Kizimen (Kamchatka)

drapeau francais.jpgMême sir le risque d’une « éruption catastrophe » subsiste, l’activité du Kizimen a considérablement décliné et le niveau d’alerte est passé du Rouge à l’Orange. En particulier, le KVERT indique que l’on a enregistré une chute de l’activité sismique.

 

drapeau anglais.jpgEven though a danger of catastrophic eruption remains, activity of Kizimen has much declined in recent hours and the alert level has been lowered from Red to Orange. In particular, KVERT indicates there has been a sharp drop of seismic activity.

 

Les flacons de cendre du Merapi (Ile de Java / Indonésie)

drapeau francais.jpgOn peut lire dans le Jakarta Globe de lundi qu’un artiste indonésien vend aux touristes des souvenirs à base de cendre du Merapi dans le but de collecter de l’argent pour les victimes de l’éruption.

Tout comme des briques du mur de Berlin furent commercialisées pour 16 à 30 euros après sa chute, Agus Budi Setiawan – qui travaille à l’Institut Artistique Indonésien de Yogyakarta – vend des petites bouteilles transparentes contenant la cendre du Merapi au prix d’un dollar l’unité. Les bouteilles ont un emballage très attractif avec une image du volcan.

Agus dit qu’il a rassemblé plus de 2000 dollars en dix jours et donnera tout cet argent aux victimes. Au début, il distribuait les souvenirs gratuitement aux personnes qui faisaient des dons pour les victimes lors de manifestations telles que des expositions d’art contemporain ou des spectacles aux cours desquels il s’exprimait par gestes en exhibant une version miniature du Merapi. Son corps était recouvert de cendre, ce qui lui donnait l’apparence d’une victime venant d’échapper à une coulée pyroclastique.

Les touristes réservèrent un accueil chaleureux aux bouteilles de cendre et laissèrent des sommes (50 000 à 100 000 roupies) bien supérieures à celles demandées par l’artiste.

Agus n’a jamais voulu garder l’argent pour lui. En encourageant les gens à faire des dons de temps en temps, il espère accélérer le retour des victimes à une vie normale. En tant qu’artiste, il veut aider les autres artistes et communautés artistiques affectées par la catastrophe en leur fournissant de nouveaux outils de travail. Il explique que les victimes ont déjà reçu beaucoup de  vêtements et de nourriture de la part du gouvernement et de la population. Au lieu de mettre l’accent sur les besoins nécessaires à la survie, il préfère donner aux artistes les outils dont ils ont besoin pour commencer une nouvelle vie.

Il est intéressant de voir à quel point l’approche du souvenir volcanique peut être différente selon les pays et les civilisations. Ainsi, en Islande où les volcans peuvent être habités par les elfes et en Indonésie où les dieux et les démons peuvent les faire se réveiller, on n’hésite pas à vendre la cendre à des fins mercantiles ou soi-disant humanitaires. Au contraire, à Hawaii où règne la déesse Pélé, il est fortement déconseillé de prélever des échantillons de lave et de les rapporter chez soi. Le coupable se voit alors exposé à la colère de la déesse et peut être accablé des pires problèmes. Une boîte postale est d’ailleurs prévue pour la restitution des échantillons dérobés au volcan Kilauea !  

 

drapeau anglais.jpgOne can read in the Monday issue of The Jakarta Globe that an Indonesian artist is selling tourist souvenirs of ash from Mount Merapi volcano to raise money for victims of its eruption.

Just like vendors used to sell bricks after the fall of the Berlin Wall for about 16 to 30 euros, Agus Budi Setiawan – who works at the Art Institute of Indonesia in Yogyakarta – is selling small clear bottles containing volcanic ash for one dollar per bottle. The bottles feature attractive packaging, decorated with an illustration of Mount Merapi.

He says he has collected more than 2,000 dollars by selling the souvenirs in ten days and will give all the money to the victims.  

In the beginning, he gave the souvenirs away for free to those who made donations to Mount Merapi victims at fundraising events like a contemporary art exhibition or a work of performance art during which he expressed himself with dramatic gestures while carrying a miniature version of Mount Merapi. Volcanic ash covered his body, making him look like a victim who had just escaped from a pyroclastic flow.
Foreign tourists were very enthusiastic about the souvenirs. Most were happy to pay well above the asking price (50,000 to 100,000 rupees) a bottle.
Agus never wanted to make money for himself. By encouraging people to make periodic donations, he hopes to accelerate the victims’ recovery. As an artist, he also wants to help those artists and art communities affected by the disaster by providing them with tools and supplies. He explained that people and the government had already given plenty of food and clothing. Instead of focusing on the things they need to survive, he wants to get artists the tools they need to restart their lives.