Attaques d’ours en hausse en Amérique du Nord // More bear attacks in North America

Les grizzlis et les ours noirs ne sont pas les ours en peluche de notre enfance. Dans la nature, ce sont des animaux dangereux. Ils ont tué cinq personnes en Amérique du Nord au cours des cinq derniers mois.

– 15 avril 2021: un grizzly a mortellement blessé un guide à l’extérieur du Parc de Yellowstone. On pense que l’ours défendait une carcasse d’élan cachée à proximité. Les premières personnes arrivées sur le site du drame ont tué l’ours qui les avait chargées
– 30 avril 2021: un ours noir a tué une femme du Colorado alors qu’elle promenait ses chiens. C’est la première attaque mortelle dans cet État depuis plus de 10 ans.
– 4 mai 2021: Un grizzly a tué un professeur de Calgary alors qu’il randonnait dans la région.
– 25 mai 2021: Une femme de 68 ans est décédée des suites de ses blessures après avoir été attaquée par un grizzly près de sa propriété au nord-ouest de Calgary.
– 6 juillet 2021: un grizzly a tué une campeuse dans le Montana, près de la ville d’Ovando et l’a traînée hors de sa tente. Trois randonneurs qui campaient à Ovando (Montana) ont été réveillés par un grizzly qui rôdait et reniflait autour de leurs tentes, probablement attiré par la nourriture qui s’y trouvait. Après le départ de l’ours, les randonneurs ont déplacé leurs provisions et se sont rendormis. Un peu plus d’une heure plus tard, deux d’entre eux se sont réveillés en entendant l’ours en train d’attaquer leur compagne. Ils ont réussi à chasser l’animal que les rangers ont tué plus tard, mais la femme de 65 ans est décédée des suites de ses blessures.
[Note personnelle: Il ne faut jamais laisser de la nourriture dans une tente ou même dans une voiture lorsque l’on campe dans un territoire où vivent des ours. Il existe des boîtes de stockage spéciales pour la nourriture. Les ours n’ont pas une bonne vue, mais ils peuvent sentir la nourriture de très loin et feront tout pour l’obtenir. Cela peut sembler absurde, mais les femmes doivent éviter de camper dans un territoire d’ours lorsqu’elles ont leurs règles.]

Ce dernier incident est le cinquième décès cette année à la suite d’attaques d’ours noirs et de grizzlis en Amérique du Nord. On constate une augmentation par rapport aux dernières années. En 2020, les ours noirs et les grizzlis ont tué quatre personnes en Alaska et au Canada, et en 2019, seules 2 attaques mortelles d’ours ont été recensées. Entre 2000 et 2015, les grizzlis ont tué au total 24 personnes en Amérique du Nord. Au vu du bilan actuel au mois de juillet, 2021 sera probablement l’une des années les plus meurtrières jamais enregistrées pour les attaques d’ours.

Dans l’ensemble, les décès par attaque d’ours sont extrêmement rares, mais pas ils ne sont pas exceptionnels. La raison pour laquelle ils sont plus fréquents cette année pourrait être la pandémie de COVID-19. Les frontières étant fermées, il y a eu probablement plus de voyageurs américains en Amérique du Nord, de sorte qu’il y a eu plus de visiteurs sur les sentiers et dans les zones sauvages. Cette situation a conduit naturellement à plus de rencontres avec des ours, avec parfois des blessures ou même des morts.
Les conflits entre les hommes et les ours augmentent dans les zones où les plantigrades étendent leur aire de répartition. Par exemple, dans l’écosystème du Grand Yellowstone, les grizzlis ont triplé leur aire de répartition au cours des 40 dernières années, et le chevauchement entre les zones d’activité humaine et le territoire des grizzlis s’est élargi. Cela a conduit à une augmentation des interactions entre les humains et les ours, et dans certains cas, ces interactions conduisent à la violence.

Lorsqu’ils savent qu’ils vont pénétrer dans des territoires occupés par les ours, les visiteurs doivent prendre les précautions nécessaires. Entre autres conseils, ils doivent éviter à tout prix de surprendre un ours. Cela peut malheureusement arriver dans la toundra en automne lorsque les ours se goinfrent de baies et sont invisibles dans la végétation. Un conseil essentiel est de ne jamais fuir en présence d’un ours car vous risquez d’être considéré comme une proie. Il faut également éviter de rencontrer une mère avec ses oursons, ou se trouver entre un ours et sa nourriture (un animal qu’il a tué). Lorsque l’on randonne dans un territoire d’ours, je conseille 1) d’avoir un grelot attaché à son sac à dos pour annoncer sa présence, 2) d’avoir un spray anti-ours à portée de la main (pas dans le sac à dos!); cela peut être très utile en cas d’attaque.

Voici une très bonne vidéo qui explique ce qu’il faut faire et ne pas faire en cas de rencontre avec un ours :
https://youtu.be/s-zkGuh42l4

Source : Backpacker.

Pour tout savoir sur l’ours sans se faire dévorer, un seul livre :

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Grizzly and black bears are not the teddy bears of our childhood. In nature, they are dangerous animals. They have killed five people in North America over the last five months.

April 15th, 2021: A grizzly fatally mauled a guide just outside of Yellowstone. The bear was assumed to be defending a moose carcass cached nearby. First responders shot and killed the bear when it charged them
April 30th, 2021: a black bear killed a Colorado woman while she was walking her dogs. It was the state’s first fatal attack in over a decade.
May 4th, 2021: A grizzly killed a Calgary Professor while he was out for a trail run.
May25th, 2021: A 68-year-old woman died as a result of a grizzly mauling near her property northwest of Calgary.
July 6th, 2021: A grizzly bear fatally killed a camper in Montana near the town of Ovando, dragging her from her tent early in the morning. A trio of bikepackers in Ovando, Montana, woke to the sound of a grizzly sniffing around their tents, likely drawn by the food they were storing there. After the bear left, the travellers moved their provisions and went back to sleep. A little over an hour later, two of them awoke to the sound of the bear attacking their companion. They managed to drive off the animal, which wildlife officials later killed, but the victim, a 65-year-old woman, died from her wounds.
[Personal note: you should never store food in a tent or even a car when you are camping. There are special storage boxes for the food. Bears don’t have a good eyesight but they can smell the food from very far away and can do anything to get it. It may look nonsense, but women should avoid camping in a bear country when they have their periods.]
This last incident was the fifth death this year from black and grizzly bear attacks in North America, a rise compared to recent years. Last year, black and grizzly bears combined killed four people in Alaska and Canada, and in 2019, only 2 fatal bear attacks occured. Between 2000 and 2015, grizzly bears killed a total of two dozen people in North America. So with five months left of the year, 2021 is likely to be one of the deadliest years on record for bear attacks.

On the whole, bear attack fatalities are exceedingly rare, but not exceptional. The reason why they are more frequent this year might be the COVID-19 pandemic with more people travelling within the North American continent, so that there are more visitors on trails and in wilderness areas, which naturally leads to more bear encounters, which sometimes result in human injury or even death.

Human-bear conflicts increase in areas where bears are expanding their range. For instance, in the Greater Yellowstone Ecosystem, grizzlies have tripled their range over the past 40 years, and the overlap between human use areas and grizzly territory has grown wider. This has led to increased interactions between humans and bears, and in some cases, these interactions lead to violence.

When they know they will be visiting bear countries, visitors should take the necessary precautions. Among other pieces of advice, travellers should avoid at all cost to surprise a bear. This may unfortunately happen in the tundra in autumn when bears are feeding on berries and are invisible in the vegetation. An essential piece of advice is never to run from the bear as you are likely to be considered as a prey. You should also avoid encountering a sow with her cubs, or walking between a bear and his food (an anima it has killed). When walking in a bear country, I would advise 1) to have a bell attached to your rucksack so that the bears might know you are on their territory, 2) to have bear spray with you, It might be very useful in casae of an attack.

Here is a very good video that explains what to do and not to do in case of a bear encounter :

Source: Backpacker.

Kilauea (Hawaii): Radar et éruptions volcaniques // Radar and volcanic eruptions

Aucune activité de surface n’est observée sur le Kilauea depuis le 23 mai 2021. Si le HVO tient ses promesses, l’éruption ne sera plus en « pause » le 23 août ; elle sera bel et bien terminée ! Dans un nouvel article, les scientifiques de HVO expliquent comment ils utilisent le radar météorologique pour analyser les panaches émis par le Kilauea.

RADAR est l’acronyme de Radio Detection And Ranging, un outil largement utilisé depuis le début des années 1900. Aujourd’hui, le radar a de nombreuses applications : dans l’atmosphère pour suivre les systèmes météorologiques et l’activité aéronautique, dans l’espace pour imager la Terre et les corps extraterrestres à partir de satellites, et même dans le sol pour détecter des objets enfouis.
Pour fonctionner, le radar utilise une antenne qui concentre les impulsions d’énergie tout en balayant des directions et des angles spécifiques. Les impulsions se déplacent à la vitesse de la lumière et croisent des objets sur leur chemin, tels que des montagnes, des bâtiments, des avions, des oiseaux, des gouttes de pluie ou des cendres volcaniques. Lorsqu’une impulsion frappe un objet, une fraction de son énergie est réfléchie vers l’antenne. L’énergie réfléchie est ensuite mesurée et traitée pour fournir des valeurs de réflectivité. La réflectivité est plus sensible à la taille et à la forme d’un objet spécifique ; toutefois, dans la mesure où une impulsion peut interagir avec de nombreux objets simultanément, la concentration des objets est également importante.
Les antennes radar peuvent balayer à 360 degrés autour d’une station sur différents angles d’élévation et produire une couverture atmosphérique presque complète sur 150 kilomètres ou plus en quelques minutes seulement. C’est ainsi que les météorologues présentent une couverture presque continue des systèmes météorologiques dans le monde.
Le radar météorologique est également un outil extrêmement important pour étudier les éruptions volcaniques. Les systèmes radar utilisés pour mesurer la vitesse du vent peuvent également mesurer les structures de turbulence dans les panaches, ce qui permet aux scientifiques d’analyser comment ils absorbent l’air, grossissent et s’élèvent dans l’atmosphère. En utilisant des dizaines de scans par heure, ils peuvent mesurer l’évolution du panache et des éruptions dans le temps.
Le HVO explique comment les scientifiques ont utilisé les systèmes radar le 20 décembre 2020 lorsque le panache de vapeur émis par le lac d’eau dans le cratère Halema’uma’u s’est transformé en un panache volcanique. L’île d’Hawaï possède deux stations radar WSR-88D, à South Point (PHWA) et Kohala (PHKM). Le panache de l’éruption du 20 décembre 2020 était visible depuis les deux stations, de sorte que leurs données permettent de comprendre cette éruption.
Le lac d’eau au fond de l’ Halema’uma’u avait environ 50 mètres de profondeur et continuait de grandir lorsque le Kilauea est entré en éruption le 20 décembre. Une nouvelle fissure s’est ouverte au-dessus du lac sur la paroi du cratère à 21h30. (heure locale). Un grand volume de lave s’est déversé dans le lac. La lave a vaporisé l’eau et généré un volumineux panache.
Contrairement aux panaches de cendres émis par une bouche éruptive lors d’une éruption explosive, le panache du 20 décembre 2020 contenait peu de cendres. Il a commencé à s’élever immédiatement mais lentement pour atteindre jusqu’à 13 000 mètres d’altitude. À 23 heures, l’eau avait disparu, remplacée par un lac de lave.
Les mesures radar du panache ont été accessibles quelques minutes après son apparition et elles montrent clairement son développement, son élévation et son volume suite à l’ouverture de la nouvelle fissure. Le panache a ensuite décliné quand le lac s’est asséché. La visualisation 3D du panache montre comment sa hauteur et sa structure changent au fil du temps.
Les modèles radar peuvent être utilisés pour l’échantillonnage des dépôts du panache au sol et pour comparer les zones à haute réflectivité avec des phénomènes tels que la foudre afin de corréler les observations visuelles à la dynamique interne du panache. Les scientifiques peuvent aussi calculer la concentration dans le panache, son trajet, ainsi que le volume total de cendres transportées et déposées pendant l’éruption.
Un autre avantage du radar météorologique est son accessibilité. De nombreuses stations fournissent gratuitement des données en temps quasi réel. Elles sont accessibles via le logiciel Weather and Climate Toolkit de la NOAA. Toute personne intéressée par ces phénomènes peut analyser les données à partir de son ordinateur personnel. Le radar est de plus en plus utilisé en volcanologie et il sera de plus en plus utile au HVO dans les futurs scénarios d’éruption.
Source : USGS/HVO.

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No surface activity has been observed at Kīlauea since May 23rd, 2021. If the Hawaiian Volcano Observatory (HVO) keeps its promise, the eruption will no longer living a pause on August 23rd, it will be over !

In a new article, HVO scientists explain how they use weather radar to investigate the plumes emitted by Kilauea volcano. RADAR is an acronym for Radio Detection And Ranging, a tool that has been broadly used since the early 1900s. Today, radar has many uses: in the atmosphere to track weather systems and aviation activity, in space to image the Earth and extraterrestrial bodies from satellites, and even in the ground to detect buried objects.

Radar operation uses an antenna that focuses pulses of energy as it scans specific directions and angles. The pulses travel at the speed of light and intersect objects in their path, such as mountains, buildings, airplanes, birds, raindrops, or volcanic ash. As a pulse hits an object, a fraction of its energy is reflected toward the antenna. The reflected energy is then measured and processed to give values of “reflectivity.” Reflectivity is most sensitive to an object’s size and shape, though since a pulse can interact with many objects simultaneously, the concentration of objects is also important.

Radar antennas can scan 360 degrees around a station at various elevation angles and produce nearly complete atmospheric coverage within 150 or more kilometres in just a few minutes. This is how meteorologists present nearly continuous coverage of weather systems worldwide.

Weather radar is also an extremely important tool for studying explosive eruptions. Radar systems used to measure wind speed can also measure turbulence structures in plumes, which allows scientists to track how they capture air, grow in size, and rise through the atmosphere. Using tens of scans per hour, they can measure plume and eruption evolution in time.

HVO explains how they used radar systems on December 20th, 2020 when the steam plume emitted by the water lake within Halema’uma’u crater turned into a volcanic plume.

The Island of Hawaii hosts two WSR-88D radar stations, at South Point (PHWA) and Kohala (PHKM). The December 20th, 2020, eruption plume was visible to both stations, so their data help understand this interesting eruption.

The water lake in Halema‘uma‘u was about 50 metres deep and growing when Kīlauea summit erupted on December 20t. A new fissure opened above the lake on the crater wall at 9:30 p.m. (local time). A large volume of lava spilled down into the lake, boiling the water, and producing a volcanic steam plume.

Unlike explosive ash plumes that erupt at high velocities directly from a vent, this plume originated from the boiling water, carried little ash, and began rising immediately but slowly, reaching 13,000 metres above sea level at its peak. By 11 p.m., the water had vanished, replaced by a growing lava lake.

Radar measurements of the plume were accessible minutes after the plume appeared and clearly show its development, increasing height and intensity with the opening of the new fissure, and detachment and decline after the water lake dried. The 3D visualization of the plume displays how plume height and structure through time.

The radar models can be used to locate areas of interest for sampling deposits from the plume on the ground, and to compare high reflectivity zones with phenomena like lightning to correlate visual observations to internal plume dynamics. Lastly, scientists can calculate concentration throughout the plume, the path of the plume, and the total ash volume transported and deposited during the eruption.

Another advantage of weather radar is accessibility. Many stations provide free publicly available near-real-time data, accessible through NOAA’s Weather and Climate Toolkit software. Anyone interested in radar and volcanoes can analyze data from their own computer. Radar is a vital and growing asset in volcanology that will be increasingly useful to HVO in future eruption scenarios.

Source : USGS / HVO.

 

Image du haut: Image radar 2D de la station PHWA (NOAA Weather and Climate Toolkit). Image du bas: Visualisation radar 3D (Google Earth). [Source: USGS]

La fonte du Groenland (suite) // The melting of Greenland (continued)

Comme je l’ai déjà écrit à plusieurs reprises, l’Arctique se réchauffe plus rapidement que le reste de la planète, en raison de facteurs tels que la disparition de la glace dans l’Océan Arctique dont l’eau désormais plus sombre absorbe le rayonnement solaire. Le 27 juillet 2021, la température de l’air au Groenland a atteint un pic de 23,2 °C.
En conséquence, le Groenland a perdu une énorme quantité de glace le 27 juillet. Cette eau de fonte pourrait recouvrit l’Etat de Floride sur 5 centimètres d’épaisseur. C »est la troisième plus grande perte de glace pour le Groenland en une seule journée depuis 1950. Les deux autres records, également au cours de la dernière décennie, ont eu lieu en 2012 et 2019.
La fonte rapide a été provoquée par une poche d’air chaud emprisonnée au-dessus de l’île arctique, suite à un changement dans la configuration de la circulation atmosphérique. En une seule journée, quelque 22 gigatonnes de glace ont fondu ; 12 gigatonnes sont parties vers l’océan et 10 gigatonnes ont été absorbées par le manteau neigeux où l’eau peut se retransformer en glace. Alors que la quantité d’eau émise était inférieure au record de fonte de glace en une seule journée en 2019, l’événement du 27 juillet a affecté une plus grande surface.
J’ai expliqué dans des notes précédents que de tels événements peuvent créer des boucles de rétroaction qui entraînent un réchauffement et une fonte supplémentaires de la glace au Groenland. À mesure que la neige fond, elle expose la glace ou le sol plus foncés qui absorbent plus de lumière solaire au lieu de la renvoyer dans l’atmosphère.
Les scientifiques ont estimé que la fonte de la calotte glaciaire du Groenland – la deuxième plus grande sur Terre après celle de l’Antarctique – a été responsable d’environ 25 % de l’élévation du niveau de la mer au cours des dernières décennies. Ils ont fait remarquer que les modèles utilisés pour prévoir la perte future de glace ne prennent pas en compte l’impact de l’évolution des modèles de circulation atmosphérique. Cela signifie que la future fonte du Groenland, – entre les océans Arctique et Atlantique – pourrait être sous-estimée.
Source : Yahoo News.

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As I put it several times before, the Arctic is warming faster than the rest of the planet, due to factors including vanishing ice in the Arctic Ocean, which exposes darker water that absorbs solar radiation. On July 27th, 2021 air temperatures over Greenland reached a peak of 23.2 °C.

As a consequence, Greenland lost a massive amount of ice on July 27th, with enough melting to cover the US State of Florida with 5 centimetres of water. It was the third biggest ice loss for Greenland in a single day since 1950. The other two records, also within the last decade, happened in 2012 and 2019.

The rapid melt followed warm air being trapped over the Arctic island by a change in atmospheric circulation pattern. In a single day, some 22 gigatonnes of ice melted, with 12 gigatonnes flowing to the ocean and 10 gigatonnes absorbed by the snowpack where it can refreeze. While that volume was less than the record single-day ice melt in 2019, the 27 July event covered a larger area.

I explained in previous posts that such events can create feedback loops that drive further warming and melting in Greenland. As snow melts, it exposes darker ice or ground beneath, which absorbs more sunlight rather than reflecting it back out of the atmosphere.

Scientists have estimated that melting from Greenland’s ice sheet – the second biggest on Earth after Antarctica’s – has caused around 25% of global sea level rise over the last few decades. They have warned that models used to project future ice loss do not capture the impact of changing atmospheric circulation patterns. This means that they may be underestimating the future melting of Greenland, which is located between the Arctic and Atlantic oceans.

Source : Yahoo News.

Photo: C. Grandpey