Ubinas (Pérou): Nouvelle séquence éruptive

drapeau francaisSelon plusieurs agences de presse, l’Ubinas – qui se manifestait déjà depuis le 1er septembre – a été secoué par une violente explosion le lundi 16 septembre, avec un panache de cendre de 2,5 km au-dessus du cratère. Suite à cette éruption, les autorités ont décidé d’évacuer les villages situées dans les zones où les coulées pyroclastiques étaient susceptibles de menacer les cultures, polluer l’eau des sources et menacer les populations.
D’après les volcanologues péruviens, l’explosion a été provoquée par une accumulation de neige dans le cratère, ce qui a fait obstacle aux émissions de gaz.

drapeau anglaisAccording to several press agencies, Ubinas volcao which had been erupting since September 1st, had a major explosion on Monday September 16th, releasing a cloud of smoke that reached up to 2,500 metres above the crater. The eruption prompted authorities to order the relocation of villages in areas where the ash flow could damage crops, pollute water sources and endanger the lives of residents.
According to local volcanologists, the eruption was caused by snow accumulation in the crater which prevented normal emissions.

Bons baisers d’Alaska (5) // From Alaska with love (5)

Les glaciers reculent. En Alaska, le phénomène est spectaculaire. J’avais pu m’en rendre compte en contemplant le Worthington Glacier et lors de ma visite au Columbia Glacier il y a quelques jours. Je viens d’en avoir la confirmation au cours d’un survol des glaciers de Glacier Bay, au sud-est de l’Etat. Dans quelques dizaines d’années, plusieurs auront disparu tandis que d’autres n’auront plus la force d’atteindre la mer. Du côté du West Arm, plus exposé aux précipitaions neigeuses car ouvert aux perturbations  océaniques, le recul est un peu moins rapide, tandis que sur l’East Arm, il s’effectue à une vitesse vertigineuse. Paul, mon pilote, me montrait les zones où arrivaient les glaciers il y a deux siècles; elles sont désormais envahies par l’océan. Que les négationistes du réchauffement climatique viennent en Alaska. Ils changeront probablement d’avis! Le spectacle reste toutefois magnifique.  TVB.

WA 1

WA 2

WA 3

(Photos:  C. Grandpey)

Sciences citoyennes et surveillance volcanique // Citizen science and volcano monitoring

drapeau francaisSelon les recherches présentées à une conférence internationale de la Royal Geographical Society à Londres, les personnes qui vivent près des volcans actifs peuvent jouer un rôle essentiel dans la surveillance et la gestion des risques environnementaux.
La recherche est une réponse à un appel lancé par l’International Strategy for Disaster Reduction (ISDR), organisme dépendant des Nations Unies, qui encourage une plus grande implication de la communauté dans la réduction des risques. Cet organisme constate que la science citoyenne peut aboutir à une meilleure connaissance locale des processus géographiques, renforcer la confiance envers les scientifiques professionnels et aider à gérer l’incertitude.
Les projets de science citoyenne qui consistent à faire voler des cerfs-volants et des drones ou quadcoptères télécommandés (un quadcoptère est un petit hélicoptère propulsé par quatre rotors) pour prendre des photos aériennes et réaliser des vidéos de processus volcaniques pourraient réduire le risque dans le monde entier.
Dans le cadre de la recherche, un système de surveillance à base communautaire a été établi sur l’île antillaise de Montserrat dont la moitié est encore couverte de cendre suite à l’éruption dévastatrice en 1995. Les habitants utilisent des cerfs-volants pour prendre des photographies aériennes de l’île ; ils effectuent aussi des relevés GPS afin de contrôler les modifications subies par le paysage sous l’effet des lahars. Certains des meilleurs projets de science citoyenne s’appuient sur des observations très simples.
L’un des chercheurs à la conférence a déclaré:  » Si vous souhaitez qu’un projet de science citoyenne dure plus d’un mois ou deux, vous devez vous assurer que la collecte des données est une chose amusante et utile à faire Qui n’a pas envie de faire voler un cerf-volant ou un quadcoptère avec une caméra embarquée ? […] Le quadcoptère convient encore mieux que le cerf-volant car tout le monde peut s’en servir – sauf en cas de vent trop fort – et il est très facile à piloter.  »
Source : TMCnet.com .

En ce qui me concerne, je suis entièrement d’accord pour encourager les citoyens à participer à l’observation des volcans locaux de la même manière que certains habitants participent aux prévisions météorologiques en enregistrant les quantités de pluie ou les températures dans des villages reculés . Tout comme les citoyens de Montserrat , des habitants de l’Équateur font des observations quotidiennes du Tungurahua et du Reventador et les communiquent à l’Observatoire.
Cependant, une telle science citoyenne est encore mal acceptée en Europe, notamment en France, où les soi-disant volcanologues sont très réticents à voir des gens qui n’ont pas leur diplôme universitaire venir piétiner leurs plates-bandes !

J’appartiens à un club d’aéromodélisme ;  je possède un drone et un mini hélicoptère avec caméra embarquée que je rêve de voir voler au-dessus du cratère d’un volcan actif…

Voici une petite vidéo montrant un quadcopère en action: http://vimeo.com/65168155

drapeau anglaisAccording to research presented at the Royal Geographical Society international conference in London, people living near active volcanoes can play a vital role in the monitoring and management of environmental hazards.

The research is a response to a call made by the United Nations International Strategy for Disaster Reduction (UNISDR) for greater community involvement in risk reduction. It finds that citizen science can increase local knowledge of geographical processes, build trust in professional scientists and help to manage uncertainty.
Citizen science projects that fly kites and remote-controlled quadcopters (a helicopter propelled by four rotors) to take aerial photographs and video of volcanic processes could reduce hazard risk worldwide.
As part of the research, a community-based monitoring system was established on the Caribbean island of Montserrat, half of which is still covered in ash from a devastating eruption in 1995. Local residents use kites to take aerial photographs of the island, as well as using GPS surveys to monitor how the landscape is changing as a result of volcanic mudflows. Some of the best citizen science projects are based on very simple observations.
One of the researchers at the conference explained: « If you want citizen science project to last more than a month or two, you need to make sure that data collection is a fun and useful thing to do. Who doesn’t want to fly a kite or a quadcopter with a camera attached to it? […] The quadcopter is an excellent upgrade to the kite as it is suitable for all but the windiest occasions and is ridiculously easy to fly. »

Source : TMCnet.com.

As far as I’m concerned, I fully agree with the suggestion to make citizens participate in the observation of local volcanoes in the same way local folks participate in the weather forecasts by recording the amounts of rain or temperatures in remote villages. Just like Montserrat citizens, local inhabitants of Ecuador make daily observations of Tungurahua and Reventador volcanoes and then communicate them to the Observatory. .

However, such citizen science is still badly accepted in Europe, especially in France, where so-called volcanologists are deeply reluctant to see people who do not have their university degrees encroach on their preserve!

I belong to a model plane making club and I dream of flying my mini helicopter or my quadcopter (with a small camera on board) above the crater of an active volcano…

Here is a short video showing a quadcopter: http://vimeo.com/65168155

Sinabung (Sumatra / Indonésie): Violente crise éruptive // Violent eruptive crisis

drapeau francaisLe Sinabung a connu une violente crise éruptive dimanche matin à l’aube, avec des émissions de cendre et des projections incandescentes sur les villages autour du volcan. 3710 personnes ont dû être évacuées dans un rayon de 3 kilomètres. Cinq structures habituellement réservées aux cérémonies traditionnelles ont été réquisitionnées pour héberger les personnes évacuées.
Le Sinabung était resté inactif pendant pendant plus de 400 ans avant d’entrer en éruption en août et septembre 2010, entraînant l’évacuation de quelque 12 000 personnes.
Le niveau d’alerte du volcan est passé de 2 à 3.
Source: Presse indonésienne.

————————————————

drapeau anglaisMount Sinabung erupted violently before dawn.on Sunday morning, spewing rocks and red-hot ash onto surrounding villages. 3,710 people have been evacuated from areas within a three-kilometre radius of the volcano. Five halls normally used for traditional cultural ceremonies had been converted into shelters for those displaced.
Sinabung was dormant for several centuries before erupting in August and September 2010, forcing about 12,000 people to flee.

The alert level was raised from 2 to 3.
Source: Indonesian press.