire. Juillet 2021 a été le mois le plus chaud jamais enregistré et 25 pays ont connu leur année la plus chaude de tous les temps. En septembre, la ville de New York a été frappée par l’ouragan Ida, qui a entraîné des précipitations record, des inondations dans les sous-sols et les rues et la mort de 46 personnes dans l’Etat de New York.
En fait, certains climatologues pensent qu’un nouveau terme serait nécessaire pour faire référence aux conditions météorologiques les plus extrêmes. En effet, la manière habituelle de définir ces événements ne montre pas à quel point ils peuvent devenir violents. Un chercheur a déclaré : « L’un des problèmes avec le mot « extrême », c’est que une fois qu’on l’a utilisé, il est assez difficile de définir des événements qui sont davantage extrêmes. » Le fait qu’en météorologie le même mot «extrême» puisse désigner à la fois un puissant ouragan et un ouragan totalement dévastateur pourrait inciter les gens à sous-estimer la gravité croissante de ces événements.
Il est particulièrement difficile de s’adapter aux conditions météorologiques les plus extrêmes. Tout comme les villes du sud doivent soudainement faire face à la neige, les zones habituellement tempérées connaissent des vagues de chaleur anormales. En juin 2021, les températures ont dépassé 38 ° C pendant plusieurs jours dans le nord-ouest du Pacifique qui est habituellement doux. Cette chaleur a causé plus de 600 décès supplémentaires dans l’Oregon et l’État de Washington. Un an plus tôt, le 20 juin 2020, le thermomètre avait montré 40°C à Verkhoïansk, en Russie, la température la plus chaude jamais enregistrée au nord du cercle polaire arctique.
En juillet 2021 en Allemagne, certaines régions ont reçu presque deux fois plus de pluie en deux jours que pendant tout le mois le reste du temps. Tous les records de précipitations ont été battus; des dizaines de milliers de maisons ont été inondées et au moins 180 personnes ont perdu la vie.
De la même façon que le réchauffement climatique signifie des températures moyennes plus élevées, les conditions hivernales deviennent également plus extrêmes en raison de l’effet du changement climatique sur le courant jet ou jet stream. Les études effectuées au cours des dix dernières années tendent à montrer que le jet stream n’a pas le même comportement qu’autrefois. Il montre aujourd’hui des ondulations qui génèrent des conditions météorologiques inhabituelles. Toutes les tempêtes hivernales correspondent à de grandes inflexions vers le sud dans le courant-jet.
Il est évident que tant que nous continuerons à émettre des gaz à effet de serre qui emprisonnent plus de chaleur dans l’atmosphère, les événements hivernaux «super extrêmes» deviendront encore plus violents et imprévisibles.
Source : Yahoo Actualités.

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With the accumulation of extreme events in the past weeks, Americans are getting more and more aware that they are liked to global warming, or climate change as they’d rather call the phenomenon.

Just one month into 2022, a spate of extreme weather events have crippled major U.S. metro areas, causing power outages in Massachusetts, a daylong traffic jam in Virginia and the cancellation of hundreds of flights. Sxcientists warn that these are all connected to climate change, as warmer temperatures cause more precipitation, leading to heavier storms, and changing wind patterns bring blasts of cold air to previously unaffected locations.

In January, multiple unusually strong winter snowstorms hit the South, one of which dropped more than 30 centimeters of snow in Boone, N.C., while another caused cars to get stuck for more than 24 hours on I-95 in Virginia after more than 30 cm of snow fell far more than the few centimeters that had been predicted.

On February 3rd, 2022, more than 100 million Americans, from New England to the Rocky Mountains, found themselves under winter weather alerts. Such unlikely locations as Texas are experiencing ice and snow with below-freezing temperatures, causing tens of thousands of residents to experience blackouts, just one year after a series of remarkably severe winter storms left millions in the State without power.

Summer heat waves and heavy rainstorms are also getting more intense. The last seven years have been the seven hottest years in recorded history. Last July was the hottest month on record, and 25 countries experienced their warmest year ever. In September, New York City was hit by Hurricane Ida, which brought a record rainfall of 21 cm, causing flooding in basements and streets, and killing 46 people in the metropolitan region.

In fact, some climate scientists think a new term for the most extreme weather may be needed because the usual way of characterizing the events fails to capture how they keep getting more dramatic. Said one researcher : “One of the issues with ‘extreme’ is that once you’ve used that word, it’s kind of hard to talk about what it looks like when you have bigger extremes.” In short, the fact that “extreme weather” can refer to both a bad hurricane and an utterly devastating one might cause people to underestimate the increasing severity of these events.

Adapting to the constantly worsening weather is especially difficult. Just as southern cities are suddenly having to contend with snow, usually cool areas are seeing abnormal heat waves. In June 2021, temperatures were upwards of 38°C for days on end in the normally mild Pacific Northwest, leading to more than 600 excess deaths in Oregon and Washington state. One year earlier, on June 20th, 2020, the temperature in Verkhoyansk, Russia, reached 40°C, making it the hottest temperature ever recorded north of the Arctic Circle.

In July 2021 in Germany, some areas saw almost twice as much rain in two days as they normally get in the whole month, obliterating precipitation records, flooding tens of thousands of homes and killing at least 180 people.

What is more, even though global warming means higher average temperatures, winter weather is also getting more extreme, due to the effect of climate change on the jet stream. There has been a lot of research in the last decade suggesting that the jet stream is behaving differently now. It is wavier than it used to be, and whenever the jet stream takes these big north-south swings, unusual weather conditions tend to unfold along with those. All of these winter storms are associated with big southward dips in the jet stream.

As long as humans keep sending greenhouse gases into the atmosphere, trapping more heat, these “super-extreme” winter events will become even more shocking and unpredictable.

Source: Yahoo News.

Les deux courants jet de l’hémisphère nord (Source: Météo France)