Mars 2020 officiellement le deuxième mois de mars le plus chaud // March 2020 officially the second hottest month of March

Dans une note publiée le 4 avril 2020, j’écrivais qu’au vu des premières données diffusées par les agences NCEP-NCAR, et en attendant les chiffres officiels de la NASA, le mois de mars 2020 occupait la 5ème place parmi les mois de mars les plus chauds, avec +0,457°C au-dessus de la moyenne 1981-2010. Selon ces mêmes agences, malgré cette place relativement modeste du mois de mars, l’année 2020 se situait dans la continuité de 2019. Elle occupait pour le moment la troisième place des années les plus chaudes

Les chiffres officiels de la NASA viennent d’être publiés et sont en décalage avec les conclusions des agences NCEP-NCAR. Selon l’Administration américaine, avec +1,19°C au-dessus de la moyenne 1951-1980, la température observée en mars 2020 est la 2ème plus élevée pour un mois de mars depuis le début des mesures de la NASA en 1880. L’anomalie est toutefois en légère baisse par rapport à février 2020 (+1,25°C).

L’anomalie relevée en mars 2020 est seulement devancée par le mois de mars 2016 (+1,36°C) qui était sous l’influence d’un phénomène El Niño majeur. En ce moment, El Niño est relativement neutre.

Les observations de la NASA pour le mois de mars sont confirmées par celles le la NOAA et de la Japan Meteorological Agency (JMA) qui placent également mars 2020 sur la deuxième marche du podium au niveau global.

La NASA fait remarquer que les cinq mois de mars les plus chauds depuis 1880 se situent tous après 2015.

En se référant au trois premiers mois de l’année 2020, on constate que l’année que nous vivons est partie pour être la plus chaude de tous les temps et pourrait devancer 2016 qui était favorisée par à un phénomène El Niño extrême.

Source : NASA, NOAA, JMA, global-climat.

——————————————-

In a post published on April 4th, 2020, I wrote that in view of the first data released by the NCEP-NCAR agencies, and while waiting for the official NASA figures, March 2020 ranked 5 among the hottest months of  March, with + 0.457°C above the 1981-2010 average. According to these same agencies, despite this relatively modest place for March, 2020 was a continuation of 2019. It was for the moment the third hottest year.

Official NASA figures have just been published and they show differences with the findings of the NCEP-NCAR agencies. According to the American Administration, with + 1.19°C above the 1951-1980 average, the temperature observed in March 2020 was the 2nd highest for a month in March since the start of NASA measurements in 1880. However, the anomaly is slightly down compared to February 2020 (+ 1.25°C).
The anomaly observed in March 2020 is slightly behind March 2016 (+ 1.36°C) which was under the influence of a major El Niño phenomenon. Right now, El Niño is relatively neutral.
NASA’s observations for the month of March are confirmed by those of NOAA and the Japan Meteorological Agency (JMA), which also place March 2020 on the second step of the podium at the global level.
NASA notes that the hottest five months of March since 1880 are all after 2015.
Referring to the first three months of 2020, one can see that the current year is set to be the hottest of all times and could be ahead of 2016 which was favored by an extreme El Niño phenomenon.
Source: NASA, NOAA, JMA, global-climat.

Blanchissement catastrophique de la Grande Barrière de Corail (Australie) // Disastrous bleaching of the Great Barrier Reef (Australia)

L’une des conséquences majeures du changement et du réchauffement climatiques est le blanchissement des récifs coralliens. La situation devient de plus en plus préoccupante sur la Grande Barrière de Corail en Australie. De nouvelles données publiées début avril montrent les effets du réchauffement climatique sur cette merveille naturelle de 2400 kilomètres de long.
Le blanchissement à grande échelle prouve que les coraux sont soumis à un stress intense car les eaux qui les entourent deviennent de plus en plus chaudes. Les océans du monde absorbent 93% de la chaleur générée dans l’atmosphère  par les gaz à effet de serre d’origine anthropique. En conséquence, ils se réchauffent en moyenne à une vitesse 40% plus importante que le pensaient les scientifiques il y a six ans.
Selon une étude récente, 2019 a été l’année la plus chaude jamais enregistrée pour les océans du monde. Le stress causé par le réchauffement des eaux entraîne généralement la mort des coraux. Dans le passé, ils avaient une chance de se régénérer pendant la phase de refroidissement de l’eau, un processus qui pouvait prendre de 10 à 15 ans. Aujourd’hui, de nombreuses espèces de récifs coralliens dans le monde connaissent une mort à grande échelle. Environ 30% des coraux de la Grande Barrière sont morts après le blanchissement de 2016 qui a été le pire depuis 1998.
Le blanchissement de 2020 semble se classer au deuxième rang, juste après celui de 2016. Les scientifiques ont remarqué une accélération du phénomène au cours des dernières années. Il y avait un écart de 14 ans entre le blanchissement de 2002 et celui de 2016, alors que trois épisodes sévères se sont produits au cours des cinq dernières années.
La Grande Barrière de Corail n’est pas entièrement morte, mais dans de nombreuses sections du récif sont affectées. Sur des centaines de kilomètres, les coraux qui avaient autrefois de belles couleurs sont maintenant blancs, ou gris ; ils se cassent et se couvrent de bactéries.
Les coraux sont des créatures très sensibles. Ce sont de minuscules polypes qui recueillent des algues qui convertissent la lumière du soleil en nourriture. Ils forment des colonies colorées qui construisent une structure calcaire – le récif – sur laquelle elles se développent. Les coraux prospèrent dans l’eau chaude, mais seulement jusqu’à une certaine température. Un excès de deux ou trois degrés peut les tuer.
Les températures de février, pendant l’été dans l’hémisphère sud, étaient bien au-dessus de la limite acceptable pour les coraux. Ce fut le mois le plus chaud jamais enregistré pour la température de l’eau à proximité du récif. Elle était de 0,5 à 1,5°C supérieure à ce qu’elle est habituellement en mars. Dans la partie sud de la Grande Barrière, près du rivage, la température de l’océan était de 2 à 3°C supérieure à la moyenne. Elle était parfois supérieure de plus de 3 degrés Celsius é la moyenne pour cette période de l’année.
Les espèces les plus susceptibles de blanchir et de mourir sont le corail vinaigrier – ou corne de cerf – et d’autres coraux digitiformes, avec des racines et ramifications dont les espaces permettent à de nombreux types de poissons de nager et d’obtenir une protection. Les espèces qui semblent les plus résistantes sont les coraux en forme de dôme, connus sous le nom de coraux cerveaux, qui jouent un rôle important dans la protection contre l’érosion côtière, mais sont moins recherchés par les poissons et autres animaux sauvages.
La hausse de la température de l’eau et ses conséquences pour les coraux pourrait avoir un sérieux effet domino à plus grande échelle. Des centaines de millions de personnes tirent l’essentiel de leurs protéines des poissons des récifs, comme la truite de corail qui est déjà affectée par le blanchissement de la Grande Barrière. De nombreux scientifiques craignent que la perte de cet approvisionnement alimentaire ne devienne une crise humanitaire.
Les coraux ont commencé à montrer des signes de stress en janvier, au moment où les incendies de végétation en Australie étaient les plus intenses. Après une période de temps plus frais en février, la hausse des températures s’est poursuivie de fin février à mars. Les scientifiques ont découvert des coraux morts dans des récifs peu profonds, mais aussi dans des sites plus profonds où ils étaient censés être mieux protégés.
Il convient de rappeler que les scientifiques avaient affirmé il ​​y a 20 ans que les récifs coralliens seraient menacés si les humains ne s’attaquaient pas au changement climatique. Des actions significatives ont été mises sur pied par le gouvernement australien pour protéger la Grande Barrière de Corail. Les travaux déjà entrepris pour améliorer la résilience du récif vont se poursuivre. Le gouvernement investit 1,9 milliard de dollars dans la protection de la Grande Barrière de Corail grâce à des techniques scientifiques et environnementales de pointe. Des investissements supplémentaires pour protéger la couverture corallienne grâce aux étoiles de mer couronnes d’épines (Acanthaster planci), aux programmes de qualité de l’eau, à la surveillance de pointe des environnements récifaux jouent également un rôle clé dans le la protection de la Grande Barrière. Reste à savoir si ces efforts seront suffisants pour freiner le blanchissement galopant des récifs coralliens. .
Source: Presse internationale.

————————————————–

One major consequence of climate change and global warming is the bleaching of coral reefs. The situation is getting more and more worrying on the Great Barrier Reef in Australia. New data released in early April shows example the effects of the phenomenon on this 2,400-kilomere natural wonder.

The mass bleaching indicates that corals are under intense stress from the waters around them, which are getting hotter and hotter. The world’s oceans absorb 93 percent of the heat trapped by the human-made greenhouse gases into the atmosphere. As a result, they are warming up 40 percent faster on average than scientists estimated six years ago.

According to one recent study, 2019 was the hottest year on record for the world’s oceans. For corals, the stress caused by the warming waters usually leads to death. In the past, they might have recovered after the water cooled, a process that could take 10 to 15 years. Now, a wide range of species of coral reefs all over the world are experiencing mass die-offs. Roughly 30 % of the corals on the Great Barrier Reef died after the 2016 bleaching, which was the worst event since 1998.

The 2020 bleaching appears to rank second only to 2016. Scientists have noticed an acceleration in bleaching during the past years. There was a 14-year gap between 2002 and 2016, whereas three severe events occurred during the past five years.

The Great Barrier Reef is not entirely dead, but in many areas of the reef, hundreds of kilometres, corals that were once colourful are now white, brittle and broken, or grey and covered with bacteria.

Corals are very sensitive creatures. They are tiny polyps that gather algae that convert sunlight into food, forming colourful colonies that build a limestone structure – the reef – on which to live. They thrive in warm water, but only up to a point: Just two or three degrees of excess warming can kill them.

Temperatures in February, during the Southern Hemisphere summer, were far above the acceptable limit for corals. It was the warmest month on record for water temperatures near the reef. They were 0.5 to 1.5°C higher than what they usually are in March. In the southern parts of the marine park close to shore, ocean temperatures were 2 to 3°C above average. with readings in some places peaking at more than 3 degrees Celsius above average for the time of year.

The species most likely to bleach and die are staghorn coral and other root and branch corals with spaces that allow many kinds of fish to swim and gain protection. The species that seem hearty enough to survive tend to be dome-like corals, known as brain corals, which play a role in protecting against coastal erosion but are less valuable to fish and other wildlife.

The ripple effect of warmer water temperatures on corals could be significant. Hundreds of millions of people get their protein primarily from reef fish like the coral trout, which is already being affected by the bleaching events on the Great Barrier Reef. Many scientists worry that the loss of that food supply could become a humanitarian crisis.

The corals started to show signs of stress in January, around the same time that Australia’s bush-fire crisis reached its apex. After a stretch of cooler weather in February, the overheating continued from late February through March, with scientists finding dead corals in shallow reef habitats, and bleaching in deeper reef slopes that were believed to be better protected.

It should be remembered that scientists had warned 20 years ago that coral reefs would be at risk if humans did not address climate change. Actions to support the resilience of the Great Barrier Reef are now more important than ever. The Australian government is ready to continue to deliver the work already being undertaken to enhance the resilience of the reef. It is investing $1.9 billion in protecting the Great Barrier Reef through world-leading science and practical environmental outcomes. Additional investments to protect coral cover through crown-of-thorns starfish control (Acanthaster planci), water quality programs, state-of-the-art monitoring of reef environments and reef adaptation are also playing key roles in supporting the Reef. But will all these efforts be enough to slow down the very rapid bleaching of coral reefs?

Source: International press.

Image satellite de la Grande Barrière de Corail (Source : NASA)

 
 

Photos: C. Grandpey

Mars 2020 un peu moins chaud, et un trou dans la couche d’ozone arctique // March 2020 a little less warm, and a hole in the Arctic ozone layer

Au vu des premières données par kles agences NCEP-NCAR, et en attendant les chiffres officiels de la NASA publiés mi-avril, le mois de mars 2020 occuperait la 5ème place parmi les mois de mars les plus chauds, avec +0,457°C au-dessus de la moyenne 1981-2010.

Malgré cette place relativement modeste du mois de mars, l’année 2020 se situe dans la continuité de 2019. Elle occupe pour le moment la troisième place des années les plus chaudes, sachant que le record de 2016 est en partie dû à un El Niño extrême.

Il est intéressant d’observer la courbe ci-dessous. On se rend compte qu’à l’image de mars 2020 certaines années accusent parfois une faiblesse, mais que la tendance globale est toujours à la hausse.

Source : global-climat.

Comme je l’ai indiqué précédemment (voir ma note du  21 mars 2020), l’apparition d’un trou significatif dans la couche d’ozone au-dessus de l’Arctique déconcerte et inquiète les scientifiques. Il se pourrait que le réchauffement de l’atmosphère sous l’effet du changement climatique ne soit pas étranger à ce phénomène. Selon le dernier rapport d’évaluation international de l’état de la couche d’ozone, l’ozone devrait revenir à son niveau des années 1980 vers 2030 au pôle Nord et 2060 au pôle Sud. Sans le protocole de Montréal (1987), la destruction de l’ozone aurait été bien pire cette année. En revanche, le changement climatique a tendance à retarder ce recouvrement car plus la température augmente dans les basses couches, plus elle diminue, par compensation, plus haut dans l’atmosphère !

Source : SVE.

—————————————–

In view of the first data from the NCEP-NCAR agencies, and pending official NASA figures published in mid-April, March 2020 would rank 5th among the hottest March months, with 0.457°C above the 1981-2010 average.
Despite this relatively modest rank in March, 2020 is a continuation of 2019. It occupies for the moment the third place in the hottest years, knowing that the record for 2016 was partly due to an El Niño extreme.
It is interesting to observe the curve below. One can see that, like March 2020, some years show weaknesses, but the overall trend is still on the rise.
Source: global-climat.

As I indicated earlier (see my post of March 21st, 2020), the appearance of a significant hole in the ozone layer above the Arctic is puzzling and worrying scientists. The warming of the atmosphere as a result of climate change may be related to this phenomenon. According to the latest international assessment report on the state of the ozone layer, ozone is expected to return to its 1980s level around 2030 at the North Pole and 2060 at the South Pole. Without the Montreal Protocol (1987), the destruction of ozone would have been much worse this year. On the other hand, climate change tends to delay this recovery because the more the temperature increases in the lower layers, the more it decreases, by compensation, higher in the atmosphere!

Source: SVE.

Anomalies de température en mars par rapport à la moyenne 1981-2010 (Source : NCEP-NCAR)

Un trou dans la couche d’ozone au-dessus du pôle Nord // A hole in the ozone layer above the North Pole

L’excellent documentaire Sur le front des glaciers  (France 2  le 17 mars 2020) a consacré une séquence à la réduction du trou dans la couche d’ozone – ou couche à ozone, comme se plaisait à l’appeler Haroun Tazieff – au-dessus de l’Antarctique. Grâce à l’interdiction d’utilisation des chlorofluorocarbones, les fameux CFC, ce trou est en train de se combler et on espère qu’il aura disparu dans les quatre ou cinq prochaines décennies.

La couche d’ozone est une couche naturelle de gaz dans la haute atmosphère qui protège les êtres vivants sur Terre des rayons ultraviolets du Soleil.
Paradoxalement, alors que le trou se réduit au-dessus de l’Antarctique, le centre météorologique Severe Weather Europe (SWE) a détecté une vaste zone d’appauvrissement de la couche d’ozone au-dessus de l’Arctique canadien, avec une intensité anormalement forte pour l’hémisphère nord.

Une forte chute des valeurs minimales d’ozone a déjà été observée fin novembre 2019 et janvier 2020, mais il s’agissait d’événements de courte durée qui se produisent probablement chaque année pendant la saison froide. Le SWE a déclaré que ces petits trous d’ozone au-dessus des régions polaires septentrionales ne se développent pas en raison d’un processus de destruction chimique par les aérosols, comme c’est le cas en Antarctique.
Ce qui inquiète le SWE, c’est la réduction globale de l’ozone, début mars, alors que les valeurs devraient augmenter lentement. Il ne s’agit pas de la création éphémère d’un mini trou d’ozone, mais d’un réel processus de destruction de l’ozone.
Les recherches effectuées par le SWE ont montré que le trou d’ozone au-dessus de l’Antarctique se développe en raison d’un processus chimique qui implique de l’air très froid en dessous de -78 ° C, la lumière du soleil, ainsi que des émissions humaines de chlorofluorocarbone (CFC) ) et hydrofluorocarbones (HFC). La température froide permet aux nuages ​​stratosphériques de s’établir ; la lumière du soleil réagit ensuite avec ces nuages ​​pour entamer un processus photochimique qui détruit l’ozone, entraînant la formation et la croissance du trou.
Comme la destruction de l’ozone a également besoin de la lumière du soleil, ce processus est limité au-dessus des régions polaires septentrionales. Fin février et en mars, lorsque la lumière du soleil atteint le pôle, la stratosphère n’est généralement plus assez froide pour produire ces nuages, qui sont essentiels au processus de destruction de l’ozone.

La stratosphère peut être exceptionnellement froide au niveau du pôle Nord certaines années, comme c’est la cas en 2020, et elle peut générer des nuages ​​stratosphériques en même temps que la lumière du soleil touche le pôle. Une telle concordance est susceptible de provoquer la destruction de l’ozone.
L’analyse de l’ozone par le SWE montre que l’on a affaire à un trou exceptionnellement grand pour l’hémisphère Nord et avec des valeurs record ; on a enregistré un minimum de 217 unités Dobson. Cependant, on est loin des valeurs observées en Antarctique. Comme mars n’est pas terminé, le SWE explique qu’il n’y a pas encore de données complètes pour ce mois, donc la dernière référence concerne 2019. Dans le passé, deux années – 2011 et 1997 – ont été remarquables, avec des valeurs d’ozone très basses pour le mois de mars. Toutefois, le déficit en ozone n’était pas aussi marqué qu’en 2020 qui pourrait bien être une année record.
Selon le SWE, le trou d’ozone au-dessus du pôle Nord pourrait être de courte durée car la stratosphère devrait se réchauffer avec l’influence grandissante du soleil. La température sera trop élevée pour que les nuages ​​stratosphériques se forment, ce qui réduira lentement le processus de destruction de l’ozone. Selon les prévisions de SWE sur 10 jours, on devrait observer réduction de la taille et de l’intensité du trou d’ozone, même s’il restera présent pendant un certain temps.

Source : Severe Weather Europe.

——————————————-

The excellent French documentary Sur le front des glaciers (France 2 March 17th, 2020) devoted a sequence to the reduction of the hole in the ozone layer over Antarctica. Thanks to the ban on the use of chlorofluorocarbons, the famous CFCs, this hole is filling up and it is hoped that it will have disappeared in the next four or five decades.
The ozone layer is a natural layer of gas in the upper atmosphere that protects living things on Earth from the sun’s ultraviolet rays.
Paradoxically, as the hole narrows over Antarctica, the Severe Weather Europe (SWE) meteorological centre has detected a large area of ​​ozone depletion over the Canadian Arctic, with an abnormally high intensity for the northern hemisphere.
A sharp drop in minimum ozone values ​​was already observed in late November 2019 and January 2020, but these were short-lived events that likely occur each year during the cold season. SWE has stated that these small ozone holes above the northern polar regions do not develop due to a process of chemical destruction by aerosols, as in Antarctica.
What worries SWE is the overall reduction in ozone in early March, when values ​​are expected to increase slowly. It is not the ephemeral creation of a mini ozone hole, but a real process of ozone destruction.
Research by SWE has shown that the ozone hole over Antarctica is developing due to a chemical process that involves very cold air below -78°C, sunlight , as well as human emissions of chlorofluorocarbon (CFC)) and hydrofluorocarbon (HFC). The cold temperature allows stratospheric clouds to settle; sunlight then reacts with these clouds to start a photochemical process that destroys ozone, causing the hole to form and grow.
As the destruction of ozone also requires sunlight, this process is limited over the northern polar regions. In late February and March, when the sunlight reaches the pole, the stratosphere is generally no longer cold enough to produce these clouds, which are essential to the ozone-depleting process.
The stratosphere can be exceptionally cold at the North Pole in some years, in 2020, for instance, and it can generate stratospheric clouds at the moment when sunlight reaches the pole. Such a combination of events is likely to destroy the ozone.
Ozone analysis by SWE shows that we are dealing with an exceptionally large hole for the northern hemisphere and with record values; a minimum of 217 Dobson units has been recorded. However, we are far from the values ​​observed in Antarctica. As March is not over, SWE explains that there is not yet complete data for this month, so the last reference is for 2019. In the past, two years – 2011 and 1997 – were remarkable, with very low ozone values ​​for the month of March. However, the ozone deficit was not as pronounced as in 2020 which could well be a record year.
According to SWE, the ozone hole above the North Pole could be short-lived because the stratosphere should warm up with the increasing influence of the sun. The temperature will be too high for stratospheric clouds to form, which will slowly reduce the process of ozone destruction. According to SWE’s 10-day forecast, the size and intensity of the ozone hole will decrease, although it will remain there for some time.
Source: Severe Weather Europe.

Source: SWE