Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique à travers le monde:

Le 30 mai 2019, une fissure s’est ouverte à la base nord du Nouveau Cratère Sud-Est (NCSE) de l’Etna (Sicile / Italie), à environ 3 150 m d’altitude. La fissure a provoqué des explosions stromboliennes et une coulée de lave qui a progressé vers la paroi occidentale de la Valle del Bove. Après quelques dizaines de minutes, la lavel atteint 2 050 m d’altitude près d Monte Simone. Elle avait alors 2 km de longueur. Deux fissures se sont ouvertes quelques heures plus tard à la base SE du NCSE à une altitude d’environ 3 050 m, chacune produisant des coulées de lave qui ont convergé et longé la paroi ouest de la Valle del Bove en direction de Serra Giannicola Grande, en recouvrant partiellement les coulées de lave de 2018. La coulée a atteint 2 260 m d’altitude. L’activité fissurale s’est accompagnée d’émissions de cendres qui étaient intenses au début, mais qui ont diminué par la suite et cessé tard dans la soirée. La coulée de lave a atteint le fond de la Valle del Bove aux premières heures du 31 mai. Elle avait alors une longueur d’environ 3 km.
La lave continuait d’être émise par les deux fissures lors d’une inspection visuelle le matin du 1er juin et un phénomène de spattering était observé sur une fissure à la base SE de NCSE. À 19 h 30, la coulée de lave à la base N du cratère n’était plus alimentée et refroidissait. Lors d’une inspection du site éruptif le 2 juin, des volcanologues ont confirmé l’activité explosive sur une portion de la fissure à 2 850 m d’altitude et la poursuite de l’émission de lave. La lave avançait le long de la paroi ouest de la Valle del Bove en recouvrant les écoulements des jours précédents.
Source: INGV.

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L’Alaska Volcano Observatory indique qu’une petite éruption phréatique a été détectée à 21h40 (heure locale) le 1er juin 2019 sur le Great Sitkin (Iles Aléoutiennes / Alaska) au vu des données sismiques locales. Aucun autrevsignal n’a été observé dans les données infrasoniques locales ou les observations satellitaires, mais la couverture nuageuse était dense. Une hausse de activité sismique a été observée juste avant et après l’événement. Suite à cette activité, l’AVO a fait passer la couleur de l’alerte aérienne au Jaune.
Le Great Sitkin est contrôlé à l’aide d’un réseau sismique local en temps réel, ce qui permet à l’AVO de détecter les changements d’activité susceptibles de déboucher sur une éruption.

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Une séquence éruptive sur le Merapi (Indonésie) a généré un panache de cendre qui est monté à 3 700 mètres d’altitude le 3 juin 2019. Le volcan a déjà émis 72 colonnes de cendre depuis son entrée dans une nouvelle phase éruptive le 29 janvier 2019. Il est demandé à la population de rester à l’extérieur la zone d’exclusion de 3 km.
Les volcanologues indonésiens craignent que l’effondrement du dôme de lave du Merapi déclenche une avalanche de 458 000 mètres cubes de matériaux qui dévéleraient le lit de la rivière Gendol sur 3 kilomètres.
Le niveau d’alerte volcanique reste à 2 sur une échelle de 4. Une zone d’exclusion de 3 km de rayon du cratère reste en place autour du volcan.

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On attend toujours une éruption du Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion), mais la magma ne semble pas pressé de percer la surface. Le volcan continue de gonfler mais la sismicité a décru ces derniers jours. Les émissions de CO2 sont en hausse.

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Dans son dernier bulletin, l’IGP indique qie l’activité du Sabancaya (Pérou) reste à un niveau modéré On enregistre en moyenne une vingtaine d’explosions par jour. Les panaches de cendre montent jusqu’à environ 3,5 km de hzuteur au-dessus du cratère.

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De fortes explosions ont eu lieu sur le Popocatepetl (Mexique) le 3 juin 2019 à 14h19 et à 14h47 (heure locale). Elles ont généré des colonnes de cendres qui sont montées jusqu’à 11 km au dessus du niveau de la mer. Des retombées de cendre était prévues dans de nombreuses localités. Le niveau d’alerte reste à Jaune, Phase deux.
Source: CENAPRED.
Les explosions sont probablement causées par la désintégration du dôme de lave dans le cratère sous la pression des gaz. Il serait intéressant de voir de nouvelles photos du cratère afin de se endre compte si le dôme de lave a beaucoup grandi. Tant qu’il restera comme sur les dernières photos, il n’y aura aucun danger pour les zones peuplées, à l’exception des retombées de cendre très désagréables.

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Voici un autre exemple de la situation environnementale catastrophique de notre planète. En 2018, l’éruption du Kilauea a envoyé d’énormes quantités de lave dans la Lower East Rift Zone, et détruit au passage plus de 700 maisons en se dirigeant vers la mer. En se jetant dans l’Océan Pacifique, la lave a ajouté plusieurs hectares de terre à la Grande île et a presque réduit à néant la rampe de mise à l’eau de Pohoiki. Maintenant, à la place de la rampe de mise à l’eau, il y a une belle plage de sable noir de 300 mètres de longueur qui s’est formée lorsque la lave chaudeest entrée dans l’océan froid, et a été pulvérisée en une multitude de grains de sable sombres.Cependant, cette nouvelle plage vierge n’est pas restée vierge pendant très longtemps! Un biologiste marin de l’Université d’Hawaï à Hilo a mesuré l’infiltration de microplastiques sur quelques plages de la Grande île. Il a découvert que Pohoiki était victime de pollution plastique, au même titre que des plages moins récentes comme Hapuna et Hilo Bay…
Source: SunHerald.

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A partir du 1er juillet 2019, les touristes qui visitent les Iles Eoliennes devront payer un droit d’entrée (il s’agit en fait d’une taxe) de 5 euros avant d’accéder au sommet du Stromboli et de la Fossa di Vulcano. Avec l’argent ainsi récolté, de meilleurs sevices pourront être proposés, ce qui évitera la surcharge d’un trop grand nombre de visiteurs sur les sommets de ces deux magnifiques sites naturels.
Cette décision a forcément ses partisans et ses détracteurs, mais il ne fait guère de doute que les touristes désireux de visiter les deux volcans accepteront de mettre la main au porte-monnaie. En fait, c’est un peu comme acheter un billet d’entrée dans un musée et il faut bien reconnaître que les Iles Eoliennes sont un grand musée à ciel ouvert. De la même façon, il existe de nombreux projets pour relancer le tourisme environnemental dans les îles, comme la reconstruction des anciens chemins d’Alicudi. Récemment, la Calabre a proposé à l’UNESCO de faire entrer au patrimoine mondial le coucher de soleil sur le Stromboli, spectacle unique vu depuis certaines parties de la péninsule. Dans le même ordre d’idée, un guide de randonnée qui travaille dans les îles Éoliennes a mis sur pied une série d’excursions destinées à admirer les couchers de soleil dans certaines îles les plus sauvages comme Alicudi, Filicudi et Salina.
Source: Sicilia Weekend.

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Here is some new of volcanic activity around the world.

On May 30th, 2019, a fissure opened at the N base of Mount Etna’s New South-East Crater (NSEC) at about 3,150 m elevation. The fissure produced strombolian explosions and a lava flow that advanced towards the western wall of the Valle del Bove. After a few tens of minutes,it reached 2,050 m elevation near Monte Simone. The flow was 2 km in length. Two fissures opened a few hours later at the SE base of NSEC at an elevation of about 3,050 m, each producing lava flows that converged and traveled along the western wall of the Valle del Bove towards Serra Giannicola Grande, partially covering the 2018 lava flows. The flow reached 2,260 m elevation. The fissure activity was accompanied by ash emissions which were intense starting at the beginning but then decreased and almost stopped late in the evening. The lava flow reached the bottom of the valley in the early hours of May 31st and had a length of about 3 km.
Lava continued to effuse from both fissures during a visual inspection in the morning of June 1st and vigorous spatter was occurring at a fissure on the SE base of NSEC. By 19:30 the lava flow from the N base was no longer being fed and was cooling. During a visual inspection of the eruption site on June 2nd, volcanologists confirmed explosive activity at a fissure segment at 2,850 m and continuing lava effusion. The lava travelled along the western wall of the Valle del Bove, overlapping flows from previous days.
Source: INGV.

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The Alaska Volcano Observatory indicates that a small steam explosion was detected at 21:40 (local time) on June 1st, 2019 at Great Sitkin Volcano (Aleutians / Alaska)in the local seismic data. No corresponding signal was seen in regional infrasound data or satellite observations. Low-level seismic activity was elevated just before and after the event. In response to this activity, AVO raised the aviation colour code to Yellow.
Great Sitkin is monitored with a local real-time seismic network, which allows AVO to detect changes in activity likely to lead to an eruption.

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An eruption at Mount Merapi (Indonesia) produced an ash column up to 3 700 metres above sea level on June 3rd, 2019. The volcano had emitted 72 ash columns since it entered a new effusive eruption phase on January 29th, 2019. Residents are warned to remain outside the 3 km exclusion zone.
Indonesian volcanologists fear that the collapse of Mt Merapi’s lava dome might trigger an avalanche of 458 000 cubic metres that would travel over 3 km down the Gendol River..
The volcanic alerte level remains at 2 on a scale of 4. A 3-kilometre radius exclusion zone from the crater remains in place..

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We are still waiting for an eruption of Piton de la Fournaise (Reunion Island), but the magma shows no hurry to pierce the surface. The volcano is still inflating but seismicity has decreased in the past days. CO2 emissiosns are rising.

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In its latest update, IGP ndicates that activity at Sabancaya (Peru) maintains moderate levels. An average of about 20 explosions is recorded every day, with ash plumes rising about 3.5 km above the crater.

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Strong explosions took place at Popocatepetl (Mexico) at 14:19 and 14:47 (local time) on June 3rd, 2019. They generated ash columns up 11 km above sea level. Ashfall was expected in many municipalities.The alert level remains at Yellow, Phase Two.
Source: CENAPRED.
The explosions rae probably caused by the disintegration of the lava dome within the crater under the pressure of the gases. It wold be interesting to see new photos of the crater in order to see if the lava dome as grown. As long as it remains like in the last photos, there will be no danger to populated areas, except the very unpleasant ashfall.

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Here is another example of the disastrous environmental state of our planet. In 2018, the eruption of the Kilauea volcano sent huge amounts of lava in the Lower East Rift Zone, destroying more than 700 homes on its way to the sea. While flowing into the pacific Ocean, lava added more acre to the Big island and nearly detroyed the Pohoiki boat ramp. Now, at the place the the boat ramp, there is a nice new 300-metre black sand beach which formed when hot lava flowing into the cold ocean exploded, leaving dark grains of sand in its wake.However, that pristine new beach has not been pristine for a long time! A marine science student at the University of Hawaii in Hilo has measured the infiltration of microplastics on a handful of beaches across the Big Island. He found that Pohoiki is already littered with plastic pollution, just like the older Hapuna and Hilo Bay beaches…
Source: SunHerald.

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From July 1st, 2019, tourists visiting the Aeolian Islands will have to pay an entrance fee (it is actually a tax) of 5 euros before reaching the summits of Stromboli and Fossa di Vulcano . With the money raised, better sevices can be proposed, which will avoid the overload of too many visitors on the summits of these two beautiful natural sites.
This decision necessarily has its supporters and detractors, but there is little doubt that tourists wishing to visit the two volcanoes will agree to put their hands in the wallet. In fact, it’s a bit like buying a ticket to a museum and you have to admit that the Aeolian Islands are a big open-air museum. In the same way, there are many projects to revive environmental tourism in the islands, such as the reconstruction of Alicudi’s old lanes. Recently, Calabria proposed to UNESCO to bring the world heritage sunset on Stromboli, a unique show seen from some parts of the peninsula. In the same vein, a hiking guide who works in the Aeolian Islands has set up a series of excursions to admire the sunsets in some of the wildest islands like Alicudi, Filicudi and Salina.
Source: Sicilia Weekend.

  Great Sitkin Volcano (Crédit photo: AVO)

Impacts des éruptions volcaniques sur la formation des ouragans // Impact of volcanic eruptions on the formation of hurricanes

On peut lire sur le site web de The Weather Network un article très intéressant sur l’impact des éruptions volcaniques sur la formation des ouragans. Jusqu’à une étude récente, les scientifiques ne savaient pas exactement comment les deux phénomènes naturels interagissaient.
L’étude, dirigée par des chercheurs de l’Université du Québec à Montréal et de l’Université Columbia, montre pour la première fois dans quelle mesure les grandes éruptions volcaniques ont non seulement un impact immédiat sur la saison des cyclones tropicaux, mais également sur les années suivantes.
Il a fallu pas mal de temps aux chercheurs pour établir le lien entre les deux phénomènes naturels. En effet, la plupart des éruptions majeures de l’histoire récente se sont produites simultanément avec des événements El Niño ou La Niña (l’oscillation australe El Niño ou ENSO) qui ont eux-mêmes un impact sur les saisons cycloniques tropicales à travers le monde.
Cette étude, basée sur des simulations de dernière génération, s’est efforcée d’étudier les événements éruptifs majeurs indépendamment de tout impact ENSO, et les chercheurs ont réussi a obtenir un schéma très révélateur. Ils ont découvert que des éruptions importantes dans les hémisphères nord et sud avaient pour effet d’éloigner la zone de convergence intertropicale (ZCIT) de sa position habituelle – plus loin dans l’hémisphère sud en cas d’éruption de l’hémisphère nord et inversement, lors d’une éruption. au sud de l’équateur.
La ZCIT est la bande proche de l’équateur où convergent les alizés. Elle a été baptisée «pot au noir» par les marins parce que les vents à la surface de l’océan sont calmes à ce point de convergence. Cette région joue un rôle clé dans la formation de cyclones tropicaux lorsque la frontière se déplace vers le nord ou vers le sud au niveau du « pot au noir », et se dirige vers des régions plus propices au développement de cyclones, qu’il s’agisse d’ouragans pour l’Atlantique ou de typhons pour le Pacifique.
Une puissante éruption dans les régions tropicales de l’hémisphère nord entraîne un déplacement de la zone de convergence intertropicale vers le sud. Cela se traduit par une augmentation de l’activité des ouragans entre l’équateur et la latitude 10º N et une diminution plus au nord. Le déplacement de la zone vers le sud a d’autres effets dans l’hémisphère sud, car cela entraîne une baisse de l’activité sur les côtes australiennes, indonésiennes et tanzaniennes, tandis que Madagascar et le Mozambique connaissent une augmentation. En bref, une éruption majeure dans l’hémisphère nord pousse la ZCIT vers le sud et les ouragans font de même. L’inverse est également vrai. Les chercheurs ont remarqué que les effets ont persisté pendant quatre ans après l’éruption, ce qui signifie que même après que le volcan se soit calmé, la saison cyclonique tropicale reste perturbée.
Si l’on considère que les cyclones tropicaux provoquent des dizaines de milliards de dollars de dégâts chaque année, l’amélioration des prévisions est essentielle pour atténuer les conséquences des prochaines catastrophes. Si les chercheurs parviennent à mieux comprendre les différents paramètres qui déterminent l’évolution des tempêtes – qu’il s’agisse des éruptions volcaniques ou des événements El Niño – les prévisions s’en trouveront forcément améliorées. .
Source: The Weather Network, PNAS.

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One can read on the website of The Weather Network a very intersting article about the impact of volcanic eruptions on the formation of hurricanes. Until a recent study, scientists were not sure how the two interacted.

The study, led by researchers at The University of Quebec in Montreal and Columbia University, shows for the first time how large volcanic eruptions have impacts that echo through not just the tropical cyclone season following the eruption, but for years afterward.

It took quite a lot of time to find the link between the two natural phenomena because most of the major eruptions in recent history have occurred during El Niño or La Niña events (the El Niño Southern Oscillation, or ENSO), which themselves impact tropical cyclone seasons around the globe.

This study, based on sophisticated simulations, seeks to isolate major eruption events from any ENSO impact, and a distinct pattern emerged. The researchers found that large eruptions in either the northern or southern hemispheres served to push the Intertropical Convergence Zone (ITCZ) away from its usual position — further into the southern hemisphere in the case of a northern hemisphere eruption, and the opposite for an eruption south of the Equator.

The ITCZ is the band near the Equator where the trade winds converge, known as the ‘doldrums’ — so named by sailors because the surface winds are calm at this convergence point. This region plays a key role in the formation of tropical cyclones when the boundary drifts north or south out of the doldrums and into regions more favourable for cyclone development, be they Atlantic hurricanes or Pacific typhoons.

A large eruption in the tropical regions of the Northern Hemisphere leads to a southward shift of the Intertropical Convergence Zone. This results in an increase in hurricane activity between the Equator and the 10ºN line, and a decrease further north. The zone’s southward shift has further effects in the Southern Hemisphere, causing a decrease in activity on the coasts of Australia, Indonesia, and Tanzania, while Madagascar and Mozambique experience an increase. To put it briefly, a major eruption in the northern hemisphere pushes the ITCZ south, and the hurricanes go with it. The reverse is also true. More than that, the effects lingered for four years following the eruption, meaning even after the volcano has quieted, the tropical cyclone season was still altered.

With tropical cyclones generating tens of billions of dollars in damages every year, improved forecasting is one key to lessening the blow from future disasters. The more researchers can understand about the ingredients that go into determining the evolution of the storms – whether they are volcanic eruptions or strong El Niño events – the better future forecasts will be.

Source: The Weather Network, PNAS.

L’image ci-dessus montre l’évolution possible de l’intensité cyclonique, ou la force des tempêtes qui se développent, suite à des éruptions dans l’hémisphère Nord (en haut) et dans l’hémisphère Sud (en bas). [Source: Proceedings of the National Academy of Sciences ].

La sécheresse en Limousin et la centrale nucléaire de Civaux (Vienne) // Drought in Limousin and the nuclear plant of Civaux (Vienne)

Il y a quelque temps, j’avais lancé une alerte sur ce blog. Au vu des relevés pluviométriques de la station météorologique de Limoges-Bellegarde, j’expliquais que le lac de Vassivière sur le Plateau de Millevaches risquait fort de connaître des difficultés pendant l’été 2019, surtout si la sécheresse actuelle devait continuer. Je précisais que des lâchers d’eau se font régulièrement en période de sécheresse pour permettre d’augmenter le débit de la Vienne qui, à son tour, refroidit les réacteurs de la centrale nucléaire de Civaux dans le département voisin de la Vienne.
Un article paru dans Le Populaire du Centre le 1er juin 2019 semble me donner raison. En effet, des scientifiques et des responsables politiques au sein de l’agglomération de Limoges envisagent très sérieusement un ralentissement, voire une mise à l’arrêt, de la production d’électricité à la centrale de Civaux dans un futur proche avec toutes les conséquences que cela implique. Le journaliste auteur de l’article écrit que le scénario semble relever de la science-fiction, mais ce n’est pas forcément le cas. Cette éventualité sensible a été débattue en mars 2019 lors d’une réunion du conseil d’administration de l’établissement public territorial du bassin de la Vienne. La réunion se tenait à Lussac-les-Châteaux (Vienne), à quelques kilomètres de la centrale. L’un des intervenants a déclaré::« S’il ne pleut pas plus, nous allons être confrontés à une problématique importante. Nous pouvons dire que c’est la première fois que nous sommes placés face à une situation de cette gravité. »
Le 3 juillet prochain, le conseil syndical de l’établissement public territorial du bassin de la Vienne se réunira et devra prendre la décision.
Si besoin était, ce type d’événement nous confirme chaque jour un peu plus que le réchauffement climatique n’est pas une vue de l’esprit.
Source: Le Populaire du Centre.

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Some time ago, I launched an alert on this blog. In view of the rainfall records of the weather station at Limoges-Bellegarde, I explained that Lake Vassivière on the Plateau de Millevaches was likely to experience difficulties during the summer of 2019, especially if the current drought was to continue. I specified that water releases are done regularly in times of drought to allow to increase the flow of the Vienna which, in turn, cools the reactors of the Civaux nuclear plant in the neighboring department of Vienne.
An article published in Le Populaire du Centre on 1 June 2019 seems to prove me right. Indeed, scientists and politicians in the agglomeration of Limoges are seriously considering a slowdown, or even a shutdown, of electricity production at the Civaux plant in the near future with all the consequences. that implies. The author of the article writes that the situation looks like science fiction, but that is not necessarily the case. This sensitive event was debated in March 2019 at a meeting of the board of directors of the territorial public body of the Vienne basin. The meeting was held in Lussac-les-Châteaux (Vienne), a few kilometres from the plant. One of the speakers said: « If it does not rain anymore, we will be confronted with an important problem. We can say that this is the first time that we are facing a situation of this gravity.  »
On July 3rd, the board of directors will meet again and make the decision.
If needs be, this type of event confirms a little more every day that global warming is not a view of the mind.
Source: Le Populaire du Centre.

Source: Wikipedia

 

Un nom pour le nouveau volcan de Mayotte // A name for the new volcano of Mayotte

Le 16 mai dernier, pas moins de quatre ministères français annonçaient fièrement la naissance d’un nouveau volcan sous-marin à une cinquantaine de kilomètres de Mayotte, à une profondeur de 3500 mètres. Cette découverte permettait enfin d’expliquer la sismicité qui secouait et angoissait les Mahorais depuis un peu plus d’un an. Personnellement, j’aurais aimé un peu plus de modestie de la part de nos autorités et une intervention un peu plus rapide pour expliquer ce phénomène naturel. Mais Mayotte, c’est loin de la métropole!…
Suite à la découverte de ce volcan, on aprrend par le Journal de l’Ile de la Réunion que le préfet a acté avec le vice-rectorat le laancement d’un concours auprès des écoles primaires et des collèges de Mayotte pour nommer le nouvel édifice avant la fin de l’année scolaire. Ce sont ainsi plusieurs milliers d’enfants qui vont pouvoir faire jouer leur imagination afin de proposer un nom au volcan de Mayotte et, par la même occasion, mieux comprendre ce phénomène naturel grâce à leurs professeurs. Des proposition seront faites à un comité de sélection qui se réunira pour procéder au choix définitif.

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On May 16th, 2019, no less than four French ministries proudly announced the birth of a new submarine volcano about fifty kilometres from Mayotte, at a depth of 3500 metres. This discovery finally explained the seismicity that shook and anguished the Mahorais for a little over a year. Personally, I would have liked a little more modesty on the part of our authorities and a slightly faster intervention to explain this natural phenomenon. But Mayotte is far from Paris!…
Following the discovery of this volcano, we can read in the Journal de l’Ile de la Réunion that the prefect has organised with the vice-rectorate a contest among the primary schools and colleges of Mayotte to name the new volcano before the end of the school year. Thus, several thousand children will be gien the opportunity to use their imagination to propose a name to the volcano of Mayotte. At the same time, they will be able to better understand this natural phenomenon through their teachers. Proposals will be made to a selection committee that will meet to make the final selection.

Source: BRGM