Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde, au vu des derniers rapports de la Smithsonian Institution.

Le Semeru (Indonésie) est toujours très actif avec l’éjection de matériaux incandescents à une vingtaine de mètres au-dessus du cratère Jonggring-Seloko. Des blocs se détachent des fronts de coulées de lave et roulent jusqu’à 750-1 500 m du cratère. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4).
Source: PVMBG.

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L’incandescence est visible de nuit dans le cratère Minamidake du Sakurajima (Japon). Plusieurs événements explosifs ont été enregistrés par le réseau sismique. Les panaches de cendres s’élèvent jusqu’à 2 km au-dessus du cratère et des matériaux incandescents sont éjectés à 300-500 m de hauteur. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 5 niveaux).
Source: JMA.

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Dans un rapport spécial publié le 6 avril 2020, INSIVUMEH signale une évolution dans le schéma éruptif du Fuego (Guatemala) signalée par les données sismiques et acoustiques. La lave issue du sommet avance sur environ 400 m dans la ravine Ceniza. Des avalanches de matériaux dévalent le flanc du volcan sur un kilomètre et atteignent  la végétation. Comme précédemment, les explosions génèrent des grondements, des ondes de choc et des panaches de cendres qui s’élèvent à 1,1 km au-dessus du sommet. De petites retombées de cendres sont signalées dans plusieurs zones sous le vent
Source: INSIVUMEH.

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L’OVSICORI indique que des explosions hydrothermales sont enregistrées périodiquement sur le Rincón de la Vieja (Costa Rica)

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Les panaches de vapeur s’échappent toujours du Main Crater du Taal (Philippines), mais aucune augmentation de l’activité éruptive n’a récemment été observée. PHIVOLCS a abaissé le niveau d’alerte à 1 (sur une échelle de 0 à 5) le 19 mars 2020 et a recommandé de ne pas pénétrer sur Volcano Islande, définie comme zone de danger permanent.
Source: PHIVOLCS.

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Dès qu’un événement un peu inhabituel se produit sur un volcan, l’information se propage sur les réseaux sociaux à la vitesse de la lumière. C’est ce qui s’est passé le 15 avril 2020 lorsqu’un glissement de terrain a été observé sur la Sciara del Fuoco du Stromboli (Sicile). Selon le Laboratorio Geofisico Sperimentale, l’événement s’est produit le matin et a duré une vingtaine de minutes. Il a été enregistré par le réseau sismique et était visible sur la webcam. Le reste du temps, l’activité du Stromboli se caractérise par des explosions stromboliennes riches en scories, avec des émissions de cendres sporadiques, essentiellement au niveau du cratère NE.

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Comme je l’ai écrit précédemment, un événement éruptif a été observé sur l’Anak Krakatau (Indonésie) le 10 avril 2020. Il a généré des panaches de cendres qui sont montés jusqu’à 2 km au-dessus du sommet. Cet événement s’est accompagné d’une activité strombolienne qui a éjecté des matériaux incandescents sur le plancher du cratère et la zone sommitale. Une vidéo a révélé la présence d’éclairs dans le panache de cendres. Le VAAC de Darwin a indiqué le 11 avril que le panache éruptif était monté à 14,3 km au-dessus du niveau de la mer, mais cette observation n’est pas vraiment fiable en raison d’une confusion possible avec les nuages d’orage déjà présents dans la zone. Le niveau d’alerte de l’Anak Krakatau reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4), et le public doit rester en dehors de la zone de danger d’un rayon de 2 km du cratère.
Source: PVMBG.
Une photo prise par le satellite Landsat 8 de la NASA le 13 avril 2020 montre un volumineux panache de gaz et de vapeur en train de s’élever au-dessus du cratère de l’Anak Krakatau. La marque rouge indique la détection infrarouge d’une possible présence de lave.

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Here is some news of volcanic activity around the world according to the Smithsonian Institution’s latest reports.

Semeru (Indonesia) is still quite active with incandescent material ejected 20 m above the Jonggring-Seloko Crater. Collapses at the lava flow fronts generate block falls that may go as far as 750-1,500 m from the crater. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 1-4).

Source: PVMBG.

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Incandescence is visible at night at the Minamidake Crater on Sakurajima (Japan). Several exp^losive events are recorded by the seismic network. Ash plumes rise as high as 2 km above the crater rim and material is ejected 300-500 m away from the crater. The Alert Level remains at 3 (on a 5-level scale).

Source : JMA.

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In a special report released on April 6th, 2020, INSIVUMEH reported a change in the eruptive pattern at Fuego (Guatemala) indicated by seismic and acoustic data. Lava from a summit travels 400 m down the Ceniza drainage. Avalanches of material descend the flank as far as 1 km, reaching vegetated areas. Explosions cause rumbling, shock waves, and ash plumes that rise 1.1 km above the summit. Minor ashfall is reported in several downwind areas

Source: INSIVUMEH.

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OVSICORI indicates that periodic hydrothermal explosions are recorded at Rincón de la Vieja (Costa Rica)

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Steam plumes are still rising above Taal’s Main Crater (Philippines) but no increase in eruptive activity has recently been observed. PHIVOLCS lowered the Alert Level to 1 (on a scale of 0-5) on March 19th, 2020 and recommended no entry onto Volcano Island, the area defined as the Permanent Danger Zone.

Source : PHIVOLCS.

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As soon as something unusual happens on a volcano, the information spreads on social networks at the speed of light. This is what happened on April 15th, 2020 when a landslide was observed on Stromboli’s Sciara del Fuoco (Sicily). According to the Laboratorio Geofisico Sperimentale, the event occurred in the morning and lasted about 20 minutes. It was recorded by the seismic network and could be seen on the webcam. The rest of the time, activity at Stromboli is characterized by scoria-rich strombolian explosions, with sporadic ash emissions, located at the NE crater.

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As I put it before, an eruptive event was observed at Anak Krakatau (Indonesia) on April 10th, 2020. It generated ash plumes that rose as high as 2 km above the summit. The events were followed by Strombolian activity that ejected incandescent material onto the crater floor and summit areas; a video revealed lightning in the ash cloud. The Darwin VAAC issued a notice on 11 April stating that an eruption plume had risen to 14.3 km above sea level, but noted low confidence in the altitude due to the possible mixing of the eruption plume with meteorological storm clouds. The Alert Level for Anak Krakatau remains at 2 (on a scale of 1-4), and the public is asked warned to remain outside of the 2-km-radius hazard zone from the crater.

Source : PVMBG.

A photo taken by NASA’s Landsat 8 satellite on April 13th, 2020 reveals an extensive plume of gas and water vapour rising above Anak Krakatau’s crater. The red markings indicate an infrared detection of possible lava.

Source: NASA

Effondrements sur la Sciara del Fuoco le 15 avril au matin (webcam INGV)

Éruptions volcaniques, dioxyde de carbone et dinosaures // Volcanic eruptions, carbon dioxide and dinosaurs

Des éruptions volcaniques ont profondément modifié le climat de la planète à la fin du Trias, il y a plus de 200 millions d’années, à l’époque où les dinosaures régnaient sur la Terre. C’est ce que nous explique une nouvelle étude qui ne devrait pas nous laisser indifférents au moment où nous connaissons un réchauffement climatique de grande ampleur.
L’étude, publiée dans la revue Nature Communications, met en évidence les importantes concentrations de dioxyde de carbone (CO2) qui sont tenues pour responsables de l’extinction de masse observée à cette époque lointaine. Quelque 76 pour cent des espèces qui existaient au Trias supérieur, sur terre et dans la mer, ont été anéanties. .
Pour effectuer leurs recherches, les scientifiques se sont appuyés sur plus de 200 échantillons de roche collectés dans le monde entier, en particulier en Amérique du Nord, au Maroc et au Portugal. Au final, ils estiment que la quantité de CO2 injectée par « chaque impulsion magmatique » – autrement dit chaque éruption volcanique – dans l’atmosphère au Trias est comparable à la quantité d’émissions anthropiques durant le 21ème siècle.
On sait depuis longtemps que l’extinction de masse à la fin du Trias a été causée par un changement climatique, mais on ne savait pas jusqu’à présent si l’activité volcanique avait joué un rôle prépondérant.
Une étude distincte publiée au début du mois d’avril 2020 a révélé que le climat en Antarctique était beaucoup plus chaud il y a environ 90 millions d’années. Les climatologues ont découvert les restes d’une ancienne forêt tropicale. (voir ma note du 11 avril consacrée à ce sujet)
Une autre étude, publiée en février 2020, a révélé qu’une journée était de 30 minutes plus courte et une année de sept jours plus longue il y a environ 70 millions d’années. Les chercheurs ont basé leur conclusion sur des preuves que la température des océans atteignait 40 degrés Celsius en été et 30 degrés Celsius en hiver.
Source: Fox News.

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 A new study suggests that volcanic eruptions severely altered the climate of the planet at the end of the Triassic period, at the height of the age of dinosaurs, more than 200 million years ago. This sounds as a warning for us today amid our warming climate.

The research, published in Nature Communications, highlights the deep levels of carbon dioxide that are believed to be responsible for the mass extinction that occurred at the time. This crisis wiped out about 76 percent of the existing species of the late Triassic in both marine and terrestrial realms.

The researchers were able to gather their findings from more than 200 rock samples from around the world, including North America, Morocco and Portugal. Their estimates suggest that the amount of CO2 that “each magmatic pulse” injected into the end-Triassic atmosphere is comparable to the amount of anthropogenic emissions projected for the 21st century.

It has long been known the mass extinction event at the end of the Triassic period was caused by climate change, but it was unclear until now if volcanic activity played a part.

A separate study published earlier this month suggested the Antarctic climate was much warmer some 90 million years ago, with experts discovering evidence of an ancient rainforest. (see my post of April 11th about this topic)

Another study, published in February, found that a day was 30 minutes shorter and a year was seven days longer approximately 70 million years ago. Researchers based their conclusion on evidence that ocean temperatures reached 40 degrees Celsius in the summer and 30 degrees Celsius in the winter.

Source: Fox News.

Photo: C. Grandpey

Si une éruption se produisait sur la Péninsule de Reykjanes (Islande)… // Should an eruption start on the Reykjanes Peninsula (Iceland)…

Comme je l’ai écrit précédemment, je me pose un certain nombre de questions devant la situation sur la Péninsule de Reykjanes. La sismicité est intense avec des essaims à répétition depuis le 21 janvier 2020. Cette sismicité s’accompagne d’une inflation qui atteint une dizaine de centimètres. Habituellement, ces paramètres sont le signe d’une intrusion magmatique et indiquent qu’une éruption va se produire à brève échéance. Or, pour le moment, la lave n’est pas apparue à la surface.
Si une éruption devait se produire, ce serait sans aucun doute le début de sérieuses perturbations pour la partie sud-ouest de l’Islande où se trouve la Péninsule de Reykjanes. En se penchant sur le passé volcanique de la région, les scientifiques islandais ont découvert que la dernière période d’activité volcanique sur la Péninsule a commencé au 10ème siècle et s’est poursuivie jusqu’au 13ème. Contrairement à la plupart des volcans islandais qui ont tendance à se réveiller pendant quelques mois ou quelques années puis à se rendormir, lorsque cette région entre en éruption, elle semble rester active pendant 300 ans, avec des épisodes éruptifs irréguliers qui peuvent durer plusieurs décennies. De longues fissures peuvent s’ouvrir et atteindre 8 km de longueur et donner naissance à des fontaines de lave, mais généralement sans grandes quantités de cendre et sans activité explosive.
Si une telle activité devait se mettre en route sur la Péninsule de Reykjanes, elle pourrait perturber les activités économiques pendant plusieurs siècles. Il ne faut pas oublier que le site où la sismicité et l’inflation sont enregistrées actuellement se trouve à proximité de la ville de Grindavík et du Blue Lagoon qui est un important pôle touristique en Islande. De plus, ce site n’est qu’à 15 kilomètres de l’aéroport international de Keflavik. Si une telle série d’éruptions se produisait aujourd’hui, on estime que les pistes de l’aéroport seraient recouvertes de 2 centimètres de cendre, ce qui interromprait temporairement tous les vols.
Les archives géologiques montrent que la région recèle cinq systèmes volcaniques, qui semblent s’activer de manière coordonnée environ tous les 1000 ans, même si la notion de cycle n’a jamais été clairement prouvée en volcanologie.
Les documents historiques révèlent que les émissions de lave les plus récentes se sont produites entre 1210 et 1240 et ont couvert environ 50 kilomètres carrés. Au moins six éruptions distinctes se sont produites, chacune durant des semaines ou des mois. Elles ont été entrecoupées de périodes calmes avec parfois 12 ans sans activité. Les particules de cendre ont été transportées par le vent sur des dizaines de kilomètres. Des sources écrites signalent des problèmes pour le bétail dans la région.
Selon l’Icelandic Met Office, le pire des scénarios serait que des coulées de lave se dirigent vers la ville de Grindavík. Il existe également d’autres infrastructures importantes dans la région, notamment une centrale géothermique. L’approvisionnement en eau chaude et froide pourrait être menacé, ainsi que les routes, en particulier la route entre Reykjavík et l’aéroport de Keflavík.
Les autorités ont averti la population locale que le risque d’éruption ne devait pas être exclu dans la Péninsule de Reykjanes. En conséquence, les Islandais doivent être vigilants. Dans la mesure où les éruptions devraient être de faible ampleur et espacées dans le temps, elles seront plus faciles à gérer que les volumineuses émissions de lave comme l’éruption du Laki de 1783.

Source: Adapté d’un article de The Guardian.

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As I put it before, I am a little puzzled by the situation on the Reykjanes Peninsula. Seismicity has been intense with repetitive earthquake swarms since January 21st, 2020. This seismicity has been accompanied by an inflation that is now reaching about 10 centimetres. Usually, such parameters are an indication of a magma intrusion and that an eruption will occur in the short term. However, for the moment, no lava has emerged to the surface.

Should an eruption occur, it might be the start of major disturbances for the southwest part of Iceland where the Reykjanes Peninsula is located. Looking back into the past, local scientists have discovered that the last period of volcanic activity on the Peninsula began in the 10th century and continued until the 13th. Unlike typical Icelandic volcanoes, which tend to wake for a few years and then calm down, when this region starts erupting, it appears to be active over 300 years, producing irregular eruptive episodes that can last a few decades. Long fissures extend up to 8km, producing lava fountains, usually without large amounts of ash or explosive activity.

If a similar period activity started on the Reykjanes Peninsula, it could cause disruption for centuries to come. One should bear in mind that the places where the current seismicity and inflation are recorded is situated close to the town of Grindavík and the popular Blue Lagoon tourist attraction. Moreover, it is only15 kilometres from Iceland’s international airport in Keflavik. If such a series of eruptions occurred today, it is estimated that runways at Keflavík airport could be coated in 2 centimetres of ash, temporarily halting all flights.

Geological evidence shows the area is fed by five volcanic systems, which seem to come to life in a coordinated way roughly every 1,000 years, even though the notion of cycle has never been clearly proved in volcanology..

Historic records tell us that the most recent emissions of lava occurred between 1210 and 1240 and covered about 50 square kilometres of land. At least six separate eruptions occurred, each lasting weeks to months, interspersed with gaps of up to 12 years with no activity. Volcanic rock and ash particles were carried tens of kilometres by the wind and written sources report problems for livestock in the area.

According to the Icelandic Met Office, the worst-case scenario would be if lava flowed towards the town of Grindavík. There is also other important infrastructure in the vicinity including a geothermal power plant. Hot and cold water supply might be at risk, along with roads, including the road between Reykjavík and Keflavík airport.

Local authorities have warned the local population that the risk of an eruption should not be excluded on the Reykjanes Peninsula. As a consequence, Icelanders will be keeping a close eye on the peninsula. Because the eruptions are likely to be relatively small and occasional they will be easier to cope with than massive and sudden emissions of lava like the 1783 Laki eruption.

Source : Adapted from an article in The Guardian.

Centrale géothermique de Svartsengi et Lagon Bleu (Photos: C. Grandpey)

Anak Krakatau (Indonésie)

Selon plusieurs témoins, l’Anak Krakatau a connu un épisode éruptif dans la soirée du 10 avril 2020, avec un volumineux panache de cendres et de matériaux incandescents qui a atteint  500 mètres de hauteur.
Malgré l’éruption, les autorités n’ont pas augmenté le niveau d’alerte du volcan qui reste à 2, sur une échelle de 4 niveaux, avec une zone d’exclusion de 2 kilomètres de rayon.
Source: VSI.

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Selon le centre de gestion des catastrophes (PVMBG), l’éruption s’est composée d’une première séquence éruptive qui a duré une minute et 12 secondes, suivie d’un deuxième événement qui a duré 38 minutes et 4 secondes. L’éruption s’est poursuivie jusqu’à samedi matin vers 6 h 00 (heure locale).
Certains internautes de Jakarta ont déclaré avoir entendu un fort grondement au moment de l’éruption, mais les autorités indiquent que ce n’est guère possible car les éruptions n’ont pas été entendues depuis le poste d’observation situé près de l’Anak Krakatau. Un volcanologue local pense que le bruit provoqué par l’éruption a pu résonner dans Jakarta car il y avait moins d’activité et de bruit dans la région en raison du confinement lié au COVID-19.
L’éruption a été relativement faible comparée aux événements survenus entre décembre 2018 et janvier 2019. Toutefois, les habitants du littoral de Kalianda dans le Sud Lampung sont partis, par peur d’un nouveau tsynami.
Source: The Jakarta Post.

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According to several eye witnesses, Anak Krakatau erupted late in the evening of April 10th, 2020, sending a massive plume of ash and incandescent material as high as 500 metres high.

Despite the eruption, authorities have not increased the volcano’s alert level which remains at 2, on a scale of 4 levels, with a 2-kilometre radius exclusion zone.

Source : VSI.

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According to the Center for Volcanology and Geological Disaster Mitigation’s (PVMBG), a first eruption lasted one minute and 12 seconds starting  A second event lasted 38 minutes and 4 seconds. The eruption continued until Saturday morning at about 6:00 a.m. (local time).

Some internet users in Jakarta said they heard a loud rumble but authorities doubted the assumption, saying the eruptions could not even be heard from the Anak Krakatau observation post. A local volcanologist suggested that the sound caused by the eruption could have echoed throughout Jakarta as there was less activity and noise in the area as a result of social restrictions over COVID-19.

The eruption was relatively small compared to eruptions that occurred between December 2018 and January 2019. Following the last eruptions, residents of the Kalianda coastline in South Lampung evacuated, fearing that a tsunami might occur again.

Source : The Jakarta Post.

Photo: C. Grandpey