São Jorge (Açores), Vulcano (Sicile), péninsule de Reykjanes (Islande) : les difficultés de la prévision éruptive

S’agissant des volcans actifs, deux mots revêtent à mes yeux une importance particulière: prévision et prévention. Autrement dit, prévoir pour protéger. Ces deux mots prennent vraiment leur sens quand des populations sont menacées par une éruption, et beaucoup moins lorsque l’événement se déroule dans une zone désertique. Ainsi, il ne faut pas se rater dans la prévision éruptive des volcans indonésiens ou philippins où cultures et villages grimpent très haut sur leurs pentes. Inversement, une éruption dans les zones désertiques de l’Islande ou dans l’Enclos du Piton de la Fournaise sur l’île le la Réunion n’a qu’un caractère menaçant très limité. Prévision et prévention perdent donc de leur intérêt.

Aujourd’hui, je me rends compte que la prévision éruptive n’a guère progressé depuis les années 1980, époque où je commençais à faire des observations sur le terrain. En dépit de progrès techniques indéniables – en particulier avec les données satellitaires – les volcans continuent de tuer au Guatemala ou en Indonésie. Faute de prévisions fiables, les autorités préfèrent avoir recours au principe de précaution quand la menace devient trop grande. Mieux vaut évacuer des populations que de les envoyer au casse-pipe. C’est ce qui s’est passé à La Palma (Iles Canaries) où les autorités ont eu raison d’évacuer la population susceptible d’être menacée par l’éruption.

En ce moment, il suffit de prendre l’exemple des Açores, de l’Islande et de la Sicile pour se rendre compte que le niveau de la prévision éruptive est faible.

Le 27 mars 2022, j’indiquais que les 8400 habitants de São Jorge (Açores) étaient inquiets devant la sismicité qui agitait l’île depuis le 19 mars 2022. Ils craignaient une éruption volcanique ou un puissant séisme. Le 23 mars, le CIVISA a fait passer le niveau d’alerte volcanique à 4, signe qu’il y avait la »possibilité réelle » que le volcan entre en éruption pour la première fois depuis 1808. Toutefois, le Centre s’est empressé d’ajouter qu’il n’y avait « aucune preuve qu’une éruption volcanique était imminente », mais qu’un tel scénario ne pouvait être écarté. En d’autres termes, les scientifiques ne savaient pas comment la situation était susceptible d’évoluer et la prévision était nulle, tant au niveau volcanique que sismique. Un plan d’urgence a été activé et les autorités indiquent que tout est prêt pour évacuer les gens si nécessaire. Même si aucune évacuation n’a officiellement été décrétée, quelque 1250 personnes ont quitté l’île de leur propre gré.

Crédit photo : CIVISA

En Islande, on observe depuis plusieurs semaines sur la péninsule de Reykjanes des épisodes de hausse de la sismicité auxquels est venue s’ajouter une inflation significative du sol, en particulier dans le secteur de la centrale géothermique de Svartsengi. Les habitants de Grindavík ont ​​​​été invités à une réunion publique le 19 mai pour discuter de l’activité géologique et leur rappeler les mesures à prendre en cas d’éruption. A noter que les Islandais disposent sur leurs smartphones d’une application qui les alerterait en cas d’urgence immédiate. Le géophysicien qui intervenait a indiqué qu’il était impossible de dire quel type d’éruption se produirait, si éruption il y a. Il a également reconnu qi’il était impossible de prévoir le début d’une éruption.

Photo : C. Grandpey

Cela fait plusieurs semaines que l’on observe une hausse de l’activité dans le cratère de la Fossa sur l’île éolienne de Vulcano. On a observé une augmentation de la température des gaz et une modification de leur composition chimique. L’augmentation des émissions de CO2 sur l’île proprement dite a entraîné des évacuations. Cerise sur le gâteau, une décoloration de l’eau de mer vient d’être observée sur le littoral de la plage de Levante. La saison touristiques ne va pas tarder à battre son plein. Des simulations d’évacuation ont eu lieu il y a quelques semaines, mais personne ne peut dire comment la situation va évoluer. Il suffit de lire la conclusion du dernier rapport de l’INGV pour s’en rendre compte : « Une possible évolution vers des émissions de gaz dangereuses pourrait donc avoir lieu à court terme en cas de réactivation de l’activité du cratère de La Fossa.. » On ne sait pas.

Photo: C. Grandpey

Semeru: les lacunes de la prévision et de la prévention éruptives // The shortcomings of eruptive prediction and prevention

Au lendemain de l’éruption meurtrière du Semeru (39 morts et 12 disparus, et des dizaines d’autres gravement brûlés), on se rend compte une fois de plus à quel point la prévision volcanique est faible, surtout sur les volcans explosifs de la Ceinture de Feu du Pacifique.
L’éruption du Semeru s’est produite sans prévenir. Elle soulève des questions et des doutes au sein de la population sur l’efficacité du système indonésien d’alerte aux catastrophes et sur les dangers de la reconstruction sur les pentes fertiles mais dangereuses d’un volcan.
Les autorités ont déclaré que des messages d’alerte avaient été envoyés aux administrateurs locaux, mais elles ont reconnu qu’ils n’avaient pas donné lieu à un ordre d’évacuation, « en partie parce que l’activité du volcan est difficile à prévoir. »
Les messages recommandant des évacuation sont normalement relayés par l’agence nationale de gestion des catastrophes, comme ce fut le cas en 2017 lorsqu’elle a ordonné à 100 000 personnes vivant près du mont Agung à Bali de quitter immédiatement la zone de danger. C’était une bonne mesure de prévention, même si aucune éruption majeure n’a eu lieu.
Curah Kobokan est l’un des villages détruits par la dernière éruption du Semeru. En javanais, ce nom signifie « bol en train de déverser », en référence à la rivière qui passe à proximité. Autrefois source de vie, la rivière est devenue source de malheur pour ce village. Lorsque le Semeru est entré en éruption, le cours d’eau a véhiculé d’épaisses coulées de boue et de cendres à haute température qui se sont déversées directement dans Curah Kobokan, transformant le village en un champ de cendres grises qui a englouti les lignes électriques, tandis que seuls les toits des maisons dépassaient de la fange.
Les villageois disent que l’air est devenu « brûlant et noir » en quelques secondes. Les gens ont crié et se sont enfuis; certains se sont réfugiés dans une maison de prière, d’autres se sont blottis dans une canalisation en béton. Sur les huit villageois interrogés, aucun n’a déclaré avoir été prévenu d’une éruption imminente. Ils ont tous ajouté que si les gens avaient été prévenus, ils seraient partis. Au lieu de cela, en quelques minutes, la coulée pyroclastique les a tués.
La dévastation causée par le Semeru peut être attribuée à un ensemble de facteurs, mais personne ne se sent responsable. Cela me rappelle la dernière grande éruption du volcan Fuego (Guatemala) et ses centaines de morts. À la suite de l’événement, l’INSIVUMEH et le CONRED se sont mutuellement attribués la responsabilité du désastre.
Le directeur de l’agence géologique indonésienne a déclaré que des messages avaient été envoyés aux autorités locales pour les avertir du risque de coulée pyroclastique et que la rivière près de Curah Kobokan était marquée en rouge sur la carte.
L’agence de gestion des catastrophes de Java Est a déclaré que les mises e garde avaient été transmises aux agences locales, mais qu’il n’y avait pas eu d’ordre spécifique d’évacuation.
Les scientifiques expliquent que la nature de l’éruption – un effondrement du dôme de lave peut-être déclenché par des facteurs externes tels que de fortes pluies – était difficile à prévoir. Un chercheur explique que les éruptions déclenchées par les effondrements de dômes de lave représentent environ 6 % de l’ensemble des éruptions volcaniques.
Un autre facteur causal de la tragédie est la réalité de la vie sur les pentes du Semeru, où au fil des décennies, les villageois se sont habituées à l’activité volcanique, y compris les émissions de gaz et de vapeur au sommet du volcan.
Alors que les autorités évaluent les dégâts (100 000 maisons ont été endommagées ou détruites), il semble y avoir une prise de conscience du danger de vivre si près du volcan. Le président indonésien a déclaré qu’au moins 2 000 maisons devraient être déplacées.
Avec 142 volcans potentiellement actifs, l’Indonésie a la plus forte densité de population vivant à proximité de l’un d’eux. 8,6 millions de gens habitent à moins de 10 km d’un volcan. Lorsque des coulées pyroclastiques se déclenchent, il n’y a pas le temps de fuir. Si de véritables mesures de prévention ne sont pas mises en place, la vraie question sera de savoir quel volcan indonésien sera le prochain tueur…
Source : d’après un article paru dans Yahoo News.

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In the wake of the deadly Semeru eruption (39 dead and 12 missing, with tens of others severely burnt) one realises once again how low volcanic prediction is, above all on the explosive volcanoes of the Pacific Ring of Fire.

The Semeru eruption occurred with no warning and it raises questions and doubts among the population about the effectiveness of Indonesia’s disaster warning system, and the dangers of rebuilding on the volcano’s fertile but precarious slopes.

Officials said some messages were sent to local administrators but acknowledged they did not result in an evacuation order, « in part because the volcano’s activity is hard to predict. »

Warnings to evacuate are normally relayed by the national disaster mitigation agency, such as in 2017 when it ordered 100,000 people living near Bali’s Mt Agung to immediately leave the danger zone It was the right prevention measure, although no major eruption occurred.

One of the villages affected by Mt Semeru’s last eruption was Curah Kobokan which, in Javanese, means « pouring bowl », a reference to the river that snakes by it. Once a source of life, the river also became the community’s downfall. When Semeru erupted, the river carried thick and hot flows of lava and ash directly into Curah Kobokan, turning the village into a field of gray ash piled as high as the powerlines, a few roofs jutting out of the newly formed disaster landscape.

Villagers say the air grew blazing hot and pitch black in seconds. People screamed and fled in panic, some taking refuge in a prayer house, others huddled in a concrete drain. Out of eight residents interviewed, not one said they received warning of an impending eruption. They added that if there had been a warning, people would have evacuated. Instead in a matter of minutes, la pyroclastic flow killed a lot of people.

The devastation wreaked by Semeru can be ascribed to a deadly confluence of factors, for which no one wants to take the blame. This reminds me of the last major eruption of Fuego volcano (Guatemala) which killed hundreds of people. Following the event, INSIVUMEH and CONRED accursed each other of the disaster.

The head of Indonesia’s geological agency says messages were sent to local officials warning of hot ash clouds and that the river near Curah Kobokan was marked red on the map.

The East Java disaster mitigation agency says the warnings were passed on to local resilience officers but there were no specific orders to evacuate.

Experts say the nature of the eruption, a collapse of the lava dome possibly triggered by external factors such as heavy rain, was also difficult to predict. A researcher explains that eruptions triggered by lava dome collapses account for about 6% of all volcanic eruptions.

Another causal factor for the tragedy is the reality of life on Semeru’s slopes, where over the decades communities have become inured to volcanic activity, including the summit letting off steam.

As disaster officials survey the devastation (100,000 homes were damaged or destroyed), there is growing talk about the danger of living so close to the mountain. The Indonesian President said that at least 2,000 homes should be moved.

With 142 volcanoes, Indonesia has the largest population living in close range to a volcano, including 8.6 million within 10km. When pyroclastic flows are triggered, there is no time to run. If no new prevention measures are taken, the real question will be to knowwhich Indonesian volcano will be the next killer…

Source: after an article published in Yahoo News.

Photos : C. Grandpey

 

Eruption du Cumbre Vieja et prévision volcanique // Cumbre Vieja eruption and volcanic prediction

Un article de l’agence Associated Press explique qu’avec l’éruption du Cumbre Vieja, La Palma « se transforme en laboratoire à ciel ouvert pour les volcanologues ». A l’aide de satellites, les scientifiques analysent les émissions de gaz et les coulées de roche en fusion. Au sol, ils collectent les plus petites particules ou les bombes volcaniques. Ils appliquent les dernières technologies pour observer l’éruption sur terre, en mer, depuis le ciel et même depuis l’espace. L’objectif ultime à La Palma est de profiter d’une fenêtre unique pour mieux comprendre les éruptions volcaniques : comment elles naissent, se déroulent et, plus important encore pour les habitants de La Palma, comment et quand elles se terminent.
Cependant, malgré les récentes avancées technologiques, les chercheurs ne peuvent que faire des suppositions sur ce qui se passe sous terre, là où le magma se forme. Comme l’a dit un volcanologue : « On a fait beaucoup de progrès au cours des 30 ou 40 dernières années dans la compréhension des processus géologiques et évolutifs, mais il est encore difficile de savoir avec certitude ce qui se passe à 40 à 80 kilomètres de profondeur. »
Lorsque le magma a commencé à s’accumuler sous la chaîne volcanique du Cumbre Vieja à La Palma, les scientifiques ont pu mesurer l’inflation de la surface du sol, analyser les essaims sismiques et d’autres signes indiquant qu’une éruption était imminente. Ils ne pouvaient pas prévoir l’heure exacte de l’éruption, mais leurs évaluations ont permis aux autorités de commencer les premières évacuations quelques heures seulement avant son début le 19 septembre. On pourrait ajouter que ce type de prévision et de prévention est assez facile sur un volcan strombolien comme le Cumbre Vieja à La Palma ou l’Etna en Sicile, mais c’est beaucoup plus difficile sur les volcans explosifs de la Ceinture de Feu du Pacifique, comme on vient de le voir avec la crise éruptive sur le Semeru (Indonésie). Bien qu’un homme soit décédé en novembre en tombant d’un toit alors qu’il déblayait la cendre, il n’y a eu aucun décès directement lié à l’éruption à La Palma. Le nombre de morts est beaucoup plus grand sur des volcans explosifs comme le Fuego au Guatemala ou le Merapi en Indonésie.
Je ne suis pas tout à fait d’accord lorsque l’auteur de l’article dit que l’absence de victimes est due aux nouvelles technologies en volcanologie, comme « les drones qui permettent aux scientifiques d’aller jeter un coup d’œil à l’intérieur d’un cratère actif, ou les superordinateurs qui exécutent des algorithmes de prévision ». L’informatique est une science exacte alors que les volcans sont imprévisibles, ils ne fonctionnent pas selon des processus scientifiques bien établis. Il n’y a eu aucune victime à La Plama parce qu’il s’agissait d’une éruption strombolienne classique, donc lente dans son évolution, et les mesures d’évacuation ont pu être effectuées de manière organisée. Il y avait des coulées de lave classiques de type aa et aucune coulée pyroclastique mortelle.
Il est indéniable que les nouvelles technologies peuvent aider les volcanologues. Le programme satellitaire Copernicus de l’Union européenne fournit des images et une cartographie haute résolution de l’île qui permettent de suivre les déformations induites par les séismes, le trajet emprunté par les coulées de lave et l’accumulation de cendres. En mer, les navires de recherche espagnols peuvent étudier l’impact de l’éruption sur l’écosystème marin. Le rêve des volcanologues serait, bien sûr, d’avoir des engins robotisés comme ceux envoyés sur la Lune ou sur Mars
La plupart des travaux des scientifiques à La Palma se sont concentrés sur la prévision des dégâts que le volcan pourrait causer à une population qui a déjà perdu des milliers de maisons, de fermes, de routes, de canaux d’irrigation et de bananeraies. Mais les volcanologues ne sont pas en mesure de dire quand l’éruption se terminera. Ils expliquent qu’il faudrait au moins deux semaines de diminution constante de la déformation du sol, des émissions de SO2 et de l’activité sismique pour affirmer que l’activité volcanique est en perte de vitesse.
L’éruption du Cumbre Vieja montre les limites actuelles de la prévision volcanique.
Source : Yahoo News.

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An article by the Associated Press agency tells its readers that La Palma « turns into open-air lab for volcanologists. » We are told that helped by satellites, volcanologists analyze gas emissions and the flows of molten rock. On the ground, they collect everything from the tiniest particles to lava bombs. They are applying the latest technologies to scrutinize the eruption from the land, the sea, the air, and even from space. The ultimate goal at La Palma is to use a unique window of opportunity to better understand volcanic eruptions: how they form, develop and, even more crucially for the islanders, how and when they end.

However, despite recent technological advances, the researchers can only do a lot of estimating of what happens in the underworld where magma is formed. Said one volcanologist: « There has been a lot of progress in the last 30 or 40 years in the understanding of geological and evolutionary processes, but it’s still difficult to know for sure what happens at 40 to 80 kilometers of depth. »

When magma started accumulating deep under La Palma’s Cumbre Vieja range, scientists could measure the inflation the land’s surface, analyse seismic swarms and other signs of an impending eruption. They were not able to predict the exact time of the eruption, but their assessments prompted authorities to begin the first evacuations just hours before it took place on September 19th. One could add that this type of prediction and prevention is quite easy on a Strombolian volcano like Cumbre Vieja in La Palma or Mt Etna in Sicily, but it is far more difficult on the explosive volcanoes of the Pacific Ring of Fire, as could be seen recently with Mt Semeru’s eruptive crisis in Indonesia. Although one man died in November when he fell from a roof while cleaning off volcanic ash, there have been no deaths directly linked to the eruption. Death tolls are much heavier on explosive volcanoes like Guatemala’s Fuego or Indonesia’s Merapi.

I do not fully agree when the author of the article says that the absence of deaths is due to new technologies in volcanology, like « drones that allow scientists to peek into a volcanic cauldron or supercomputers that run prediction algorithms. » Computer science is an exact science while volcanoes are unpredictable they do not work according to well-established scientific processes. There were no casulaties in La Plama because it was a cpnventional, slow Strombolian eruption and the evacuation measures could be performed in an organised way. There were conventional aa lava flows and no deadly pyroclastic flows.

Sure, new technologies can help. The European Union’s Copernicus satellite program produces high-resolution imagery and mapping of the island that allow to track quake-induced deformations, lava flows and ash accumulation. At sea, Spanish research vessels can study the impact the eruption is having on the marine ecosystem. The volcanologists’ dream would be to have robotically operated rovers like the ones sent to the moon or Mars

Most of the scientists’ work in La Palma has been focused on predicting how far the volcano’s damage will impact a community that has already lost thousands of houses, farms, roads, irrigation canals and banana crops. But they are not able yet to say when the eruption will end..Volcanologists explain that it would take at least two weeks of consistent lessening in soil deformation, SO2 emissions and seismic activity to establish whether the volcano’s activity is waning.

the current eruption of Cumbre Vieja does show the limits of volcanic prediction.

Source: Yahoo News.

Les données Copernicus sont d’une grande utilité pour évaluer la superficie des coulées de lave et estimer les dégâts causés par l’éruption

Sensibilisation aux séismes à Hawaii // Earthquake awareness in Hawaii

L’île d’Hawaï est parfois secouée par des séismes comme l’événement de magnitude M 6,2 le 10 octobre 2021 à 11h49 (heure locale). L’épicentre était situé juste au sud de la Grande Ile d’Hawaii. La secousse, causée par la flexion de la plaque océanique, a rappelé que l’État d’Hawaï est sujet à des séismes pouvant causer des dégâts.
Certains impacts des séismes peuvent être minimisés si les gens prennent des précautions. C’est ce qu’on appelle la prévention.
Il existe plein de petites choses à faire avant que se produise un tremblement de terre pour se protéger soi-même et protéger ses biens. Il faut s’organiser et élaborer un kit d’urgence. Il est conseillé de maintenir contre le mur les objets lourds comme une bibliothèque ou une télévision; cela réduira le risque de basculement. Des loquets solides sur les placards empêcheront la vaisselle de voler à travers la cuisine. Ce ne sont là que quelques petits conseils faciles à mettre en oeuvre pour se préparer et se protéger. Le site The Great Hawai’i Shake Out donne plus d’informations et de conseils sur la prévention sismique :
https://www.shakeout.org/hawaii.
L’Observatoire des Volcans d’Hawaii (HVO), ainsi que des milliers d’habitants dans tout l’État, participent chaque année à The Great Hawai’i ShakeOut pour encourager la sensibilisation aux séismes.
L’International ShakeOut Day a lieu le troisième jeudi d’octobre. C’est l’occasion de rappeler la conduite à suivre en cas de séisme. Cette année, le 21 octobre à 10h21, le HVO invitait les gens à une session « Drop, Cover, and Hold On. » (accroupissez vous, protégez vous et cramponnez vous). Comme on peut le voir sur l’image ci-dessous, cela peut consister tout simplement à se glisser sous une table et attendre que le séisme soit terminé.
Source : USGS / HVO.

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The Island of Hawaii is sometimes shaken by earthquakes like the magnitude M 6.2 event that occurred on October 10th at 11:49 a.m. (local time). The epicenter was located just south of the Island of Hawaii. The earthquake, caused by bending of the oceanic plate, was a reminder that the State of Hawaii is no stranger to potentially damaging earthquakes.

Some of the impacts from earthquakes, like the recent magnitude-6.2, can be minimized when people prepare in advance. This is called prevention.

There are countless small actions one can do, long before another earthquake strikes, to protect oneself and one’s property. One needs to make a plan and build a supply kit that can be used in case of an emergency. Fastening heavy objects like a bookcase or television to the wall will lessen the chances of them tipping over. Having sturdy latches on cupboards will help stop dishes from flying across the kitchen. These are just a couple of the small things one can do to prepare. The website entitled The Great Hawai’i Shake Out gives mor information and advice about what can be done as a prevention : :

https://www.shakeout.org/hawaii .

The Hawaiian Volcano Observatory (HVO), along with thousands of residents across the State, participate yearly in The Great Hawaiʻi ShakeOut to raise awareness for earthquake preparedness.

International ShakeOut Day is the third Thursday of every October. The Thursday date also determines the time when one practices what to do during an earthquake. This year, on October 21st at 10:21 a.m., HVO invited people to Drop, Cover, and Hold On. As can be seen in the image below, it could be as simple as dropping under a table and waiting for the earthquake to be over.

Sopurce: USGS / HVO.

Crédit photo: HVO