Ça secoue toujours au Kamtchatka (Russie) // Kamchatka (Russia) is still shaking

Un puissant séisme de magnitude M6,1 selon l’USGS, a frappé la côte est du Kamtchatka le 3 octobre 2025. L’agence signale une profondeur de 17,4 km. L’épicentre était situé à 173 km au sud-est de Vilyuchinsk (25 204 habitants) et à 178 km au sud-sud-est de Petropavlovsk-Kamtchatski (181 216 habitants). Ce séisme n’a généré aucune menace de tsunami. Le risque de victimes et de dégâts était faible.
Ce séisme était une réplique de celui de magnitude M8,8 survenu le 29 juillet 2025, qui avait généré un tsunami dans tout le Pacifique et s’était classé au sixième rang des séismes les plus puissants jamais enregistrés par les instruments. Il a été causé par la rupture d’une grande partie de la zone de subduction des Kouriles et du Kamtchatka, avec un déplacement du sol dans le sud du Kamtchatka. Les données satellitaires et géodésiques indiquent que le sud du Kamtchatka s’est déplacé horizontalement jusqu’à 2 mètres lors de la rupture.
Depuis le séisme du 29 juillet, la région a subi de multiples répliques, dont un puissant événement de magnitude M7,8 le 18 septembre 2025, qui a de nouveau déclenché des alertes tsunami.
La fosse des Kouriles et du Kamtchatka est l’une des zones de subduction les plus actives au monde sur le plan sismique. Parmi les archives historiques, on relève le séisme de M9,0 et le tsunami de 1952, qui ont causé d’importants dégâts et des pertes humaines dans le Pacifique.
Suite à l’événement de magnitude M8,8 du 29 juillet 2025, des voix ont affirmé que cet événement avait déclenché une activité éruptive sur plusieurs volcans du Kamtchatka. Il a été dit que les volcans Shiveluch, Bezymianny, Karymsky et Avachinsky présentaient de nouveaux signes d’activité. Il convient toutefois de noter que la couleur de l’alerte aérienne était déjà Orange pour le Klyuchevskoy et le Sheveluch et Jaune pour le Bezymianny et le Karymsky avant que le séisme de magnitude M8,8 ne frappe la péninsule du Kamtchatka. En réalité, seul le volcan Krasheninnikov (situé à moins de 240 kilomètres de l’épicentre du séisme) est susceptible d’avoir été perturbé par le séisme. De la lave s’est écoulée pour la première fois depuis près de 600 ans. Les autorités locales ont indiqué que la dernière coulée de lave avait été enregistrée en 1463.

Aucune modification significative de l’activité éruptive n’a été observée suite aux différentes répliques.
Source : USGS, KVERT.

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Une éruption s’est produite sur le volcan Kronotsky le 4 octobre 2025, mettant fin à un siècle de sommeil. Il semble que cette éruption explosive soit d’origine phréatique, avec une colonne de cendres atteignant 9,2 km d’altitude. Elle ne semble pas liée à l’activité sismique récente dans la région. La couleur de l’alerte aérienne a été relevée au Rouge. .
Il s’agit de la première éruption du Kronotsky depuis exactement 102 ans. La précédente éruption remonte à février 1923, après une éruption mineure en novembre 1922. Les deux éruptions ont été caractérisées par des phases explosive et effusive.

Crédit photo: KVERT

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A strong earthquake registered by the USGS as M6.1 hit off the east coast of Kamchatka, Russia on October 3, 2025. The agency is reporting a depth of 17.4 km. The epicenter was located 173 km SE of Vilyuchinsk (population 25 204) and 178 km SSE of Petropavlovsk-Kamchatsky (population 181 216). There was no tsunami threat from this earthquake. There was also a low likelihood of casualties and damage.

This quake was another aftershock of the M8.8 event on July 29, 2025 which generated a Pacific-wide tsunami and ranked as the sixth strongest earthquake ever recorded instrumentally. The event ruptured a large portion of the Kuril–Kamchatka subduction zone, with ground displacement across southern Kamchatka. Satellite and geodetic data indicate that southern Kamchatka shifted horizontally by up to 2 meters during the rupture.

Since the July 29 quake, the region has experienced multiple strong aftershocks, including a powerful M7.8 earthquake on September 18, 2025, which again triggered tsunami warnings.

The Kuril–Kamchatka trench is one of the world’s most seismically active subduction zones. Historical records include the 1952 M9.0 Kamchatka earthquake and tsunami, which caused widespread damage and fatalities across the Pacific.

Following the M8.8 event on July 29, 2025, voices we heard sayng that the event triggered eruptive activity at several Kamchatka volcanoes They said Shiveluch, Bezymianny, Karymsky, Avachinsky showed reneewed signs of activity. However, it should be noted that the aviation colour code was already Orange for Klyuchevskoy and Sheveluch and Yellow for Bezymianny and Karymsky before the M8.8 earthquake struck off the Kamchatka Peninsula. Actually, Krasheninnikov (located less than 240 kilometers away from the epicenter of the earthquake) was the only volcano that may have been disturbed by the quake. Lava flowed for the first time in nearly 600 years. Local officials said the last lava flow was recorded in 1463.

No significant changes in eruptive activity were observed following the various aftershocks.

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An eruption occurred at Kronotsky volcano on October 4, 2025, ending a century of dormancy. It seems the explosive eruption had a phreatic origin with an ash column reaching 9.2 km above sea level. It does not seem to be linked to the recebt seismic activity in the region. The Aviation Color Code was raised to Red.

This marks the first confirmed eruption of Kronotsky in exactly 102 years. The previous eruptive activity occurred in February 1923, following a smaller event in November 1922. Both eruptions were characterized by explosive and effusive phases.

Source : USGS, KVERT.

La Montagne Pelée s’agite à la Martinique // Unrest at Mount Pelée (Martinique)

Avec 4 925 secousses enregistrées entre le 28 août et le 28 septembre 2025, la Montagne Pelée connaît une activité sismique hors norme.

Photo: C. Grandpey

Dans le détail, l’Observatoire indique qu’entre le 19 septembre 2025 et le 26 septembre 2025 on a enregistré 2203 séismes de type volcano-tectonique. La plupart de ces séismes, de faible énergie, ont été identifiés comme provenant de l’une des zones sismiquement actives bien connues à la Montagne Pelée, situées entre 1,0 et 1,4 km de profondeur sous le sommet du volcan. Cependant, 130 séismes de plus forte énergie ont été localisés plus profondément, entre 2,4 km et 4,3 km de profondeur sous le sommet du volcan.

L’Observatoire explique que la sismicité superficielle de type volcano-tectonique est associée à de la micro-fracturation dans l’édifice volcanique, en lien avec la réactivation globale du volcan observée depuis 2019.

On a aussi enregistré 57 séismes de type hybride superficiel, dont 13 localisés entre 1 km et 2 km de profondeur sous les dômes de la Montagne Pelée. Ces événements de type hybride sont associés à la circulation de fluides pressurisés dans l’édifice volcanique et participent à la micro-fracturation.

Enfin, 5 séismes longue-période (LP) superficiels, de faible énergie, ont été localisés dans la même zone que les séismes de type volcano-tectonique.

Aucun séisme n’a été ressenti par la population. Cependant, l’Observatoire précise que plusieurs séismes volcaniques ont une magnitude qui s’approche de celle de séismes susceptibles d’être ressentis par des randonneurs sur la Montagne Pelée.

Habituellement, la moyenne mensuelle de séismes ne dépasse pas la trentaine. La population de localités comme le Morne-Rouge n’est pas inquiète car les habitants ne ressentent pas les secousses dont une avait récemment une magnitude de M2 avec un hypocentre à 3 kilomètres de profondeur. Pour autant, il n’y pas d’alerte immédiate. Les séismes restent localisés à faible profondeur, entre 1 et 3 km. Les réservoirs magmatiques, eux, se situent à 6-9 km. Il n’y a donc actuellement aucun signe de remontée de magma.

On se trouve un peu dans la même situation que sur les Champs Phlégréens où un seul paramètre attire actuellement l’attention des scientifiques. Pour déclencher une alerte éruption, il faudrait que le gonflement de la montagne, l’apparition de fumerolles et l’évolution de la chimie des gaz se modifient, ce qui n’est pas le cas en ce moment.

Depuis 2020, la montagne Pelée est classée en vigilance Jaune éruption. Déjà en 2019 et 2020, des essaims sismiques avaient été observés (600 à 1 000 secousses par mois), mais le niveau actuel est sans précédent depuis plus d’une décennie. Une douzaine de sismomètres sont disséminés sur la Pelée, et une vingtaine sont répartis sur toute la Martinique. Ils permettent de mesurer en continu magnitudes et profondeurs des secousses.

L’Observatoire appelle la population à signaler tout séisme ressenti sur le site franceseisme.fr.

Source : Observatoire volcanologique et sismologique de la Martinique (OVSM).

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With 4,925 earthquakes recorded between August 28 and September 28 2025, Mount Pelée is experiencing exceptional seismic activity.
In detail, the Observatory indicates that between September 19, 2025, and September 26, 2025, 2,203 volcano-tectonic earthquakes were recorded. Most of these low-energy earthquakes were identified as originating from one of the well-known seismically active zones on Mount Pelée, located between 1.0 and 1.4 km deep below the volcano’s summit.
However, 130 higher-energy earthquakes were located deeper, between 2.4 km and 4.3 km deep below the volcano’s summit.

The Observatory explains that the shallow volcano-tectonic seismicity is associated with micro-fracturing in the volcanic edifice, linked to the overall reactivation of the volcano observed since 2019.

57 shallow hybrid earthquakes were also recorded, including 13 located between 1 km and 2 km deep beneath the domes of Mount Pelée. These hybrid events are associated with the circulation of pressurized fluids in the volcanic edifice and contribute to micro-fracturing.

Finally, five shallow, low-energy long-period (LP) earthquakes were located in the same area as the volcano-tectonic earthquakes.
No earthquakes were felt by the public. However, the Observatory specifies that several volcanic earthquakes had a magnitude approaching that of events likely to be felt by hikers on Mount Pelée.

Usually, the monthly average of earthquakes does not exceed 30 events. The population of minicipalities like Morne-Rouge is not worried because they do not feel the tremors, one of which recently had a magnitude of M2 with a hypocenter 3 kilometers deep. However, there is no immediate alert. The earthquakes remain localized at shallow depths, between 1 and 3 km. The magma reservoirs are located 6-9 km down. There is therefore currently no sign of magma ascent.
We are in a similar situation to the Phlegraean Fields, where a single parameter is worrying scientists. To trigger an eruption alert, the inflation of the mountain, the appearance of fumaroles, and the evolution of the gas chemistry would have to change, which is not currently the case.
Since 2020, Mount Pelée has been classified as Yellow Eruption Alert. Seismic swarms had already been observed in 2019 and 2020 (600 to 1,000 tremors per month), but the current level is unprecedented in over a decade. A dozen seismometers are scattered across La Pelée, and around twenty are spread throughout Martinique. They continuously measure the magnitude and depth of tremors.
The Observatory urges the public to report any earthquakes felt on the website franceseisme.fr.
Source: Martinique Volcanological and Seismological Observatory (OVSM).

Dernières nouvelles du Mont Rainier (Etats Unis) // Latest news of Mount Rainier (United States)

Dans un message reçu le 25 août 2025, l’Observatoire Volcanologique des Cascades (CVO) explique que l’activité sismique sur le mont Rainier (État de Washington) est revenue à la normale, après l’essaim qui avait débuté le 8 juillet 2025. Le niveau d’alerte volcanique et la couleur de l’alerte aérienne sont restés respectivement à NORMAL et VERT tout au long de l’essaim, car l’activité était liée au système hydrothermal du volcan et ne justifiait donc pas une modification des niveaux d’alerte. Au cours de l’essaim, le CVO a enregistré plus de 1 350 événements, ainsi que des milliers d’autres, trop faibles pour être localisés. La profondeur moyenne des séismes était d’environ 4,5 km sous le sommet du volcan. Le séisme le plus significatif de l’essaim a atteint M2,42 le 11 juillet 2025.
Lorsque l’essaim a commencé, il a rapidement atteint une fréquence maximale d’environ 40 événements par heure, avant de décliner au cours des semaines suivantes. Il se peut que les processus hydrothermaux soupçonnés d’être à l’origine de l’essaim se poursuivent à des niveaux trop faibles pour générer une sismicité détectable. Par conséquent, il est peu probable que l’activité sismique sous le volcan augmente dans les jours ou les mois à venir.
De plus, en coordination avec le Parc national du Mont Rainier, les scientifiques du CVO ont effectué une étude des gaz sur le volcan par hélicoptère le 4 août 2025. Les résultats montrent que la composition et le volume d’émission des gaz par les bouches actives n’ont pas varié par rapport aux mesures précédentes. De même, le réseau géodésique n’a enregistré aucune inflation ou déflation inhabituelle du volcan pendant l’essaim sismique.

L’Observatoire Volcanologique des Cascades fournit des informations complémentaires sur le Mont Rainier qui est un stratovolcan actif recouvert de glace. Il est situé à environ 73 km au sud-est de Tacoma et à 100 km au sud-sud-est de Seattle.

Les phénomènes les plus dangereux sur le mont Rainier sont les lahars, dont beaucoup ont atteint les basses terres du Puget Sound, aujourd’hui densément peuplées. Les autres risques incluent les retombées de cendres, les coulées pyroclastiques et les coulées de lave.

Photos: C. Grandpey

Le mont Rainier est considéré comme un volcan à très haut risque par le Système national d’alerte précoce (NVEWS) de l’USGS. Il dispose d’un vaste réseau de surveillance.
A part quelques exceptions météorologiques ; la totalité des lahars se sont formés lors d’éruptions. Aucune preuve physique ne permet de confirmer une éruption signalée – mais très controversée – en 894. Il n’existe pas, non plus, de confirmation d’éruptions qui auraient eu lieu aux 18ème et 19ème siècles. L’éruption la plus récente dont les preuves géologiques sont solides remonte à environ 1 000 ans.

Photo: C. Grandpey

Il convient de noter que, comme ailleurs dans le monde, les glaciers du mont Rainier fondent rapidement. Cela signifie que le risque de lahars destructeurs provoqués par une activité éruptive diminue avec le temps.

Couloir de lahar sur le Mt Rainier (Photo: C. Grandpey)

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In a message sent to me on 25August 2025, the Cascades Volcano Observatory (CVO) explains that seismic activity at Mount Rainier (Washington State) has returned to normal rates of seismicity, after the earthquake swarm that began on July 8, 2025.  The Volcano Alert Level and Aviation Color Code for the volcano remained at NORMAL/GREEN throughout the swarm, as the activity was related to the volcano’s hydrothermal system. The swarm resulted in over 1,350 events and thousands of additional earthquakes too small to locate. The average depth of the earthquakes was about 4.5 km beneath the summit of the volcano. The largest earthquake of the swarm reached M2.42 on July 11, 2025.

When the swarm began, it quickly reached a maximum rate of about 40 earthquakes per hour. Over the next several weeks, the rate decreased. The hydrothermal processes that are believed to have caused the swarm may be continuing at levels too small to generate detectable seismicity. Therefore, there is a small chance of brief increases in seismic activity under the volcano in future days to months.

Additionally, in coordination with Mount Rainier National Park, CVO scientists conducted a helicopter gas survey of Mount Rainier on August 4, 2025. The results showed that the compositions and emission rates of gases emitted from active steam vents on the volcano were broadly consistent with previous measurements. Similarly, the geodetic network did not record any unusual inflation or deflation at the volcano during the earthquake swarm.

The Cascades Volcano Observatory provides some additional information about Mount Rainier. Mount Rainier is an active, ice-clad stratovolcano geographically within the Mount Rainier National Park. It is located about73 km southeast of Tacoma and 100 km south-southeast of Seattle.

The most hazardous phenomena from Mount Rainier are lahars, many of which reached as far as the now densely inhabited Puget Sound lowland. Other hazards include ashfall, pyroclastic flows, and short lava flows, however these stay well within the present limits of the National Park. Mount Rainier is considered a Very High Threat volcano according to the USGS National Volcano Early Warning System (NVEWS). The volcano has a widely distributed network of monitoring devices.

Nearly all of Mount Rainier’s far-traveled lahars formed during times of eruptions. No physical evidence exists to confirm a reported but disputed eruption in 1894, nor eruptions earlier in the 18th and 19th centuries.  The most recent eruption with strong geologic evidence was about 1,000 years ago.

It should be noted that like elsewhere in the world, the glaciers on Mount Rainer are melting rapidly. This means that the risk of dreadful lahars that would be caused by eruptive activity is decreasing with time.

Quelques nouvelles d’Islande // Some news from Iceland

Dans un bulletin publié le 19 août 2025, le Met Office islandais indique qu’un séisme de magnitude M3,2 a été enregistré dans le sud-ouest de l’Islande peu après 18h00 le 18 août et a été ressenti jusque dans la région de la capitale. L’épicentre a été localisé à Brennisteinsfjöll, une zone sismique active. Depuis le début de l’activité sur la péninsule de Reykjanes en 2020, la sismicité dans cette zone a augmenté. Elle traduit l’accumulation de plus en plus importante de contraintes dans la croûte terrestre.
Le Met Office prévient que de forts séismes se produisent régulièrement dans cette région, bien qu’à de longs intervalles, et que la date du prochain n’est, bien sûr, pas connue. Les derniers séismes majeurs ont été de magnitude M6,4 en 1929 et de magnitude M6,1 en 1968. Depuis cette époque, les normes de construction n’ont cessé de s’améliorer, avec des exigences plus strictes en matière de conception parasismique. Bien que des séismes de cette ampleur puissent provoquer des chutes de pierres sur des falaises et déplacer des objets ménagers, les blessures en Islande sont rares et résultent le plus souvent de la chute d’objets mal fixés lors des secousses. Le Met Office ajoute que dans les zones à risque sismique, il est conseillé de prendre des mesures préventives pour réduire les risques de dommages. Par exemple, il est fortement conseillé de sécuriser les objets lourds et veiller qu’ils ne soient pas placés au-dessus des lits. Il est également recommandé de consulter les consignes d’intervention en cas de séisme
Une activité sismique est également enregistrée à l’ouest du Kleifarvatn. Krýsuvík et ses environs sont historiquement connus pour leur activité sismique, mais l’activité récente est principalement liée à des intrusions magmatiques sous Fagradalsfjall et la chaîne de cratères de Sundhnúkur. À Krýsuvík, on a observé un soulèvement et un affaissement du sol. La zone a déjà présenté de telles fluctuations, mais la déformation actuelle semble plus rapide que précédemment.
L’accumulation de magma se poursuit sous Svartsengi à un rythme semblable à celui observé avant la dernière éruption. Aucune activité sismique n’a été détectée dans la zone depuis le début de la dernière éruption.

Nouvelle carte de risques sur laquelle apparaît en jaune le champ de lave de la dernière éruption (Source : IMO)

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In a report released on 19 August 2025, the Icelandic Met Office indicates that an M3.2 earthquake struck southwest Iceland shortly after 18:00 on 18 August and was felt in the capital area. The quake was located in Brennisteinsfjöll, an active seismic zone. Since the onset of activity on the Reykjanes Peninsula in 2020, seismicity in this area has increased, reflecting growing stress accumulation in the crust.

The Met Office warns that strong earthquakes recur in this region, although at long intervals, and it is uncertain when the next might occur. The last major events were M6.4 in 1929 and M6.1 in 1968. Since then, building standards have steadily improved with stricter requirements for earthquake-resistant design. While earthquakes of this size can trigger rockfalls in steep slopes and cause household items to shift, injuries in Iceland are rare and most often result from unsecured objects falling during shaking.

The Met Office adds that in earthquake-prone areas it is advisable to take preventive measures to reduce the risk of damage, such as securing heavy objects so they are not placed above beds, and reviewing guidelines on how to respond during earthquakes.

Some seismic activity has also been recorded west of Kleifarvatn. Krýsuvík and nearby areas are historically known for earthquakes, but recent activity is mainly linked to intrusion-related quakes beneath Fagradalsfjall and Sundhnúkur. At Krýsuvík, both uplift and subsidence have been measured. The area has shown such fluctuations before, but the current deformation appears faster than previously observed.

Magma accumulation continues beneath Svartsengi at a rate similar to that before the last eruption. No seismic activity has been detected in the area since the eruption began.