Il fait toujours trop chaud dans l’Arctique, dans les Alpes et ailleurs dans le monde // Still too hot in the Arctic, in the Alps and elsewhere in the world

Le Svalbard, archipel norvégien dans l’Océan Arctique, a subi une sévère vague de chaleur au cours de l’été 2024. Les données du Norwegian Centre for Data Service montrent que quatre stations météorologiques du Svalbard ont enregistré des températures estivales moyennes record, avec des anomalies allant jusqu’à 3,0 °C au-dessus de la normale. L’aéroport du Svalbard a enregistré une température estivale moyenne de 8,5 °C, établissant un nouveau record pour la troisième année consécutive. Le mois d’août 2024 a été particulièrement extrême, avec une température moyenne sans précédent de 11,0 °C, illustrant l’intensité de la vague de chaleur.
L’été 2024 a également été inhabituellement humide à Longyearbyen avec près de 50 mm de précipitations, soit plus de deux fois plus que d’habitude. De telles températures élevées entraînent une fonte beaucoup plus forte des glaciers, ce qui pourrait progressivement conduire à leur disparition dans les prochaines années. Les dernières images satellites de la NASA montrent que le Svalbard fond cinq fois plus vite que la normale. De tels changements poseront inévitablement des problèmes à la faune arctique.

Cette image, acquise le 28 août 2024, montre les effets de la canicule au Svalbard. On peut voir de vastes zones de glaciers autour de Longyearbyen sans couverture neigeuse. L’absence de neige accélère la fonte rapide de la glace, ce qui entraîne le déversement de grandes quantités de sédiments dans les zones côtières de l’île.
Source : Copernicus, The Barents Observer.

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La situation n’est pas meilleure dans les Alpes. L’arc alpin fait partie des régions les plus menacées par le réchauffement climatique. Au cours des deux dernières décennies, les glaciers ont perdu environ un tiers de leur volume de glace et reculé en moyenne de 30 mètres par an, tout en s’amincissant de 1 à 1,5 mètre par an sur toute leur surface. La populaire Mer de Glace est l’une des principales victimes de la hausse des températures.

L’été 2024 à Chamonix a été le deuxième plus chaud jamais enregistré depuis le début des mesures en 1934. Les trois derniers étés ont été les plus chauds.

Source : Copernicus, Météo France.

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Cette constatation au Svalbard et dans les Alpes n’est guère surprenante car une grande partie de l’hémisphère nord est frappée par des vagues de chaleur particulièrement fortes, de l’Europe à l’Asie. Au Japon, le mois d’août a été le plus chaud jamais enregistré dans le pays.
De leur côté, les autorités chinoises indiquent qu’en août, la température moyenne de l’air a été la plus élevée depuis le début des relevés à Shanghai, dans six provinces de l’est et du sud du pays, ainsi que dans la région du Xinjiang dans le nord-ouest. Cinq autres provinces ont connu le deuxième plus chaud mois d’août de leur histoire, et sept autres le troisième plus chaud.

En juillet, la température moyenne en Chine avait déjà connu son niveau le plus élevé avec 23,21°C, contre 23,17°C en 2017.

Les scientifiques ajoutent que la Chine a connu un été marqué par des événements climatiques extrêmes et des températures localement inhabituelles, des types de phénomènes exacerbés par le réchauffement climatique. Le pays a un peu ce qu’il mérite quand on sait que c’est le plus important émetteur mondial, en valeur absolue, de gaz à effet de serre.

Source : Presse internationale.

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Svalbard, a Norwegian archipelago in the Arctic Ocean, has been severely affected by a prolonged heat wave during the summer of 2024. Data from the Norwegian Centre for Data Service show that four observation stations in Svalbard recorded record-high average summer temperatures, with anomalies up to 3.0°C above normal. Svalbard Airport recorded an average summer temperature of 8.5°C, setting a new record for the third year in a row. August 2024 was particularly extreme, with an unprecedented average temperature of 11.0°C, illustrating the severity of the heatwave.
The summer of 2024 was also unusually wet in Longyearbyen with almost 50 mm of rainfall, more than twice as much as usual. Such high temperatures lead to the much stronger melting of glaciers which gradually could lead to their disappearance in the future. For example, the recent NASA satellite images show that Svalbard has been melting five times faster than normal. Such changes could become a serious challenge for the arctic wildlife.

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The situation is not better in the Alps. The Alpine Arc is among the regions most threatened by global warming. Over the past two decades, the glaciers have lost about a third of their ice volume, receding by an average of 30 metres per year and thinning by 1 to 1.5 metres annually across their entire surface. The popular Mer de Glace is one of the victims of the rising temperatures.

The summer 2024 in Chamonix was the second hottest ever recorded since the beginning of measurements in 1934. The past three summers have been the hottest in the town.

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The finding in Svalbard and the Alps is hardly surprising, as much of the northern hemisphere is experiencing intense heatwaves, from Europe to Asia.

In Japan, August was the hottest on record.
For their part, Chinese authorities report that the average air temperature in August was the highest since records began in Shanghai, six provinces in the east and south of the country, and the Xinjiang region in the northwest. Five other provinces had their second-warmest Augusts on record, and seven others had their third-warmest.
In July, the average temperature in China had already reached its highest level at 23.21°C, compared to 23.17°C in 2017.
The scientists add that China has experienced a summer marked by extreme weather events and locally unusual temperatures, the types of phenomena exacerbated by global warming. The country gets a bit of what it deserves as it is the world’s largest emitter, in absolute value, of greenhouse gases.
Source: International press.

 

 

 

 

Nouvelles attaques d’ours polaires, une espèce en danger // New polar bear attacks, a species at risk

Dans une note publiée le 3 août 2024, j’expliquais qu’un Allemand qui faisait partie d’une équipe scientifique a été attaqué par un ours polaire dans l’est du Groenland le 24 juillet 2024. L’incident s’est produit sur l’île Traill, près de Mestersvig. Le scientifique est le seul à avoir été blessé lors de l’attaque et il a été immédiatement transportée par avion vers un hôpital en Islande. Son état est jugé stable. L’ours polaire responsable de l’attaque a été abattu.

Le 12 août 2024, plusieurs articles de presse nous informaient que deux ours polaires ont attaqué et tué un ouvrier au Canada sur un site radar isolé de l’île Brevoort, dans le territoire du Nunavut. Le site fait partie d’avant-postes du Système d’Alerte du Nord (North Warning System) qui est réparti à travers le Grand Nord canadien ; il forme un réseau de surveillance contre les incursions aériennes ou les attaques de missiles de croisière. La couverture radar s’étend sur près de 5000 kilomètres de l’Alaska au Labrador, dans l’est du Canada. Les employés de l’entreprise pour laquelle travaillait la victime se sont rendus sur les lieux et l’un des animaux a été abattu.
Les attaques d’ours polaires sur des humains sont rares, mais la mort de cet homme marque au moins la deuxième attaque mortelle depuis 2023. L’année dernière, un ours polaire a émergé brusquement d’une bourrasque de neige et a tué une femme et son jeune fils à Wales, un village à proximité de Nome, en Alaska, juste en dessous du Cercle polaire arctique. Il s’agissait de la première attaque mortelle d’ours polaire depuis 30 ans en Alaska, le seul État américain où vivent ces plantigrades. En 2018, un père de famille de 31 ans a été tué par un ours polaire alors qu’il protégeait ses enfants au Canada. La même année, les autorités norvégiennes ont déclaré qu’un ours polaire avait été abattu après avoir attaqué et blessé un garde qui accompagnait des touristes au moment où ils sortaient d’un bateau de croisière sur l’archipel du Svalbard.
La population d’ours polaires est en déclin en raison de la fonte et de la réduction de la banquise arctique. En 2021, des scientifiques norvégiens ont découvert que les ours polaires deviennent consanguins alors que l’espèce lutte pour sa survie. Une étude a révélé que dans l’archipel norvégien du Svalbard, les populations d’ours polaires ont connu une perte de 10 % de leur diversité génétique entre 1995 et 2016. Une étude de 2020 a révélé que la fonte de la banquise affame les ours polaires qui s’approchent des zones habitées pour trouver de la nourriture. L’étude avertit que d’ici un siècle, les ours polaires pourraient disparaître, et que le déclin de la diversité génétique augmente le risque d’extinction.
Source : Médias d’information américains.

Ours polaire dans l’Arctique canadien (Photo: C. Grandpey)

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In a post written on August 3rd, 2024, I explained that a German man participating in a research team was attacked by a polar bear in East Greenland on July 24th, 2024. The incident occurred on Traill Island near Mestersvig. Only one person was injured in the attack and was immediately airlifted to a hospital in Iceland. His condition has been reported stable. The polar bear responsible for the attack was shot following the incident.

On August 12th, 2024, several press articles informed us that two polar bears attacked and killed a worker in Canada at a remote government radar site on Brevoort Island, in the Nunavut territory. The site is one of dozens of North Warning System outposts dotting Canada’s far north, forming a surveillance tripwire against aircraft incursions or cruise missile attacks. The radar coverage spans over 3,100 miles from Alaska to Labrador in eastern Canada.The employees of the company for which he was working responded to the scene and one of the animals was put down.

Polar bear attacks on humans are rare but the man’s death marks at least the second fatal attack since 2023. Last year, a polar bear emerged from the impenetrable snow squall and killed a woman and her young son in Wales, Alaska, just below the Arctic Circle. It marked the first fatal polar bear attack in 30 years in Alaska, the only U.S. state that is home to the animals. In 2018, a 31-year-old father was killed in a polar bear attack while protecting his children in Canada. That same year, Norwegian authorities said a polar bear was shot and killed after it attacked and injured a guard who was leading tourists off a cruise ship on an Arctic archipelago.

The polar bear species is declining because of disappearing Arctic sea ice. In 2021, scientists in Norway found polar bears were inbreeding as the species fights to survive. A study found that on the Norwegian archipelago of Svalbard, polar bear populations have seen a 10% loss in their genetic diversity from 1995 to 2016. A 2020 study found that the melting sea ice is starving polar bears that are coming close to populated areas to find some food. The study warned that within the century, polar bears could be extinct, and declining genetic diversity increases the risk of extinction.

Source : US news media.

Une photo comme je les aime // A photo as I like them

En 2024, la gagnante du prestigieux concours Wildlife Photographer of the Year organisé par le Musée d’Histoire Naturelle est Nima Sarikhani avec une superbe photo intitulée « Ice Bed ». Elle montre un ours polaire en train de s’endormir sur le lit de glace qui lui est fourni par un iceberg. Le but de cette photo est d’attirer l’attention sur le sort des ours polaires dont le biotope arctique se réduit comme peau de chagrin à cause du réchauffement climatique.

 

Crédit photo : Nima Sarikhani

La photo a été prise au large de l’archipel du Svalbard. Dans un article publié le 14 septembre 2021, j’expliquais que « sur l’archipel norvégien du Svalbard, les populations d’ours polaires ont perdu 10 % de leur diversité génétique entre 1995 et 2016. »
Nima Sarikhani a passé trois jours en bateau à la recherche des ours polaires. Elle a fini par rencontrer un couple d’ours. Le jeune mâle s’est creusé un lieu de repos sur l’iceberg qui a ensuite dérivé, créant le décor parfait pour le cliché qui est aussi censé inspirer de l’espoir : « Il est encore temps de réparer les fautes que nous avons commises. »
L’ours que l’on peut voir sur la photo fait partie des quelque 3 000 plantigrades vivant dans la mer de Barents, et qui migrent entre le Svalbard et les îles arctiques russes.
Comme je l’ai indiqué dans ma note du 14 septembre 2021, le Svalbard s’est réchauffé de 3 à 5 degrés Celsius au cours des 50 dernières années, avec une réduction de la glace qui est essentielle à la survie des ours polaires. Cela signifie que les ours sont obligés de nager sur de plus longues distances et ont moins de contacts avec leurs congénères.
La fonte continue des glaces pèse lourdement sur certaines populations. Ainsi, dans le sud de la mer de Beaufort, les ours vont mal en raison de la perte de glace sur la plate-forme continentale.
Historiquement, ces ours passaient la majeure partie de leur temps sur la banquise. Jusqu’à 30 % de la population a été contrainte de mettre le pied sur terre pendant l’été et l’automne pour trouver de la nourriture. Cependant, comme la nourriture se fait plus rare sur terre, les ours polaires qui ont été obligés d’y venir sont souvent dans un état physiologique de stress nutritionnel. Une autre conséquence est que les ourses peuvent également avoir du mal à mettre bas en toute sécurité si elles ne peuvent pas se nourrir suffisamment pour conserver une masse corporelle acceptable.
Une étude publiée en septembre 2023 a révélé l’ampleur de l’impact dévastateur du réchauffement climatique sur les populations d’ours polaires. Pour la première fois, des chercheurs ont directement lié les émissions de gaz à effet de serre à la survie des oursons polaires. Ils pensent que leur étude pourrait inciter le gouvernement fédéral américain à prendre en compte les impacts que les projets de combustibles fossiles auraient sur les ours polaires.
Une autre étude publiée en 2020 a montré que les ours polaires risquent de disparaître d’ici la fin du siècle si des mesures ne sont pas prises pour freiner le réchauffement climatique. Les ours polaires ont été la première espèce à être classée comme menacée en vertu de la loi sur les espèces en voie de disparition en raison du réchauffement climatique.
Source : USA Today via Yahoo Actualités.

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In 2024, the winner of the Natural History Museum’s prestigious Wildlife Photographer of the Year competition was Nima Sarikhani with a great photo named « Ice Bed. » It shows a polar bear drifting off to sleep on a bed of ice. The aim of the snapshot was to draw attention to the plight of polar bears whose homelands in the Arctic have been eroded by global warming at an alarming pace.

The photo was taken off the Svalbard archipelago. In a post published on September 14rh, 2021, I explained that « on the Norwegian archipelago of Svalbard, polar bear populations have seen a 10% loss in their genetic diversity from 1995 to 2016. »

Nima Sarikhani spent three days looking for polar bears on a ship circling the Norwegian Islands until he came across a pair of bears. The younger bear carved out a resting place and drifted off, setting the perfect scene for Sarikhani’s photo who says it also inspires hope : « There is still time to fix the mess we have caused. »

The bear captured in the picture is one of an estimated 3,000 bears living in the Barents Sea, which migrate between Svalbard and the Russian Arctic Islands.

As I put it in the 14 September 2021 post, Svalbard has warmed between 3 and 5 degrees Celsius in the last half century, thinning out the ice that is crucial to polar bear survival. That means bears are forced to swim longer distances and don’t have as much contact with others.

The continuous melting of ice is taking a toll on some populations. In the southern Beaufort Sea, bears are doing relatively poorly because of the loss of sea ice over their continental shelf.

« Historically, these bears would spend basically most of their year on the sea ice. Up to 30% of the population has learned to come ashore during that summer and autumn to find some food. However, since food is more scarce on land, polar bears forced to travel ashore are often in a physiological state of nutritional stress. Another consequence is that female bears also can have trouble delivering their cubs safely if they can’t feed enough to retain sufficient body mass.

A study released in September 2023 revealed the scope of the devastating impact of global warming on polar bear populations. For the first time, researchers directly linked greenhouse gas emissions to their effect on the survival of polar bear cubs. The researchers believe their study could help the U.S. federal government consider the impacts that fossil fuel projects would have on polar bears.

Another study released in 2020 showed that polar bears are at risk of extinction by the end of the century if measures are not taken to curb global warming. Polar bears were the first species to be listed as threatened under the Endangered Species Act because of global warming.

Source : USA Today via Yahoo News.

Le méthane du Svalbard, un autre danger pour la planète // Svalbard methane, another danger for the planet

On sait depuis longtemps que le pergélisol arctique, c’est-à-dire le sol gelé pendant au moins deux ans, cache d’énormes quantités de méthane. Si le sol gelé fondait, cela libérerait d’énormes quantités de ce puissant gaz à effet de serre dans l’atmosphère.
Parmi les régions arctiques, le Svalbard est un archipel norvégien situé au plus profond du cercle polaire et à seulement 800 kilomètres du pôle Nord. Les missions qui impliquent de forer dans le sol gelé à la recherche de combustibles fossiles ont souvent touché des poches de gaz naturel par accident, mais l’étendue de ces réserves était inconnue.

Les auteurs d’une étude publiée en décembre 2023 dans la revue Frontiers in Earth Science ont utilisé des données historiques provenant de forages commerciaux et scientifiques pour cartographier le pergélisol dans tout le Svalbard et localiser ces réserves de gaz naturel. Les chercheurs ont découvert que les gisements riches en méthane sont beaucoup plus répandus qu’on ne le pense dans l’archipel. Étant donné que des îles ont une histoire géologique et glaciaire similaire à celle du reste de la région arctique, il pourrait en être de même pour d’autres endroits couverts de pergélisol près du pôle Nord.
L’empreinte du pergélisol au Svalbard n’est pas uniforme et son imperméabilité au méthane n’est pas la même partout. Les zones côtières ont une croûte de sol gelé plus fine en raison de la chaleur apportée par les courants océaniques, tandis que le pergélisol des basses terres est épais et saturé de glace, ce qui signifie qu’il possède de très bonnes propriétés d’étanchéité et peut retenir le gaz sous terre. Dans les hautes terres, le pergélisol est plus floconneux et plus perméable en raison des conditions sèches.
De plus, les chercheurs ont découvert que la base du pergélisol est irrégulière et ondulée, ce qui crée des poches entre le pergélisol et la géologie sous-jacente où les gaz provenant de sources biologiques et non biologiques peuvent s’accumuler et être piégés. Si ce sceau de pergélisol – appelé « capuchon cryogénique » dans l’étude – se  désintégrait, cela pourrait déclencher une réaction en chaîne dans laquelle le fort effet de réchauffement du méthane ferait fondre davantage de pergélisol et libérerait encore plus de gaz. Cette boucle de rétroaction accélérerait encore davantage le réchauffement, la fonte et les émissions de méthane.

À l’heure actuelle, les fuites sous le pergélisol sont très faibles, mais des facteurs tels que le retrait des glaciers et le dégel du pergélisol pourraient faire apparaître ce problème à l’avenir.

On sait que sous ces sols gelés se trouvent au moins de 1 700 milliards de tonnes de méthane. Un chiffre qui a de quoi effrayer. Car si le méthane reste bien moins longtemps dans l’atmosphère que le CO2 (une dizaine d’années contre une centaine d’années pour le dioxyde de carbone), il est 84 fois plus puissant les premières années ou il se libère dans l’atmosphère.

Source  : Médias d’information internationaux.

A noter dans l’émission « Les trains pas comme les autres » sur la chaîne France 5 une très bonne séquence, assez surprenante, consacrée au Svalbard.

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Peu de gens le savent, mais il existe au Svalbard une Réserve mondiale de semences – the Svalbard Global Seed Vault. C’est une chambre forte souterraine destinée à conserver dans un lieu sécurisé des graines de toutes les cultures vivrières de la planète et ainsi de préserver la diversité génétique. Abritant près d’un million de variétés, cette Réserve offre un filet de sécurité face aux catastrophes naturelles, aux guerres, au changement climatique, ou encore aux maladies.

Source: Wikipedia

Ce site a été choisi parce que le climat et la géologie du Spitzberg représentent un environnement idéal pour un tel projet de conservation. Le problème, c’est qu’aujourd’hui, avec la hausse globale des températures, la Réserve a chaud, trop chaud. En 2016, une poussée du mercure a bouleversé l’environnement autour de l’ancienne mine de charbon en faisant fondre le pergélisol. Or ce sol, normalement gelé en permanence, est censé contribuer à maintenir à la température idéale de -18°C à l’intérieur de la chambre forte.

En réaction à cette situation inquiétante, la Norvège a débloqué une dizaine de millions d’euros pour améliorer les conditions de conservation des précieuses graines. Le tunnel d’accès a été renforcé et un local a été érigé à proximité du site pour abriter le matériel technique et éloigner toute source de chaleur susceptible de contribuer à une nouvelle fonte du pergélisol.

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It has been known for a log time that the Artic permafrost, or ground that remains frozen for at least two years, is hiding huge quantities of methane. Should the frozen ground thaw, it would release huge quantities of this powerful greenhouse gas into the atmosphere.

Among the Arctic regions, Svalbard is a Norwegian archipelago located deep inside the Arctic Circle and just 800 kilometers from the North Pole. Missions that involve drilling into the frozen soil in search of fossil fuels often hit pockets of natural gas by accident, but the extent of these reserves was unknown.

The authors of a study published in December 2023 in the journal Frontiers in Earth Science used historical data from commercial and scientific boreholes to map the permafrost throughout Svalbard and pinpoint these stores of natural gas. The researchers found deposits rich in methane are much more common than thought on the islands. Given that the archipelago has a similar geological and glacial history to the rest of the Arctic region, the same could be true of other permafrost-covered locations near the North Pole.

The permafrost seal on Svalbard is not uniform. Coastal areas have a thinner crust of frozen soil due to the warmth brought by ocean currents, whereas permafrost in the lowlands is thick and saturated with ice, meaning it has extremely good sealing properties and can keep the gas underground. In the highlands, the permafrost is flakier and more permeable due to dry conditions.

Theresearchers found that the base of permafrost is undulating, which creates pockets between the permafrost and the underlying geology where gas from biological and non-biological sources can accumulate and become trapped. Should this permafrost seal disintegrate, it could set off a chain reaction in which the methane’s strong warming effect would thaw more permafrost and release even more gas. This feedback loop would further accelerate warming, melting and methane emissions.

At present, the leakage from below permafrost is very low, but factors such as glacial retreat and permafrost thawing may ‘lift the lid’ on this in the future.

It is known that beneath these frozen soils are at least 1.7 trillion tons of methane. A frightening figure. Because if methane stays in the atmosphere much shorter than CO2 (around ten years compared to around a hundred years for carbon dioxide), it is 84 times more powerful in the first years when it is released into the atmosphere.

Source : International news media.

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Few people know it, but there is in Svalbard the Svalbard Global Seed Vault. It is an underground vault intended to store the seeds of all the planet’s food crops in a secure location and thus preserve genetic diversity. Home to nearly a million species, this Reserve offers a safety net against natural disasters, wars, climate change and even disease.
This site was chosen because the climate and geology of Spitsbergen represent an ideal environment for such a conservation project. The problem is that today, with the global rise in temperatures, the Reserve is hot, too hot. In 2016, a temperature rise disrupted the environment around the former coal mine by melting the permafrost. This ground, normally permanently frozen, is supposed to help maintain the ideal temperature of -18°C inside the vault.
In response to this worrying situation, Norway has released around ten million euros to improve the conservation conditions of the precious seeds. The access tunnel was reinforced and a room was erected near the site to house the technical equipment and keep away any heat source likely to contribute to further melting of the permafrost.