Réchauffement climatique : événement extrême à Wellington (Nouvelle Zélande) // Global warming : extreme event at Wellington (New Zealand)

Les autorités néo-zélandaises sont conscientes que le réchauffement climatique aura des répercussions sur leur pays. Plus précisément, le conseil municipal de Wellington explique que la capitale « est exposée à toute une série de défis liés au climat, qui affecteront nos communautés de différentes manières.» Parmi ces défis figurent l’élévation du niveau de la mer, avec des ondes de tempête plus fréquentes et plus violentes. Wellington a une amplitude de marée relativement faible, ce qui rend la ville plus vulnérable même à de faibles variations du niveau de la mer. Les inondations côtières et l’érosion continueront de s’étendre à l’intérieur des terres à mesure que le niveau de la mer montera. Par conséquent, les ondes de tempête plus puissantes exerceront une pression de plus en plus forte sur les populations des zones côtières basses, les infrastructures et les services publics, les routes, les digues et autres biens.

Vue de Wellington et de son port (Crédit photo : Wikipedia)

C’est précisément ce qui s’est produit le 9 juin 2026 dans la capitale néo-zélandaise, où le maire a déclaré l’état d’urgence à la veille de la forte houle prévue pour affecter les habitants de Owhiro Bay, Island Bay. Il leur a été ordonné de rester à l’écart du littoral sud, et on les a prévenus que les secours ne viendraient pas en aide à ceux qui resteraient sur place. La police s’est assurée que les habitants s’étaient réfugiés sur les hauteurs. Des cordons de sécurité ont été mis en place sur les routes environnantes afin d’empêcher l’accès à la côte.
La municipalité a indiqué qu’un événement similaire survenu en 2021 avait touché de nombreuses habitations à Breaker Bay, et que les vagues atteignaient alors environ 6,50 mètres.
Le 9 juin, les vagues qui ont déferlé sur le port de Wellington atteignaient 11 mètres. Les rafales de vent étaient si violentes que deux femmes ont été emportées par des vagues qui ont déferlé sur la chaussée. À l’aéroport de Wellington, où des rafales de vent de 128 kilomètres par heure ont été enregistrées, certains vols ont été annulés.
Source : Médias néo-zélandais.

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New Zealand authorities are conscious that global warming will have impacts on their country. More specifically, the Wellington City council says the capital « is exposed to a range of climate-related challenges, and they will affect our communities in different ways. » Among others, there is the increase in sea level rise and larger storm surge. Wellington has a relatively narrow tidal range, which makes it more vulnerable to even small changes in sea level rise. Coastal flooding and erosion will continue to reach further inland as sea levels rise. As a consequence, larger storm surges put pressure on coastal residents in low-lying suburbs, infrastructure and utilities, roading, sea walls, and other assets.

This is exactly what happened on June 9 2026 in New Zealand’s capital where the mayor.declared a state of emergency on the eve of the swells for seaside residents in Owhiro Bay, Island Bay, Houghton Bay and Breaker Bay. They were ordered to stay away from the southern coastline. They were warned that emergency workers would not be coming to help anyone who stayed behind.

The police made sure that people had moved to higher ground. Officers set up cordons on surrounding roads to prevent people from heading to the coast.

The council said a similar event in 2021 affected many homes in Breaker Bay, and waves during that storm were about 6.5 metres.

Waves entering Wellington Harbour on June 9th were measured at 11 metres. Wind gusts were so strong that two women were knocked off their feet as waves washed up over the road. Some flights were cancelled at Wellington Airport where wind gusts were recorded of up to 128 kilometres per hour.

Source : New Zealand news media.

Réchauffement climatique : Des algues toxiques jusqu’en Alaska // Global warming : Toxic algae as far as Alaska

Concentrations de CO2 : 431,87 ppm (5 juin 2026)             

Concentrations de CH4 : 1940,46 ppb (février 2026)

J’ai écrit plusieurs notes sur la prolifération des sargasses, ces algues brunes qui posent un problème récurrent dans la mer des Caraïbes, le golfe du Mexique et l’océan Atlantique. Les chercheurs estiment qu’au moins 4 % de la surface océanique est actuellement recouverte de tapis de sargasses, et que ces quantités sont susceptibles d’augmenter avec le réchauffement climatique.

Photo : C. Grandpey

Aujourd’hui, il semble que les territoires du Nord soient également concernés par l’invasion d’algues. Ainsi, le réchauffement des eaux autour de l’Alaska a provoqué la prolifération d’algues nuisibles. À Kotzebue, dans l’ouest de l’État, leur prolifération était si intense que les habitants ont d’abord cru que quelqu’un avait déversé des produits chimiques dans l’eau. On aurait dit de la peinture verte fluorescente.

Crédit photo : Alaska Public Media

La plupart des algues présentes dans les eaux de l’Alaska sont inoffensives, et beaucoup sont même bénéfiques. Mais on observe plusieurs variétés toxiques qui deviennent de plus en plus préoccupantes à mesure que les eaux océaniques et d’eau douce se réchauffent. L’Alexandrium est une algue qui produit de la saxitoxine et des composés apparentés pouvant provoquer une intoxication paralytique par les fruits de mer. La cuisson et la congélation ne permettent pas d’éliminer ces toxines, et il n’existe aucun antidote. Dans les cas les plus graves, les victimes peuvent cesser de respirer. Les autorités sanitaires de l’Alaska ont indiqué que l’État a recensé 132 cas d’intoxication paralytique par les fruits de mer et cinq décès entre 1993 et ​​2021.

Les scientifiques surveillent également les bactéries Pseudo-nitzschia, capables de produire de l’acide domoïque, et Dinophysis, qui peuvent provoquer une intoxication diarrhéique par les fruits de mer. De faibles concentrations d’acide domoïque ont déjà été détectées en Alaska, mais aucun cas d’intoxication n’y a été confirmé.
La prolifération de cyanobactéries est un problème récurrent autour de Kotzebue depuis 2008, date à laquelle l’eau a pris une couleur verte pour la première fois. Ces proliférations nuisibles menacent les systèmes alimentaires, la santé publique et la faune sauvage dont dépendent culturellement et économiquement de nombreuses communautés d’Alaska.

Des chercheurs soupçonnent la saxitoxine d’avoir joué un rôle dans d’importantes mortalités d’oiseaux, notamment celle des guillemots de Troïl survenue entre 2015 et 2017 lors d’une vague de chaleur marine.

Guillemots de Troïl (Photo : C. Grandpey)

Ils ont également expliqué que la saxitoxine était la cause de la mort d’otaries à fourrure retrouvées échouées dans les îles Pribilof en 2024 et 2025.
Si l’acide domoïque n’a pas encore provoqué de cas d’intoxication en Alaska, il décime de nombreuses espèces sauvages depuis des décennies en Californie.
Pour les familles qui pratiquent la pêche ou le ramassage de coquillages, ces proliférations d’algues pourraient compromettre la sécurité alimentaire et accroître l’incertitude quant à la sécurité des aliments. Des enquêtes locales ont été menées sur des oiseaux et des mammifères marins suite à des mortalités suspectées d’être liées à ces proliférations. Même en l’absence de confirmation de la présence de toxines, cette surveillance peut aider les communautés à réagir plus rapidement. Les autorités locales recommandent de suivre attentivement les recommandations sanitaires et les interdictions de pêche aux coquillages. La population est invitée à prêter attention aux signalements de couleurs d’eau inhabituelles et d’animaux sauvages malades ou morts, et à signaler tout ce qu’ils observent personnellement à leur organisme local de protection de la faune.

Source : Fox Weather via Yahoo News.

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I have written several posts about sargassum blooms, the brown seaweed that is becoming a problem has become a recurring problem in the Caribbean Sea, Gulf of Mexico and Atlantic Ocean, according to the NOAA. Researchers say that at least 4% of the ocean’s surface is currently covered by clumps and mats of sargassum, and those amounts are likely to increase with global warming.

Today, it seems that northern territories are also concerned with the invasion of algae. Warmer waters around Alaska have been causing a small group of harmful algae to bloom. In Kotzebue, in the western part of the State, one bloom was so vivid that locals at first thought someone had dumped chemicals into the water. It looked like fluorescent green paint.

Most algae in Alaska’s waters are harmless, and many are even beneficial. But several toxic varieties are becoming a bigger concern as ocean and freshwater conditions warm. Alexandrium is an algae that produces saxitoxin and related compounds that can cause paralytic shellfish poisoning. Cooking and freezing can’t remove these toxins, and there is no antidote. In severe cases, victims can stop breathing. State health officials said Alaska recorded 132 cases of paralytic shellfish poisoning and five fatalities from 1993 to 2021.

Scientists are also watching Pseudo-nitzschia, capable of producing domoic acid, and Dinophysis, which can trigger diarrhetic shellfish poisoning. Low levels of domoic acid have already been detected in Alaska, but no poisoning events have been confirmed there.

Cyanobacteria blooms have become a recurring issue around Kotzebue since 2008. That was when the water first turned bright green. Harmful blooms threaten food systems, public health, and the wildlife many Alaska communities depend on culturally and economically.

Researchers suspect saxitoxin may have played a role in major bird die-offs, including the 2015-2017 « wreck » of common murres during a marine heat wave. They have confirmed that saxitoxin was the cause of death in northern fur seals found stranded in the Pribilof Islands in 2024 and 2025.

If domoic acid has not yet caused documented poisoning events in Alask, it has killed many kinds of wildlife for decades in California.

For families who gather shellfish or rely on local fish for food, these blooms could undermine food security and increase uncertainty about what is safe to eat. Local investigations have tested birds and marine mammals after suspected bloom-related die-offs. Even when toxins are not confirmed, that monitoring can still help communities respond more quickly.

Local authorities say that the most practical protection is to stay alert to local health guidance and shellfish closures. Residents should pay attention to reports of unusual water color and sick or dead wildlife, and report anything they personally see to their local wildlife organization.

Source : Fox Weather via Yahoo News.

Des glaciers artificiels au pied de l’Himalaya // Artificial glaciers at the foot of the Himalayas

Concentrations de CO2 : 431,74 ppm (5 juin 2026)             

Concentrations de CH4 : 1940,46 ppb (février 2026)

Au cours de ma conférence « Glaciers en péril, les effets du réchauffement climatique », je mets en garde sur les conséquences qu’aura inévitablement la fonte des glaciers sur l’alimentation en eau des populations, en particulier en Asie où les glaciers himalayens sont un véritable château d’eau pour un quart de l’humanité. Aujourd’hui, l’Himalaya est confronté à une importante sécheresse. Les habitants des vallées tentent de trouver des solutions, en créant notamment de petits glaciers artificiels, pour un résultat loin d’être suffisant.

Dans le nord de l’Inde, au pied d l’Himalaya, les récoltes sont mauvaises car les paysans sont dans l’incapacité d’irriguer correctement leurs champs. Depuis quelques années, l’agriculture est en péril. L’eau ne descend plus de la montagne. Pour évaluer l’ampleur de la situation, une fois par an, des scientifiques remontent à la source de cette sécheresse, à plus de 4 000 mètres d’altitude. Le glacier Gangotri alimente le bassin du Gange, l’un des plus peuplés de la planète, mais il ne cesse de reculer. Il a perdu un kilomètre de longueur au cours des 20 dernières années et il s’est aussi aminci. La glace n’a pas le temps de se reformer. En 2026, la fonte est dramatique.

Glacier Gangotri, source principale du Gange (Crédit photo : Wikipedia)

Face à ce compte à rebours, les habitants tentent de retenir l’eau par tous les moyens. Chaque hiver, des agriculteurs grimpent sur la montagne, là où la température descend à -15 degrés. Avec quelques branches et un simple tuyau d’arrosage, ils donnent naissance à des petits glaciers artificiels.
Pour participer à la résilience des villages face aux anomalies météorologiques, des experts de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) ont proposé la construction d’un glacier artificiel dans le cadre du projet « Prospérité partagée grâce à la coopération dans les régions frontalières du Kirghizistan et de l’Ouzbékistan. »
Au début, beaucoup de gens n’ont pas pris au sérieux l’idée d’un glacier artificiel, mais le projet a démarré avec l’installation d’une canalisation souterraine. 55 personnes ont creusé de leurs propres mains une tranchée et posé des tuyaux depuis la source sur la montagne jusqu’au pâturage où paisse leur bétail. L’extrémité du tuyau a ensuite été relevée de 20 mètres au-dessus du sol.
Le glacier est né pendant l’hiver. L’eau qui jaillissait du tuyau a commencé à geler et à se transformer lente ment en une immense tour de glace.

 

Exemple de glacier artificiel au Kyrghyztan (Crédit photo: K. Abdykalykov)

Puis, pendant les mois d’été, la montagne de glace a fondu lentement, offrant ainsi aux villageois un accès régulier à l’eau douce pour l’irrigation et l’usage domestique.
Durant le premier hiver, le glacier a fourni plus de 70 000 mètres cubes de glace. Le projet a intéressé les habitants d’autres villages, de sorte que de nouveaux glaciers artificiels apparaîtront probablement au cours des prochains hivers.

Cette solution est acceptable à l’échelle locale, pour les quelques habitants d’un village. Mais elle est difficilement applicable aux près de 2 milliards de personnes qui dépendent au quotidien de l’eau de l’Himalaya…
Source : Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

Cette technique pour obtenir de la glace rappelle les « stupas de glace » érigés au Ladakh il y a quelques années, et décrits dans plusieurs notes sur ce blog :

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2017/07/22/une-solution-contre-le-rechauffement-climatique-un-stupa-de-glace-a-solution-against-global-warming-an-ice-stupa/

Crédit photo : Sonam Wangchuk

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During my lecture, « Glaciers at risk: The Effects of <global Warming, » I warn about the consequences of glacial melt on the water supply for populations, particularly in Asia, where people depend on meltwater from Himalayan glaciers, which serve as a vital water tower for a quarter of humanity. Today, the Himalayas are facing a severe drought. Valley dwellers are trying to find solutions, including creating small artificial glaciers, but the results are far from sufficient.
For example, in northern India, harvests are poor because farmers are unable to properly irrigate their fields. For several years now, agriculture has been in jeopardy. Water is no longer flowing down the mountains. To assess the scale of the situation, scientists travel annually to the source of this drought, at an altitude of over 4,000 meters. The Gangotri Glacier feeds the Ganges River basin, one of the most densely populated on the planet, but it is constantly receding. It has lost a kilometer in length over the last 20 years and has also thinned. The ice doesn’t have time to reform. By 2026, the melt will be dramatic.
Faced with this countdown, the inhabitants are trying to retain the water by any means. Every winter, farmers climb the mountain, where the temperature drops to -15 degrees Celsius. With a few branches and a simple garden hose, they create small artificial glaciers.
To contribute to the villages’ resilience in the face of extreme weather events, experts from the Food and Agriculture Organization of the United Nations (FAO) have proposed the construction of an artificial glacier as part of the « Shared Prosperity through Cooperation in the Border Regions of Kyrgyzstan and Uzbekistan » project.
At first, many people didn’t take the idea of ​​an artificial glacier seriously, but the project began with the installation of an underground pipeline. Fifty-five people dug a trench by hand and laid pipes from the spring on the mountain to the pasture where their cattle grazed. The end of the pipe was then raised 20 meters above the ground.
The glacier was born during the winter. The water gushing from the pipe began to freeze and slowly transformed into a huge tower of ice. Then, during the summer months, the ice mountain slowly melted, providing the villagers with a regular supply of fresh water for irrigation and domestic use.
During the first winter, the glacier provided more than 70,000 cubic meters of ice. The project attracted the interest of residents from other villages, so new artificial glaciers will likely appear in the coming winters. This solution is acceptable on a local scale, for the few inhabitants of a village. But nearly 2 billion people depend daily on water from the Himalayas…
Source: Food and Agriculture Organization of the United Nations (FAO).

This technique for obtaining ice is reminiscent of the « ice stupas » erected in Ladakh a few years ago, and described in several posts on this blog:
https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2017/07/22/une-solution-contre-le-rechauffement-climatique-un-stupa-de-glace-a-solution-against-global-warming-an-ice-stupa/

Donald Trump, une catastrophe climatique ambulante // Donald Trump, a walking climate disaster

Encore un coup d’éclat du président des États-Unis ! L’Administration Trump s’apprête à démanteler un système d’observation océanique composé de plus de 900 ibalises et nstruments déployés dans les océans Pacifique et Atlantique. Les données fournies par ce système ont permis d’étudier des courants atlantiques majeurs, de plus en plus menacés de cessation d’activité par le réchauffement climatique.
Quelques jours à peine après la révocation par le président Trump du conseil d’administration indépendant qui supervisait la National Science Foundation (NSF), cette dernière a annoncé le « retrait de toutes les infrastructures immergées » de l’Ocean Observatories Initiative – qui gère les observatoires maritimes – sur les sites côtiers de l’Oregon, de l’État de Washington, de l’Alaska et de la Caroline du Nord, ainsi que dans les eaux entre le Groenland et l’Islande. Les autorités gouvernementales indiquent que les instruments seront récupérés au cours des 15 prochains mois.
Ce système, opérationnel depuis 2016, était conçu pour fonctionner pendant au moins 25 ans. Après seulement une décennie de fonctionnement, la perte de ces instruments de surveillance privera les scientifiques de données essentielles sur l’état des océans et de la vie marine. Parmi ces données figurent celles relatives à la circulation méridienne de retournement atlantique (AMOC), un système de courants océaniques qui contribue à l’apport de chaleur en Europe du Nord et influence le climat mondial. Comme je l’ai indiqué à plusieurs reprises sur ce blog, les scientifiques s’inquiètent de plus en plus du fait que l’AMOC puisse approcher d’un point de basculement, après lequel cette circulation océanique s’interromprait.
Comme l’a déclaré Helen Findlay, du Laboratoire marin de Plymouth au Royaume-Uni, sans observations océaniques continues, « nous allons naviguer dans un océan de plus en plus instable, avec une visibilité de plus en plus réduite. » Elle ajoute : L’incertitude de plus en plus grande quant à l’avenir de l’AMOC « explique précisément pourquoi une surveillance constante et à long terme est plus vitale que jamais ».
Les Démocrates au Congrès ont déclaré qu’ils feraient tout leur possible pour « combattre » les projets de démantèlement du système, mais avec peu de chances de succès.
Source : Médias américains via Yahoo Actualités.

Récupération d’une balise climatique dans le cadre de l’Ocean Observatories Initiative au large des côtes de l’Alaska (Source : Woods Hole Oceanographic Institution)

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The Trump administration is moving to dismantle an ocean observation system consisting of more than 900 instruments in the Pacific and Atlantic oceans. Data supplied by the system has been used to study key Atlantic currents that increasingly appear in danger of collapse as the climate warms.

Just days after President Trump fired the independent board overseeing the National Science Foundation, the NSF announced the “removal of all in-water infrastructure” belonging to the Ocean Observatories Initiative at sites along the coasts of Oregon, Washington, Alaska, and North Carolina, and in the waters between Greenland and Iceland. Officials say the instruments will be recovered over the next 15 months.

The system, which began operating in 2016, was designed to run for at least 25 years. After just a decade in operation, the loss of monitoring instruments will leave scientists without critical data on the state of oceans and marine life. That includes data on the Atlantic Meridional Overturning Circulation, or AMOC, a system of ocean currents that delivers warmth to northern Europe and shapes climate globally. Scientists are increasingly concerned the AMOC may be nearing a “tipping point,” after which it shuts down.

Without sustained ocean observations, “we are effectively choosing to navigate an increasingly volatile ocean with diminishing visibility,” said Helen Findlay, of the Plymouth Marine Laboratory in the U.K. Growing uncertainty around the future of the AMOC “is precisely why long-term, consistent monitoring is more vital than ever.”

Democrats in Congress have said they will “fight” plans to dismantle the system, with little chance to succeed.

Source : U.S. News media via Yahoo News.