Volcans d’Amérique du Sud // South American volcanoes

drapeau francaisIl semble que le Reventador et le Tungurahua (Equateur) se soient calmés et que l’activité soit actuellement relativement faible sur l’Ubinas (Pérou).
En ce qui concerne le Reventador, l’Institut Géophysique fait état d’une « sismicité modérée, avec des explosions, des séismes longue période, ainsi qu’un tremor harmonique. La couverture nuageuse a empêché de faire de bonnes observations du Reventador entre le16 et le 21 juillet ». Le 18 et le 22 juillet, des émissions de cendre sont montées jusqu’à 800 mètres au-dessus du cratère.

La sismicité montre actuellement un niveau faible sur le Tungurahua. L’Institut Géophysique indique que le 22 juillet une colonne de vapeur montait à plusieurs dizaines de mètres au-dessus du cratère.

L’éruption de l’Ubinas continue avec des émissions de gaz et de cendre la plupart du temps. Des explosions peuvent se produire (voir mes notes précédentes sur ce volcan) et envoyer des colonnes de cendre jusqu’à 5 km au-dessus du sommet. Des retombées de cendre ont été signalées dans plusieurs localités sous le vent dans les secteurs de Querapi, Ubinas, Tonohaya, San Miguel, Escacha, Yalahua, Lloque, et Sacuhaya. Les derniers rapports de l’IG indiquent que l’activité a été très faible au cours des derniers jours, sans importantes émissions gazeuses.

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drapeau anglaisIt seems both Reventador and Tungurahua (Ecuador) have calmed down and that activity is currently quite low at Ubinas (Peru).

As far as Reventador is concerned, the Geofisical Institute reports “moderate seismicity including explosions, long-period earthquakes, harmonic tremor, though cloud cover mostly prevented observations of Reventador during 16-21 July”. On July 18th and 22nd ash emissions rose up to 800 metres above the crater.

Seismicity is currently at low levels on Tungurahua. The Geofisical Institute indicates that on July 22nd a steam column was rising tens of metres above the crater.

The eruption of Ubinas continues with gas-and-ash emissions on most days. Explosions may occur (see my previous notes about this volcano) and send ash columns up to 5 km above the summit. Ashfall was reported in various towns downwind of the plumes, in the areas of Querapi, Ubinas, Tonohaya, San Miguel, Escacha, Yalahua, Lloque, and Sacuhaya. IG’s latest reports indicate that activity has been quite low during the last few days, with no major exhalations.

Reventador-blog

Vue dégagée du Reventador (moment rare!) grâce à la webcam de l’Institut Géophysique

Le Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion) sous haute surveillance // Close monitoring of the Piton de la Fournaise

drapeau francaisEn lisant Le Monde du 14 juillet entre deux séquences de défilé à la télé, j’ai appris que des chercheurs dont Florent Brenguier (membre de l’équipe franco-japonaise  qui a déclaré le Mont Fuji dans un « état critique »*) ont mis en place sur le Piton de la Fournaise un nouveau réseau de surveillance sismique composé de trois ensembles carrés de 500 mètres de côté incluant 100 capteurs chacun. Ces capteurs agiront comme des « télescopes » tournés non pas vers le ciel, mais vers l’intérieur du volcan, en particulier le cratère Dolomieu, jusqu’à trois kilomètres de profondeur, juste au-dessus du niveau de la mer. Selon Florent Brenguier, « avec les techniques de surveillance classiques, basées sur l’analyse directe des ondes sismiques, cette partie du volcan est invisible parce que située sous, et non pas sur la principale source de sismicité. L’idée du projet VolcArray est d’utiliser un signal bien plus ténu, mais aussi bien plus profond, pour visualiser cette région du volcan. » Le Piton de la Fournaise a donc intérêt à bien se tenir !

L’installation des capteurs s’est faite avec une météo exécrable à la fin du mois de juin, ce qui n’a pas facilité le travail des scientifiques. Comme le fait remarquer l’auteur de l’article, c’est le revers de la médaille du contrôle à distance des volcans au 21ème siècle. Il faut tout de même aller sur le terrain comme le faisaient les regrettés Krafft dans les années 1980-90. Belle occasion de penser à eux.

* Voir ma note du 9 juillet dernier.

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drapeau anglaisWhile reading Le Monde on July 14th between two sequences of the military parade on TV, I learned that researchers along whom Florent Brenguier (member of the Franco-Japanese team who said Mount Fuji was in a « critical condition » *) have set up on the Piton de la Fournaise a new seismic monitoring network composed of three sets of 500 square metres including 100 sensors each. These sensors will act as « telescopes » directed not toward sky, but toward the inside of the volcano, especially the Dolomieu crater, as deep as three kilometres, just above the sea level. According to Florent Brenguier, « with traditional monitoring techniques based on the direct analysis of seismic waves, this part of the volcano is invisible because it is located underneath, not above the main source of seismicity. The idea of ​​the VolcArray project is to use a much smaller but also much deeper signal, to view this part of the volcano ». The Piton de la Fournaise had better well behave!
The installation of the new sensors was performed with a very poor weather at the end of June, which did not facilitate the scientists’work. As the author of the article puts it, this is the flip side of the remote control of volcanoes in the 21st century. You still need to go on the field as did the Kraffts in the years 1980-1990. This is an opportunity to think about them.
* See my note of July 9.

Piton-blog

Le Piton de la Fournaise vu depuis l’espace en janvier 2009  (Crédit photo:  NASA)

Nouvelles du Misti et du Sabancaya (Pérou) // News of Misti and Sabancaya (Peru)

drapeau francaisSelon le dernier rapport de l’Institut Géophysique, l’activité sismique du Misti est actuellement faible. Les événements sismiques – à raison de 20 événements en moyenne chaque jour – qui sont enregistrés sont principalement d’origine volcano-tectonique et associés à la rupture de roches à l’intérieur de l’édifice. Cependant, au cours des deux dernières semaines, l’activité sismique a légèrement augmenté en passant de 345 à 417 événements, mais leur énergie quotidienne reste faible.
Dans le même temps, l’activité du Sabancaya a légèrement augmenté au cours des dernières semaines (surtout depuis le 3 juin). Deux principaux foyers sismiques sont actuellement observés, à 16 km au NE du cratère et 10 km à l’E du cratère. Les émissions fumerolliennes ont légèrement augmenté. Aucune anomalie thermique importante n’a été détectée sur les images satellites.
Un grand merci à Jorge Andrés Concha Calle qui m’a fait parvenir ces informations.

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drapeau anglaisAccording to the Geophysical Institute’s latest report, seismic activity at Misti volcano is currently low. The seismic events – at an average rate of 20 per day – that are recorded are mainly volcano-tectonic, associated with the rupture of rocks inside the edifice. However, during the past two weeks, seismic activity has slightly increased  from 345 to 417 events but their daily energy remains low.

Meantime, activity at Sabancaya volcano has slightly increased during the past weeks (mostly since June 3rd). Two main seismic centres are currently observed, 16 km NE of the crater and 10 km E of the crater, respectively. Fumarolic emissions have slightly increased as well. No significant thermal anomaly has been detected on satellite images.

Many thanks to Jorge Andrés Concha Calle for sending me the information.

Misti-blog

Activité du Misti au cours des derniers mois.

Saban-blog

Activité sismique du Sabancaya entre le 29 mai et le 15 juin 2014.

(Source: Instituto Geofisico)

Etude approfondie du Mont St Helens (Etats Unis) // In-depth study of Mount St Helens (United States)

drapeau francaisDans une note intitulée « Des explosifs autour du Mont St Helens! »(31 mai 2014), j’indiquais que cet été, en utilisant des techniques développées par l’industrie pétrolière, des chercheurs de plusieurs universités américaines vont faire sauter des charges explosives enfouies à 25 mètres de profondeur dans une vingtaine de puits forés autour du volcan. Ils enregistreront alors l’énergie sismique des explosions sur des milliers de sismomètres portables. L’objectif est de « mieux comprendre comment le magma se fraye un chemin jusqu’au cratère du Mont St. Helens à partir de la zone où les plaques tectoniques Juan de Fuca et nord-américaine entrent en collision et où se forme le magma, à quelque 100 kilomètres sous la surface de la Terre.

Tandis que le magma se fraye un chemin vers la surface, il est possible qu’il s’accumule dans une grande chambre à quelques kilomètres de profondeur. Le trajet entre la source et cette chambre magmatique est presque totalement inconnu et sera sujet principal de l’étude. Le projet, financé par la National Science Foundation, devrait se terminer à l’été 2016. Les scientifiques espèrent que leurs recherches permettront de mieux comprendre les éruptions et donc conduire à une meilleure prévention.
Le projet « Imaging Magma Under St. Helens » comporte trois volets distincts: une étude sismique des sources actives (sources contrôlées), une étude sismique des sources passives (sources naturelles) et une étude magnétotellurique utilisant les fluctuations du champ électromagnétique de la Terre pour produire des images des structures qui se cachent sous la surface.
Les chercheurs commenceront par étudier les sources passives et l’aspect magnétotellurique, tandis que l’étude des sources actives (mesure des ondes sismiques générées par des explosions souterraines) sera effectuée plus tard.
L’étude des sources passives consiste à enterrer des sismomètres sur 70 sites différents à travers une zone de 100 kilomètres de côté centrée sur le Mont St. Helens. Les sismomètres enregistreront les données à partir d’une variété d’événements sismiques, qu’il soit locaux ou éloignés. Les signatures sismiques permettront d’obtenir plus de détails sur les structures géologiques sous le St. Helens.
L’étude magnétotellurique se fera sur 150 sites répartis sur une zone de 200 km du nord au sud et de 180 km d’est en ouest incluant le Mont Rainier et le Mont Adams. La plupart des sites ne seront utilisées qu’une seule journée, avec des instruments enregistrant les signaux électriques et magnétiques destinés à produire des images des structures du sous-sol.

Source : Science Daily.

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drapeau anglaisIn a note entitled « Explosives around Mount St Helens ! » (May 31st 2014), I explained that this summer, using techniques developed by the oil industry, researchers from several U.S. universities are preparing to set off explosive charges buried in two dozen 25-metre-deep wells drilled around the mountain. They’ll record the seismic energy of the explosions on thousands of portable seismometers. The goal is “to see with greater clarity the details of how magma makes its way to Mount St. Helens’ crater from the area where the Juan de Fuca and North American tectonic plates collide and the magma is created, some 100 kilometres beneath the surface”. As magma works its way toward the surface, it is possible that it gathers in a large chamber a few kilometres beneath the surface. The path from great depth to this chamber is almost completely unknown and is a main subject of the study. The project, funded by the National Science Foundation, is expected to conclude in the summer of 2016.

Scientists hope the research will produce data that will lead to better understanding of eruptions, which in turn could lead to greater public safety.

The Imaging Magma Under St. Helens project involves three distinct components: active-source seismic monitoring, passive-source seismic monitoring and magnetotelluric monitoring, using fluctuations in Earth’s electromagnetic field to produce images of structures beneath the surface.

The researchers are beginning passive-source and magnetotelluric monitoring, while active-source monitoring (measuring seismic waves generated by underground detonations) will be conducted later.

Passive-source monitoring involves burying seismometers at 70 different sites throughout a 100-by-100-kilometre area centered on Mount St. Helens. The seismometers will record data from a variety of seismic events, whether local or distant. Patterns in the earthquake signatures will reveal in greater detail the geological structures beneath St. Helens.

Magnetotelluric monitoring will be done at 150 sites spread over an area running 200 km north to south and 180 km east to west, which includes both Mount Rainier and Mount Adams. Most of the sites will only be used for a day, with instruments recording electric and magnetic field signals that will produce images of subsurface structures.

Source : Science Daily.

St-Helens-blog

(Photo:  C.  Grandpey)