« Stromboli est sous contrôle »

Les habitants de Stromboli et les touristes de passage peuvent dormir tranquilles ; Guido Bertolaso, le chef de la Protection Civile italienne l’affirme : « Stromboli est sous contrôle ».
Pour être sûre que les prochaines vacances de Pâques se dérouleront dans les meilleures conditions de sécurité, « la Protection Civile et la communauté scientifique ont mis au point un système de contrôle des Iles Eoliennes ». Selon Guido Bertolaso, « la machine fonctionne bien ; la surveillance est maximale et les plus grands experts de tous les secteurs sont présents à Stromboli ». C’est la raison pour laquelle tous les habitants de Stromboli, y compris ceux dont les maisons sont au ras des flots, ont pu regagner leurs domiciles.
Ces fanfaronnades sont très éloignées des propos mesurés que tenait il y a quelques années Franco Barberi quand il gérait la Protection Civile italienne. Il faut espérer pour G. Bertolaso qu’une brutale rupture de pente de la Sciara del Fuoco ne se produise pas dans les semaines à venir. Même si le système de contrôle est performant, il risque fort d’être insuffisant pour prévoir un événement comme celui de décembre 2002. N’oublions pas que la volcanologie est avant tout une école de modestie !

Stromboli (Sicile / Italie)

medium_drapeaufrancais.315.jpgDans un article diffusé hier soir, le journal La Sicilia indiquait que la situation éruptive du volcan était stable. La lave continue à s’écouler à partir de la bouche qui s’est ouverte à 500 m d’altitude dans la Sciara del Fuoco. En conséquence, les habitants de Stromboli dont les maisons se trouvent à moins de 10 mètres au-dessus du niveau de la mer sont autorisés à regagner leur domicile.
D’un point de vue pratique (et pour répondre à une question qui m’est fréquemment posée ces jours-ci) on peut toujours grimper librement le volcan jusqu’à l’altitude 400 mètres. Par contre, il est obligatoire de prendre un guide (de jour comme de nuit) pour accéder au sommet.

medium_drapeau_anglais.308.jpgIn an article published last night, the local paper La Sicilia indicated that the eruptive situation was stable on the volcano. Lava keeps on flowing from the vent that opened 500 m a.s.l. As a consequence, the inhabitants whose houses are located less than 10 metres above the sea are now allowed to regain their homes.
From a practical point of view, one is still allowed to freely climb the volcano up to 400 m a.s.l. It is strictly forbidden to go to the summit area without a guide.

Mont Rainier (Etat de Washington / Etats Unis)

Le journal américain Yakima Herald, basé dans l’état de Washington, vient de dresser le hit-parade des 10 volcans les plus dangereux des Etats-Unis. Voici le classement :
1) Kilauea, Hawaii 2) Mount St. Helens, Washington 3) Mount Rainier, Washington 4) Mount Hood, Oregon 5) Mount Shasta, California 6) South Sister, Oregon 7) Lassen Volcanic Center, California 8) Mauna Loa, Hawaii 9) Redoubt, Alaska 10) Crater Lake, Oregon.
A noter que le “super volcan” de Yellowstone ne figure pas parmi les heureux élus, ce qui fait sourire quand on se souvient de l’état d’angoisse dans lequel le film-catastrophe avait plongé l’Amérique… !
Dans l’article qui accompagne le classement, le journaliste met l’accent sur la menace que représente le Mont Rainier pour la région. En effet, il ne faut pas oublier qu’il n’est pas très éloigné de Seattle et d’industries majeures comme Boeing et Microsoft.
C’est la raison pour laquelle l’US Geological Survey va augmenter dans les deux prochaines années le nombre d’appareils de contrôle du volcan, en particulier de la sismicité. Le nombre de stations sismiques passera de 5 à 9, auxquelles s’ajouteront 8 stations GPS destinées à contrôler les mouvements de l’édifice volcanique. Un événement sismique d’une magnitude de 4,5 en 2005 avait alors montré les limites du réseau de contrôle actuel.
Cette décision d’améliorer le réseau de surveillance du volcan semble justifiée. Il n’y a pas très longtemps, François Le Guern (ancien collaborateur d’Haroun Tazieff et spécialiste de la chimie des gaz) expliquait que le Mont Rainier était rongé de l’intérieur par les gaz, ce qui risque un jour ou l’autre de déstabiliser tout l’édifice volcanique. L’ascension du volcan fait d’ailleurs découvrir à son sommet un réseau de grottes découpées dans la glace par la chaleur de ces gaz.
Il ne faut pas oublier que le Mont Rainier culmine à 4392mètres d’altitude et qu’il est recouvert par plusieurs glaciers. On peut facilement en déduire que si le volcan se réveille et qu’il se crée une montée en chaleur, cette glace fondra rapidement en déclenchant des lahars destructeurs. L’analyse des signes avant-coureurs permettra à coup sûr d’éviter une catastrophe de grande ampleur.

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