Réchauffement climatique : Vers un été 2026 caniculaire ?

Concentrations de CO2 : 431,64 ppm

Concentrations de CH4 : 1945,85 ppb

Nous approchons de la fin du mois d’avril 2026 et la ville de Limoges près de laquelle j’habite fait actuellement partie des plus chaudes de France. Les températures sont dignes de celles d’un mois d’été. Bien sûr, beaucoup de gens sont ravis. La semaine dernière, alors que je pédalais le long du littoral atlantique, j’ai pu voir que les plages étaient déjà bien garnies, ainsi que les pistes cyclables où beaucoup de vacanciers circulaient bien sûr sans casque. J’ai compris pourquoi cet élément de sécurité n’est pas obligatoire pour les plus de 12 ans. Les vacanciers sont des électeurs.

Cela étant dit, le mercure a flirté avec les valeurs estivales dans le sud-ouest avec plusieurs semaines d’avance, et les climatologues anticipent désormais un été anormalement chaud en France et plus largement en Europe.

Comme disait ma grand-mère, il n’y a plus de saisons. Les épisodes de chaleur surgissent plus tôt, dépassent les seuils traditionnels et fragilisent les territoires. Météo-France a enregistré une température de 30,5°C à Biscarosse (Landes) le lundi 06 avril, ce qui a égalé le record mensuel établi en avril 2011, donc déjà sous l’influence du réchauffement climatique qui a vraiment débuté dans les années 1970. Les 30 °C à Biscarosse sont enregistrés avec environ deux mois d’avance par rapport à la moyenne historique de la ville, située au début juin. Météo-France fait remarquer que ce coup de chaud précoce revient chaque année plus tôt dans le sud-ouest, mais rarement à une telle intensité. Toujours en relation avec les conséquences du réchauffement climatique, le trait de côte a reculé brutalement à Biscarrosse au mois de février 2026,. Alors qu’il perd habituellement jusqu’à deux mètres par an, une dune s’est effondrée sur une vingtaine de mètres, emportant la promenade du front de mer.

Crédit photo: presse régionale

Le 7 avril, date qui m’est chère, le seuil des 25 °C a été observé sur une grande partie du nord de la France.. Que ce soit à Paris ou à Rennes, on se trouvait une douzaine de degrés au-dessus des normales saisonnières qui, rappelons le, ont déjà été relevées le 28 juin 2022.

Le printemps 2026 est chaud, mais le plus inquiétant, c’est que les modèles météorologiques dessinent un été anormalement chaud en France. Le dernier rapport Copernicus en date du 29 avril 2026 indique qu’au moins 95 % de l’Europe a connu des températures supérieures à la moyenne lors de l’année 2025. Les vagues de chaleur deviennent de plus en plus fréquentes et de plus en plus sévères. L’Europe multiplie les records de chaleur et les températures mondiales ont dépassé de 1,47°C le niveau préindustriel. Ces températures nourrissent les catastrophes naturelles, les inondations, les cyclones. L’accord de Paris prévoyait de limiter le réchauffement à 1,5 °C, limite atteinte en 2024, année la plus chaude jamais recensée.

Pour les mois à venir, Copernicus, qui combine huit modèles différents, juge quasi certain que juillet et août dépasseront nettement les températures de référence sur la majeure partie du continent. En juillet, le signal apparaît marqué au nord-ouest et au sud-est. En août, il s’étend à l’ensemble du territoire français. Si des chiffres précis ne peuvent être avancés en ce moment, la convergence des huit simulations rend peu probable un été tempéré. Les anomalies pourraient se traduire par des journées caniculaires plus fréquentes, avec des pointes au-delà de 40 °C dans plusieurs régions.

Un autre facteur doit être pris en compte pour les mois à venir. Comme je l’ai indiqué dans des notes précédents, on assiste au retour du phénomène de réchauffement El Niño dans le Pacifique oriental, ce qui ne manquera pas d’aggraver le scénario à venir. On pense que El Niño pourrait atteindre une intensité record dans la seconde moitié de l’année 2026, avec un prolongement qui annonce une année 2027 de tous les records. Certains spécialistes évoquent même un super El Niño susceptible de redessiner les régimes pluviométriques planétaires. Ce type d’événement, observé en 1997 et 2015, modifie en profondeur la circulation atmosphérique sur tous les continents.

Source: Copernicus

Certes, l’Europe ne subit pas directement les événements extrêmes liées à El Niño, mais elle en ressent les effets indirects. Les étés deviennent plus secs et les dômes de chaleur plus durables. Dans ce contexte, le réchauffement d’origine anthropique renforce encore ces dynamiques.

Si l’été 2026 est fait de canicules à répétition, va se poser le problème de l’eau, en France et dans de nombreuses régions du monde. Notre pays a connu de fortes pluies accompagnées d’inondation à grande échelle au cours de l’hiver dernier, mais la majorité de cette eau est partie dans l’océan. On s’en rendait compte ces dernières semaines avec la couleur marron de la mer dans tout l’estuaire de la Gironde, jusqu’à la Grande Côte.

Il sera intéressant de comparer le bilan thermique de 2026 en France à celui de 2025

Source : Copernicus, Météo-France.

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Glaciers : enquête sur une disparition

À voir ou à revoir en ce moment sur ARTE l’excellent documentaire intitulé « Glaciers : enquête sur une disparition », réalisé en 2025. Tout est dit. Des scientifiques et de nombreux citoyens expliquent pourquoi les glaciers fondent aussi vite et quelles seront les conséquences pour notre planète. Le film est très loin de la télé-réalité dont se nourrissent la plupart des téléspectateurs aujourd’hui. Je crains fort qu’il n’ait pas l’impact souhaité par ses auteurs sur la population. Pourtant, la guerre de l’eau est une menace réelle.

Le glacier du Rhône ne cesse de reculer….jusqu’au jour où le fleuve ne coulera plus (Photo: C. Grandpey)

Pluie sur l’Antarctique // Rain on Antarctica

Concentrations de CO2 : 431,51 ppm

Concentrations de CH4 : 1945,85 ppb

Avec une moyenne de seulement 16 cm de précipitations par an, le continent antarctique est le plus grand désert du monde. Toutefois, une étude montre qu’avec le réchauffement climatique, l’Antarctique connaîtra davantage de pluie, avec pour conséquence des modifications fondamentales du paysage et de la faune qui peuplent cet environnement unique. L’étude, publiée dans la revue Frontiers in Environmental Science, nous apprend que dans des scénarios de réchauffement plus rapide (2 °C ou plus d’ici la fin du siècle), les chutes de neige et les précipitations pourraient augmenter de plus de 20 %, avec une part croissante de pluie. Cette combinaison de la chaleur et des pluies entraînera un rétrécissement et une accélération du mouvement des glaciers, un affaiblissement des plateformes glaciaires et une augmentation du nombre d’icebergs. Ceci, à son tour, provoquera une diminution des algues et du krill, une réduction des sites de reproduction pour les manchots et les phoques, et favorisera la prolifération d’espèces invasives comme les crabes et les moules.

Les relevés météorologiques montrent qu’il pleut plus souvent qu’avant sur la Péninsule antarctique qui constitue la pointe la plus septentrionale du continent. Cette péninsule constitue la partie la plus chaude de l’Antarctique et se réchauffe plus rapidement que le reste du continent. Elle donne un aperçu de ce que pourrait connaître la fragile calotte glaciaire de l’Antarctique occidental au cours des prochaines décennies.

Les conditions météorologiques extrêmes causent déjà des problèmes. En février 2020, une vague de chaleur avait fait grimper les températures à 18,6 °C dans le nord de la péninsule, avec une fonte record des plateformes glaciaires. En février 2022, une rivière atmosphérique a entraîné une fonte record de glace en surface. Une autre, en juillet 2023, a apporté des précipitations et une hausse des températures de + 2,7 °C à la péninsule en plein cœur de l’hiver, et de tels événements se produisent de plus en plus souvent.

 

(a) Précipitations moyennes attribuées aux rivières atmosphériques (RA) de 1980 à 2020 ; (b) Contribution moyenne des précipitations des RA aux précipitations annuelles totales de 1980 à 2020 ; (c) Série chronologique (1980-2020) des précipitations des RA sur la calotte glaciaire antarctique(Source: AGU)

Dans la péninsule antarctique, la pluie s’accompagne d’une hausse des températures qui fait fondre et lessive la neige, et prive ainsi les glaciers d’apports de neige précieux. L’eau de fonte peut également atteindre le lit du glacier, lubrifiant sa base et accélérant son glissement. Cela augmente la production d’icebergs et la masse de glace qui se perd dans l’océan. Ce phénomène peut déstabiliser ces plateformes. La formation de mares d’eau de fonte a été en partie responsable de l’effondrement des plateformes glaciaires Larsen A et B au début des années 2000.

La glace de mer qui forme la banquise est, elle aussi, vulnérable. La pluie réduit la couverture neigeuse et la réflectivité de la surface, ce qui accélère la fonte de la glace. Il ne faudrait pas oublier que cette glace de mer constitue un tampon naturel qui amortit les vagues et contribue à empêcher les extrémités des glaciers de se détacher et de se transformer en icebergs.

Un climat plus pluvieux aura de nombreux impacts écologiques en Antarctique. L’eau peut ainsi inonder les sites de nidification des manchots qui ne sont pas adaptés à la pluie. Les plumes duveteuses de leurs poussins ne sont pas imperméables, de sorte que les fortes pluies les trempent, entraînant parfois une hypothermie puis la mort.

Les précipitations modifient également la vie à plus petite échelle. Lorsqu’elles font fondre la couche de neige, elles perturbent les algues des neiges, des plantes microscopiques qui contribuent aux écosystèmes terrestres de l’Antarctique. Ces algues nourrissent des microbes et de minuscules invertébrés et peuvent assombrir la surface de la neige, réduisant l’albédo et accélérant la fonte. Parallèlement, le réchauffement des mers peut faciliter la colonisation de la région par des espèces marines envahissantes, telles que certaines moules ou certains crabes.

Les pluies plus nombreuses pourraient aussi modifier l’aspect humain de l’Antarctique. Avec l’intérêt géopolitique croissant porté à ce continent, il est probable que les infrastructures humaines se développent, avec de nouvelles colonies et bases potentielles pour servir des industries telles que le tourisme ou la pêche au krill. Or, les infrastructures de recherche actuelles ont été conçues pour la neige, et non pour de fortes pluies. La neige fondue et l’eau de fonte peuvent endommager les bâtiments, les instruments et les véhicules. Certains sites de recherche entiers pourraient devoir être déplacés.

Source : The Conversation.

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With an average of only 16 cm of precipitation per year, the Antarctic continent is the world’s largest desert. However, a study shows that with global warming, Antarctica will experience more rain, resulting in fundamental changes to the landscape and wildlife that inhabit this unique environment. The study, published in the journal Frontiers in Environmental Science, reveals that in scenarios of faster warming (2°C or more by the end of the century), snowfall and precipitation could increase by more than 20%, with a growing proportion of rain. This combination of heat and rain will lead to the shrinking and acceleration of glaciers, a weakening of ice shelves, and an increase in the number of icebergs. This, in turn, will cause a decrease in algae and krill, a reduction in breeding sites for penguins and seals, and promote the proliferation of invasive species such as crabs and mussels.
Weather records show that it is raining more often than before on the Antarctic Peninsula, the northernmost tip of the continent. This peninsula is the warmest part of Antarctica and is warming faster than the rest of the continent. It offers a glimpse of what the fragile West Antarctic Ice Sheet could face in the coming decades.

Extreme weather conditions are already causing problems. In February 2020, a heat wave pushed temperatures up to 18.6°C in the northern part of the peninsula, with record melting of the ice shelves. In February 2022, an atmospheric river caused record surface ice melt. Another, in July 2023, brought precipitation and a 2.7°C temperature increase to the peninsula in the middle of winter, and such events are occurring with increasing frequency.
In the Antarctic Peninsula, rain is accompanied by rising temperatures that melt and wash away snow, depriving glaciers of valuable snowfall. Meltwater can also reach the bedrock beneath the glacier lubricating its base and accelerating its progress. This increases iceberg production and the mass of ice lost to the ocean. This phenomenon can destabilize these ice shelves. The formation of meltwater pools was partly responsible for the collapse of the Larsen A and B ice shelves in the early 2000s. Sea ice, which forms the sea ice pack, is also vulnerable. Rain reduces snow cover and surface reflectivity, accelerating ice melt. It should not be forgotten that this sea ice acts as a natural buffer, dampening waves and helping to prevent glacier fronts from breaking off and calving into icebergs.

A wetter climate will have numerous ecological impacts in Antarctica. Water can flood penguin nesting sites, which are not adapted to rain. The downy feathers of their chicks are not waterproof, so heavy rain soaks them, sometimes leading to hypothermia and then death.
Precipitation also alters life on a smaller scale. When it melts the snowpack, it disrupts snow algae, microscopic plants that contribute to Antarctic terrestrial ecosystems. These algae nourish microbes and tiny invertebrates and can darken the snow surface, reducing albedo and accelerating melting. At the same time, warming seas can facilitate the colonization of the region by invasive marine species, such as certain mussels or crabs.
More frequent rainfall could also change the human face of Antarctica. With the growing geopolitical interest in this continent, human infrastructure is likely to expand, with new settlements and potential bases to serve industries such as tourism and krill fishing. However, current research infrastructure was designed for snow, not heavy rain. Meltwater can damage buildings, instruments, and vehicles. Some entire research sites may need to be relocated.
Source:  The Conversation.

Coup de chaud sur l’Arctique

À voir sur la chaîne ARTE un excellent documentaire d’une durée de 1h22′, intitulé « Coup de chaud sur l’Arctique. » Ses réalisateurs grecs attirent l’attention sur les effets du réchauffement climatique sur cette région du monde qui se réchauffe quatre fois plus vite que le reste de la planète. On a sous les yeux des preuves irréfutables du dégel du pergélisol et de ses conséquences. En plus de son impact sur les infrastructures, le phénomène provoque de colossales émissions de carbone et de méthane qui viennent s’ajouter à celles produites par les activités humaines.

Le dégel du permafrost a provoqué de violentes explosions de méthane (Crédit photo: The Siberian Times)

Le documentaire nous montre l’étendue des exploitations pétrolières et gazières en Sibérie et en Alaska. La population doit souvent choisir entre les revenus et les emplois générés par ces industries et la protection de l’environnement. Priorité est, malheureusement, le plus souvent donnée à la première option, en dépit des conséquences sanitaires.

Gazoducs sur la péninsule de Yamal (Source: Total Rnergies)

La conclusion du documentaire n’incite guère à l’optimisme. L’avenir de l’humanité est sacrifié sur l’autel du profit. Les derniers événements en Ukraine et au Moyen-Orient ont largement occulté la crise climatique, mais la hausse des cours du pétrole montre à quel point notre société dépend des énergies fossiles. L’exploitation de nouveaux champs pétrolifères dans l’Arctique, en particulier en Alaska, malgré la promesse du président Biden, montre que la chute de la Courbe de Keeling et des concentrations de CO2 dans l’atmosphère n’est pas pour demain.

Le film m’a particulièrement intéressé car j’y ai retrouvé tout l’argumentaire que je développe dans ma conférences « Glaciers en péril, les effets du réchauffement climatique.

Le documentaire a été réalisé en 2025. Vous pourrez le visionner en cliquant sur ce lien :

https://www.arte.tv/fr/videos/110219-000-A/coup-de-chaud-sur-l-arctique/

Le réchauffement climatique et les incendies de végétation // Global warming and wildfires

Concentrations de CO2 : 431,10 ppm

Concentrations de CH4 : 1945,85 ppb

Une nouvelle étude publiée le 17 avril 2026 dans Sciences Advances nous apprend que la durée des feux de forêt en Amérique du Nord (Canada et États Unis) est en train de s’allonger. Les flammes persistent plus tard dans la nuit et apparaissent plus tôt le matin, car le réchauffement climatique d’origine anthropique prolonge les conditions chaudes et sèches qui favorisent les incendies. En Amérique du Nord, le nombre d’heures où les conditions météorologiques sont propices aux feux de forêt a augmenté de 36 % en 50 ans. Des régions comme la Californie connaissent une hausse de 550 heures de risque d’incendie par rapport au milieu des années 1970. Certaines parties du sud-ouest du Nouveau-Mexique et du centre de l’Arizona doivent faire face à 2 000 heures supplémentaires par an où les conditions météorologiques sont propices aux incendies, soit la plus forte augmentation observée au Canada et aux États-Unis.
Avec l’intensification nocturne, les incendies sont plus difficiles à combattre, comme l’ont montré celui de Lahaina (Hawaï) en 2023, celui de Jasper (Alberta) en 2024 et les incendies de Los Angeles en 2025.

Les incendies ont causé de très gros dégâts à Los Angeles (Crédit photo: presse américaine)

Ce n’est pas seulement la durée des incendies qui s’allonge, mais aussi le nombre de jours présentant des conditions météorologiques propices aux incendies. Il a augmenté de 44 %, soit 26 jours de plus au cours des cinquante dernières années. Les auteurs de l’étude préviennent qu’avec le réchauffement climatique, la situation risque de s’aggraver encore davantage.
Les chercheurs canadiens ont analysé près de 9 000 incendies majeurs survenus entre 2017 et 2023 à l’aide d’un satellite météorologique et d’autres outils afin d’obtenir des données horaires sur les conditions atmosphériques pendant les incendies, telles que l’humidité, la température, le vent, les précipitations et le taux d’humidité du combustible. Ils ont créé un modèle informatique établissant une corrélation entre les conditions météorologiques et l’état des feux de forêt, et l’ont appliqué aux données historiques du Canada et des États-Unis de 1975 à 2016.

Les scientifiques affirment depuis longtemps que les gaz à effet de serre issus de la combustion du charbon, du pétrole et du gaz naturel contribuent à un réchauffement plus rapide la nuit que le jour. Ce réchauffement est dû à une couverture nuageuse plus importante qui absorbe et renvoie la chaleur vers la Terre pendant la nuit. Selon la NOAA, depuis 1975, les températures minimales nocturnes ont augmenté de 1,4°C et les températures maximales diurnes de 1,2°C durant l’été aux États-Unis.
Les feux de forêt coïncident souvent avec des périodes de sécheresse, notamment des sécheresses extrêmes. Ces dernières se caractérisent par un air non seulement plus sec, mais aussi plus chaud, qui absorbe davantage d’humidité du sol et de la végétation, rendant ainsi les combustibles plus inflammables. En période de sécheresse, un cercle vicieux s’installe : lorsque l’air est très sec, une atmosphère plus chaude a un meilleur pouvoir d’absorption d’humidité des combustibles. Tout comme les nuits plus chaudes empêchent le corps de récupérer, elles empêchent également les forêts de se régénérer. Il faut parfois des semaines pour que la végétation morte retrouve son humidité et devienne moins inflammable.
De 2016 à 2025, les feux de forêt aux États-Unis ont ravagé chaque année, en moyenne, une superficie équivalente à celle du Massachusetts, soit un peu plus de 28 500 kilomètres carrés. Cela représente 2,6 fois la superficie brûlée en moyenne dans les années 1980, selon le National Interagency Fire Center. Au Canada, la superficie brûlée en moyenne au cours des dix dernières années est 2,8 fois supérieure à celle des années 1980, selon le Canadian Interagency Forest Fire Centre Center.
Source : Associated Press via Yahoo Actualités.

Les incendies de végétation en Géorgie, décrits dans ma note du 25 avril 2026, confirment cette situation inquiétante. 143 structures ont été détruites. L’événement a entraîné des ordres d’évacuation dans plusieurs localités menacées par la propagation rapide des flammes, attisées par les conditions de sécheresse et les rafales de vent. L’incendie a ravagé une zone de plus de 16 000 hectares.

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According to a new study published on April 17, 2026 in Sciences Advances, burning time for North American wildfires is going into overtime. Flames are lasting later into the night and starting earlier in the morning because human-caused global warming is extending the hotter and drier conditions that feed fires.The number of hours in North America when the weather is favorable for wildfires is 36% higher than 50 years ago. Places such as California have 550 more potential burning hours than the mid-1970s. Parts of southwestern New Mexico and central Arizona are seeing as much as 2,000 more hours a year when the weather is prone to burning fires, the highest increase seen in the study, which looked at Canada and the United States.

Fires that surge at night are tougher to fight and included the Lahaina, Hawaii fire in 2023, the Jasper fire in Alberta in 2024 and the Los Angeles fires in 2025. It is not just the duration of the fires that is getting extended. The calendar is too. The number of days with fire-prone weather increased by 44%, which effectively added 26 days over the past half century. The authors of the study warn that with Earth’s warming atmosphere, the situation is likely to get worse.

The Canadian researchers analyzed nearly 9,000 larger fires from 2017 to 2023 using a weather satellite and other tools to get hour-by-hour data on atmospheric conditions during the fires, such as humidity, temperature, wind, rain and fuel moisture levels. They created a computer model that correlated weather conditions and fire status and applied to historical data in Canada and the United States from 1975 to 2106.

Scientists have long said heat-trapping gases from the burning of coal, oil and natural gas make nights warm faster than days because of increased cloud cover that absorbs and re-emits heat down to Earth at night like a blanket. Since 1975, summers in the contiguous U.S. have seen nighttime lowest temperature warm by 1.4 degrees Celsius, while daytime highest temperatures have gone up 1.2 degrees Celsius, according to the NOAA.

Wildfires often coincide with drought, especially extreme drought, which means not only drier air, but hotter drier air that sucks up more moisture from the ground and plants, making fuels for fire more flammable. In a drought, there is often a vicious circle of drying and when it is quite dry, a warmer atmosphere has more power to suck moisture out of fuels. Just as warmer nights especially in heat waves don’t let the body recover, the warmer nights are not allowing forests to recover. It can take weeks for dead fuel to recover their lost moisture and be less fire-prone.

From 2016 to 2025, wildfires in the United States on average burned an area the size of Massachusetts each year, slightly more than 28,500 square kilometers. That’s 2.6 times the average burn area of the 1980s, according to the National Interagency Fire Center. Canada’s land burned on average for the last 10 years is 2.8 times more than during the 1980s, according to the Canadian Interagency Forest Fire Centre.

Source : Associated Press via Yahoo News.

The wildfires in Georgia, described in my post of April 25, 2026, confirm this alarming situation. More than 143 structures have been destroyed. The event prompted evacuation orders in several communities threatened by the rapidly spreading flames, fueled by dry conditions and strong winds. The fire has ravaged an area of ​​over 16,000 hectares.