Kilauea (Hawaii / Etats Unis)

1475806114.20.jpgLa situation n’est pas aussi stable que pendant les dernières semaines. En effet, depuis le 25 juin, le sommet du Kilauea et le Pu ‘u O’o sont dans une phase de gonflement. Ce gonflement s’accompagne d’un accroissement de l’émission de cendre (avec des morceaux de verre volcanique) au niveau de la bouche de l’Halema’uma’u qui montre par ailleurs une incandescence plus intense. On observe aussi une augmentation de l’amplitude des pointes du tremor (50% de plus depuis le 27 juin). Sur le site éruptif de l’East Rift Zone, le cratère du Pu’u O’o continue à émettre des panaches de SO2, tandis que la lave continue à s’évacuer vers le Pacifique par un réseau de tunnels.
Les émissions de SO2 au sommet sont élevées et variables. Les dernières mesures donnaient 1000 tonnes le 24 juin, 900 tonnes le 26 juin, contre une moyenne de base de 150-200 tonnes par jour.
La situation est donc à surveiller et il n’est pas impossible qu’elle évolue dans les jours à venir.
Source : HVO.

993348610.11.jpgThe situation is not as stable as during the past weeks. Indeed, since June 25th, both Kilauea summit and Pu`u `O`o Cone have been inflating. The inflation is accompanied by increased ash production (dominated by bits of volcanic glass) at the Halema’ma’u vent whose incandescence is more intense. One can also observe an increase in the amplitude of seismic tremor bursts (about 50% since June 27th). At the east rift eruption site, plumes of sulphur dioxide continue to come out of Pu`u `O`o crater; lava continues to flow through tubes to the ocean.
The SO2 emission rate at the summit remains high and variable; the most recent average measurement was 900 tonnes/day on June 26th compared to 1,000 tonnes/day on June 24th and a background rate between 150-200 tonnes/day.
One should watch the situation very carefully. It might change in the coming days.
Source: HVO.

Tungurahua (Equateur)

1475806114.16.jpgDans son dernier bulletin d’informations, le GVN indique que le volcan reste très actif. Ainsi, le 21 juin dernier, deux séquences sismiques intenses ont été accompagnées de fortes émissions de cendre. Les panaches de cendre générés par cette activité sont montés jusqu’à 8-11 km d’altitude, avec des retombées importantes dans des secteurs se trouvant jusqu’à 8 km à l’ouest et au sud-ouest du cratère. Le 22 juin, des lahars ont dévalé des barancos sur les versants ouest et sud du volcan. Des grondements ont fait vibrer les fenêtres dans ces secteurs.

993348610.10.jpgIn its latest update, the Global Volcanism Network indicates that the volcano is still very active. For instance, on 21 June, two periods of increased seismicity were accompanied by strong ash emissions. The resultant ash plumes rose to altitudes of 8-11 km a.s.l. and drifted to the west. Intense ashfall was reported in areas within 8 km to the west and southwest of the crater. On 22 June, lahars descended several drainages on the western and southern flanks. Roaring noises vibrated windows in these areas.

Chaitén (Chili)

1475806114.13.jpgLe Geological Survey américain (USGS) vient de signer un partenariat avec le gouvernement chilien prévoyant la mise en place – suite à l’éruption du Chaitén le 2 mai dernier – d’un système de prévention et d’intervention rapide en cas d’urgence volcanique.
Ce système de prévention sera conçu sur le modèle américain mis au point en 2005 aux Etats Unis par l’USGS. Il prévoit une classification des volcans les plus dangereux et une évaluation des équipements de surveillance faisant défaut sur chacun d’eux. Les Etats-Unis ont sur leur territoire 169 volcans potentiellement actifs (dont la moitié sont surveillés) et 5 observatoires volcanologiques. Le Chili possède 120 volcans potentiellement actifs et un seul observatoire pour tout le pays.
Pendant ce temps, même si la situation est moins préoccupante, le dôme de lave du Chaitén continue de croître ; le volcan continue d’émettre des nuages de cendre et des lahars continuent à traverser la ville de Chaitén. En cliquant sur le lien ci-dessous, vous verrez une petite vidéo montrant les premiers habitants autorisés à revenir dans la ville et à pénétrer dans leurs maisons, avec des scènes de désespoir en découvrant les dégâts causés à leurs biens.
http://www.straitstimes.com/Video%2BNews/World/STIVodcast_4381.html?playid=4381

993348610.9.jpgThe U.S. Geological Survey is partnering with the Chilean government to develop a volcano early warning and emergency response system for the country after the historic eruption of Chaiten Volcano on May 2nd.
Chile’s volcano early warning system will be modelled after a plan the USGS released in 2005 in the United States that systematically ranks the most dangerous volcanoes and assesses monitoring gaps at each volcano. The United States has a total of 169 potentially active volcanoes, half of which have some monitoring, and five volcano observatories nationwide. Chile has 120 potentially active volcanoes and one volcano observatory for the nation.
Meantime, even though the situation is less preoccupying, Chaitén Volcano is continuing to build a lava dome, to emit fine ash, and to produce lahars that continue to flow through the town of Chaitén. By clicking on the following link, you’ll see a short video showing the first residents that were allowed by the Chilean government to visit their houses, with scenes of distress when they see the damage caused to their belongings.
http://www.straitstimes.com/Video%2BNews/World/STIVodcast_4381.html?playid=4381

Le feu sous l’Arctique

Une équipe scientifique internationale vient de publier dans la revue Nature les résultats d’une expédition dans l’Océan Arctique. Les géologues ont eu l’occasion d’explorer sur une trentaine de km la dorsale de Gakkel qui parcourt cet océan entre le Groenland et la Sibérie sur 1800 km et qui a été récemment – en 1999 – le siège d’une activité sismique importante. Grâce à l’utilisation de sondes et autres équipements de haute technologie, les scientifiques ont pu observer une portion de cette dorsale qui se situe à environ 4 km de profondeur. Ils se sont alors rendus compte que l’activité sismique en question s’accompagnait d’une activité volcanique, ce qui va à l’encontre d’une théorie couramment admise selon laquelle aucune éruption ne peut avoir lieu à plus de 3000 m de profondeur, du fait de la pression exercée par l’eau. Il est probable que des fontaines de lave ont projeté des matériaux à un ou deux km de hauteur depuis le fond de l’océan. Selon les géologues, une telle éruption aurait été cataclysmale à la surface de la terre.
Les sondes ont pu survoler la dorsale parsemée de dizaines de volcans aux sommets aplatis dont les éruptions ont recouvert le plancher océanique d’une épaisse couche de verre volcanique. Les photos qui ont été publiées montrent également de beaux spécimens de pillow-lavas (laves en coussins). Selon un scientifique de l’équipe, spécialiste des dorsales, l’activité explosive qui s’est produite dans l’Arctique est beaucoup plus importante que celle qui a secoué les autres dorsales de la planète. Aucune éruption n’était en cours au moment de l’expédition, mais des signes évidents de sources chaudes ont été observés.
Au dire des scientifiques, la chaleur libérée pendant les éruptions ne contribue pas à la fonte de la glace dans l’Arctique. Toutefois, les importants volumes de CO2 émis par les volcans sous-marins s’ajoutent probablement à la concentration de gaz à effet de serre déjà présente dans l’atmosphère.