Poas (Costa Rica)

drapeaufrancais.jpgL’Observatoire volcanologique du Costa Rica indique qu’une éruption phréatique s’est produite le 23 février  à 11h33 (heure locale). De légères chutes de cendres s’en sont suivies sur un angle de 90° entre les flancs sud-ouest et sud-est du volcan. Aucune évacuation de touristes n’a été décrétée. Aucune sismicité préalable n’a été détectée par les instruments qui n’ont révélé que l’événement proprement dit. Une dizaine d’éruptions similaires se sont produites au cours des deux derniers mois.

Les photos prises au cours d’un survol le 24 février montrent un panache de vapeur en train de s’échapper d’un seul  point sur le bord du lac. Au cours du même survol, les scientifiques ont réalisé des clichés de l’Arenal. On peut voir une coulée s’échapper du bord de la zone sommitale où s’effectue le dégazage de la lave.  

 

drapeau anglais.jpgThe Volcanological Observatory of Costa Rica indicates that a phreatic eruption occurred on February 23rd at 11:33 (local time). Light ashfall was observed between the SE and SW flanks of the volcano within a 90° angle. No evacuation of tourists was decided. No seismicity was detected before the eruption by the instruments that only showed the event itself. Ten similar eruptions or so took place in the last two months.

Photos taken during an overflight on February 24th revealed a steam plume coming from a single place on the lakeshore. Scientists also took pictures of Arenal. One can see a lava flow coming from a side of the summit where degassing is taking place.

Sismicité en Islande (suite)

drapeaufrancais.jpgLes essaims sismiques mentionnés dans ma dernière note islandaise ont maintenant disparu, que ce soit sur la dorsale de Reykjanes ou sur le Vatanajökull. Le seul point relativement actif se situe actuellement au niveau de l’Eyjafjallajökull, calotte glaciaire qui recouvre le volcan Eyjafjöll dont la dernière éruption a eu lieu en 1823. Il se situe à proximité du Myrdalsjökull, autre glacier qui dissimule le volcan Katla dont la dernière activité remonte à 1918.

drapeau anglais.jpgThe seismic swarms mentioned in my last note about Iceland have now vanished, whether on the Reykjanes Ridge or on Vatnajökull. The only active point is currently located on Eyjafjalljökull whose icecap covers Eyjafjöll, a volcano that last erupted in 1823. It lies near Myrdalsjökull, another glacier that conceals Katla whose last eruption was in 1918.

Myrdalsjokull-blog.jpg

 

Les ultrasons au service de la volcanologie

La technologie utilisée jusqu’à présent pour détecter les explosions nucléaires est en passe d’être utilisée pour contrôler les volcans de l’archipel des Mariannes dans sa partie nord, à proximité de l’île de Guam. Le projet prévu pour durer deux années et financé à hauteur de 250 000 dollars sera géré conjointement par l’USGS, l’Université Méthodiste de Dallas et le gouvernement local des Mariannes. Il utilisera les ultrasons en plus des sismographes traditionnels et du GPS pour « écouter » les signaux émis par des volcans sur le point d’entrer en éruption et sera contrôlé à distance.

Neuf îles de l’archipel des Mariannes possèdent des volcans actifs. On enregistre en moyenne une éruption tous les cinq ans. En 2005, une éruption sur l’île d’Anatahan a produit 50 millions de mètres cubes de cendre. Les volcans peuvent donc représenter une menace à la fois pour la population, les avions et les bateaux qui fréquentent la région.  

Certains signaux distinctifs de l’ultrason peuvent permettre de faire la différence entre différents types éruptifs : événements effusifs, petites explosions de type vulcanien ou éruptions pliniennes qui représentent un danger pour l’aviation. Chacun de ces types possède une signature acoustique qui lui est propre et c’est là que l’étude des ultrasons pourrait apporter une aide intéressante.  

Dans le cadre du projet volcanologique, les géologues de l’Université de Dallas vont installer des équipements sur trois des 15 îles qui forment l’archipel des Mariannes. Lorsque le magma commencera son ascension, avec fracturation des roches et éruption, les sismomètres mesureront les vibrations tandis que le GPS permettra de détecter les moindres déformations de la surface de la terre. Les détecteurs d’ultrasons, quant à eux, enregistreront les ondes sonores à des fréquences trop faibles pour être perçues par l’homme. Les ondes ultrasonores se déplacent à une vitesse inférieure à celle de la lumière mais elles peuvent parcourir plusieurs centaines de kilomètres et pénétrer à l’intérieur de la terre. Leur utilisation en volcanologie présentera plusieurs avantages : Elles sont insensibles  au mauvais temps, à l’obscurité ou à une mauvaise visibilité. Elles permettront une meilleure compréhension de la dynamique interne des volcans, que se soit en période éruptive ou non-éruptive. On pourra les utiliser pour clarifier ou interpréter des signaux sismiques manquant de clarté.

Le but du projet est avant tout d’informer le plus rapidement possible de l’imminence d’une éruption et de pouvoir donner l’alerte, que ce soit au niveau des populations ou celui de l’aviation.