L’acharnement de l’Administration Trump contre le réchauffement climatique // The Trump Administration’s relentless fight against climate change

Concentrations de CO2 : 431,57 ppm (14 mai 2026)             

Concentrations de CH4 : 1940,43 ppb (janvier 2026)

L’Administration Trump poursuit le Minnesota en justice et veut bloquer une action intentée en 2020 par cet État contre plusieurs compagnies pétrolières et une association professionnelle du secteur.

Raffinerie Pine Bend à Rosemount, dans le Minnesota (Crédit photo :Wikimedia)

Dans une plainte déposée le 1er mai 2026, le ministère de la Justice américain allègue que le Minnesota tente de réglementer les émissions mondiales de gaz à effet de serre en poursuivant des entreprises énergétiques. Il affirme que cette action en justice empiète sur les pouvoirs du gouvernement fédéral et « entrave indûment le développement énergétique national ».
An niveau national, le ministère de la Justice américain a intenté des actions similaires contre les États d’Hawaï, du Michigan, de New York et du Vermont, suite à un décret du président Trump lui enjoignant de protéger le secteur énergétique contre les « abus de pouvoir des États ». Selon l’Administration, « le président Trump a promis de libérer le potentiel énergétique américain, et les responsables du Minnesota ne peuvent pas contrecarrer ses directives en imposant leurs positions écologistes progressistes comme politique nationale uniforme ».

Au niveau local, le procureur général du Minnesota a intenté une action en justice contre Exxon Mobil, l’American Petroleum Institute, Koch Industries et sa filiale, Flint Hills Resources, les accusant d’avoir enfreint les lois de l’État sur la protection des consommateurs en cherchant à tromper le public sur les dangers du changement climatique afin de protéger leurs propres intérêts commerciaux.

Le procureur général du Minnesota a qualifié les poursuites du ministère de la Justice de « frivoles et sans fondement. » Il a ajouté : « J’ai poursuivi les grandes compagnies pétrolières pour avoir menti aux habitants du Minnesota sur les véritables causes du réchauffement climatique, puis pour nous avoir fait payer la facture des dommages qu’elles causent.»
La plainte du Minnesota contre les compagnies pétrolières est toujours en cours, bien que l’argument du procureur général selon lequel l’affaire devait rester devant les tribunaux d’État plutôt que devant les tribunaux fédéraux ait finalement abouti.
Source : presse américaine.

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Bien que la saison des feux de forêt n’en soit qu’à ses débuts, 2026 s’annonce déjà comme l’une des pires années jamais enregistrées. Depuis le 1er janvier, on dénombre déjà 24 222 feux de forêt aux États-Unis, soit environ 8 000 de plus que la moyenne annuelle à la même période. Ces mêmes incendies ont ravagé plus de 7 200 kilomètres carrés, soit près du double de la moyenne des quatre premiers mois de l’année, et les experts prévoient une intensification de ces feux dans les semaines à venir.
La sécheresse, alimentée par la chaleur et le manque de précipitations, accroît considérablement le risque d’incendies de végétation. Actuellement, environ 25 % du territoire des États Unis est touché par une sécheresse sévère et 16,7 % par une sécheresse extrême. Cette sécheresse est en partie due à un hiver doux dans l’ouest des États-Unis, qui a entraîné la couverture neigeuse la plus faible dans les Montagnes Rocheuses depuis des décennies. Alors que le pays se prépare à une saison des feux de forêt potentiellement dévastatrice, l’Administration Trump réduit drastiquement le budget du Service des forêts des États-Unis (USFS), l’agence fédérale chargée de protéger les populations et les ressources naturelles contre les incendies. Dans les prochains mois, la Maison-Blanche prévoit de fermer 57 stations de recherche de l’USFS réparties dans 31 États et de réduire les effectifs de l’agence de plus de 50 %.

Source : Médias américains.

Incendie de végétation Hazen dans l’Arizona début mai 2026 (Crédit photo : USFS)

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The Trump administration is suing Minnesota to block a 2020 lawsuit filed by the state against oil several companies and a petroleum trade group.

In a lawsuit filed on A May 2026, the U.S. Department of Justice alleges that Minnesota is attempting to regulate global greenhouse gas emissions by suing energy companies, claiming that the state’s lawsuit usurps the power of the federal government and « unreasonably burdens domestic energy development. »

The Justice Department has filed similar lawsuits against Hawaii, Michigan, New York, and Vermont, following an executive order by President Trump that directs the Justice Department to protect the energy industry from “state overreach.” According to the Administration, “President Trump promised to unleash American energy dominance, and Minnesota officials cannot undermine his directive by mandating that their woke climate preferences become the uniform policy of our Nation.”

Minnesota Attorney General brought forth the initial lawsuit against Exxon Mobil, the American Petroleum Institute, Koch Industries and its subsidiary, Flint Hills Resources, accusing the companies of violating the state’s consumer protection laws by strategizing to deceive the public about the dangers of climate change to protect their own business interests. The Attorney General called the Justice Department’s case “frivolous and meritless, » saying he “sued Big Oil for lying to Minnesotans about the true causes of climate change, then sticking us with the bill for the harms it is causing.”

Minnesota’s lawsuit against the oil companies is still pending, though the Attorney General’s argument that it should remain in state court rather than federal court was ultimately successful.

Source : U.S. News media.

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Though still in the early days of this year’s wildfire season, 2026 is already on track to be among the worst in recent memory. Since January 1, there have already been 24,222 wildfires in the United States, about 8,000 more than the annual year-to-date average. These same fires have destroyed over 7,200 square kilometers, nearly double the average for the first four months of the year – and experts anticipate the intensity will only accelerate in the coming weeks.

Dry conditions, fueled by heat and limited precipitation, substantially raise wildfire risk. Currently, about 25% of land area nationwide is in a severe drought, and another 16.7% is in an extreme drought. Drought conditions have been fueled in part by a mild winter in the Western United States, that left snowpack levels in the Rocky Mountains at their lowest level in decades.

As the country braces for a potentially devastating wildfire season, the Trump Administration is slashing funding for the U.S. Forest Service, a federal agency tasked with protecting communities and natural resources from the threat of wildfire. In the coming months, the White House plans to shutter 57 USFS research stations across 31 states and reduce agency staffing by over 50%.

Source : U.S. News media.

Nouveau site climatique aux États Unis // New climate website in the U.S.

Limogés par l’Administration Trump, d’anciens membres de l’équipe du site américain climate.gov, l’une des références mondiales sur le réchauffement climatique, ont décidé de faire perdurer les anciennes données au sein d’une organisation «  indépendante, à but non lucratif et apolitique, avec une mission élargie. »

L’historique site dédié au climat redirige désormais vers un autre site web de la NOAA contrôlé par des responsables politiques. En conséquence, la bibliothèque d’informations à laquelle le public avait auparavant accès n’est plus disponible.

Le nouveau site climate.us entend proposer différents services aux collectivités locales, comme la cartographie des risques d’inondations liés au changement climatique. Mais cela doit impérativement s’accompagner d’une démarche visant à préserver ce qui a été produit pour éviter que l’administration Trump ne cherche à cacher, effacer ou transformer les savoirs établis.

Le nouveau site climate.us se veut particulièrement agressif. Sa page d’accueil commence en ces termes : « Ils cachent la vérité. Nous ripostons. […] Des informations climatiques fiables sont dissimulées, effacées et remplacées par de la désinformation. Nous ne laisserons pas faire. »

S’agissant de la mission de climate.us, on peut lire que c’est « un organisme à but non lucratif qui fournira des données et des informations climatiques afin de promouvoir la sensibilisation du public au climat et donner aux citoyens les moyens de transformer leurs connaissances en discussions constructives et en actions respectueuses du climat. À l’heure où des informations climatiques cruciales sont supprimées ou déformées, nous nous engageons à sauvegarder des ressources climatiques clés et à garantir au public un accès continu et facile aux faits. Notre objectif est de construire une plateforme durable, indépendante et scientifiquement rigoureuse sur laquelle le monde peut compter pour la communication, l’éducation et l’engagement sur le climat. »

Les auteurs du site font appel à la générosité du public pour assurer son bon fonctionnement.

Reste à savoir pendant combien de temps ce nouveau site sera toléré par l’Administration Trump…

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Dismissed by the Trump administration, former members of the team at the US website climate.gov, one of the world’s leading sources of information on global warming, have decided to preserve the old data within an organization whuch is « independent, nonprofit, and immune to politics with an expanded mission. »
The historic climate website now redirects to another NOAA website controlled by political leaders. As a result, the library of information previously accessible to the public is no longer available.
The new climate.us website intends to offer various services to local communities, such as mapping flood risks linked to climate change. But this must be accompanied by an approach aimed at preserving what has been produced to prevent the Trump administration from seeking to hide, erase, or transform established knowledge.

The new climate.us website is particularly aggressive. Its homepage begins: « They’re hiding the truth. We’re fighting back. » […] Reliable climate information is being hidden, erased, and replaced with misinformation. We’re not letting that happen. »

The mission of climate.us is stated to be « a nonprofit successor to Climate.gov, delivering climate data and information to promote public climate literacy and to equip people to turn knowledge into meaningful conversations and climate-conscious actions. At a moment when critical climate information is being deleted or distorted, we are stepping up to rescue key climate ressources and to ensure the public has continued easy access to the facts. Our goal is to to build an enduring, independent, and scientifically rigorous platform that the world can rely on for climate communication, education, and engagement. »

The site’s authors are appealing to the public’s generosity to ensure its continued operation.

It remains to be seen how long this new site will be tolerated by the Trump administration…

L’Administration Trump valide le Rapport Fédéral sur le Climat! // The Trump Administration validates the National Climate Assessment !

Le 3 novembre 2017, l’Administration Trump a publié le Rapport National sur le Climat qui détaille les menaces de plus en plus grandes liées au changement climatique. Le Rapport contraste fortement avec les efforts de l’Administration pour minimiser le rôle des humains dans le réchauffement climatique, pour se retirer de l’accord climatique de Paris et pour inverser les politiques de l’ère Obama visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre.
La Maison Blanche n’a pas cherché à empêcher la publication du Rapport National sur le Climat, commandé tous les quatre ans par le gouvernement fédéral. Le Rapport affirme que le changement climatique est provoqué dans sa quasi-totalité par les activités humaines. Il met en garde contre l’élévation du niveau de la mer qui pourrait atteindre 2,40 mètres en 2100, et il énumère une multitude de dégâts liés à l’augmentation de la température causée par le réchauffement climatique depuis 1900.
On peut lire dans le rapport : « Il est extrêmement probable que l’influence humaine soit la cause dominante du réchauffement observé depuis le milieu du 20ème siècle. Pour le réchauffement au cours du siècle dernier, il n’y a pas d’explication alternative convaincante soutenue par l’étendue de la preuve observationnelle. »
Le Rapport National sur le Climat arrive au moment où le président Trump et les membres de son cabinet s’efforcent d’accélérer la production d’énergie fossile aux États-Unis et abrogent plusieurs lois fédérales visant à réduire la production de carbone aux Etats Unis. Trump a également annoncé qu’il allait sortir de la COP 21 de Paris.
Le Rapport pourrait avoir des conséquences juridiques et politiques considérables. En effet, il s’agit d’un rapport émis par le gouvernement fédéral dont le contenu sape complètement sa politique environnementale ainsi que les déclarations faites par les hauts fonctionnaires de l’Administration.
Le Rapport National sur le Climat de cette année comporte deux volets : l’un  expose la science fondamentale du changement climatique et l’autre montre comment les États-Unis sont concernés sur une base régionale. Ensemble, les deux documents totalisent plus de 2 000 pages.
Le premier document, intitulé Climate Science Special Report, affirme que les États-Unis connaissent déjà un plus grand nombre de vagues de chaleur et de précipitations extrêmes et plus d’incendies de forêt dans l’Ouest, que plus de 25 villes côtières américaines subissent déjà plus d’inondations, et que le niveau de la mer pourrait s’élever de 30 à 120 centimètres d’ici à l’an 2100. Cette dernière situation pourrait être encore pire si l’Antarctique s’avère instable, comme on le craint actuellement.
Compte tenu de cet état des lieux impressionnant – qui contredit les déclarations et les politiques de l’Administration Trump – certains membres de la communauté scientifique redoutaient que l’Administration refuse de publier le rapport ou bien en modifie les conclusions. Pourtant, de nombreux experts, ainsi que des fonctionnaires de l’Administration Trump et des scientifiques fédéraux, ont déclaré les conclusions scientifiques du rapport ne seraient pas modifiées.
L’Administration Trump a également publié, sous forme d’ébauche, l’imposant volume 2 du Rapport sur le Climat, qui examine les impacts régionaux à travers les États-Unis. Ce document n’est pas définitif; Sa publication finale est prévue pour la fin de 2018. On peut toutefois y lire que le coût du changement climatique aux États-Unis pourrait être spectaculaire. Il indique que dans un scénario pessimiste du réchauffement climatique, la hausse des températures pourrait entraîner une perte de « près de 1,9 milliard d’heures de travail dans l’ensemble des Etats Unis d’ici 2090 ». Cela représenterait 160 milliards de dollars de pertes annuelles pour les travailleurs. Avec un niveau de réchauffement climatique élevé, les dégâts causés aux biens côtiers en 2090 pourraient totaliser 120 milliards de dollars supplémentaires par an et les pertes humaines liées aux température extrêmes pourraient atteindre 9 300 par an, ou en termes monétaires, 140 milliards de dollars par an en dommages. Selon le Rapport, à ces chiffres pourraient s’ajouter des dizaines de milliards supplémentaires annuellement sous la forme de dégâts aux routes, aux voies ferrées et aux infrastructures électriques.
Le Rapport conclut en indiquant que ces coûts pourraient être considérablement réduits si le réchauffement climatique était maintenu à son niveau le plus bas, donc dans le scénario le plus optimiste.
Source: The Washington Post.

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On November 3rd 2017, the Trump administration released the National Climate Assessment, a report detailing the growing threats of climate change. The report stands in stark contrast to the administration’s efforts to downplay humans’ role in global warming, to withdraw from the Paris climate agreement and to reverse Obama-era policies aimed at curbing America’s greenhouse gas emissions.

The White House did not seek to prevent the release of the government’s National Climate Assessment. The report affirms that climate change is driven almost entirely by human action, warns of potential sea level rise as high as 2,40 metres by the year 2100, and enumerates a multitude of climate-related damages across the United States that are already occurring due to the temperature increase caused by global warming since 1900.

« It is extremely likely that human influence has been the dominant cause of the observed warming since the mid-20th century, » the document reports. « For the warming over the last century, there is no convincing alternative explanation supported by the extent of the observational evidence. »

The report comes as President Trump and members of his Cabinet are working to promote U.S. fossil fuel production and repeal several federal rules aimed at curbing the nation’s carbon output. Trump has also announced he will exit the Paris climate agreement.

The report could have considerable legal and policy significance. Indeed, this is a federal government report whose contents completely undercut their policies, completely undercut the statements made by senior members of the administration.

The government is required to produce the National Assessment every four years. This time, the report is split into two documents, one that lays out the fundamental science of climate change and the other that shows how the United States is being impacted on a regional basis. Combined, the two documents total over 2,000 pages.

The first document, called the Climate Science Special Report, affirms that the U.S. is already experiencing more extreme heat and rainfall events and more large wildfires in the West, that more than 25 U.S. coastal cities are already experiencing more flooding, and that seas could rise by between 30 and 120 centimetres by the year 2100, and perhaps even more than that if Antarctica proves to be unstable, as is currently feared.

Given these strong statements – and how they contradict Trump administration statements and policies – some members of the scientific community had speculated that the administration might refuse to publish the report or alter its conclusions. Yet multiple experts, as well as some administration officials and federal scientists, said that Trump political appointees did not change the special report’s scientific conclusions.

The administration also released, in draft form, the longer volume 2 of the National Climate Assessment, which looks at regional impacts across the United States. This document is not final; its final publication is expected in late 2018. One can read that the monetary costs of climate change in the U.S. could be dramatic. It indicates that in a high end warming scenario, high temperatures could lead to the loss per year of « almost 1.9 billion labour hours across the national workforce » by 2090. That would mean 160 billion dollars annually in lost income to workers. With high levels of warming, coastal property damages in 2090 could total another 120 billion dollars annually, and deaths from temperature extremes could reach 9,300 per year, or in monetized terms, 140 billion dollars annually in damages. Additional tens of billions annually could occur in the form of damages to roads, rail lines, and electrical infrastructure, the report finds.

This could all be lessened considerably, the report notes, if warming is held to lower levels.

Source : The Washington Post.

La fonte rapide des glaciers est la preuve que le climat de la Terre est en train de se réchauffer (Photos: C. Grandpey)