Des points chauds actifs à la surface de Vénus?

Les données transmises par la sonde Venus Express, lancée par l’Agence Spatiale Européenne (ESA), viennent de confirmer l’existence de points chauds récemment actifs à la surface de cette planète qui est la plus proche de la Terre. Si ces points chauds existent réellement, ils pourraient donner aux scientifiques des indications sur la reconstruction de la surface de Vénus au cours des derniers milliards d’années ; ils pourraient aussi leur permettre de mieux comprendre le dynamisme intérieur de cette planète  ainsi que les modifications climatiques. 

Les points chauds ont été détectés pour la première fois par la sonde Magellan lancée par la NASA, mais on s’est toujours demandé si ces points étaient vraiment actifs, ce qui expliquerait une activité volcanique récente sur la planète.

Les données transmises par la sonde européenne Venus Express montrent des différences dans les émissions qui composent la surface de l’hémisphère sud de Vénus, ces dernières étant beaucoup plus importantes autour des points chauds. Ces informations viennent s’ajouter à celles fournies par la sonde Magellan pour confirmer qu’il y aurait bien eu des coulées de lave récentes sur la planète. Leur âge est toutefois difficile à déterminer, mais il se pourrait qu’il soit inférieur à 2,5 millions d’années. Seul un robot – comme la sonde russe Venera au début des années 1980 – susceptible de visiter ces régions vénusiennes pourrait donner une réponse.

La jeunesse de ces points chauds pourrait jouer un rôle primordial pour expliquer comment s’est reconstruite la surface de Vénus. En effet, contrairement à d’autres planètes, elle ne comporte qu’un nombre très faible de cratères. Deux théories s’affrontent pour expliquer cette étrangeté. Certains pensent que la surface de Vénus a pu disparaître au cours d’un cataclysme sous des coulées de lave d’environ 1,5 km d’épaisseur. D’autres pensent que le processus a été plus lent et que le volcanisme se poursuit peut-être de nos jours, ce qui laisse supposer que l’intérieur de la planète serait semblable à celui de la Terre, exception faite toutefois de la tectonique des plaques.

Savoir si Vénus est une planète toujours active et comprendre sa structure interne permettraient aux chercheurs de savoir quels types de planètes tournent autour d’autres étoiles. Cela permettrait aussi une meilleure approche des changements climatiques sur Vénus et sur Terre car les gaz émis par les volcans modifient la composition de l’atmosphère ainsi que la quantité de lumière solaire qui vient frapper la surface de la planète. 

Source : Space.com.  

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