Tongariro (Nouvelle Zélande)

tongariro,sismicité,seismicity,gas,gaz,volcans,volcanoesDans son dernier rapport mis en ligne le 23 juillet, GeoNet indique que 4 sismomètres portables ont été installés sur le Tongariro afin de mieux analyser la crise sismique actuelle. De plus, un échantillonnage d’eau des sources et des fumerolles a été effectué. Il est en cours d’analyse mais on sait déjà que la partie volcanique des gaz (on peut penser qu’il s’agit du CO2 et du SO2) est en hausse. D’autres visites sur le terrain auront lieu dans la semaine dès que la météo sera plus favorable.

Le niveau d’alerte est maintenu à 1.

 

tongariro,sismicité,seismicity,gas,gaz,volcans,volcanoesIn its report of July 23rd, GeoNet indicates that in order to better understand the significance of the current earthquakes Mount Tongariro, four portable seismic recorders have been set up on the volcano and sampling of springs and fumaroles have been performed.

Provisional analysis of the gas samples collected at the weekend indicates a marked increase in the volcanic gas component (One can think CO2 and SO2 are concerned). Scientists are working to complete the analysis of the gases and water samples and planning further visits later in the week when the weather improves.  

The alert level remains at Level 1.

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Le Ngauruhoe et le Tongariro (Photo: C. Grandpey)

Etna (Sicile / Italie)

drapeau francais.jpgEn cliquant sur le lien ci-dessous, vous verrez un document intéressant qui montre comment les scientifiques de l’INGV de Catane contrôlent l’activité de l’Etna. En analysant les données fournies – entre autres – par les sismos, les capteurs de CO2 ou les images de la caméra thermique, ils espèrent comprendre le comportement du volcan. Actuellement, plusieurs signes indiquent que du magma s’est accumulé sous l’édifice. Une éruption peut se produire d’ici quelques semaines. Les instruments que l’on peut voir dans les bâtiments de l’INGV de Catane donnent l’impression que l’Etna est parfaitement maîtrisé. Toutefois, ce que l’on ne sait pas faire, c’est dire à quel endroit du volcan une fracture est susceptible de s’ouvrir. Si le phénomène se produit sur les hautes pentes, ce ne sera pas trop grave, mais si l’ouverture a lieu à basse altitude, il faudra réagir vite, très vite.

http://www.youtube.com/watch?v=wtavm-T3yp8&feature=player_embedded

 

drapeau anglais.jpgBy clicking on the link here below, you’ll see an interesting document that explains how INGV scientists are monitoring Mount Etna’s activity. By analysing the data provided by seismographs, CO2 sensors or the images of the thermal camera, they hope to understand the behaviour of the volcano. At the moment, there are several signs showing that magma has accumulated beneath the edifice and that an eruption might occur in a matter of weeks. The instruments one can see in the INGV building of Catania give the impression that researchers are perfectly mastering Mount Etna. However, they are not yet able to say where a fracture is likely to open. If this happens on the upper slopes, there won’t be any immediate danger. If the fracturing takes place at a low altitude, the authorities will have to react fast, very fast.

http://www.youtube.com/watch?v=wtavm-T3yp8&feature=player_embedded

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Mesure de température de la lave (Photo: C. Grandpey)

 

 

Etna (Sicile / Italie)

etna,bocca nuova,incandescence,volcans,volcanoesLa Bocca Nuova reste bien active, comme le montre cette image transmise hier soir par la webcam n°2 de L’Association Volcanologique Européenne (L.A.V.E.). Les sismos montrent ce matin que l’activité reste soutenue.

 

etna,bocca nuova,incandescence,volcans,volcanoesBocca Nuova is still quite active, as can be seen on this image released last night by webcam 2 of L’Association Volcanologique Européenne (L.A.V.E.). Seismographs confirm this morning that activity remains quite high.

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Le magma du Katmai (Alaska)

katmai,novarupta,magma,volcans,volcanoeslady knoxIl y a quelques années, une équipe de sismologues américains de l’Université de Wisconsin-Madison a installé un réseau de sismomètres autour des volcans du Katmai, là même où s’est produite l’éruption cataclysmale du Novarupta en 1912. Ils étudient aujourd’hui les données fournies par les instruments afin de « comprendre ce qui se passe sous nos pieds, comment se comporte le système volcanique et pourquoi ».

L’éruption du Novarupta en 1912 a laissé des indices quant à la source magmatique. Le Mont Katmai, situé à une dizaine de kilomètres du Novarupta, s’est effondré pendant l’éruption, ce qui laisse supposer que le magma était stocké sous l’édifice. Il y avait probablement une interconnexion magmatique dans les profondeurs. La question est de savoir où est passé ce magma et quelle quantité reste dans la chambre magmatique.

L’équipe scientifique a eu recours aux ondes sismiques pour essayer de répondre à ces questions. Les chercheurs ont utilisé deux techniques pour modéliser l’alimentation magmatique de la région : la tomographie corporelle et la tomographie de bruit ambiant. La première ressemble au scanner hospitalier sauf que, au lieu d’utiliser des rayons X, les scientifiques se servent des ondes sismiques pour modéliser des coupes de la Terre. De son côté, la tomographie acoustique s’appuie sur un traitement extensif des données informatiques pour obtenir des schémas de vibrations de fond (vagues des océans, vent, véhicules) qui font frémir la Terre en permanence.

A partir de ces modèles, les chercheurs ont identifié au moins deux sources magmatiques laissées par l’éruption de 1912. L’une d’elles se situe sous le Mont Katmai (le volcan qui s’est effondré en 1912). L’autre réservoir se trouve sous le Mont Mageik, à 10 km au SO du Novarupta. Les deux réservoirs ont été localisés à des profondeurs de 3 à 5 kilomètres et ont une largeur de 2 à 4 kilomètres. Leur volume n’a pas encore été calculé. Malgré tout, les scientifiques pensent que la quantité de magma sous le Katmai et le Mageik est « substantielle » mais pas suffisante pour provoquer une éruption majeure comme en 1912.

Source : Live science.

 

katmai,novarupta,magma,volcans,volcanoeslady knoxA few years ago, a team of American seismologists from the University of Wisconsin-Madison installed a network of seismometers around the Katmai Volcanoes – the source of the cataclysmal 1912 Novarupta volcanic eruption. They are now studying the resulting data in order “to understand what’s beneath, how the whole system behaved and why”.

The1912 Novarupta eruption left few clues about its magma source. Mount Katmai, located about 10 km from Novarupta, collapsed during the eruption, leading researchers to assume the magma had been stored beneath it. It suggests there was some sort of connected volume of magma being stored underground. The question is to know where it is and how much is left.

The team turned to seismic waves to answer those questions. They used two techniques to model the region’s magma plumbing: body wave tomography and ambient noise tomography.

The first is similar to a CAT (Computerized Axial Tomography) scan, but instead of X-rays, scientists use seismic waves to model cross-sections of the Earth. Ambient noise tomography, on the other hand, relies on extensive computer processing to get distinctive patterns in the background vibrations — from ocean waves, wind and even vehicles — that constantly rattle the Earth.

From those models, the scientists identified at least two remaining magma reservoirs.

One of them is located under Mount Katmai, the mountain that collapsed during the 1912 eruption. The second lies beneath Mount Mageik, 10 km SW of Novarupta. The reservoirs are located at a depth of about 3 to 5 km and each is about 2 to 4 km wide. The team has not yet calculated their volumes. However, they think the magma beneath Katmai and Mageik is “substantial”, but not huge enough to trigger an eruption like in 1912.

Source: Live Science.

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Le Katmai et la Vallée des 10 000 Fumées (Photo: C. Grandpey)