A quoi servent les COP ? À pas grand-chose ! // What are COPs for? Not much!

En lisant début septembre 2023 un article sur la pollution en Indonésie, j’ai vite compris que quelque chose n’allait pas dans la gestion du réchauffement climatique sur notre planète. Si cette gestion était correcte, les Conférences des Parties (COP) prendraient des mesures CONTRAIGNANTES obligeant les pays à contrôler et réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Or, les COP de prennent jamais de telles décisions. On en reste au stade des recommandations. Je pense que les participants aux COP ne regardent jamais la courbe de Keeling qui montre les concentrations de CO2 dans l’atmosphère. Elles n’ont jamais été aussi élevées (418,51 ppm en ce moment) et la courbe est parallèle à la hausse des températures dans le monde.
Les pays asiatiques comptent parmi les principaux pollueurs de la planète. La pollution en Indonésie était si forte ces derniers jours que le gouvernement a décidé de réduire de moitié la production d’une importante centrale au charbon près de la capitale Jakarta..
Cette réduction est intervenue une semaine avant que l’Indonésie accueille les dirigeants de l’Association des Nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN) et de hauts responsables des États-Unis, du Japon, de la Chine et de la Corée du Sud pour des colloques abordant une série de problèmes régionaux.
Jakarta (30 millions d’habitants) est arrivée en tête du classement mondial de la pollution en août 2023, alors qu’un épais nuage de smog toxique avait envahi la ville et menaçait de peser sur les réunions de l’ASEAN. Il est évident que cette mesure concernant la centrale au charbon a été prise par le gouvernement pour se donner bonne conscience, rien d’autre.
La centrale, située à la pointe ouest de l’île de Java, produira désormais 1 800 mégawatts. Cependant, les responsables indonésiens n’ont pas précisé combien de temps durera sa mise en veille, ni s’il s’agira d’une mesure permanente, ce qui est fort improbable.
L’Indonésie s’est engagée à cesser de construire de nouvelles centrales au charbon à partir de 2023 et à devenir neutre en carbone d’ici 2050. Cependant, malgré le tollé des écologistes, la centrale au charbon de Suralaya, sur l’île de Java, est toujours en cours d’agrandissement et devrait accueillir 10 unités supplémentaires. .
Alors que les critiques du public se multiplient concernant la détérioration de la qualité de l’air, l’Indonésie a réagi en sanctionnant 11 entreprises industrielles qui ne respectaient pas les normes en vigueur, et a ordonné à la moitié de ses fonctionnaires de faire du télétravail
Le gouvernement a imputé cette hausse de la pollution aux conditions météorologiques et aux émissions des véhicules, mais certains ministres ont récemment reconnu que les centrales électriques au charbon et les usines autour de la capitale étaient également responsables.
Si la planète avait une politique de réduction des gaz à effet de serre digne de ce nom, les participants aux coûteuses COP auraient déjà pris des mesures contraignantes fixant les niveaux de ces gaz pour chaque pays. Or, ils ne l’ont jamais fait. Certains pays, comme la France, font des efforts en ce sens, mais ces mesures semblent dérisoires au vu de l’ampleur de la pollution de l’atmosphère en Chine, en Inde ou en Indonésie.
Quand je vois que la COP 28 aura lieu à Abou Dhabi, chez les producteurs de pétrole du Moyen-Orient, en novembre-décembre 2023, j’ai de gros doutes sur les résultats de cette conférence qui, comme les précédentes risque d’accoucher d’une souris ! Cela me rappelle la COP 24 dans le bassin houiller polonais de Silésie…. !

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Reading in early September an article about pollution in Indonesia, I concluded there was something wrong about the management of global warming on our planet. If this management was correct, the Conferences of the Parties (COP) would take BINDING measures to force the countries to control and reduce their greenhouse gas emissions, which they never do. I think the participants in the COPs never have a look at the Keeling Curve which shows CO2 concentrations in the atmosphere. They have never been so high (418.51 ppm) and the curve is parallel with the rise of global temperatures.

Asian counnties are among the major polluters of our planet. Pollution in Indonesia was so strong in recent days that the government decided to reduce by a half the output at a major coal-fired power plant near the capital Jakarta.

The reduction came a week before Indonesia hosted leaders from the Association of Southeast Asian Nations (ASEAN) and top officials from the United States, Japan, China and South Korea for summits tackling a spate of regional issues.

Jakarta (pop.30 million) topped global pollution rankings several times in August 2023, as a toxic smog crisis threatened to overshadow the meetings. It is obvious the measure was taken by the government to clear its conscience, nothing else.

The coal-fired plant, on the western tip of Indonesia’s Java, will now operate to produce 1,800 megawatts. However, Indonesian officials did not confirm how long the power cut would be maintained or if it was a permanent move, which is quite unlikely.

Indonesia has pledged to stop building new coal-fired power plants from 2023 and to be carbon neutral by 2050. However, despite an outcry from environmental activists, the Suralaya coal plant on Java island is still being expanded to host 10 units within the plant’s complex.

As public criticism has mounted over worsening air quality, Indonesia has responded by sanctioning 11 industrial firms for failing to meet operational standards and ordered half its civil servants to work from home.

The government blamed weather patterns and vehicle emissions for the spike but some ministers have recently acknowledged coal-fired power plants and factories around the capital were also responsible.

If the global policy to reduce greenhouse gases was correct, the participants in the costly COPs would already have taken binding measures fixing greenhouse gas levels for each country. Some nations like France are making efforts to do so, but they are up to nothing compared what is happening in China, India or Indonesia.

When I see that COP 28 will take place in Abou Dhabi in November-December 2023, I have great doubts about the results ! It reminds me of COP 24 in the Polish coalfield of Silesia….

 Evolution sur une année des concentrations de CO2 dans l’atmosphère (Courbe de Keeling / NOAA)

L’Everest, une poubelle mortelle // Mt Everest, a deadly pile of garbage

Curieusement, à l’heure où tout le monde se lamente sur la pollution plastique dans le monde, personne ne parle de la pollution qui a envahi les camps de base de l’Everest – en particulier le Camp IV. Ces lieux sont devenus un univers de tentes abandonnées, d’ordures et autres déchets plastiques.
Il est évident qu’il faudrait mettre en place des réglementations plus strictes, avec des pratiques d’escalade propres et des stratégies efficaces de gestion des déchets, mais le gouvernement népalais ne fait rien, ou très peu, pour améliorer la situation qui lui rapporte autrement beaucoup d’argent. Les utilisateurs des réseaux sociaux ont appelé les alpinistes et les autorités locales à prendre des mesures pour faire face à la crise environnementale qui ne cesse de s’aggraver, mais sans effet jusqu’à présent.
Selon les estimations du National Geographic, chaque alpiniste sur l’Everest génère environ huit kilogrammes de déchets, notamment des récipients alimentaires, des tentes, des bouteilles d’oxygène vides et même des excréments humains. En raison de l’afflux croissant de candidats à l’ascension, qui vient s’ajouter à une gestion inadéquate des déchets, le site est devenu la «décharge d’ordures la plus haute du monde». Après une ascension éreintante, les alpinistes abandonnent souvent leurs lourdes tentes au lieu de les ramener en bas de la montagne. En conséquence, des tentes déchirées, des emballages de nourriture et des bouteilles d’oxygène sont abandonnés dans les camps les plus élevés. En 2019, le gouvernement chinois a fermé un camp de base en raison de l’accumulation de déchets laissés par les touristes.
Le Népal a mis en place une obligation pour les alpinistes de ramener leurs déchets de la montagne pour pouvoir récupérer une caution de 4 000 dollars. Cependant, la surveillance des camps situés à près de 8 000 mètres d’altitude est difficile, voire impossible, selon les responsables locaux et les organisateurs de l’expédition. Pour résoudre le problème, le Népal a organisé en 2023 la collecte de 13 tonnes de déchets sur l’Everest et sur le Lhotse, mais il reste beaucoup à faire.

Un sherpa a diffusé sur Instagram une brève vidéo qui confirme le désastre écologique sur l’Everest:

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De la même manière que la quantité de déchets ne cesse d’augmenter, le nombre de morts augmente sur l’Everest. Il est susceptible d’atteindre un niveau jamais enregistré, car 13 alpinistes sont déjà morts sur la montagne en 2023, et quatre autres sont portés disparus jusqu’à présent. Les personnes portées disparues étant moins susceptibles d’être retrouvées, ce sera l’une des années les plus meurtrières de l’Everest.
Les causes de décès sont multiples, avec des chutes de blocs de glace, le mal des montagnes, des chutes au cours de l’ascension ou dans des crevasses. Il y a également de nombreux rapports de gelures graves cette année. Ils sont attribués par de nombreux alpinistes au changement climatique qui a provoqué une vague de froid inhabituelle dans l’Himalaya. La cause principale reste toutefois la négligence au niveau de la sécurité et une préparation physique inadéquate. Il ne suffit pas d’avoir fait l’ascension du Mont Blanc pour se lancer dans celle de l’Everest!
Le Népal a délivré aux étrangers un nombre record de 478 permis d’ascension de l’Everest au printemps 2023. C’est le nombre le plus élevé jamais enregistré, et si l’on inclut les guides Sherpa, le ce nombre cette saison sz=era encore plus élevé. Pour certains, il s’agit d’un « gâchis chaotique ».
Source : Yahoo Actualités.

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Strangely enough, at a time when people lament over plastic pollution in the world, not a word is said about the pollution that has invaded Mount Everest’s base camps – especially Camp IV – which are a universe of abandoned tents, trash and other plastic waste.

It is obvious that there sould be stricter regulations, enforcement of clean climbing practices, and effective waste management strategies, but the Nepalese government is clearly doing nothing, or very little, to improve the situation. Social media users have called upon climbers and local authorities to address the growing environmental crisis, but with no effect up to now.

According to estimates by National Geographic, each climber on Everest generates about eight kilograms of waste, including food containers, tents, empty oxygen tanks and even human feces. Due to the influx of climbers, combined with inadequate waste management practices, the site has turned into the « world’s highest garbage dump. » After a tiring trek, climbers often abandon heavy tents instead of carrying them back down the mountain. As a result, torn tents, food wrappers and discarded oxygen bottles are left behind in the higher camps. In 2019, the Chinese government closed down a base camp due to the growing number of waste and garbage left behind by tourists in the area.

Nepal has implemented a mandatory requirement for climbers to bring their waste down from the mountain and reclaim their garbage deposit of $4,000. However, monitoring camps situated nearly 8,000 meters high have proven to be challenging, even impossible, according to local officials and expedition organizers. Efforts to address the issue include the collection of 13 tons of garbage from Everest and the nearby Lhotse peak this year, but the scale of the problem remains significant.

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In the same way as the amount of trash keeps increasing, the death toll is rising on Mt Everest. It is likely to reach the highest ever as 13 climbers have aldeady died on the mountain in 2023, with four more reported missing so far. With those missing less likely to be found, this will be one of the deadliest years at Everest.

The causes of the deaths are multiple, with icefalls, high altitude sickness, falls while climbing or in crevices while scaling down the mountain. There have also been many reports of severe frostbites this year. They are attributed by many climbers to climate chnage that brought an unusual cold snap on the Himalayas. The main cause, however, remains negligence in terms of safety and inadequate physical preparation. It is not enough to have climbed Mont Blanc to get to the top of Mt Everest!

Nepal issued a record-high 478 climbing permits to foreigners to climb Everest during spring 2023. This is the highest number ever, and if one includes Sherpa guides the number of people climbing the mountain this season is even higher.  Some mountaneers describe the situation as a « chaotic mess ».

Source : Yahoo News.

L’Everest et le camp de base (Photos: Wikipedia)

Les volcans polluent beaucoup moins que les hommes!

Je viens de découvrir – via le site web de France Info – que le 25 mai 2023, on pouvait lire sur Twitter un message vu plus de deux millions de fois, accompagné d’une vidéo d’une éruption de l’Etna, et rédigé dans un français douteux : «Le Mont Etna, filmé hier, émet PLUS de CO2 que ce que l’homme n’a jamais produit. Mais on ne peut pas taxer les volcans, donc ce simple fait n’est pas partagé auprès du commun des mortels qui doivent abandonner leur voiture, éviter de prendre l’avion et doivent manger des insectes pour lutter contre le changement climatique.»

Cette publication n’est pas la première du genre. En 2022, un tweet affirmait déjà qu’une éruption de l’Etna rejetait «10 000 fois plus de CO2 dans l’atmosphère que l’humanité entière ».

A noter que les images illustrant le dernier tweet ne sont pas celle de l’activité du volcan en mai 2023, mais datent de 2021. Ce n’est pas très grave ; on sait que les journalistes eux-mêmes utilisent souvent des images d’archives pour illustrer des événements actuels.
Ce qui est plus grave, c’est l’affirmation concernant la pollution dont l’Etna serait responsable. Il est vrai que les volcans polluent avec l’émission de gaz de toutes sortes, comme le dioxyde de carbone (CO2) et le dioxyde de soufre (SO2). Cependant, dans les faits, les éruptions volcaniques ne représentent qu’une faible proportion des émissions globales de CO2. C’est d’ailleurs ce qu’a confirmé Patrick Allard, volcanologue à l’IPGP : «L’Etna est un volcan parmi les plus gros émetteurs de CO2. Quotidiennement, en moyenne, il dégage environ 5000 tonnes de CO2. Dans ses périodes d’activité intense, cela peut monter jusqu’à 20.000 ou 30.000 tonnes de CO2 par jour. Or, les émissions anthropiques sont de 115 millions de tonnes de CO2 par jour, soit 40 milliards de tonnes par an. Le volcanisme dans sa globalité, même en prenant large, représente entre 0,1 % et 1 % des émissions anthropiques de CO2.»

Photo: C. Grandpey

Ile de Pâques (Chili) : des moai… et du plastique // Easter Island (Chile) : moai… and plastic

Bien qu’elle soit volcanique, l’île de Pâques – Rapa Nui – et ses moai, les statues monolithiques érigées il y a des milliers d’années, ne m’ont jamais fasciné. Pas plus que les alignements de menhirs de Carnac en France. Je n’ai jamais eu envie de visiter l’île, mais je peux comprendre que beaucoup de gens pensent différemment.
Un nouveau moai a été découvert sur l’île le 21 février 2023, dans le lit d’un lac de cratère asséché, par une équipe de scientifiques de trois universités chiliennes. Selon la communauté indigène locale, « ce moai a un grand potentiel pour les études scientifiques et naturelles ; c’est une découverte vraiment unique car c’est la première fois qu’un moai est découvert à l’intérieur d’une lagune qui a commencé à s’assécher en 2018 dans un cratère de Rano Raraku. » Selon les habitants, pendant les 200 ou 300 dernières années, l’eau dans la lagune avait trois mètres de profondeur, ce qui signifie qu’aucun être humain n’aurait pu y déposer le moai à cette époque.
Comme je l’ai expliqué dans une note (le 8 octobre 2022), plusieurs moai ont été abîmés par les flammes lors d’un incendie de végétation sur l’île.
Les moai sont des blocs de pierre avec des visages allongés et sans jambes, sculptés dans du tuf du volcan Rano Raraku. La statue récemment découverte mesure 1,60 mètre de haut. Elle a été retrouvée allongée sur le côté et regardant le ciel. Il n’est actuellement pas prévu de retirer le moai de son emplacement.
Le volcan Rano Raraku et ses Moai sont classés au patrimoine mondial de l’Unesco. L’île de Pâques a longtemps été habitée par des Polynésiens, avant que le Chili ne l’annexe en 1888.

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Les milliers de touristes qui visitent l’île de Pâques sont sûrement fascinés par les moai, mais ils ne se rendent probablement pas compte de la pollution plastique qui affecte l’île. Les touristes ne sont pas responsables de cette pollution ; les courants de l’océan Pacifique sont les véritables coupables. Ils déposent des monticules de déchets plastiques sur les rivages et ces déchets se fondent dans les écosystèmes océaniques.
Un « vortex de déchets » – une masse tourbillonnante de déchets qui flotte à la surface du Pacifique Sud – alimente sans cesse l’île en détritus de toutes sortes. Ce n’est que récemment que ce vortex a envahi l’île de Pâques et, selon les habitants, depuis environ 25 ans, la situation est « désastreuse ». Des macro et microparticules de plastique envahissent les rivages et cohabitent avec les poissons. Pire encore, la population de l’île de Pâques est très peu importante et ne pollue pas. Une grande partie du plastique est générée de l’extérieur, en particulier par les bateaux de pêche, et la petite communauté est incapable de se débarrasser de déchets dont elle n’est pas responsable.
Cette pollution plastique a des effets dévastateurs sur les habitants et les animaux de l’île de Pâques. Les créatures marines peuvent confondre le plastique avec des méduses, les ingérer, s’étouffer et mourir de faim. Le plastique peut aussi s’accumuler dans leurs organes. Le plastique se retrouve alors chez les habitants de l’île qui mangent poissons et des fruits de mer. Les analyses ont révélé que le sang de beaucoup d’entre eux était contaminé par le plastique.
L’île de Pâques est une victime collatérale du gaspillage de notre société, et le problème n’est pas près de disparaître..
Source : médias d’information internationaux.

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Although it is volcanic,I have never been fascinated with Easter Island – Rapa Nui and its moai, the monolithic statues that were erected thousands of years ago. To my eyes, they look like the menhirs in Carnac in France. I have never felt like visiting the island, but I can understand many people may thinnk differently.

A new moai was found on February 21st, 2023 by a team of scientific volunteers from three Chilean universities in the bed of a dry lake in a volcano crater on the island. According to the local Indegeneous community,“this moai has great potential for scientific and natural studies ; it’s a really unique discovery as it’s the first time that that a moai has been discovered inside a laguna that began drying up in 2018 in a Rano Raraku crater.” For at least the last 200 or 300 years, the laguna was three metres deep, meaning no human being could have left the moai there in that time.

As I put it in a previous post (October 8th, 2022), several moai in that area suffered charring in a forest fire on the island.
The moai are carved stone figures with elongated faces and no legs that were mostly quarried from tuff at the Rano Raraku volcano. The statue that was recently found is 1.60 metres tall and was found lying down on its side looking at the sky. There are currently no plans to remove the moai from where it is.

The Rano Raraku volcano and its Moai are a Unesco world heritage site. Easter Island was long inhabited by Polynesian people, before Chile annexed it in 1888.

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The thousands of tourists who visit Easter Island may be fascinated with the moai, but they are probably unaware of the plastic pollution that is affecting the island. The tourists are not responsible for this pollution ; the currents in the Pacific Ocean are the culprits. They wash mounds of plastic waste onto the shores and blend into ocean ecosystems.

A nearby “trash vortex”–a swirling mass of garbage floating in the South Pacific–incessantly feeds waste to the island. It is only recently that this vortex has inundated Easter Island with trash, but the change within the last 25 years has been “disastrous,” according to inhabitants. Macro- and microparticles of plastic overrun the shores, invade the beaches, and swim with the fishes. Worst of all, because Easter Island’s population is minute, much of the plastic is generated externally, particularly by fishing boats, and the small community is unable to keep up with incoming trash for which they are not responsible.

This plastic pollution has devastating effects on the people and animals of Easter Island. Marine creatures can mistake plastic for jellyfish, ingest them and choke, starve, or accumulate plastics in their systems. The plastic then finds itself into the island’s inhabitants who eat seafood. Many have tested positive for blood contaminated by plastics.

Easter Island is a collateral victim of our wasteful society, and the problem shows no sign of abating.

Source : International news media.

Source : Encyclopedia Britannica

Crédit photo: Wikipedia