Un nom pour le nouveau volcan de Mayotte // A name for the new volcano of Mayotte

Le 16 mai dernier, pas moins de quatre ministères français annonçaient fièrement la naissance d’un nouveau volcan sous-marin à une cinquantaine de kilomètres de Mayotte, à une profondeur de 3500 mètres. Cette découverte permettait enfin d’expliquer la sismicité qui secouait et angoissait les Mahorais depuis un peu plus d’un an. Personnellement, j’aurais aimé un peu plus de modestie de la part de nos autorités et une intervention un peu plus rapide pour expliquer ce phénomène naturel. Mais Mayotte, c’est loin de la métropole!…
Suite à la découverte de ce volcan, on aprrend par le Journal de l’Ile de la Réunion que le préfet a acté avec le vice-rectorat le laancement d’un concours auprès des écoles primaires et des collèges de Mayotte pour nommer le nouvel édifice avant la fin de l’année scolaire. Ce sont ainsi plusieurs milliers d’enfants qui vont pouvoir faire jouer leur imagination afin de proposer un nom au volcan de Mayotte et, par la même occasion, mieux comprendre ce phénomène naturel grâce à leurs professeurs. Des proposition seront faites à un comité de sélection qui se réunira pour procéder au choix définitif.

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On May 16th, 2019, no less than four French ministries proudly announced the birth of a new submarine volcano about fifty kilometres from Mayotte, at a depth of 3500 metres. This discovery finally explained the seismicity that shook and anguished the Mahorais for a little over a year. Personally, I would have liked a little more modesty on the part of our authorities and a slightly faster intervention to explain this natural phenomenon. But Mayotte is far from Paris!…
Following the discovery of this volcano, we can read in the Journal de l’Ile de la Réunion that the prefect has organised with the vice-rectorate a contest among the primary schools and colleges of Mayotte to name the new volcano before the end of the school year. Thus, several thousand children will be gien the opportunity to use their imagination to propose a name to the volcano of Mayotte. At the same time, they will be able to better understand this natural phenomenon through their teachers. Proposals will be made to a selection committee that will meet to make the final selection.

Source: BRGM

Mission sous-marine à El Hierro (Iles Canaries / Espagne) // Submarine mission at El Hierro (Canary Islands / Spain)

drapeau-francaisEntre le 10 octobre 2011 et le 5 mars 2012, une éruption sous-marine a été observée au large de l’île canarienne El Hierro. Cette semaine, une équipe de scientifiques descend dans un petit sous-marin afin d’étudier le plancher océanique qui a été le site de l’éruption. Le Jago mesure seulement 3,20 mètres de long et 2,50 mètres de haut. Il est capable d’atteindre 400 mètres de profondeur et peut rester pendant quatre jours en immersion.
Le but de la mission est d’observer scrupuleusement le volcan qui a déclenché l’éruption de 2011, mais aussi de déterminer les meilleurs endroits pour effectuer des mesures et recueillir des échantillons. Les scientifiques espèrent pouvoir quantifier les effets des gaz qui s’échappent toujours sous la surface de l’Atlantique. La mission permettra également de récupérer les sismomètres de haute précision qui ont été installés sur le site au cours de l’année dernière.
L’analyse de toutes ces informations devrait aider les chercheurs à en savoir plus sur la formation de El Hierro.
Source: Spanish News Today.

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drapeau anglaisBetween October 10th 2011 and March 5th 2012, a submarine eruption was observed off the Canary island of El Hierro. This week a team of scientists is descending by means of a submarine to study the sea bed that was the site of the eruption. The Jago craft is just 3.2 metres long and 2.5 metres high. It can reach depths of 400 metres and can stay underwater as long as four days.
The purpose of the mission is to have a close observation of the volcano that triggered the 2011 eruption but also to determine the best places to make measurements and collect samples. The scientists expect to quantify the effects of the gases that are still released beneath the surface of the Atlantic. The mission will also allow them to retrieve high-precision seismometers which were installed at the location last year.
The analysis of all this information should help the researchers to learn more about the formation of El Hierro.
Source: Spanish News Today.

El Hierro

Matériaux émis par l’éruption et flottant à la surface de l’océan en novembre 2011.

(Crédit photo : INVOLCAN)

L’ours blanc et le sous-marin noir // The white bear and the black submarine

drapeau francaisLes eaux de l’Arctique ne sont pas seulement menacées par l’exploration pétrolière et gazière; leur faune est également méprisés par l’armée, comme le prouve une photo publiée par le journal norvégien Barents Observer.
Réalisé dans un lieu indéterminé de l’Arctique, le cliché montre les membres de l’équipage d’un sous-marin nucléaire russe en train de jeter des déchets, principalement du vieux pain et des emballages en plastique afin d’attirer l’attention d’un ours polaire. On remarque aussi d’autres denrées alimentaires, des sacs en plastique, des bouteilles et d’autres déchets, à la fois dans l’eau et sur la banquise.
Ni la date, ni le lieu, ne sont connus. La scène se situe probablement quelque part dans le nord de la Mer de Barents ou au nord de l’archipel de Svalbard, dans l’Océan Arctique. Ce sont des eaux couvertes de glace où les sous-marins russes patrouillent régulièrement. Les eaux au large de la côte sibérienne ne sont pas assez profondes pour les sous-marins.
Le journal norvégien tient la photo d’Aleksandr Serebryanikov, bien connu sous le nom de Blogger51 à Mourmansk, capitale arctique de la Russie et centre administratif de la péninsule de Kola où sont basés les sous-marins nucléaires.
Le comportement de l’équipage du sous-marin a été critiqué à la fois par les autorités russes et norvégiennes qui reconnaissent qu’il faudra très longtemps avant que le plastique jeté dans la mer se décompose. Le processus de dégradation impliquera des fragments de plastique de différentes tailles que les oiseaux, les poissons et autres animaux marins confondent souvent avec leur proie et qui, une fois ingérés, peuvent entraîner la mort des animaux car leur système digestif se bloque.
La photo n’a pas été prise dans les eaux norvégiennes près de Svalbard. Si c’était le cas, la scène serait clairement une violation du Svalbard Environmental Protection Act, une loi sur la protection de l’environnement qui interdit «toute tentative pour attirer, poursuivre ou perturber les ours polaires ».

Toutefois, il n’existe pas de lois internationales concernant la décharge d’ordures à l’extérieur de la zone économique d’un pays. Tous les pays de l’Arctique ont leur propre interprétation. Par exemple, en Norvège, la législation sur la pollution interdit un tel acte dans ses eaux nationales. En ce qui concerne l’alimentation des ours polaires avec des ordures, ce n’est pas illégal, même si un tel comportement n’est pas jugé raisonnable.
En Russie, le président Vladimir Poutine est connu pour son soutien à la protection des ours polaires. Une partie du site Internet du Kremlin est même dédiée au programme de protection des ours polaires.
Source: Alaska Dispatch News.

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drapeau anglaisArctic waters are not only threatened with oil and gas exploration ; their fauna is also despised by the military, as a photo released by the Norwegian newspaper Barents Observer proves it.

Taken at an unknown location in the Arctic, it shows crew members of a Russian nuclear-powered submarine throwing out loads of garbage, mainly old bread and plastic packaging, into the water to attract a polar bear’s attention. There are apparently also other foodstuffs, plastic bags, bottles and other garbage, both in the water and on the ice-floe.

Neither the date nor the location of the photo are known. It is likely somewhere in the northeastern Barents Sea or north of Svalbard in the Arctic Ocean. Those are the ice-covered waters where Russian submarines normally patrol. Waters outside the coast of Siberia are too shallow for submarines.

The Norwegian paper got the photo from Aleksandr Serebryanikov, well known as Blogger51 in Murmansk, Russia’s Arctic capital and the administration centre of the Kola Peninsula where the nuclear powered submarines are based.

The behaviour of the submarine crew was criticised both by Russian and Norwegian authorities who admit it will take a very long time before the plastic thrown into the sea decomposes. The degradation process will involve plastic fragments of different sizes that seabirds, fish and other animals often confuse with their prey and, if eaten, can cause death to the animals because their digestive system is blocked.

The photo of the Russian submarine crew was not taken within Norway’s waters near Svalbard. If it had happened at Svalbard, it would clearly violate the Svalbard Environmental Protection Act which bans “any attempt to lure, pursue or otherwise disturb polar bears”.

However, there are no international rules for dumping trash outside of a country’s exclusive economic zone. All Arctic nations have their own version. For example, Norway’s pollution legislation will prohibit this in its own national waters. As far as feeding trash to wild polar bears is concerned, it is not illegal, although not considered as a wise behaviour. .

In Russia, President Vladimir Putin is known for supporting the protection of polar bears. He even runs a dedicated site for the polar bear program at his Kremlin portal.

Source : Alaska Dispatch News.

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Crédit photo:   Aleksandr Serebryanikov, via le  Barents Observer.

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Qu’il soit sur la banquise ou sur le terre ferme, l’ours polaire doit être protégé  (Photo:  C. Grandpey)

Nouvelle éruption sous-marine au large des Tonga // New submarine eruption off Tonga

drapeau francaisLa presse néo-zélandaise indique qu’« une importante éruption volcanique est en train d’avoir lieu près de Nuku’alofa, la capitale des îles Tonga, avec un panache de cendre et de vapeur qui s’élève dans le ciel ». Le volcan Hunga Ha’apai, quio s’était déjà fait remarquer en 2009, se trouve à 63 kilomètres au nord de Nuku’alofa, en bordure de la fosse Tonga/Kermadec qui s’étire entre les Iles Samoa et la côte orientale de la Nouvelle Zélande en passant par l’archipel des Tonga.

Malgré le panache de cendre, le Metservice néo-zélandais n’a pas émis d’alerte pour l’aviation. Il se peut que l’éruption ait commencé il y a plus d’une semaine. C’est un pêcheur qui a donné l’alerte le 19 décembre, au retour d’une campagne de pêche dans la zone.

En cliquant sur ce lien, vous verrez (ou reverrez) des images spectaculaires de l’éruption de 2009 :

http://topclassnews.blogspot.fr/2014/11/undersea-volcano-eruption-near-tonga.html

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drapeau anglaisNew Zealand newspapers indicate that “a large volcanic eruption is taking place near Tonga’s capital’s Nuku’alofa, sending ash and steam into the sky”. The Hunga Ha’apai volcano which already erupted and created an island in 2009 is located 63 kilometres north of Nuku’alofa. It sits on the edge of the Tonga/Kermadec Trench with runs from Samoa through Tonga and down the New Zealand east coast.

Despite the ash plume, no aviation warning has yet been issued by New Zealand’s Metservice

The volcano may have been erupting for more than a week. The eruption was first reported by a fisherman who came back from the area on December 19th.

By clicking on this link, you will see dramatic images of the 2009 eruption:

http://topclassnews.blogspot.fr/2014/11/undersea-volcano-eruption-near-tonga.html