Un tomographe volcanique?

Le rêve de tout volcanologue est d’entrevoir l’intérieur d’un volcan comme les douaniers utilisent un tomographe pour scanner les bagages dans les aéroports et comme les hôpitaux parviennent à analyser l’intérieur du corps humain avec la radiographie,  l’Imagerie à Résonance Magnétique (IRM) ou le scanner.

Ce rêve deviendra peut-être réalité un jour si l’on en juge par les expériences qui sont en train d’être réalisées dans le cadre du projet Diaphane sur le volcan de la Soufrière à la Guadeloupe. Des équipes françaises du CNRS ont installé sur les flancs du volcan un capteur de muons cosmiques, particules chargées positivement ou négativement en provenance des couches supérieures de l’atmosphère.

De même charge électrique que les électrons et les protons – donc positifs ou négatifs – mais d’une masse 207 fois supérieure à celle de l’électron, les muons sont produits par la cascade de réactions déclenchées lorsqu’un flux de rayons cosmiques pénètre dans l’atmosphère terrestre et entre en collision avec les atomes qu’il rencontre. Il en résulte une pluie de muons et autres particules qui se précipite vers le sol. La vie des muons est extrêmement brève – seulement 2,2 microsecondes – ce qui semble très insuffisant pour atteindre le sol, mais la dilatation temporelle allonge leur durée de vie, ce qui  permet à un grand nombre d’entre eux d’atteindre le sol et de s’y enfoncer profondément. Ils sont alors absorbés plus ou moins vite en fonction de la densité de la matière qu’ils rencontrent.

Le but du détecteur installé sur la Soufrière de la Guadeloupe est de capter les flux de muons qui traversent le volcan et déterminer leur intensité dans différentes directions. Ces intensités sont comparées à celles que l’on obtiendrait si le sous-sol du volcan était parfaitement homogène. Les différences montrent alors les variations de densités des roches dans les directions observées, trahissant, par exemple des roches moins denses comme le magma stocké à l’intérieur de l’édifice volcanique ou des cavités susceptibles de se remplir.

Les Français ne sont pas les premiers à utiliser cette technologie en volcanologie. Déjà en 2005, les scientifiques japonais avaient quantifié la quantité de magma à l’intérieur de volcans comme les monts Asama et Iwate dans leur pays. Ils pensaient qu’une variation de niveau pourrait annoncer une éruption à court terme.

Le détecteur permettra aussi de mieux contrôler les volcans italiens. C’est « l’oeil électronique » auquel je faisais référence dans ma note du 18 décembre.

Bromo (Ile de Java / Indonésie)

drapeau francais.jpgOn pouvait lire dans la presse lundi soir (le 20 décembre) que les vols entre l’Australie et l’Indonésie avaient été fortement perturbés par un panache de cendre en provenance d’un volcan « inconnu », selon le porte-parole de la compagnie aérienne Virgin Blue mentionné dans l’article. En fait, l’analyse des images satellites a montré qu’il s’agissait d’un panache de cendre émis par le Bromo et qui s’élevait jusqu’à 6,1 km d’altitude avant de s’étirer sur 95 km en direction du sud.

 

drapeau anglais.jpgOne could read in the press that on Monday night, December 20th, flights between Australia and Indonesia were disrupted by an ash plume from an « unknown » volcano, unknown at least to the Virgin Blue spokesperson quoted in the article. Actually, based on analyses of satellite imagery, the ash plume proved to be from Mount Bromo. It rose an altitude of 6.1 km a.s.l. and drifted about 95 km south.   

Merapi (Ile de Java / Indonésie)

COMMUNIQUE DE PRESSE – URGENT.
 
Eruption du volcan MERAPI en Indonésie

L’éruption du volcan Merapi, sur l’île de Java en Indonésie, qui s’est produite le 26 octobre 2010, a tué 322 personnes, blessé sérieusement 427 autres, et provoqué le déplacement de centaines de milliers de personnes. Des milliers ont perdu leurs moyens de subsistance et les cendres du volcan ont détruit l’agriculture qui leur permettait de se nourrir.

Averti par un appel à l’aide pour aider ces populations, lancé par un photographe français vivant à proximité du volcan, l’ONG « POMPIERS DE L’URGENCE INTERNATIONALE (PUI) » a décidé de se mobiliser pour rassembler toutes les ressources possibles afin de venir en aide à ces populations en danger.

L’association PUI, agréée « sécurité civile » et reconnue par les Nations Unies, est déjà intervenue pour des tremblements de terre au Pakistan, en Turquie, Indonésie, Italie et récemment en Haïti.

L’appel aux dons est destiné à l’acquisition sur place de nourriture, eau potable et matériels agricoles pour permettre à la population de reprendre une activité et subvenir à leurs besoins.

Pompiers de l’Urgence Internationale, composée de bénévoles, lance un appel à la solidarité et aux dons financiers.
Ceux-ci peuvent être adressés à POMPIERS DE L’URGENCE INTERNATIONALE, 2, Avenue Vincent Auriol – 87100 Limoges.
Téléphone 06 12 22 48 54
Ou en ligne par le site Internet http://www.pompiers-urgence.org/
Contact presse :
Philippe BESSON – 0612224854 pour la région Limousin
Guillaume LACHAUME au 06 80 25 38 62 pour la Région Centre.

NB : L’ONG « POMPIERS DE L’URGENCE INTERNATIONALE » est agréée par les services fiscaux pour bénéficier de dons permettant une déduction fiscale de 66% du montant du don dans la limite de 20% de son revenu imposable, en joignant les pièces justificatives à sa déclaration de revenus.

 

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Pompiers de l’Urgence Internationale.

Association régie par la loi du 1er Juillet 1901,
(J.O n°9 du 26 février 2005)
Association agréée de Sécurité Civile de niveau international – Arrêté du 27 novembre 2007,
(J.O du 12 décembre 2007),
Trophée de l’Encouragement du Dévouement et du Bénévolat en date du 6 avril 2008,
Classifiée MEDIUM USAR Team 2010 par INSARAG/ONU en date du 5 novembre 2010.

Alerte volcanique par courrier électronique!

drapeau francais.jpgDes scientifiques néo-zélandais sont en train de mettre au point un nouveau système destiné à alerter les pilotes par courrier électronique en cas d’éruption volcanique grâce à la détection d’éclairs dans les panaches de cendre.  

Le système utilise les données fournies par le réseau de localisation des éclairs à travers le monde (WWLLN) pour transmettre automatiquement des courriers électroniques quelques minutes après qu’une activité d’éclairs suspecte ait été repérée à proximité d’un volcan.

Dans certaines régions reculées de la planète où la surveillance volcanique fait défaut, ce système pourrait permettre une information précoce de l’aviation locale dès qu’apparaissent des panaches de cendre potentiellement dangereux. Ainsi, cette année au mois d’octobre, le système a démontré son efficacité en étant le premier à indiquer une éruption au Kamchatka.

Le système suppose la surveillance des éclairs à proximité des quelque 1500 volcans de la planète, ainsi que des éclairs se déclenchant plus loin (jusqu’à 100 km) afin de savoir s’ils ne sont pas liés à la météo et donc éviter une possible confusion.

Dans la mesure où les éclairs liés à la météo sont très fréquents dans certaines régions du monde où se trouvent des volcans, seuls ceux d’Alaska, des Mariannes et de l’Extrême Orient russe sont concernés pour le moment par les alertes automatiques en temps réel.

 

drapeau anglais.jpgScientists from New Zealand are developing a new system to alert pilots on flights via e-mails about volcanic eruptions by detecting the lightning their ash clouds trigger.

The system uses data from the World Wide Lightning Location Network (WWLLN) to create automated e-mail alerts within minutes of suspicious lightning activity occurring near volcanoes.
In some of the world’s remote regions that lack good monitoring of volcanic activity, this system could allow local aviation early warning of potentially dangerous ash plumes.
In October this year, the system proved its potential by giving the first indication of an eruption in Kamchatka. 

The system involves monitoring lightning strokes occurring around all of the world’s 1,500 or so volcanoes, as well as more distant lightning from each volcano (up to 100 km) to help determine if new strokes over the volcano are possibly weather related.
Because weather-related lightning is very common in many parts of the world where volcanoes are found, only those in Alaska, the Marianas, and the Russian Far East are currently assigned to the automatic real time alerts.