Les événements extrêmes s’enchaînent mais le monde s’en fiche! // Extreme events are accumulating but the world does not care !

Au cours des dernières semaines, il y a eu une accumulation d’événements extrêmes probablement causés par le réchauffement climatique.
On peut citer, entre autres, des ouragans comme Irma qui ont dévasté le Texas, la Floride, Porto Rico, St Barth et St Martin. La mauvaise nouvelle, c’est que les climatologues affirment que les conditions météorologiques sévères observées cette année ne sont probablement que le début d’une longue série.
Les pires inondations jamais vues depuis des années frappent actuellement le Vietnam, avec un nombre de morts qui s’élève actuellement à 54 ; 39 personnes sont portées disparues, et une autre tempête menace le pays. Le pays souffre d’un nombre incroyable d’événements météorologiques défavorables. Au début de l’année 2016, en quelques mois, le Vietnam est passé de l’hiver le plus froid de son histoire dans le nord à la plus grave sécheresse dans les régions du centre et du sud. Ensuite, les intempéries ont provoqué de graves inondations dans de nombreuses régions, les provinces centrales et la côte étant les plus touchées. Le changement climatique a été tenu pour responsable de ces événements extrêmes et les climatologues pensent qu’ils vont devenir de plus en plus fréquents
Le réchauffement de la planète est également tenu pour responsable des incendies dévastateurs dans le nord de la Californie. Une longue sécheresse et un été record ont créé les conditions favorables aux feux de forêts.
Ces incendies ont ravagé la région viticole de la Californie du Nord, détruisant au moins 3.500 habitations et autres structures. Des dizaines de personnes sont mortes et des centaines sont portées disparues. Au moins 400 personnes sont portées disparues dans le seul comté de Sonoma où un incendie a détruit des milliers de maisons à Santa Rosa, une ville d’environ 175 000 habitants à environ 80 km au nord-ouest de San Francisco.
La cause des incendies fait l’objet d’enquêtes. Certains médias locaux ont évoqué la possibilité de la chute de lignes électriques. Indépendamment des causes, il y a de fortes chances que le changement climatique ait facilité la propagation de ces incendies. Le facteur le plus évident est la hausse des températures. L’air plus chaud fait remonter l’humidité des plantes, des arbres et du sol, en créant des conditions parfaites pour alimenter les feux de forêt. D’autres facteurs climatiques peuvent également entrer en jeu, y compris la diminution des précipitations et l’amincissement du manteau neigeux en montagne.
Malgré tous ces événements extrêmes qui ont frappé les États-Unis, peu de progrès ont été réalisés jusqu’à présent pour réduire l’impact du changement climatique. Scott Pruitt vient d’annuler le Clean Power Plan du président Obama et Donald Trump refuse de prendre en compte les décisions de la COP 21 de Paris. Les régions de l’Arctique et de l’Antarctique fondent, tout comme les glaciers. Le niveau des océans va continuer à augmenter. On s’en moque !

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In the past weeks, there has been an accumulation of extreme events most likely caused by climate change and global warming.

Among others, hurricanes like Irma have devastated Texas, Florida, Puerto Rico, St Barts and St Martin. The bad news is that climatologists affirm that the severe weather conditions seen this year may just be the beginning of a gloomy future.

The worst floods in years are currently striking Vietnam, with a death toll that rises to 54, with 39 people missing, as another storm approaches. The country is suffering from even more adverse weather events than ever before. Early in 2016, within months, the country went from the coldest winter in history in the north, to the most severe drought in a century in the central and southern regions. Then came consecutive downpours that caused severe floods in many parts of the country, with central provinces along the coast hit the hardest. Climate change has been blamed for these extraordinary events and many warn that they can become more common, or even become the norm.

Global warming is also held responsible for the devastating wildfires in northern California. A long drought and a record hot summer set the conditions for a brutal wildfire season.

The Fires have ravaged Northern California’s wine country, destroying at least 3,500 structures. Tens of people have died and hundreds are missing. At least 400 people are reported missing in Sonoma County alone, where a fire wiped out thousands of homes in Santa Rosa, a city of about 175,000 people roughly 80 km northwest of San Francisco.

The cause of the fires remains under investigation, but some local media reports raised the possibility that downed power lines may have played a role. Regardless of what produced the initial sparks, however, there is a good chance that climate change made it easier for those fires to spread. The most obvious factor of global warming that increases wildfire risk is higher temperatures. Warmer air draws moisture from plants, trees, and soil, increasing fuel aridity. This provides the dry fuel and conditions that feed wildfires. Other climatic factors can also contribute, including decreased rainfall and reduced or earlier-melting mountain snowpack.

Despite all these extreme events that have hit the U.S., little has been done so far to reduce the impact of climate change. Scott Pruitt has just cancelled President Obama’s Clean Power Plan and Donald trump refuses to take into account the decisions of the Paris Climate agreement. The Artic and Antarctic regions are melting, so are the glaciers. Oceans will keep rising. Who cares?

Les glaciers (ici en Alaska): De précieux témoins du réchauffement climatique

(Photo: C. Grandpey)

 

Le gaz carbonique dans le Pacifique sud : une bombe à retardement // Carbon dioxide in the South Pacific : a time bomb

Une équipe internationale de l’Institut Alfred Wegener a découvert une énorme quantité de gaz carbonique accumulée dans l’Océan Pacifique. Certains parlent de « monstre marin endormi ». C’est en fait une importante accumulation de gaz carbonique, formée durant la période glaciaire, qui commence à refaire surface dans la partie sud de l’Océan Pacifique. Ce gaz à effet de serre s’est accumulé pendant 800 000 ans, suite à la chute de la température ambiante.

Cet important réservoir de dioxyde de carbone se situe à une profondeur de 2000 à 4300 mètres dans le sud de l’Océan Pacifique. Les scientifiques ont prélevé des échantillons dans cette région car la courbe d’analyse du dioxyde de carbone a montré qu’à la fin de la dernière ère glaciaire de grandes quantités de ce gaz ont été libérées dans l’atmosphère.

Ce réservoir inquiète l’équipe de chercheurs car il semblerait qu’il remonte petit à petit et qu’il constitue donc une « bombe à retardement ». En effet, une fois remonté à la surface, ce gaz s’échappera progressivement dans l’atmosphère et contribuera donc au réchauffement climatique.

Si le gaz carbonique remonte à la surface, c’est parce que le sud de l’Océan Pacifique est un endroit où les courants océaniques permettent à l’eau des grandes profondeurs de remonter à la surface pendant une courte période. Il s’agit d’une période durant laquelle les masses d’eau riches en carbone libèrent le dioxyde de carbone qu’elles avaient stocké, contribuant ainsi à l’effet de serre et au réchauffement de la planète. Il est donc question d’une menace climatique à l’échelle mondiale car le réservoir contiendrait, selon les scientifiques, de l’Institut, 60 fois plus de carbone que l’atmosphère pré-industrielle.

Régulièrement, les signes du réchauffement climatique sont visibles dans l’Océan Pacifique. Aux Iles Salomon, la disparition de cinq îles à cause de la montée des eaux et de l’érosion côtière a alerté la communauté internationale.
En mai 2016, sur les côtes du Chili, une « marée rouge » fut à l’origine de la mort de millions de poissons. Dans ce pays, le mois d’avril 2016 a été le plus chaud jamais enregistré. En plein phénomène El Niño, des millions de poissons ont ainsi été retrouvés morts suite à une pollution aux algues qui a des conséquences sur toute l’économie locale.

Source : Différents organes de presse dont Science Post.

En cliquant sur le lien ci-dessous, vous verrez une très intéressante animation montrant l’évolution des températures à l’échelle mondiale entre 1850 et 2016. On distingue parfaitement deux années charnières dans cette évolution – 1976 et 1990 – qui ont vu le phénomène s’accélérer rapidement. Le graphique en entonnoir est très révélateur de l’évolution de la situation.

http://www.climate-lab-book.ac.uk/2016/spiralling-global-temperatures/

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An international team from the Alfred Wegener Institute has discovered an enormous amount of carbon dioxide accumulated in the Pacific Ocean. Some speak of « a sleeping sea monster. » It is in fact an important accumulation of carbon dioxide, formed during the ice age, which is beginning to resurface in the southern part of the Pacific Ocean. This greenhouse gas accumulated for 800 000 years, following the fall in ambient temperature.
This large reservoir of carbon dioxide is located at a depth between 2000 and 4300 metres in the southern Pacific Ocean. Scientists have collected samples in this region because the carbon dioxide curve showed that by the end of the last ice age large quantities of this gas were released into the atmosphere.
This reservoir worries the team of researchers because it seems to be gradually rising toward the surface and thus constitutes a « time bomb ». Indeed, once it has reached the surface, this gas will gradually escape into the atmosphere and thus contribute to global warming.
The reason is that the southern Pacific Ocean is a place where ocean currents allow deep water to rise to the surface for a short period of time. This is a time when carbon-rich water bodies release the carbon dioxide they have stored, contributing to the greenhouse effect and global warming. It is therefore a global climate threat because the reservoir probably contains, according to the scientists of the Institute, 60 times more carbon than the pre-industrial atmosphere.
Regularly, signs of global warming are visible in the Pacific Ocean. In the Solomon Islands, the disappearance of five islands due to rising water levels and coastal erosion alerted the international community.
In May 2016, on the coast of Chile, a « red tide » caused the death of millions of fish. In this country, April 2016 was the hottest ever recorded. In the midst of the El Niño phenomenon, millions of fish have been found dead due to seaweed pollution, which has consequences for the entire local economy.
Source: Various news media including Science Post.

By clicking on the link below you will see a very interesting animation showing the evolution of the world temperatures between 1850 and 2016. We can clearly distinguish two pivotal years in this evolution – 1976 and 1990 – when the phenomenon accelerated rapidly. The funnel shape of the chart is very revealing of the evolution of the situation.
http://www.climate-lab-book.ac.uk/2016/spiralling-global-temperatures/

 

Images de l’iceberg géant en Antarctique // Images of the giant iceberg in Antarctica

Tout le monde se rappelle qu’en juillet 2017 l’un des plus grands icebergs jamais observés, d’une taille équivalente au département de la Lozère en France, s’est détaché de la plate-forme glaciaire Larsen C dans le nord-ouest de l’Antarctique.
L’événement, qui a eu lieu pendant la nuit de l’hiver antarctique, a été détecté à l’aide d’instruments satellitaires capables de percer l’obscurité. À l’aube du printemps austral, les scientifiques peuvent maintenant voir le nouvel iceberg à la lumière du jour.
La première photo satellite prise de jour a été diffusée par la NASA le 11 septembre, grâce au Spectroradiomètre d’imagerie – ou MODIS – embarqué sur le satellite Terra. Peu de temps après, d’autres satellites de la NASA, y compris le Landsat 8, ont obtenu de nouvelles images publiées par la NASA le 30 septembre.
Les nouvelles images montrent que l’iceberg s’est divisé en morceaux plus petits et révèlent qu’il a commencé à s’éloigner de la plate-forme glaciaire qui l’a vu naître, poussé par les vents du large. Bien que le vêlage des icebergs proprement dit soit un événement essentiellement naturel, il menace néanmoins d’accélérer la fonte de la glace dans la région, provoquée par le réchauffement climatique.

https://earthobservatory.nasa.gov/IOTD/view.php?id=91052

A l’origine, l’iceberg, connu sous le nom de A-68A, avait une superficie d’environ 5 700 kilomètres carrés. À la fin du mois de juillet, il a perdu plusieurs morceaux en se déplaçant lentement dans la mer. L’un de ces morceaux est maintenant connu sous le nom de A-68B, selon le National Ice Center qui suit les déplacements des gros icebergs car ils représentent un danger pour les navires. (voir la photo ci-dessous)
Les scientifiques expliquent que de nouvelles fractures sont apparues sur la plate-forme Larsen C, ce qui pourrait annoncer de nouveaux vêlages dans les mois à venir. Celui de l’iceberg A-68A menace d’accélérer la fonte de la glace dans la région en affaiblissant la plate-forme et les glaciers derrière elle.

Comme je l’ai déjà mentionné, la fonte et la rupture de la plate-forme glaciaire n’affectent pas directement le niveau global des océans car la glace flottait déjà avant le vêlage. Cependant, lorsque des plates-formes comme Larsen C fondent, elles ne retiennent plus les glaciers terrestres derrière elles. Ils peuvent avancer plus rapidement dans la mer, ce qui contribue à faire monter le niveau des océans.

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Everybody can remember that in July 2017 one of the largest icebergs ever recorded — measuring in at about the size of Lozère in France broke off the Larsen C Ice Shelf in northwest Antarctica.

The event, which took place during the darkness of the Antarctic winter, was detected using satellite instruments that could pierce the darkness to sense the ice below. As the austral spring dawns, scientists are now able to see the new iceberg during the daytime.

The first daytime satellite photo to be released by NASA came on September 11th , via the Moderate Resolution Imaging Spectroradiometer, or MODIS on NASA’s Terra satellite. Soon after, other NASA satellites, including Landsat 8, captured detailed images that NASA published on September 30th.

The new data shows how the massive iceberg has split into smaller pieces and reveals that it has begun to push away from the ice shelf that birthed it, thanks to offshore winds.  While the iceberg calving event itself is likely mostly natural, it nevertheless threatens to speed up the already quickening pace of ice melt in the region due in large part to global warming.

https://earthobservatory.nasa.gov/IOTD/view.php?id=91052

In its original shape, the iceberg was about 5,700 square kilometres in area. In late July, the main iceberg, known as A-68A, lost several chunks of ice as it began to slowly drift out to sea. One of those large chunks is now known as A-68B, according to the National Ice Center, which tracks large icebergs because they pose a danger to ships. (see photo below)

Scientists reveal that new cracks are developing on the Larsen C ice shelf, potentially signalling additional breakup events in the coming months to years.

The calving of the A-68A iceberg threatens to speed up the already quickening pace of ice melt in the region by leaving the ice shelf and the glaciers behind it in a weakened state, with new cracks that may develop additional icebergs in the future.

As I put it before, the melting of the ice shelf does not affect global sea levels directly, since the ice was already floating before the calving event. However, when ice shelves like Larsen C melt, they can free up the ice of land-based glaciers behind them to flow faster into the sea, which does raise sea levels.

Image acquise le 16 septembre 2017 par le satellite Landsat 8 (Crédit photo: NASA)

Le réchauffement climatique fait s’effondrer les flancs des montagnes // Mountain slopes collapse because of global warming

Dans une note mise en ligne le 11 septembre, j’indiquais que sous l’effet du réchauffement climatique dans les Alpes, la langue terminale du glacier suisse de Trift, dans le Valais s’était effondrée, sans faire de victimes ni de dégâts.

En juin 2016, tout un pan de montagne de 1 200 mètres de hauteur s’est effondré dans le Parc National de Glacier Bay en Alaska, répandant des matériaux sur environ 20 kilomètres carrés sur le Glacier Lamplugh, et en générant un signal sismique aussi puissant qu’un séisme de magnitude M 5,2.
En 2015, la paroi d’une autre montagne du Parc s’est effondrée elle aussi, avec quelque 220 millions de tonnes de roches qui sont allées d’écraser sur un autre glacier et dans le fjord en dessous. Ce fut le plus grand glissement de terrain non volcanique jamais observé en Amérique du Nord. Il a déclenché un tsunami avec une vague de 180 mètres de hauteur qui a dépouillé de leurs feuilles tous les arbres des montagnes autour. Les scientifiques disent que ces glissements de terrain majeurs doivent être pris au sérieux car ils pourraient devenir une menace pour les navires de croisière et les kayaks qui fréquentent parfois ces fjords.
Une étude des avalanches de roches dans la partie occidentale du Parc National de Glacier Bay a révélé que la probabilité de glissements de roches couvrant environ 5 kilomètres carrés a doublé au cours des cinq dernières années. Au fur et à mesure que le climat s’est réchauffé, les caractéristiques des avalanches de roches dans la région ont changé. Elles sont de plus grande  ampleur et parcourent de plus longues distances. L’étude a examiné les 24 avalanches de roches qui se sont produites de 1984 à 2016 dans la partie ouest du Parc National de Glacier Bay en utilisant des images satellitaires pour la cohérence des mesures au cours des 30 années écoulées.
Selon l’étude, la cause de ces avalanches de roches est le dégel de la glace qui remplit les fissures, les crevasses et les fractures des roches des montagnes. C’est ce qu’on appelle le «permafrost de roche». Ce permafrost aide à maintenir les pentes escarpées dans leur état, de sorte que la fonte, ou seulement l’amollissement, de cette glace déstabilise la roche.
La perte d’épaisseur des glaciers est probablement un autre facteur de déstabilisation. En effet, les glaciers moins épais soutiennent moins bien les pentes des montagnes.
L’étude met en parallèle la taille croissante des avalanches de roches à Glacier Bay et la tendance au réchauffement climatique sur le long terme. Les grandes avalanches ont commencé environ deux ans après que la température maximale annuelle de la zone se soit élevée au-dessus du point de congélation.
La tendance ne se limite pas aux limites du Parc National de Glacier Bay. On observe de tels événements dans toute la région montagneuse du sud-est de l’Alaska et les régions voisines du Canada. Ils sont suivis de près par un système sismique créé par des scientifiques  du Lamont-Doherty Earth Observatory.de l’Université de Columbie Britannique.
Au Groenland en juin 2017, quatre personnes ont été tuées par un tsunami qui a été déclenché par une avalanche de roches dans un fjord. L’événement a généré un signal sismique semblable à celui d’un tremblement de terre de magnitude M 4.1, et une vague de plus de 90 mètres de hauteur a frappé un village de pêcheurs.
Source: Alaska Dispatch News.

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In a note released on September 11th, I indicated that because of global warming in the Alps, the front of the Trift Glacier, in the Swiss province of Valais, had collapsed without killing anybody, nor causing major damage.

In June 2016, a 1,200 metre mountain slope in Glacier Bay National Park collapsed in Alaska, spreading rock over about 20 square kilometres over the Lamplugh Glacier and creating a seismic signal as powerful as a magnitude-5.2 earthquake.

The year before, the face of another park mountain peeled off and sent about 220 million tons of rock and debris crashing onto another glacier and into the fjord below. The biggest non-volcanic North American landslide on record, it triggered a local tsunami that rose to 180 metres and stripped alders off high hillsides. Scientists say these massive rock slides should be taken seriously as they may become a threat to cruise ships and kayakers that sometimes head into wilderness bays.

A study of rock avalanches in the western part of Glacier Bay National Park found that the likelihood of large slides covering about 5 square kilometres has at least doubled in the last five years. As the climate has warmed, characteristics of the region’s rock avalanches have changed. They are bigger, and travelling farther. The study examined the 24 rock avalanches that happened from 1984 to 2016 in western Glacier Bay National Park, and used satellite imagery for consistency in measurements over the three decades.

The likely reason of the rock avalanches, says the study, is thaw of the ice that fills the mountains’ rock cracks, crevices and fractures, referred to as « rock-permafrost. » The rock-permafrost helps hold steep slopes intact, so thaw or even softening of that ice destabilizes the rock.

Glacial thinning is likely a secondary factor. Thinned glaciers are less effective at propping up mountain faces.

The study correlates the increasing size of Glacier Bay rock avalanches to a long-term warming trend. The large avalanches began about two years after the area’s annual maximum temperature shifted above freezing.

The trend extends beyond park boundaries. The whole mountainous region of Southeast Alaska and neighbouring parts of Canada has emerged as a hot spot for such events – now closely tracked by a seismic system created by scientists at Columbia University’s Lamont-Doherty Earth Observatory.

In Greenland in June 2017, four people were killed by a tsunami that was triggered when a rockslide dropped from a mountain slope into a fjord. There, the rockslide creating a seismic signal similar to that of a magnitude-4.1 earthquake, and a wave rising more than 90 metres struck a fishing village.

Source: Alaska Dispatch News.

Vue de l’avalanche de roches dans le Parc national de Glacier Bay le 28 juin 2016, avec la masse de matériaux qui est venue s’échouer à la surface du Lamplugh Glacier.

La photo a été prise par Paul Swanstrom, propriétaire de l’agence Mountain Flying Service, que je salue ici. C’est un pilote hors pair avec lequel j’ai effectué plusieurs survols de la région.