Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde.

Des panaches de vapeur continuent de monter jusqu’à 300 m au-dessus du Main Crater du Taal (Philippines). Les émissions de SO2 sont faibles, avec un maximum de 116 tonnes par jour. Selon le centre de gestion des catastrophes (DROMIC), il y a encore 17 088 personnes dans 110 centres d’évacuation, et 211 729 autres personnes ont trouvé refuge ailleurs, chez des parents ou des amis. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 0 à 5).
PHIVOLCS.

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La sismicité a diminué sur le Shishaldin (Aléoutiennes / Alaska) au cours de la semaine dernière pour atteindre des niveaux à peine supérieurs à la normale. De plus, les vues satellites du volcan sur la même période montrent une baisse des températures de surface au sommet. L’activité éruptive semble avoir pris fin ou marque une pause. En raison de cette baisse d’activité, la couleur de l’alerte aérienne a été abaissée à YELLOW (Jaune) et le niveau d’alerte volcanique à AVSISORY (surveillance conseillée). .
Cependant, il est possible que l’activité éruptive reprenne sans prévenir..
Source: AVO.

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L’Instituto Geofisico du Pérou (IGP) demande instamment aux touristes de rester à l’écart des volcans Ubinas et Huaynaputina car des lahars sont observés sur ces deux volcans.
La station de l’Ubinas a enregistré le 11 février 2020 une sismicité associée à un lahar modéré sur le flanc sud-est du volcan, à environ 2 km de la ville d’Ubinas.
Un lahar a également été enregistrés sur le volcan Huaynaputina, à 30 km au sud d’Ubinas. La coulée de boue a dévalé le versant sud. Il est à noter que les flancs de ce volcan sont recouverts d’épais dépôts de cendres laissés par une forte éruption (VEI 6) en 1600. L’événement a produit près de 30 km3 de tephra qui sont remobilisés par les fortes pluies.

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Selon le site Internet The Watchers, les photos prises par le satellite Copernicus Sentinel-2 le 3 février 2020, montrent une signature thermique modérée sur l’Ol Doinyo Lengai (Tanzanie). Cela laisse supposer que des émissions de natrocarbonatite ont eu lieu il y a quelques jours. Cette information n’est pas vraiment une surprise. Des expéditions récentes sur le volcan ont révélé que la lave noire s’accumulait parfois au fond du gouffre laissé par l’éruption de 2006.
Source: The Watchers.

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Après le passage de la tempête Francisco au large de l’île de la Réunion et du front pluvio-orageux qui avait perturbé le signal de tremor, le temps est à nouveau dégagé sur le Piton de la Fournaise et l’éruption est parfaitement visible depuis la RN2 dans les secteurs de Saint Philippe et Sainte Rose où la foule devrait se presser en fin de journée. La circulation promet donc d’être difficile. Attention de ne pas garer son véhicule n’importe où, sinon gare aux contraventions ! Le tremor éruptif, sans être exceptionnel, se maintient à un niveau correct. Le front de coulée, qui progresse de façon très sporadique, se situe à 600 m au dessous du cratère Marco, autour de 1900 m d’altitude, soit environ à 6,5 km de la RN2. Etant donné que le débit éruptif est relativement faible, il y a très peu de chances pour que la lave atteigne la route. Comme indiqué précédemment, au début de l’éruption deux bras de coulée étaient actifs, mais en ce moment, seul le bras orienté vers l’Est est actif.

Source : OVPF.

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Here is some news about volcanic activity around the world:

Steam plumes are still rising as high as 300 m above Taal’s Main Crater (Philippines). SO2 emissions are low, with a maximum of 116 tonnes per day. According to the disaster managing center (DROMIC) there are still 17,088 people in 110 evacuation centres, and an additional 211,729 people are staying at other locations. The alert level remains at 3 (on a scale of 0-5).

PHIVOLCS.

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Seismicity at Shishaldin Volcano (Aleutians / Alaska) has decreased over the past week to levels slightly above background. In addition, satellite views of the volcano over the same period show a decrease in surface temperatures at the summit. Eruptive activity appears to have ended or paused. Due to this decrease in activity, the aviation colour code for Shishaldin Volcano has been lowered to YELLOW and the volcanic alert level to ADVISORY.
However, it is possible for eruptive activity to resume with little warning.

Source: AVO.

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The Instituto Geofisico of Peru (IGP) is urging tourists to stay away from Ubinas and Huaynaputina volcanoes because lahars are observed on both volcanoes.

The seismic station at Ubinas recorded seismicity associated with a moderate lahar on February 11th, 2020 down the southeast flank of the volcano, about 2 km from Ubinas town.

A lahars was also recorded at Huaynaputina volcano, 30 km south of Ubinas. The lahar travelled down the southern slope. It should be noted that the outer flanks of this volcano are heavily mantled by ash deposits left by a strong eruption (VEI 6) in 1600. It produced nearly 30 km3 of tephra that have been remobilised by the heavy rains.

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According to the Watchers website, photos taken by the Copernicus Sentinel-2 satellite on February 3, 2020, show a moderate thermal signature on Ol Doinyo Lengai (Tanzania). This suggests that emissions of natrocarbonatite took place a few days ago. This piece of information is not really a surprise. Recent expeditions to the volcano have revealed that black lava sometimes accumulates at the bottom of the gap left by the 2006 eruption.
Source: The Watchers.

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After the passage of storm Francisco off Reunion Island and the rainy-stormy front which disturbed the tremor signal, the weather is again sunny on Piton de la Fournaise and the eruption can be ssen from RN2 in the Saint Philippe and Sainte Rose areas where lots of people are expected at the end of the day. Traffic therefore promises to be difficult. Be careful not to park your vehicle anywhere, otherwise beware of tickets! The eruptive tremor, without being exceptional, is still at a correct level. The flow front, which progresses very sporadically, is located 600 m below the Marco Crater, around 1900 m above sea level, or approximately 6.5 km from RN2. Since the eruptive output is quite low, lava is unlikely to reach the road. As mentioned earlier, at the start of the eruption two lava branches were active, but at the moment, only the East flow is active.
Source: OVPF.

Piton de la Fournaise (Photos: Christian Holveck)

Ubinas (Pérou) : Risque de lahars // Lahar hazard

Un bulletin spécial émis par l’Institut de Géophysique du Pérou (IGP) le 24 janvier 2019 indique que le volcan Ubinas ne présente pas de signe  d’activité. Le niveau d’alerte était jusqu’à maintenant maintenu à la couleur Verte. Toutefois, l’Institut recommande le passage à la couleur Jaune car il existe en ce moment un réel risque de lahars suite à l’accumulation de neige et aux pluies abondantes qui s’abattent sur la région. Toute cette eau est susceptible de remobiliser les dépôts de cendre sur les pentes du volcan et de déclencher de dangereuses coulées de boue. Le 23 janvier, le réseau de stations sismiques a déjà enregistré un tel événement d’une durée de 53 minutes. .

Source : IGP.

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A special bulletin issued by the Institute of Geophysics of Peru (IGP) on January 24th, 2019 indicates that Ubinas volcano does not show signs of activity. The alert level was until now kept at Green. However, the Institute advises to raise the alert level to Yellow because there is currently a real risk of lahars due to the accumulation of snow and heavy rains that fall on the region. All this water is likely to remobilize ash deposits on the slopes of the volcano and trigger dangerous mudslides. On January 23rd, the network of seismic stations already recorded such an event which lasted 53 minutes.
Source: IGP.

Vue de l’Ubinas et de son cratère (Source: IGP)

Les glaciers andins sont menacés // Andean glaciers are in danger

Les conclusions de l’Andean Glacier and Water Atlas [L’Atlas de l’eau et des glaciers andins] commandité par l’UNESCO et la fondation norvégienne GRID-Arendal confirment le mauvais état des glaciers de la Cordillère des Andes. Le rapport, publié le 6 décembre 2018 dans le cadre de la COP 24 de Katowice (Pologne) indique que si le recul se poursuit au rythme actuel (il a commencé dans les années 1950), certains glaciers de basse altitude des Andes tropicales pourraient perdre entre 78 et 97% de leur volume d’ici la fin du siècle, privant les populations de la région d’une partie de leurs ressources en eau.

Comme je l’ai écrit dans une note précédente, le seul glacier que compte encore le Venezuela devrait disparaître d’ici 2021.

Au Pérou, pays qui abrite le plus grand nombre de glaciers tropicaux du continent, ceux de la Cordillera Blanca ont nettement reculé au cours des dernières décennies. J’ai largement expliqué la situation dans ce pays dans un chapitre de mon dernier livre « Glaciers en péril » (voir vignette dans la colonne de droite de ce blog).

Un recul rapide des glaciers est également observé en Bolivie depuis les années 1980 et certains d’entre eux ont perdu près des deux tiers de leur masse.

Au Chili et en Argentine, le recul des glaciers de basse altitude situés en Patagonie et en Terre de Feu s’accélère.

En Colombie, il est probable que d’ici les années 2050, seuls subsisteront les glaciers situés sur les sommets les plus élevés.

En Equateur, le recul des glaciers est spectaculaire depuis une cinquantaine d’années.

Le problème, c’est que les eaux de fonte glaciaire constituent une ressource essentielle pour des millions de personnes, notamment pour les habitants des hauts plateaux andins de Bolivie, du Chili et du Pérou. Elles représentent environ 5% de l’approvisionnement en eau à Quito (Équateur), 61% à La Paz (Bolivie) et 67% à Huaraz (Pérou). Les années de sécheresse, cette proportion peut atteindre 15% à Quito, 85% à La Paz et 91% à Huaraz.

La situation est d’autant plus inquiétante que la température moyenne annuelle est en hausse dans la plupart des pays des Andes tropicales. Elle a augmenté d’environ 0,8°C au cours du siècle dernier et pourrait encore grimper de 2 à 5°C d’ici la fin du 21ème siècle. Selon les dernières estimations, la température pourrait augmenter de 1 à 7°C dans les Andes du sud, ce qui est énorme et fera inévitablement réagir les glaciers. .

Pour faire face aux défis de l’approvisionnement en eau des populations qui dépendent des glaciers, l’Andean Glacier and Water Atlas formule une série de recommandations à destination des décideurs de la région. Il prône notamment une meilleure intégration des données scientifiques dans la prise de décisions politiques, l’amélioration des infrastructures de surveillance des changements climatiques, la mise en œuvre d’une bonne gouvernance de l’eau ou encore le renforcement de la coordination entre les pays andins.

Source : notre-planète.info.

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The findings of the Andean Glacier and Water Atlas commissioned by UNESCO and the Norwegian GRID-Arendal Foundation confirm the poor state of the glaciers in the Andes Cordillera. The report, published on 6 December 2018, as part of COP 24 in Katowice, Poland, indicates that if glacier retreat continues at the current rate that began in the 1950s, some lowland glaciers in the tropical Andes could lose between 78 and 97% of their volume by the end of the century, depriving people in the region of some of their water resources.
As I put it in a previous post, the only glacier in Venezuela is expected to disappear by 2021.
In Peru, home to the largest number of tropical glaciers on the continent, the Cordillera Blanca glaciers have declined significantly in recent decades. I have largely developed the situation in this country in a chapter of my latest book « Glaciers en Péril. »
A rapid retreat of the glaciers has also been observed in Bolivia since the 1980s when some of them lost nearly two-thirds of their mass.
In Chile and Argentina, the retreat of lowland glaciers in Patagonia and Tierra del Fuego is accelerating.
In Colombia, it is likely that by the 2050s, only glaciers on the highest peaks will remain.
In Ecuador, the retreat of glaciers has been spectacular for about fifty years.
The problem is that glacial meltwater is an essential resource for millions of people, especially for the inhabitants of the Andean highlands of Bolivia, Chile and Peru. They represent about 5% of the water supply in Quito (Ecuador), 61% in La Paz (Bolivia) and 67% in Huaraz (Peru). In the years of drought, this proportion can reach 15% in Quito, 85% in La Paz and 91% in Huaraz.
The situation is all the more disturbing as the average annual temperature is rising in most countries of the tropical Andes where it increased by about 0.8°C during the last century and could still rise by 2 to 5°C by the end of the 21st century. According to the latest estimates, it could increase by 1 to 7°C in the southern Andes, which is quite significant and will inevitably make glaciers react.
To address the water supply challenges of glacier-dependent populations, the Andean Glacier and Water Atlas makes a series of recommendations for decision-makers in the region. It calls for better integration of scientific data into political decision-making, improvement of climate change monitoring infrastructures, implementation of good water governance and strengthening of coordination between Andean countries.

Source: notre-planète.info.

Vue de la Cordillera Blanca au Pérou (Crédit photo: NASA)

Pérou : L’eau des glaciers menace des populations // Peru : The water from glaciers threatens populations

Le Pérou a perdu plus de 40% de ses glaciers en quelques années. La ville de Huaraz (130 000 habitants) est particulièrement menacée par les effets du réchauffement climatique. Le 19 juin 2016 sur ce blog, j’ai expliqué que la région était exposée aux déversements d’eau glaciaire suite à la rupture de moraines qui retiennent les lacs d’eau de fonte en altitude. Je faisais remarquer que les autorités locales n’avaient guère fait d’efforts pour trouver des solutions. Ainsi, en dépit du fait que Huaraz a été inondée par le lac glaciaire du Palcacocha en 1941 et qu’une avalanche a détruit la ville voisine de Yungay en 1970, faisant 23 000 victimes, des systèmes de surveillance n’ont pas été installés pour alerter les populations en cas de catastrophe imminente.

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2016/06/19/la-fonte-des-glaciers-menace-le-perou-peru-under-the-threat-of-its-melting-glaciers/

La vallée où se trouve Huaraz est bordée par deux chaînes de montagnes. À l’ouest, la Cordillère noire jouxte le Pacifique et protège des vents les sommets enneigés de sa grande sœur de l’est, la Cordillère blanche. Au milieu des plaines vertes du Huascaran, un sommet blanc émerge des montagnes ; c’est le glacier du Pastoruri. Pour y accéder, il faut prendre une route créée il y a quatre ans par le service des parcs nationaux. On a l’appelée la « route du changement climatique ». Elle permet d’expliquer les effets du réchauffement climatique sur une zone aussi vulnérable que la Cordillère blanche.

Au Pérou, les parcs nationaux veulent montrer les effets du changement climatique sur les glaciers comme celui du mont Pastoruri qui a pratiquement disparu. La « route du changement climatique » culmine à 5 000 mètres d’altitude. Depuis cet endroit, auparavant, il fallait à peine cinq minutes pour atteindre le glacier. Désormais, entre 40 minutes et à une heure de marche sont nécessaires, tellement le glacier a fondu et a reculé. Ici, on est dans une cordillère tropicale où la fonte des glaciers est encore plus importante qu’ailleurs. Un lac s’est formé au pied du glacier. En 2010, il avait 10 mètres de profondeur. À présent, on l’estime à 20 mètres. Le processus actuellement irréversible du réchauffement climatique va faire disparaître ce glacier de la Cordillère blanche.

A travers la « route du changement climatique »,  le service des parcs nationaux veut démontrer que les gens doivent changer leur façon de consommer l’eau. On doit trouver une meilleure manière de la stocker dans les réservoirs en haut des montagnes pour pouvoir répondre aux besoins des habitants de la région.

Avec la fonte des glaciers au Pérou, il y a moins de glace et plus d’eau, mais une eau polluée par les minéraux et donc impropre à la consommation. Ce n’est pas l’unique danger. La Cordillère blanche est l’un des endroits au monde où il y a eu le plus de désastres liés aux glaciers avec, comme je l’expliquais plus haut, des ruptures de moraines et la vidange brutale de lacs glaciaires. Ces « tsunamis de montagne » sont apparus par milliers depuis plus de 50 ans au sein des montagnes péruviennes. C’est le cas du Palcacocha situé à 4 500 mètres d’altitude. Autrefois, ce lac était petit et accolé à un glacier. Le glacier a fondu plus vite et il a été remplacé par un énorme lac qui n’existait pas avant. Si la moraine qui retient ce lac lâche, le tsunami pourrait entraîner la mort de plus de 50 000 personnes aux alentours de Huaraz.

Source : France Info.

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Peru has lost more than 40% of its glaciers in a few years. The city of Huaraz (pop.130,000) is particularly threatened by the effects of global warming. On June 19th, 2016, I explained on this blog that the region was exposed to glacial water spills following the rupture of moraines that hold the meltwater lakes. I pointed out that local authorities have made little effort to find solutions. Thus, although Huaraz was flooded by the Palcacocha glacial lake in 1941 and an avalanche destroyed the nearby town of Yungay in 1970, killing 23,000 people, surveillance systems were not installed to alert populations in the event of an imminent disaster.
https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2016/06/19/la-fonte-des-glaciers-menace-le-perou-peru-under-the-threat-of-its-melting-glaciers/

The valley where Huaraz is located is bordered by two mountain ranges. To the west, the Cordillera Negra borders the Pacific and protects from the winds the snow-capped peaks of its eastern sister, the Cordillera Blanca. In the middle of the Huascaran plains, a white summit emerges from the mountains; it is the Pastoruri Glacier. To get there, you have to take a road created four years ago by the National Parks Service. It has been called the « Climate Change Road ». It explains the effects of global warming on the vulnerable area of the Cordillera Blanca.
In Peru, national parks want to show the effects of climate change on glaciers like Mount Pastoruri’s which has practically disappeared. The « climate change road » culminates at 5,000 metres above sea level. From here, it took just five minutes to reach the glacier. From now on, it takes between 40 minutes and one hour on foot because the glacier has enormously melted and retreated. Here, we are in a tropical mountain range where the melting of glaciers is even faster than elsewhere. A lake formed at the foot of the glacier. In 2010, it was 10 metres deep. Now it is estimated at 20 metres. The currently irreversible process of global warming will remove this glacier from the Cordillera Blanca.
Through the « Climate Change Road », the National Parks Service wants to demonstrate that people need to change the way they consume water. One should find a better way of storing it in reservoirs at the top of the mountains to meet the needs of the people in the area.
With the melting of glaciers in Peru, there is less ice and more water, but this water is polluted by minerals and therefore unfit for consumption. This is not the only danger. The Cordillera Blanca includes a lot of glacial disasters with, as explained above, moraine ruptures and the sudden drainage of glacial lakes. These « mountain tsunamis » have appeared in thousands for more than 50 years in the Peruvian mountains. This is the case of Palcacocha which is located 4,500 meters above sea level. In the past, this lake was small and attached to a glacier. The glacier melted very fast and was replaced by a huge lake that did not exist before. If the moraine that holds this lake breaks open, the tsunami could kill more than 50,000 people around Huaraz.
Source: France Info.

La Laguna Palcacocha en 1939.

La Laguna Palcacocha en 2002

Pastoruri, l’un des glaciers de la Cordillera Blanca

(Crédit photos: Wikipedia)