Le recul du Glacier Blanc (Massif des Ecrins / Hautes Alpes) // The retreat of the Glacier Blanc (Massif des Ecrins / Hautes Alpes)

Le recul des glaciers est devenu une évidence. Il faut vraiment être aveugle pour ne pas de rendre compte de la situation catastrophique dans les Alpes. Comme on peut le lire fort justement dans un article paru ces jours-ci dans Le Dauphiné, « le passé glorieux des glaciers se lit sur des photos en noir et blanc. » Aujourd’hui, ils se font plus discrets et se retirent inexorablement, à l’image de la Mer de Glace à Chamonix ou encore du Glacier Aletsch dans les Alpes suisses.

Confirmant cette tendance, le bilan de masse annuel du glacier Blanc dans le Parc des Ecrins (Hautes Alpes) vient de révéler la deuxième fonte estivale la plus forte en dix-sept ans. Les agents du parc national des Écrins (PNE) carottent en mai, sondent en août et septembre, analysent en octobre. Sans surprise, ils constatent que la Glacier Blanc souffre. En 2017, on enregistre une ablation de 2,79 mètres, après celle de 2003 qui atteignait 3,54 mètres. En clair, le recul en 2017 du front du glacier s’élève actuellement à 44 mètres. Quant au niveau du glacier, il est plus bas de 1,40 mètre par rapport à 2016. En moyenne, chaque année, le glacier Blanc perd sept mètres en épaisseur au niveau de l’extrémité de la langue glaciaire que l’on peut voir sur les photos ci-dessous, prises depuis le célèbre Pré de Madame Carle en septembre 2017 .

Source : Le Dauphiné.

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There is no doubt the glaciers are retreating. You really have to be blind to ignore the disastrous situation in the Alps.. As one can quite rightly read in an article published these days in Le Dauphiné, « the glorious past of glaciers can be read in black and white photos. Today, they are more discreet and retreat inexorably, like the Mer de Glace in Chamonix or the Aletsch Glacier in the Swiss Alps.
Confirming this trend, the annual mass balance of the Glacier Blanc in the Parc des Ecrins (Hautes Alpes) has just revealed the second fastest summer melting in seventeen years. The agents of the National Park of Ecrins (PNE) installed probes in May, took them out in August and September, and analyzed the results in October. Not surprisingly, they found that the Glacier Blanc was suffering. In 2017, there was a 2.79-meter reduction, after the 3.54-meter reduction in 2003. To put it shortly, the 2017 retreat of the glacier front is currently 44 meters. As for the level of the glacier, it is 1.40 meters lower than in 2016. On average, each year, the Glacier Blanc loses seven meters in thickness at the end of the glacier tongue that we can see in the photos below, taken from the famous Pré de Madame Carle in September 2017.
Source: Le Dauphiné.

Photos: C. Grandpey

Lutte contre l’érosion côtière en France // The fight against coastal erosion in France

Les climato-sceptiques devraient observer les côtes françaises. Sous l’effet du réchauffement climatique et de la hausse du niveau des océans qu’il provoque, nos côtes sont en recul du fait de l’érosion du littoral. En 50 ans, la France a perdu 26 kilomètres carrés de territoire.

Pour remédier à ce phénomène, les élus cherchent des solutions. L’une d’elles consiste à essayer de fixer le trait de côte avec des rochers comme avec des digues. Une autre méthode consiste à travailler avec la nature. On peut réensabler les plages, ou planter de la végétation dans les dunes. Les racines vont retenir les sédiments et lutter contre l’érosion.

Jusque dans les années 1970, on a essayé de contrer la mer avec des constructions rigides. Dans une commune de l’Hérault, une muraille de sable a été érigée sur une plage de sable. Le problème, c’est que deux ans plus tard, les vagues ont rogné la construction sur une dizaine de mètres. Au final, la muraille qui était censée protéger la plage est elle-même victime de l’érosion. Depuis quelques années, on s’est rendu compte qu’il valait mieux faire avec la mer et la nature en privilégiant le réensablement.

C’est la technique mise en œuvre à Gouville-sur-Mer dans la Manche où 7 000 mètres cubes de sable ont été déversés par huit camions entre des boudins de deux mètres de hauteur. L’objectif est de rehausser la plage pour briser les attaques de la mer. Tout ce sable vient de la plage voisine d’Anneville-sur-Mer. Le coût total du chantier s’élève à 700 000 euros. La commune de 2 000 habitants assume plus de la moitié du coût. Il s’agit d’un enjeu touristique pour le camping qui se situe derrière, mais pas seulement, car à Gouville-sur-Mer, toute l’économie repose sur l’huître. Les usines ostréicoles représentent 700 emplois en pleine saison et 35 entreprises familiales. Or, ces usines sont toutes sous le niveau de la mer (!!), protégées uniquement par un cordon de dune qui s’amenuise d’année en année. Si rien n’est fait, dans quelques années, la mer sera à l’intérieur des bâtiments.

Source : France Info.

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Climate-skeptics should observe the French coasts. As a result of global warming and rising sea levels, our coasts are declining due to coastal erosion. In 50 years, France has lost 26 square kilometres of territory.
To remedy this phenomenon, local authorities are looking for solutions. One of them is to try to fix the coastline with rocks like dikes. Another method is to work with nature. One can re-sand the beaches, or plant vegetation in the dunes. The roots will retain sediment and fight against erosion.
Until the 1970s, technicians tried to counter the sea with rigid constructions. In a commune of the Hérault, a wall of sand was erected on a sandy beach. The problem was that, two years later, the waves had cut the construction by about ten metres. In the end, the wall that was supposed to protect the beach was itself a victim of erosion. In recent years, authorities realized that it was better to do with the sea and the nature by favouring re-sanding.
This is the technique implemented in Gouville-sur-Mer (Manche) where 7,000 cubic metres of sand were dumped by eight trucks between two-meter-high puddles. The goal is to raise the beach to break the attacks of the sea. All this sand comes from the nearby beach of Anneville-sur-Mer. The total cost of the project is 700,000 euros. The municipality of 2,000 inhabitants assumes more than half the cost. This is a tourist issue for the campsite which is behind the dune, but not only, because in Gouville-sur-Mer, the entire economy is based on the oyster industry. The oyster factories represent 700 jobs in high season and 35 family businesses. However, these factories are all under the sea level (!!), protected only by a cord of dune that is shrinking from year to year. If nothing is done, in a few years, the sea will be inside the buildings.
Source: France Info.

Google Maps

Le réchauffement climatique frappe Les Deux Alpes (Isère) // Climate change strikes Les Deux Alpes (Isère / France)

Pour la première fois depuis 40 ans, le glacier des Deux-Alpes est à nu. Le domaine skiable n’ouvrira pas pour les vacances de la Toussaint. Comme le fait remarquer Météo France, la météo de ces derniers mois, caractérisée par de fortes chaleurs et l’absence de précipitations, a généré une dégradation du domaine skiable d’altitude. Les faibles perturbations annoncées en fin de semaine prochaine seront de toute évidence insuffisantes pour inverser la tendance.

En conséquence, la station propose de dévaler les pentes en VTT plutôt que de chausser les skis, avec un télésiège ouvert gratuitement. Pour les vacances de la Toussaint, les commerces qui avaient prévu d’ouvrir n’ont pas renoncé. La plupart gardent espoir malgré tout.

Pour tenter de préserver le ski, la station est en train de mettre en place des enneigeurs. Les premiers essais ont eu lieu dans la nuit de vendredi 20 à samedi 21 octobre. Ces canons à neige, comme ailleurs dans les Alpes, n’utilisent pas l’eau destinée à la consommation. Aux Deux Alpes, on utilise l’eau qui provient de la fonte du glacier. On la transforme en neige quand les conditions de froid sont réunies et on l’étale sur le glacier.

Comme je l’ai indiqué précédemment, le réchauffement climatique risque de devenir un grave problème pour les stations de sports d’hiver. Celles situées en basse et moyenne altitude tirent la langue pour s’en sortir. Celles situées en haute altitude installent des canons à neige de plus en plus haut sur la montagne.

Source : France 2 & France Info.

Le problème concerne l’ensemble des massifs montagneux, y compris l’Himalaya. Un excellent documentaire diffusé actuellement par la chaîne Ushuaia TV montre parfaitement la situation au Népal où les glaciers fondent avec des lacs qui menacent les vallées, et où la neige remonte le long des pentes des montagnes.

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For the first time in 40 years, theere is no snow on the glacier at the Deux-Alpes. The ski area will not open for the All Saints holidays. As Météo France points out, the weather in recent months, characterized by high temperatures and lack of precipitation, has led to a deterioration of the ski area at a high altitude. The slight precipitations announced at the end of next week will obviously be insufficient to reverse the trend.
As a result, the resort offers downhill mountain biking rather than skis, with a free chairlift. For the All Saints holidays, businesses that had planned to open have not given up.

To try to preserve the ski season, the station is setting up snowmakers. The first tests took place on the night of Friday 20 to Saturday 21 October. These snow cannons, as elsewhere in the Alps, do not use the drinking water. At Les Deux Alpes, they use the water that comes from the melting of the glacier. It is turned into snow when the cold conditions are met and then spread on the glacier.
As I put it earlier, global warming may become a serious problem for ski resorts. Those located at low and medium altitudes find it difficult to survive in winter. Those located at high altitude install snow cannons higher and higher on the mountain.
Source: France 2 & France Info.
The problem concerns all mountain ranges, including the Himalayas. An excellent documentary currently broadcast by Ushuaia TV shows the situation in Nepal, where glaciers are melting with lakes that threaten the valleys, and where snow is getting higher and higher along the slopes of the mountains.

Piste de ski sur le glacier des Deux Alpes (Crédit photo: Wikipedia)

Les glaciers à Vendôme (Loir-et-Cher) !

J’aurai le plaisir de proposer une conférence intitulée « Glaciers en péril – Les effets du changement climatique »  aujourd’hui  vendredi 20 octobre 2017 à 14h30 à la salle polyvalente du Centre de soins André Gibotteau – Boulevard Kennedy à Vendôme (Loir-et-Cher).

Mes propos seront suivis de la projection de « Glaciers d’Alaska, un monde en péril » illustrant la situation glaciaire dans cet Etat.

Livres et CD seront proposés au public à l’issue de la séance.

Glacier Sawyer (Alaska)  [Photo: C. Grandpey}