Fermeture de l’aéroport de Keflavik (Islande)

drapeau francais.jpgAlors qu’il était resté ouvert pendant que la cendre de l’Eyjafjöll semait la pagaille dans ses homologues européens, l’aéroport de Keflavik va fermer aujourd’hui (vendredi) pour la première fois depuis le début de l’éruption. La fermeture sera effective à partir de 6 heures ce matin, pour au moins une journée, à cause de la cendre émise par le volcan.

La compagnie Icelandair a décidé de faire partir ses vols transatlantiques de Glasgow au lieu de Keflavik. Elle assurera aussi  les connexions entre Glasgow, Copenhague et Oslo.  

Source : Iceland Review.

 

drapeau anglais.jpgDespite staying open while the Eyjafjöll volcanic ash was causing trouble on European aviation, Keflavik International Airport is set to close today (Friday) for the first time.  

From 06.00 this morning, the airport will close for at least one day due to the volcanic ash cloud.

Icelandair has decided to fly its Transatlantic passengers through Glasgow instead of Keflavik. It will also provide connecting flights between Glasgow, Copenhagen and Oslo.

Source : Iceland Review.

Kilauea (Hawaii / Etats Unis)

drapeau francais.jpgL’Eyjafjöll s’étant considérablement calmé, nous allons pouvoir reprendre l’observation de l’activité volcanique ailleurs dans le monde !

Notre première étape se fera à Hawaii où le niveau du lac de lave de l’Halema’uma’u varie au gré des phases de gonflement et de dégonflements du Kilauea.

Sur l’East rift Zone, la lave s’écoule en tunnels et alimente des coulées de surface qui s’étirent à la base sud-est du Pulama pali, à l’est de la subdivision des Jardins Royaux avant d’avancer lentement sur la plaine côtière. Leur front se déplace vers le SE et se situe à l’ouest de la route d’accès à Kalapana, à environ 300 mètres au NO du point d’observation mis en place pour le public.  

Source : HVO.

 

drapeau anglais.jpgAs Eyjafjöll has much calmed down, we can observe again volcanic activity elsewhere around the world!

Our first stage will be at Hawaii where the lava level of the Halama’uma’u pond is fluctuating according to D/I events on Kilauea.

Lava from the east rift zone vent, flowing into a lava tube system, continues to supply surface flows that have advanced to the southeast down the Pulama pali, east of the Royal Gardens subdivision, before moving on the coastal plain. The flow front is heading southeast, just west of the end of the Kalapana access road, about 330 metres northwest of the County viewing area.    

Source: HVO.

L’Etna va-t-il prendre le relais de l’Eyjafjöll?

L’Eyjafjöll à peine calmé en Islande, voici que Enzo Boschi – président de l’INGV – annonce une prochaine éruption de l’Etna en Sicile! Le scientifique italien a déjà fait parler de lui à la fin du mois de mars en indiquant que le volcan sous-marin Marsili, à 150 km au SO de Naples, avait toutes les chances de « se désintégrer et provoquer à tout moment un tsunami qui engloutirait l’Italie du sud ».

C’est une nouvelle secousse sismique de M2,3 enregistrée le 21 avril à 5h06 (UTC) et à une profondeur de  5,5 km entre l’Etna et les Monts Péloritains  qui a poussé E. Boschi à faire ce pronostic. Elle fait suite à d’autres secousses enregistrées en mars et en avril (voir ma note du 9 avril) avec, en particulier, un essaim sismique le 2 avril le long de la faille de Pernicana. E. Boschi et ses collègues font remarquer qu’une telle activité le long de cette faille a souvent conduit à une reprise d’activité de l’Etna, ce qui s’est d’ailleurs vérifié le 8 avril avec une émission de cendre au niveau de la bouche au pied du Cratère SE. Il n’est donc pas impossible que le géant sicilien sorte prochainement de sa torpeur.

Quant à savoir si une nouvelle éruption de l’Etna provoquera un panache de cendre susceptible d’entraîner une fermeture de l’aéroport de Catane, voire de perturber le trafic aérien en Europe, les scientifiques italiens ne se risquent à aucun pronostic!

Source : Agence de presse italienne ANSA

 

Commentaire personnel :

En y réfléchissant bien, ces effets d’annonce ne font pas avancer la prévision volcanologique. Dire que le volcan sous-marin Marsili est susceptible de se désintégrer et de provoquer un tsunami dévastateur est certes spectaculaire, mais c’est la même chose que de dire que le super-volcan de Yellowstone est susceptible d’entrer en éruption. C’est bien de le rappeler, mais ça ne sert à rien si on est incapable d’en dire plus!

Il en va de même pour l’Etna. Dire que des éruptions sont susceptibles de se produire quand la sismicité s’accompagne de mouvements de la faille de Pernicana, ce n’est pas vraiment un scoop. Là aussi, on aimerait avoir plus de précisions : La prochaine éruption prendra-t-elle la forme d’activité sommitale inoffensive pour les populations ? Y aura-t-il ouverture de fractures latérales avec des coulées de lave à basse altitude susceptibles d’atteindre les zones habitées ? Au stade où restent les affirmations d’Enzo Boschi, ce n’est pas de la prévision volcanique ! On sait très bien que l’Etna est un volcan actif et qu’il entre en éruption relativement fréquemment. Une prévision digne de ce nom devrait donner des informations plus précises. Le problème, c’est que la volcanologie n’a pas encore franchi ce pas !

Cela étant dit, je pense que l’Etna ne tardera pas à se manifester. Les épisodes sismiques de début avril ainsi que l’irrégularité du trémor – qui aconnu une nouvelle hausse le 21 de ce mois – montrent que le magma est en train de s’accumuler sous le volcan. Quand et où la lave sortira-t-elle? Personne n’est capable de le dire!

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L’Etna en hiver (Photo: C. Grandpey)