Sciences citoyennes et surveillance volcanique // Citizen science and volcano monitoring

drapeau francaisSelon les recherches présentées à une conférence internationale de la Royal Geographical Society à Londres, les personnes qui vivent près des volcans actifs peuvent jouer un rôle essentiel dans la surveillance et la gestion des risques environnementaux.
La recherche est une réponse à un appel lancé par l’International Strategy for Disaster Reduction (ISDR), organisme dépendant des Nations Unies, qui encourage une plus grande implication de la communauté dans la réduction des risques. Cet organisme constate que la science citoyenne peut aboutir à une meilleure connaissance locale des processus géographiques, renforcer la confiance envers les scientifiques professionnels et aider à gérer l’incertitude.
Les projets de science citoyenne qui consistent à faire voler des cerfs-volants et des drones ou quadcoptères télécommandés (un quadcoptère est un petit hélicoptère propulsé par quatre rotors) pour prendre des photos aériennes et réaliser des vidéos de processus volcaniques pourraient réduire le risque dans le monde entier.
Dans le cadre de la recherche, un système de surveillance à base communautaire a été établi sur l’île antillaise de Montserrat dont la moitié est encore couverte de cendre suite à l’éruption dévastatrice en 1995. Les habitants utilisent des cerfs-volants pour prendre des photographies aériennes de l’île ; ils effectuent aussi des relevés GPS afin de contrôler les modifications subies par le paysage sous l’effet des lahars. Certains des meilleurs projets de science citoyenne s’appuient sur des observations très simples.
L’un des chercheurs à la conférence a déclaré:  » Si vous souhaitez qu’un projet de science citoyenne dure plus d’un mois ou deux, vous devez vous assurer que la collecte des données est une chose amusante et utile à faire Qui n’a pas envie de faire voler un cerf-volant ou un quadcoptère avec une caméra embarquée ? […] Le quadcoptère convient encore mieux que le cerf-volant car tout le monde peut s’en servir – sauf en cas de vent trop fort – et il est très facile à piloter.  »
Source : TMCnet.com .

En ce qui me concerne, je suis entièrement d’accord pour encourager les citoyens à participer à l’observation des volcans locaux de la même manière que certains habitants participent aux prévisions météorologiques en enregistrant les quantités de pluie ou les températures dans des villages reculés . Tout comme les citoyens de Montserrat , des habitants de l’Équateur font des observations quotidiennes du Tungurahua et du Reventador et les communiquent à l’Observatoire.
Cependant, une telle science citoyenne est encore mal acceptée en Europe, notamment en France, où les soi-disant volcanologues sont très réticents à voir des gens qui n’ont pas leur diplôme universitaire venir piétiner leurs plates-bandes !

J’appartiens à un club d’aéromodélisme ;  je possède un drone et un mini hélicoptère avec caméra embarquée que je rêve de voir voler au-dessus du cratère d’un volcan actif…

Voici une petite vidéo montrant un quadcopère en action: http://vimeo.com/65168155

drapeau anglaisAccording to research presented at the Royal Geographical Society international conference in London, people living near active volcanoes can play a vital role in the monitoring and management of environmental hazards.

The research is a response to a call made by the United Nations International Strategy for Disaster Reduction (UNISDR) for greater community involvement in risk reduction. It finds that citizen science can increase local knowledge of geographical processes, build trust in professional scientists and help to manage uncertainty.
Citizen science projects that fly kites and remote-controlled quadcopters (a helicopter propelled by four rotors) to take aerial photographs and video of volcanic processes could reduce hazard risk worldwide.
As part of the research, a community-based monitoring system was established on the Caribbean island of Montserrat, half of which is still covered in ash from a devastating eruption in 1995. Local residents use kites to take aerial photographs of the island, as well as using GPS surveys to monitor how the landscape is changing as a result of volcanic mudflows. Some of the best citizen science projects are based on very simple observations.
One of the researchers at the conference explained: « If you want citizen science project to last more than a month or two, you need to make sure that data collection is a fun and useful thing to do. Who doesn’t want to fly a kite or a quadcopter with a camera attached to it? […] The quadcopter is an excellent upgrade to the kite as it is suitable for all but the windiest occasions and is ridiculously easy to fly. »

Source : TMCnet.com.

As far as I’m concerned, I fully agree with the suggestion to make citizens participate in the observation of local volcanoes in the same way local folks participate in the weather forecasts by recording the amounts of rain or temperatures in remote villages. Just like Montserrat citizens, local inhabitants of Ecuador make daily observations of Tungurahua and Reventador volcanoes and then communicate them to the Observatory. .

However, such citizen science is still badly accepted in Europe, especially in France, where so-called volcanologists are deeply reluctant to see people who do not have their university degrees encroach on their preserve!

I belong to a model plane making club and I dream of flying my mini helicopter or my quadcopter (with a small camera on board) above the crater of an active volcano…

Here is a short video showing a quadcopter: http://vimeo.com/65168155