Le désert d’Atacama (Chili) : une poubelle à ciel ouvert // Atacama Desert (Chile) : an open garbage dump

Dans le nord du Chili, entre l’Océan Pacifique et la zone volcanique centrale des Andes, le désert d’Atacama est une région extrêmement aride d’Amérique du Sud où il peut ne pas pleuvoir pendant un demi-siècle. L’Atacama offre une ligne volcanique, marquant la frontière entre le Chili, la Bolivie et l’Argentine. Cette barrière naturelle est composée de volcans actifs approchant les 6000 mètres, entourés de superbes lagunes, de geysers et de vallées encaissées.

Au cœur de cette région, perché à plus de 2 400 m d’altitude, se trouve le village de San Pedro d’Atacama avec ses maisons d’adobe et son église à la charpente de bois de cactus. San Pedro est la principale porte d’entrée pour visiter les trésors du désert d’Atacama.

(Photos : C. Grandpey)

A côté de toutes les merveilles offertes par la Nature, l’Atacama est aussi le désert de la honte. L’écosystème unique et fragile est menacé car la région est devenue un cimetière pour les déchets du monde, avec des montagnes de vêtements, de voitures et de chaussures qui pourraient entraver les progrès scientifiques dans l’espace. En effet, les scientifiques ont trouvé des micro-organismes s’adaptant au monde presque sans eau qui pourraient fournir des indices sur la façon de trouver la vie sur des planètes semblables à la terre, en particulier Mars.

L’Atacama est une plaque tournante pour les vêtements d’occasion et invendus aux États-Unis, en Europe et en Asie. C’est une conséquence de la mode éphémère, « fast fashion » en anglais, le désir de changer fréquemment de vêtements, poussé à cela par une publicité à outrance. La conséquence, c’est que plus de 46 000 tonnes de vêtements ont été déversées dans le désert en 2021, après avoir débarqué dans le port d’Iquique. C’est dans cette zone commerciale, aux droits de douanes préférentiels, qu’a lieu un premier tri pour la revente dans le pays ou l’export vers d’autres pays d’Amérique latine.

Les voitures d’occasion inondent également le Chili et elles sont empilées dans le désert, tandis que des tas de pneus abandonnés sont éparpillés dans le paysage.

L’industrie de la mode rapide est le principal coupable des montagnes de vêtements qui s’étendent sur les collines autrefois arides. Fabriqués à l’aide de produits chimiques et mettant jusqu’à 200 ans à se dégrader, les vêtements polluent le sol, l’air et les eaux souterraines.

Cette vidéo résume parfaitement la situation :

https://youtu.be/C_cMa5oDsOM

(Image extraite de la vidéo ci-dessus)

D’un point de vue scientifique, la NASA considère le désert d’Atacama – et plus particulièrement le district de Yungay – comme le paysage terrestre le plus similaire à celui de Mars et l’utilise pour tester ses véhicules robotiques. En 2017, l’agence spatiale américaine a testé un premier modèle de son robot télécommandé Perseverance, qui recherche actuellement d’anciens signes de vie sur la Planète Rouge.

Bien que le désert ne reçoive pas beaucoup de pluie, de grands bancs de brouillard générés par la proximité du Pacifique traversent le désert et permettent à certaines plantes de se développer. Des fleurs aux couleurs vives fleurissent lorsqu’il pleut au-dessus de la moyenne, comme en 2021. Une beauté à préserver absolument.

Source:presse internationale.

(Photos: C. Grandpey)

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In northern Chile, between the Pacific Ocean and the central volcanic zone of the Andes, the Atacama Desert is an extremely arid region of South America where it may not rain for half a century. Atacama offers a volcanic line, marking the border between Chile, Bolivia and Argentina. This natural barrier is made up of active volcanoes approaching 6000 meters, surrounded by superb lagoons, geysers and steep-sided valleys.
At the heart of this region, perched at an altitude of more than 2,400 m, is the village of San Pedro d’Atacama with its adobe houses and its cactus-framed church. San Pedro is the main gateway to visit the treasures of the Atacama Desert.

Alongside all the marvels offered by Nature, Atacama is also the desert of shame. The unique and fragile ecosystem is under threat as the area has become a graveyard for the world’s trash, with mountains of clothes, cars and shoes that could hamper scientific progress in space. Indeed, scientists have found microorganisms adapting to the nearly waterless world that could provide clues as to how to find life on Earth-like planets, particularly Mars.
Atacama is a hub for used and unsold clothing in the United States, Europe and Asia. It is a consequence of the fast fashion which incites people to change clothes frequently. More than 46,000 tons of clothing were dumped in the desert in 2021, after landing in the port of Iquique. It is in this commercial zone, with preferential customs duties, that the first sorting takes place for resale in the country or export to other Latin American countries.
Used cars are also flooding Chile and they are piled high in the desert, while piles of discarded tires are strewn across the landscape.
The fast fashion industry is the main culprit for the mountains of clothing that stretch over the once arid hills. Including chemicals and taking up to 200 years to degrade, the clothes pollute the soil, air and groundwater.
This video sums it up perfectly:
https://youtu.be/C_cMa5oDsOM

From a scientific point of view, NASA considers the Atacama Desert – and more specifically the Yungay district – to be the most similar terrestrial landscape to that of Mars and uses it to test its robotic vehicles. In 2017, the US space agency tested an early model of its rover Perseverance, which is currently searching for ancient signs of life on the Red Planet.
Although the desert does not receive much rain, large fog banks generated by the proximity of the Pacific Ocean spread over the desert and allow certain plants to grow. Brightly coloured flowers bloom when the rains are above average, as in 2021. A beauty that must absolutely be preserved.
Source: international press.

Pollution mortelle // Deadly pollution

Une nouvelle étude publiée dans la revue médicale Lancet Planetary Health nous informe que les décès dus à la pollution atteignent actuellement 9 millions de personnes chaque année. En d’autres termes, la pollution est responsable d’un décès sur six chaque année dans le monde. La pollution de l’air, l’eau contaminée et l’exposition aux produits chimiques toxiques sont les principales causes de ce nombre très élevé de morts. La plupart des victimes se trouvent dans les pays en voie de développement, avec 90 % des décès dans les pays à revenu faible ou intermédiaire.
La pollution de l’air, qui est principalement causée les mêmes combustibles fossiles qui causent le réchauffement climatique (pétrole, charbon et gaz naturel), est responsable de la majorité des décès, soit environ 6,7 millions par an. La pollution de l’eau a fait 1,4 million de morts et l’empoisonnement au plomb en a causé près d’un million. Les décès dus à ces facteurs de risque de pollution modernes, conséquences de l’industrialisation et de l’urbanisation, ont augmenté de 7 % depuis 2015 et de plus de 66 % depuis 2000.
Au fur et à mesure que les pays en voie de développement deviennent plus prospères, le type de décès lié à la pollution change. Par exemple, à mesure que les maisons reçoivent la plomberie, l’électricité, les fours à gaz et le chauffage central, il y a moins de personnes exposées à l’eau potable contaminée et à la pollution de l’air provenant des cuisinières intérieures. En revanche, les combustibles fossiles brûlés pour cuisiner et produire de la chaleur et de l’électricité créent davantage de pollution atmosphérique. De plus, les économies en cours d’industrialisation voient davantage de produits chimiques toxiques s’infiltrer dans le sol et l’eau des usines.
On observe une baisse du nombre de décès attribuables aux types de pollution associés à l’extrême pauvreté. Cependant, cette diminution des décès dus à la pollution de l’air domestique et à la pollution de l’eau est compensée par une augmentation des décès attribuables à la pollution de l’air ambiant et à la pollution chimique. Par exemple, la pollution de l’air intérieur et la contamination de l’eau restent les principales causes de décès en Afrique, tandis qu’en Chine, ces problèmes sont largement dépassés par la pollution de l’air extérieur et l’exposition aux produits chimiques toxiques.
Une grande partie de la pollution dans les pays en voie de développement provient de processus industriels tels que l’exploitation minière, le raffinage, la fabrication de produits destinés aux consommateurs des pays développés. Une étude de novembre 2021 dans la revue Nature Communications a révélé que la consommation dans les pays du G-20 est responsable de la pollution de l’air qui cause 2 millions de décès prématurés par an.
Bien que la pollution de l’air soit moins meurtrière aux États-Unis, elle est toujours bien présente. Début 2022, un rapport de l’American Lung Association a révélé que plus de 40% des Américains, soit plus de 137 millions de personnes, vivent dans des zones où prévalent des niveaux dangereux de pollution par les particules ou d’ozone troposphérique (c’est-à-dire le smog).
Les scientifiques sont persuadés qu’une transition rapide des combustibles fossiles vers des sources d’énergie propres réduirait à la fois la pollution de l’air et de l’eau et ralentirait le réchauffement climatique. Les auteurs du rapport paru dans The Lancet Planetary Health appellent à des systèmes de surveillance de la pollution de l’air à l’échelle internationale et au financement de projets de contrôle de cette même pollution.
Source : Yahoo Actualités, The Washington Post.

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A new study released in the medical journal Lancet Planetary Health informs us that deaths from pollution have increased to 9 million people each year. In other words, pollution is responsible for one of six annual deaths worldwide. Air pollution, contaminated water and toxic chemical exposure are the main drivers of this death toll.

Most victims are concentrated in developing countries, with 90% of the deaths in low- and middle-income countries.

Air pollution, which is mainly caused by burning the same fossil fuels that cause climate change, such as oil, coal and natural gas, is responsible for the majority of the deaths, approximately 6.7 million per year. Water pollution caused 1.4 million deaths and lead poisoning caused almost one million. Deaths from these modern pollution risk factors, which are the consequence of industrialisation and urbanisation, have risen by 7% since 2015 and by over 66% since 2000.

As developing countries grow more prosperous, the type of pollution-related death changes. For instance, as homes get plumbing, electricity, gas ovens and central heating, there are fewer people exposed to contaminated drinking water and air pollution from indoor cookstoves. But the fossil fuels burned to cook and to produce heat and electricity create more air pollution and industrializing economies see more toxic chemicals leaching into soil and water from factories.

Reductions have occurred in the number of deaths attributable to the types of pollution associated with extreme poverty. However, these reductions in deaths from household air pollution and water pollution are offset by increased deaths attributable to ambient air pollution and toxic chemical pollution. For example, indoor air pollution and water contamination remain the leading environmental causes of death in Africa, while in China, those problems are far outpaced by outdoor air pollution and toxic chemical exposure.

Much of the pollution in developing countries comes from industrial processes such as mining, refining, manufacturing, for products that go to consumers in large economies. A November 2021 study in the journal Nature Communications found that consumption in the G-20 countries is responsible for air pollution that causes 2 million premature deaths annually.

Although air pollution may be less deadly in the United States, it is still prevalent. Earlier this year, an American Lung Association’s report for 2022 found that more than 40% of Americans, over 137 million people, live in areas with failing grades for healthy levels of particle pollution or ground-level ozone (i.e smog).

Environmental experts say that a quick transition from fossil fuels to clean sources of energy would both reduce air and water pollution and slow global warming. The authors of the Lancet Planetary Health report call for international air pollution monitoring systems and funding for pollution control projects.

Source: Yahoo News, The Washington Post.

 

Impressionnant nuage de pollution au-dessus de Pékin en janvier 2013 (Source: NASA)

Conséquences de l’éruption aux Tonga : du laid et du beau // Ugly and beautiful

Comme je l’ai écrit dans une note précédente, l’éruption du volcan Hunga Tonga Hunga Ha’apai (Tonga) a provoqué une marée noire au Pérou lorsqu’un pétrolier battant pavillon italien a déversé 6 000 barils de pétrole dans l’océan Pacifique, près de la raffinerie de La Pampilla dans la banlieue de Lima. La compagnie maritime italienne a expliqué que le pétrolier déchargeait sa cargaison à La Pampilla lorsque la connexion entre le navire et le terminal s’est rompue. Repsol avait qualifié le déversement de pétrole de « limité » et avait déclaré qu’il avait été « contenu ». Mais il est rapidement devenu évident qu’il était plus important que ce qu’avait déclaré la compagnie maritime.
Aujourd’hui, le Pérou lance un appel à l’aide internationale pour faire face à la marée noire. 21 plages ont été contaminées. La marée noire est décrite comme la plus grande « catastrophe écologique » à avoir frappé le Pérou ces dernières années. Des phoques morts, des poissons et des oiseaux englués dans les hydrocarbures se sont échoués et la pêche dans la zone touchée est actuellement interdite. Les eaux du Pacifique autour du Pérou sont connues pour leur biodiversité, et le pétrole déversé dans la mer a déjà eu des effets dévastateurs sur l’environnement.
La marée noire menace deux zones protégées – la réserve d’Ancón et les îlots Pescadores – qui abritent des animaux comme les manchots de Humboldt et des loutres de mer. Le rétablissement de l’écosystème prendra probablement des années.
Le Pérou a sollicité l’aide internationale et l’ONU fournira une équipe scientifique pour donner un coup de main.
Le Pérou est l’un des plus grands pays fournissseurs de poisson au monde. Les Péruviens dépendent du poisson pour se nourrir et gagner leur vie. Des dizaines de pêcheurs ont manifesté devant la raffinerie de La Pampilla, avec des pancartes où l’on pouvait lire «Non au crime écologique» et «Repsol tueur de la faune marine». Une manifestation contre Repsol a également eu lieu à Lima.
Source : AFP.

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Les conséquences de l’éruption aux Tonga sont beaucoup moins désastreuses sur l’île de la Réunion. L’activité volcanique du 15 janvier a provoqué la libération dans l’atmosphère de gaz et de particules fines. Emportés par les vents, ces aérosols sont parvenus jusqu’au ciel réunionnais le 22 janvier au soir.

Ces couleurs, plus chatoyantes que d’ordinaire, résultent de la diffraction de la lumière au moment de pénétrer dans l’atmosphère. Les nuances de rose et de violet sont particulièrement accentuées

Vous pourrez voir de belles images sur le site Réunion la 1ère.

https://la1ere.francetvinfo.fr/reunion/les-particules-fines-de-l-eruption-du-hunga-tonga-embrasent-le-ciel-de-la-reunion-1210738.html

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As I put it in a previous post, the Tonga eruption caused an oil spill in Peru when an Italian-flagged tanker spilled 6,000 barrels of oil in the Pacific Ocean, close to La Pampilla refinery outside Lima. The Italian shipping company said the tanker was unloading its cargo at La Pampilla when the terminal’s underwater pipeline ruptured. The next day, Repsol characterized the spill as “limited” and said it had been “contained.” But it quickly became clear that it was more significant than the company had initially claimed.

Today, Peru is appealing for international assistance to respond to the oil spill.Twenty-one beaches were contaminated. The spill has been described as the biggest “ecological disaster” to befall the South American country in recent years. Dead seals, fish and birds smothered in oil have washed ashore and fishing in the affected area is temporarily prohibited. The Pacific waters around Peru are known for their biodiversity, and the spill has already caused devastating environmental impacts.

The spill threatens two protected areas — the Ancón Reserved Zone and the Pescadores islets — that house wildlife including Humboldt penguins and sea otters. The recovery of the ecosystem could take years.

The Peruvian government has requested international assistance with the response efforts. The United Nations will provide a team of experts to help.

Peru is also one of the world’s largest fish-producing countries. Peruvians rely on fish for food and livelihoods. Dozens of fishermen protested outside La Pampilla on Tuesday, holding signs reading, “No to ecological crime” and “Repsol killer of marine fauna.” A demonstration against Repsol also took place in Lima.

Source: AFP.

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The consequences of the Tonga eruption are much less disastrous on Reunion Island. The volcanic activity of January 15th has resulted in the release into the atmosphere of gases and fine particles. Carried by the winds, these aerosols reached the Reunion sky on the evening of January 22nd.
These colours, more shimmering than usual, result from the diffraction of light as it enters the atmosphere. Shades of pink and purple are particularly accentuated
You can see beautiful images on the Réunion la 1ère website.

https://la1ere.francetvinfo.fr/reunion/les-particules-fines-de-l-eruption-du-hunga-tonga-embrasent-le-ciel-de-la-reunion-1210738.html

Nettoyage des plages péruviennes

Tonga : impact de l’éruption au Pérou // Eruption impact in Peru

La justice péruvienne a ouvert une enquête après qu’un déversement de pétrole ait été observé dans une raffinerie locale. L’incident a, de toute évidence, été causé par des vagues de tsunami d’une hauteur inhabituelle générées par l’éruption volcanique aux Tonga, à 10 000 kilomètres du Pérou.
Le ministre péruvien de l’environnement a donné deux jours à la raffinerie pour identifier les sources de la marée noire et collecter dans les 10 jours le pétrole qui a pollué des kilomètres de côtes. La masse noire du pétrole brut a pu être observée sur environ 3 km le long du littoral, avec une importante pollution sur les plages de trois districts côtiers. La marée noire a aussi provoqué une contamination de l’écosystème marin, tuant des oiseaux et des micro-organismes.
La marée noire s’est produite lorsqu’un navire a été secoué par de puissantes vagues alors qu’il déchargeait du pétrole brut à la raffinerie de La Pampilla, propriété de Repsol.
Par ailleurs, quelques jours après l’éruption aux Tonga, deux personnes se sont noyées sur les plages péruviennes après avoir été surprises par de fortes vagues.
Immédiatement après le début de la marée noire, la raffinerie a mis en place des barrières de confinement autour des zones affectées et le brut a été collecté selon le protocole. Des travaux sont également menés pour redonner à la zone côtière son état d’origine. Plus de 200 personnes réparties en équipes dotées d’équipements spécialisés ont effectué des travaux de nettoyage sur les plages de Cavero, Bahía Blanca et Santa Rosa.
Source : médias d’information internationaux.

Vidéo de la pollution : https://youtu.be/wytA4LctcXQ

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Peruvian prosecutors opened an investigation after an oil spill was observed at a local refinery. It was obviously cause by unusually large waves from the volcano eruption and tsunami in Tonga 10,000 kilometers away.

The Peruvian environmental minister gave the refinery two days to identify the critical points of the spill and to collect within 10 days the oil that affected kilometers of coastline. A black mass of crude oil could be seen in the water extending some 3 km along the shoreline and affecting the beaches of three coastal districts, causing maritime contamination, killing birds and ocean microorganisms.

The oil spill had occurred after a ship had been rocked by unusually large waves as it had been unloading crude oil to the La Pampilla Refinery, owned by Spain’s Repsol.

A fewanfter the Tongan eruption, two people drowned in Peruvian beaches because of unexpected waves

Just after the oil spill started, the refinery deployed containment barriers covering the affected areas and the crude was collected according to protocol. Work is also done to return the coastal area to its original state. More than 200 people divided into crews with specialized equipment carried out remediation work on Cavero, Bahía Blanca and Santa Rosa beaches.

Source: International news media.

Video of the pollution : https://youtu.be/wytA4LctcXQ

Equipe de nettoyage sur une plage (image extraite de la vidéo)