Réchauffement climatique et folie météorologique (suite) // Global warming and weather insanity (continued)

Dans une note intitulée « Réchauffement climatique et folie météorologique » publiée le 4 décembre, j’expliquais que des températures anormalement élevées avaient été enregistrées dans les Etats contigus des Etats Unis. J’ai aussi écrit que, dans le même temps,il faisait un froid glacial en Alaska.
King Salmon, qui sert d’escale pour se rendre dans le Parc National du Katmai, a connu son mois de novembre le plus froid de l’histoire, avec une moyenne de -15,5°C, tandis que la température à Cold Bay atteignait une moyenne de -2,3°C. Selon le National Weather Service, plusieurs autres endroits de l’État d’Alaska ont connu l’un des cinq mois de novembre les plus froids de leur histoire.
J’expliquais aussi dans l’article du 4 décembre que le dôme de haute pression qui s’est établi au-dessus de l’ouest des États-Unis et qui a provoqué les pics de chaleur, a fait se déplacer vers le nord les zones de basse pression et les intempéries qui les accompagnent. Ce phénomène a piégé l’air froid dans la partie nord-ouest de l’Amérique du Nord. Au nord de la zone d’intempéries accompagnées d’inondations qui a frappé certaines parties de l’ouest du Canada et du nord-ouest des États-Unis, une masse d’air très froid et sec s’est installée sur l’Alaska au cours des dernières semaines. Même les zones côtières du sud, qui connaissent en général des températures modérées, ont été assez froides.
Un certain nombre de facteurs sont responsables du maintien de cet poche d’air froid en Alaska pendant tout le mois de novembre. La masse d’air froid ainsi emprisonnée a empêché l’air plus chaud de s’infiltrer dans l’Etat à une époque où il reçoit une énergie solaire faible. De plus, la banquise en mer de Béring est plus établie cette saison que par le passé, ce qui a également limité l’influence modératrice des eaux océaniques plus chaudes.
Ces événements météorologiques qui affectent les États-Unis confirment que le réchauffement climatique d’origine anthropique perturbe les conditions météorologiques dans de nombreuses régions du monde.
Source : Accuweather.

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In a post entitled « Global warming and weather insanity » released on December 4th, I explained that record high temperatures were recorded in the U.S.’ Lower 48. I also wrote that in the meantime it was freezing cold in Alaska.

King Salmon, which serves as a stopover to go to Katmai National Park, endured its coldest November on record, averaging only -15.5°C, while Cold Bay averaged -2.3°C. According to the National Weather Service, multiple other locations throughout the state endured one of their five coldest Novembers in history.

I explained in the 4 December post that the dome of high pressure that has built over the western U.S., which has influenced the record-breaking high temperatures, has shifted storm patterns to the north. That ripple effect has kept cold air trapped in the northwestern portion of North America. To the north of the series of atmospheric river storms that have hit parts of western Canada and the northwest U.S., a very cold and dry air mass has settled over Alaska for the past few weeks. Even southern coastal areas which are often moderate have been quite cold.

A number of influences are responsible for keeping that cold air trapped in Alaska for the entire month of November. The trapped mass of cold air has prevented warmer air from trickling into the state to moderate temperatures amid the loss of solar energy. On top of that, the icepack in the Bering Sea has been more established this season than in years past, which has also limited any of the moderating influences that warmer ocean waters could have.

These weather events across the U.S. tend to confirm that man-caused global warming has disrupted the weather patterns in many parts of the world.

Source: Accuweather.

Carte montrant la répartition des températures en Alaska le 3 décembre 2021 (Source: Accuweather)

Températures : Novembre 2021 en 5ème position // November 2021 ranks 5

Avec +0,583°C au-dessus de la moyenne 1981-2010, le mois de novembre 2021 est le 5ème plus chaud des archives ERA5. Par rapport à la nouvelle période de référence 1991-2020 utilisée par ERA5, l’anomalie est de +0,346°C.

On notera que les sept mois de novembre les plus chauds ont été enregistrés ces sept dernières années.C’était le même constat pour le mois d’octobre.

Cette situation intervient avec des conditions refroiddisement La Niña dans le Pacifique. D’après la NOAA, La Niña devrait se maintenir entre décembre 2021 et février 2022.

L’année 2021 se situe pour le moment à la 6ème place de l’archive ERA5, quasiment au même niveau que 2018.

Source : global-climat.

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With + 0.583 ° C above the 1981-2010 average, November 2021 was the 5th hottest month in the ERA5 archives. Compared to the new 1991-2020 reference period used by ERA5, the anomaly is + 0.346 ° C.
The hottest seven months of November were recorded over the past seven years, and the same was true for October.
This situation occurs with cooler La Niña conditions in the Pacific. According to NOAA, La Niña is expected to stay between December 2021 and February 2022.
The year 2021 is currently in 6th place in the ERA5 archive, almost at the same level as 2018.
Source : global-climat.

Evolution des températures depuis 1979 avec deux périodes de référence différentes (Source : global-climat)