Le volcan mystère (suite)

Dans une note publiée le 16 juin dernier et intitulée « Le volcan mystère », je faisais référence à une éruption qui s’est produite en 1258 mais dont on ignore le lieu. Il semblerait que le scientifique français Franck Lavigne ait trouvé la réponse à la question que tout le monde se pose mais le résultat de ses recherches n’a pas encore été publié. On pense toutefois que le Rinjani est responsable des graves conséquences de ce cataclysme.

Dans un article récent, le très sérieux quotidien britannique The Guardian revient sur la découverte, par des archéologues, d’une fosse commune rassemblant quelque 10 500 cadavres dans le quartier de Spitalfields, à l’est de Londres. Au départ, les chercheurs ont pensé que les décès étaient imputables à la Peste Noire ou à la Grande Famine qui ont frappé l’Angleterre au 14ème siècle. En fait, la datation des ossements a montré que la mort remontait au 13ème siècle et on pense donc que c’est une éruption volcanique de grande envergure qui serait responsable de tous ces décès. Elle aurait entraîné de profonds bouleversements climatiques en refroidissant la température sur Terre. Les cultures auraient été anéanti, avec une période de famine et des dizaines, voire des centaines, de milliers de morts à travers l’Europe. Le quotidien rapporte les écrits d’un moine anglais en 1258: « Le vent a soufflé du nord pendant des mois…avec peu de chance d’avoir des récoltes… Les plus pauvres périrent en grand nombre…Ceux qui avaient des maisons n’osaient pas héberger les malades et les mourants, par crainte d’être infectés…La pestilence était immense, insoutenable, en particulier chez les pauvres. A Londres, 15 000 pauvres ont péri ; en Angleterre et ailleurs aussi, des milliers de personnes sont mortes ». Aucune explication n’a été fournie à l’époque. Comme souvent, le malheur a été reçu comme une punition divine. La population londonienne était alors de 50 000 habitants ; la perte de 15 000 a radicalement modifié l’apparence de la ville.

Cet article du Guardian vient donc confirmer et compléter nos connaissances à propos du cataclysme qui a frappé notre planète en 1258. Il sera certes intéressant de connaître le coupable mais il faudra aussi garder en mémoire que plusieurs éruptions de ce type ont ponctué l’histoire de l’humanité et qu’au 21ème siècle nous ne sommes pas à l’abri d’un tel désastre. Les progrès technologiques ont été considérables au cours des dernières décennies, mais il est fort à parier que nous serons fort démunis le jour où un super volcan décidera de reprendre de l’activité. Notre société basée sur l’Internet et des moyens de communication de plus en plus rapides sera forcément mise en difficulté.