Réchauffement climatique? Ils s’en fichent! // Climate change? They dont’ care!

Une récente décision de justice en Australie confirme l’hypocrisie des responsables politiques en matière de réchauffement climatique et confirme qu’ils se fichent éperdument de la catastrophe qui nous pend au nez

En 2020, un groupe de lycéens australien avait fait valoir que la ministre australienne de l’Environnement aurait dû prendre en compte les conséquences du changement climatique sur les enfants lorsqu’elle a approuvé de nouveaux projets d’exploitation de combustibles fossiles, en particulier d’une mine de charbon. Un juge leur avait alors donné raison, estimant que la ministre doit « éviter de causer des dommages corporels ou la mort » aux moins de 18 ans en raison des « émissions de dioxyde de carbone dans l’atmosphère terrestre ». Le ministère de l’Environnement avait aussitôt fait appel de ce premier jugement.

Comme on pouvait s’y attendre, c’était le pot de terre contre le pot de fer. Le 15 mars 2022, la Cour fédérale s’est rangée du côté du ministère et a invalidé le premier jugement, en raison notamment de « l’augmentation minime du risque » que représente la mine de charbon Vickery au centre de l’affaire.

Les lycéens sont très affectés par cette décision de justice et leur porte-parole rappelle que l’Australie a récemment été confrontée a de gigantesques incendies de végétation et à des inondations de grande ampleur. Elle ajoute que « brûler du charbon rend les incendies de forêt et les inondations plus catastrophiques et plus meurtriers. Quelque chose doit changer. »

Les avocats des lycéens doivent décider s’ils interjettent appel auprès de la plus haute instance judiciaire du pays. En attendant, c’est silence radio au niveau du gouvernement australien qui a affirmé en novembre 2021 que le pays continuera à vendre du charbon pendant « des décennies ». Il est prévu que la production australienne de charbon augmente au moins jusqu’en 2030. Le ministre australien des Ressources na assuré que son pays bénéficiait de la meilleure qualité de charbon au monde. La messe est dite.

Source: Presse internationale.

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A recent court decision in Australia shows the hypocrisy of government officials about climate change and confirms that they do not care a straw about the impending disaster.

In 2020, a group of Australian high school students argued that Australia’s Environment Minister should have considered the impact of climate change on children when approving new fossil fuel projects, particularly a coal mine. A judge had then given them reason, estimating that the minister should « avoid causing body harm or death » to those under 18 because of « emissions of carbon dioxide into the Earth’s atmosphere ». The Ministry of the Environment immediately appealed against this first judgment.
As expected, it was the earthen pot against the iron pot. On March 15th, 2022, the Federal Court sided with the ministry and invalidated the first judgment, in particular because of the « minimal increase in risk » represented by the Vickery coal mine at the center of the case.
High school students are very disappointed by this court decision and their spokesperson recalls that Australia has recently been confronted with gigantic wildfires and large-scale floods. She adds that « burning coal makes forest fires and floods more catastrophic and deadlier. Something has to change. »
Lawyers for the high school students must decide whether to appeal to the country’s highest court. In the meantime, there is no comment from the Australian government, which claimed in November 2021 that the country will continue to sell coal for « decades ». Australia’s coal production is expected to increase until at least 2030. Australia’s Resources Minister has assured that his country has the best quality coal in the world.
Source: International Press.

L’extension de la mine Vickery permettrait d’extraire 25 % de charbon en plus. (Source : Whitehaven Coal)

Une autre conséquence du réchauffement climatique // Another consequence of global warming

Voici une autre conséquence inattendue, mais assez logique, du réchauffement climatique. Selon une nouvelle étude publiée dans Scientific Reports, la hausse des températures entraînera une augmentation du nombre de personnes souffrant de calculs rénaux, une affection douloureuse provoquée par la chaleur et la déshydratation.
Des chercheurs se sont appuyés sur deux scénarios climatiques pour estimer le risque de calculs rénaux liés à la chaleur et à l’humidité d’ici la fin du siècle en Caroline du Sud, un État du sud-est des États-Unis qui a actuellement un taux de lithiase urinaire plus élevé que la moyenne aux États-Unis. Dans le pays, environ une personne sur 10 souffre de calculs rénaux à un moment donné, et ce nombre augmente en allant vers le sud.
Selon des chercheurs du Children’s Hospital de Philadelphie, le nombre de cas de calculs rénaux augmentera entre 2,2% et 3,9% selon que les émissions de gaz à effet de serre se poursuivent au rythme actuel ou sont ramenées à un niveau intermédiaire.
Les calculs rénaux sont causés par des dépôts de minéraux (principalement du calcium) qui se développent dans l’urine. Ils sont extrêmement douloureux lors du passage dans les voies urinaires. L’incidence de la maladie a augmenté au cours des deux dernières décennies, en particulier chez les personnes de couleur, les femmes et les adolescents.
Les changements de régime alimentaire et de mode de vie ont contribué au développement de la maladie, mais des recherches antérieures ont démontré que des températures ambiantes élevées augmentent le risque. Le nombre de personnes sollicitant une aide médicale pour des calculs rénaux augmente après les journées très chaudes où le risque de déshydratation est davantage présent.
On ne parle pas beaucoup de l’impact du changement climatique sur la santé humaine, en particulier lorsqu’il s’agit des enfants, mais avec le réchauffement de la planète de plus en plus de personnes seront malades et hospitalisées.
Source : Yahoo News.

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Here is another unexpected but fairly logical consequence of global warming on our planet. According to a new study published in Scientific Reports, rising temperatures will lead to a rise in people suffering from kidney stones, a painful medical condition exacerbated by heat and dehydration.

Researchers used d two climate scenarios to estimate the burden of heat and humidity related kidney stone disease by the end of the century in South Carolina, a state in the south-east US which currently has a higher than average incidence rate. In the US, about one in 10 people suffers from kidney stones at some point, and the incidence increases from north to south.

According to researchers at the Children’s Hospital of Philadelphia, the number of cases will increase between 2.2% and 3.9% depending on whether greenhouse gas emissions continue at the current rate or are cut to an intermediate level.

Kidney stones are caused by hard deposits of minerals (mostly calcium) that develop in concentrated urine which are extremely painful when passing through the urinary tract. The incidence of the condition has escalated over the past two decades, particularly among people of colour, women and adolescents.

Diet and lifestyle changes have contributed to the rise in the condition, but prior research has demonstrated that high ambient temperatures increase the risk. The number of people seeking medical help for kidney stones escalates following very hot days when the risk of dehydration multiplies.

With climate change, there is not much talk about the impact on human health, particularly when it comes to children, but a warming planet will have significant effects on human health,

Source: Yahoo News.

 

Source: Wikipedia

La forêt amazonienne et les glaciers // The Amazonian rainforest and the glaciers

Quel est l’intérêt d’écrire un article à propos de la forêt amazonienne sur un site dédié aux volcans et aux glaciers ? Je vais vous l’expliquer.
Une étude basée sur des données satellitaires de 1991 à 2016, publiée dans la revue Nature Climate Change, nous explique que la forêt amazonienne éprouve les pires difficultés à se remettre des dégâts causés par les sécheresses, les incendies et surtout la déforestation. Environ un cinquième de la forêt tropicale a déjà disparu, par rapport aux niveaux préindustriels. L’étude a été effectuée par des chercheurs de l’Université d’Exeter, l’Institut de Potsdam pour la recherche sur l’impact climatique (PIK) et l’Université technique de Munich.
Les scientifiques expliquent que de vastes étendues de forêt amazonienne pourraient se transformer en savane qui est beaucoup moins efficace que la forêt tropicale pour absorber le dioxyde de carbone de l’air. Rappelons que la forêt amazonienne est un puits de carbone géant. Sans elle, on assisterait à une très forte concentration de ce gaz dans l’atmosphère et un emballement certain du réchauffement climatique.
Des études antérieures ont déjà montré que certaines parties de l’Amazonie émettent désormais plus de dioxyde de carbone qu’elles ne peuvent en absorber. On peut lire dans la nouvelle étude que « les arbres ne sont plus en bonne santé et la forêt pourrait très bientôt atteindre un point de basculement avec une perte d’arbres à grande échelle ». Les chercheurs ont observé des signes de perte de résilience dans plus de 75 % de la forêt. Les arbres mettent plus de temps à se remettre des effets des sécheresses dues en grande partie au changement climatique ainsi qu’aux impacts humains tels que la déforestation et les incendies.
On ne peut pas dire avec exactitude quand le point de basculement – tipping point en anglais – se produira, mais on sait d’ores et déjà que les conséquences en matière de changement climatique, biodiversité et pour la région seront « dévastatrices ». En effet, une fois le processus commencé, l’étude indique qu’en quelques décennies une « partie importante » de l’Amazonie pourrait se transformer en savane, autrement dit un écosystème très différent composé d’un ensemble de prairies et d’arbres. Cela aurait des conséquences très graves à l’échelle mondiale car on estime que quelque 90 milliards de tonnes de CO2 seraient rejetées dans l’atmosphère, soit le double des émissions mondiales actuelles chaque année. Le cycle des pluies serait également perturbé, avec des conséquences sur la production agricole du continent sud-américain. Il serait très compliqué, voire impossible, de revenir en arrière.

En raison de la déforestation, la forêt amazonienne a perdu 13 200 km2 en 2021 ; c’est plus que la superficie de l’Île-de-France. Du jamais vu depuis 15 ans.
L’Amazonie stocke une très importante quantité de carbone et tout ce carbone serait rejeté dans l’atmosphère, ce qui contribuerait alors davantage à la hausse des températures dans le monde, avec à la clé la fonte de la calotte glaciaire et des glaciers. C’est pour cela qu’il existe un lien étroit entre le comportement de la forêt amazonienne et celui des glaciers.

Sources : BBC, France Info.

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What’s the point of writing a post about the Amazonian rainforest on a website dedicated to volcanoes and glaciers? Iam going to explain the relatinship.

A study based on satellite data from 1991 to 2016, published in the journal Nature Climate Change, warns that the Amazon rainforest is losing its ability to bounce back from damage caused by droughts, fires and deforestation. Around a fifth of the rainforest has already been lost, compared to pre-industrial levels. The research was carried out by the University of Exeter, the Potsdam Institute for Climate Impact Research (PIK) and Technical University of Munich.

The researchers explain that large swathes could become sparsely forested savannah, which is much less efficient than tropical forest at sucking carbon dioxide from the air. The giant forest traps carbon that would otherwise add to global warming.

Previous studies had already shown that parts of the Amazon are now emitting more carbon dioxide than can be absorbed. One can read in the new study that « the trees are losing health and could be approaching a tipping point – basically, a mass loss of trees. » There are signs of a loss of resilience in more than 75% of the forest, with trees taking longer to recover from the effects of droughts largely driven by climate change as well as human impacts such as deforestation and fires.

While it is not clear when that critical point might be reached, the implications for climate change, biodiversity and the local community would be « devastating ». Indeed, once the process begins, the study says it could be a matter of decades before a « significant chunk » of the Amazon is transformed into savannah – a vastly different ecosystem made up of a mixture of grassland and trees. In a few decades the largest tropical forest in the world could be transformed into an immense dry prairie. This would have very serious consequences, on a global scale with some 90 billion tonnes of CO2 released into the atmosphere, twice the current annual global emissions. The rain cycle would also be disrupted, with consequences for agricultural production on the South American continent. It would then be very complicated, if not impossible, to go back. Due to deforestation, the Amazon rainforest lost 13,200 square km in 2021; it’s more than the area of Île-de-France. Unheard of in 15 years.

The Amazon stores lots of carbon and all of that would be released into the atmosphere, which would then further contribute to increasing temperatures and have future effects on global mean temperatures. This would accelerate the melting o the icesheet and the glaciers.

Sources: The BBC, France Info.

Vue aérienne de la forêt amazonienne (Crédit photo: Wikipedia)

Mer de Glace, un glacier en perdition (Photo: C. Grandpey)

La fonte des glaciers de montagne // The melting of mountain glaciers

Selon une nouvelle étude réalisée par des chercheurs britanniques et publiée en février 2022 dans la revue Nature Geoscience, les glaciers de montagne continuent de reculer en raison du changement climatique et sont moins volumineux qu’on ne le pensait auparavant. Cette situation met en danger des millions de personnes qui dépendent des glaciers pour leur approvisionnement en eau.
Par exemple, les chercheurs ont découvert que les glaciers des Andes stockent 23 % d’eau douce en moins par rapport aux estimations précédentes. La plus grande ville de Bolivie, La Paz, avec plus de deux millions d’habitants, dépend fortement des eaux de ruissellement des glaciers pour l’agriculture et pour lutter contre contre la sécheresse.

De la même manière, les autorités péruviennes s’inquiètent de la fonte des glaciers dans leurs montagnes. La disparition de la glace signifierait plus d’eau pour la population, pour l’irrigation et pour l’hydroélectricité. Les agriculteurs devraient quitter les campagnes pour aller vivre à Lima, la capitale, qui dépend également des glaciers pour son approvisionnement en eau.

Comme les glaciers perdent plus de masse en fondant qu’ils n’en gagnent par accumulation de neige en amont, le débit des rivières qui y prennent leur source devient irrégulier, avec parfois des périodes d’inondation, et ces cours d’eau finissent par se tarir, d’abord à basse altitude, puis à des niveaux plus élevés.
La découverte de cette perte de glace est importante et aura des conséquences pour des millions de personnes dans le monde. Cependant, certaines montagnes comme l’Himalaya, ont plus de glace – jusqu’à un tiers – que prévu, ce qui réduira la pression sur les ressources en eau dans la région. À l’échelle mondiale, cependant, l’étude de données satellitaires couvrant 98% des glaciers a révélé que le volume de l’ensemble des glaciers était inférieur de 11% aux estimations précédentes.

Un point positif concerne l’élévation du niveau de la mer, considéré comme l’une des conséquences les plus inquiétantes du réchauffement climatique. Tout au long du 20ème siècle, la fonte des glaciers a été l’une des principales causes de la montée du niveau des océans, sans oublier leur dilatation avec la hausse des températures. La nouvelle étude réduit la contribution potentielle des glaciers à l’élévation du niveau de la mer d’environ 33 à 26 centimètres.
Cette réduction, bien que non négligeable, reste peu de chose par rapport à l’impact de la fonte des calottes glaciaires qui reste la principale cause de l’élévation du niveau de la mer au 21ème siècle. Les étendues de glace de plusieurs kilomètres d’épaisseur qui recouvrent l’Antarctique occidental et le Groenland contiennent suffisamment d’eau pour faire monter le niveau des océans d’environ 13 mètres.

Malgré leur immobilité apparente, les glaciers sont constamment en mouvement; ce sont des rivières de glace qui avancent par gravité. Grâce à l’imagerie satellitaire, les chercheurs ont pu suivre le mouvement de l’ensemble des glaciers de la planète depuis l’espace. Pour créer une base de données à propos de leur écoulement, ils ont étudié plus de 800 000 couples d’images satellites montrant les glaciers avant et après un moment donné, y compris de grandes calottes glaciaires, des glaciers alpins avançant plus rapidement dans des vallées étroites, d’autres à la progression plus lente dans des vallées plus larges, et des glaciers venant vêler dans la mer.
L’analyse des images haute résolution fournies par les satellites de la NASA et de l’Agence spatiale européenne a nécessité plus d’un million d’heures de calculs sur les superordinateurs de Grenoble.

Dans la mesure où il y a moins de glace dans les glaciers sur Terre, ils disparaîtront plus tôt que prévu de sorte que les zones habitées qui dépendent de leur glace et de leur eau subiront plus tôt les effets du changement climatique. Dans sa conclusion, l’étude explique que « dans tous les coins de la planète, la saisonnalité des niveaux d’eau des rivières changera de façon spectaculaire en fonction de la vitesse de fonte des glaciers ».
Source : France 24.

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According to a new study by British researchers released in February 2022 in the journal Nature Geoscience , mountain glaciers shrinking due to climate change are less voluminous than previously understood, putting millions who depend on them for water supply at risk.

For instance, the researchers found that glaciers in the Andes store 23 percent less fresh water compared to earlier estimates. Bolivia’s largest city La Paz, with more than two million inhabitants, is highly dependent on glacier runoff for agriculture and as a buffer against drought. In the same way, Peruvian authorities worry about the melting of glaciers in the country’s mountains. No more ice would mean no water fot the population, for irrigation and for hydroelectricity. Farmers would have to move to Lima, the capital, which also depe,ds on the glaciers for its water supply.

As glaciers lose more mass through melt-off than they gain with fresh snow, water flows become irregular — including periods of flooding — and eventually dry up, first in low altitude mountains, and eventually in higher ones.

The finding of less ice is important and will have implications for millions of people living around the world. Some regions, however, including the Himalayan mountains, were found to have up to a third more ice than thought, which will reduce the pressure on water resources. Globally, however, the satellite-based survey covering 98 percent of the world’s glaciers found that the volume of all glaciers combined was 11 percent smaller than earlier calculations.

One silver lining is the implications for sea level rise, projected to be among the most devastating consequences of global warming. Throughout the 20th century, melting glaciers was one of the main causes of rising ocean levels, along with the expansion of sea water as it warms. The new estimate lowers the potential contribution of glaciers to sea level rise from about 33 to 26 centimetres.

That reduction, while not insignificant, is incidental compared to the impact of melting ice sheets, which have become the main cause of rising sea levels in the 21st century. The kilometres-thick blankets of ice atop West Antarctica and Greenland hold enough frozen water to lift oceans some 13 metres.

Despite their apparent immobility, glaciers are constantly on the move, pushed by gravity. Using satellite imagery, the researchers were able to track the motion of glaciers from space at the global scale. To create an ice flow database, they studied more than 800,000 pairs of before-and-after satellite images of glaciers, including large ice caps, narrow alpine glaciers, slow valley glaciers and fast tidewater glaciers.

The high-resolution images, captured by NASA and European Space Agency satellites, required more than one million hours of computational time on super-computers in Grenoble.

Because there is less ice stored in the world’s glaciers than previously thought, they will disappear earlier than expected, and so the communities that depend on their ice and water will experience the worst effects of climate change sooner. In its conclusion, the study explains that « in every corner of the planet, the seasonality of river water levels will change dramatically as glaciers melt away. »

Source : France 24.

Photos : C. Grandpey