Réchauffement climatique : La Martinique manque d’eau !

Pendant que la métropole se lamente à cause d’une météo pourrie pendant ce mois de mai, la Martinique est confrontée à une sécheresse et une situation hydrique exceptionnelles. Pour la première fois de son histoire, l’île a été placée en situation de « crise sécheresse » par la préfecture le 17 mai 2024 et les prévisions ne permettent pas d’envisager d’amélioration à court terme.

Des mesures strictes ont été prises par les autorités. Un arrêté préfectoral interdit les lavages de voitures et de bateaux, y compris par des professionnels. Une réduction de 25% de la consommation d’eau est imposée aux entreprises consommant plus de 1 000 m³ par an.

Il faut savoir qu’à la Martinique le réseau d’eau est loin d’être performant, avec des coupures fréquentes en temps normal. La situation de sécheresse ne fait qu’aggraver la situation. Depuis début avril, les Martiniquais, en particulier dans le centre et le sud de l’île, doivent composer avec des coupures d’eau tournantes en raison de la baisse du débit des rivières. Une vingtaine d’écoles ont dû fermer, faute de pouvoir assurer les conditions sanitaires d’accueil des élèves.

Au manque de pluie s’ajoutent des records de chaleur avec des températures supérieures de 2°C aux moyennes connues sur les cinq premiers mois de l’année. 8 vagues de chaleur ont été enregistrées entre juillet et septembre 2023. Toute la Martinique est concernée, mais la chaleur a été ressentie particulièrement dans les plaines comme celle du Lamentin et celle de Ducos.

Les climatologues expliquent que quatre facteurs contribuent à cette vague de chaleur et de sécheresse. La période de juillet à septembre est réputée pour ses températures élevées. Les émissions des gaz à effet de serre n’ont pas diminué et donc encouragé l’accélération du réchauffement climatique. Le phénomène El Niño a contribué à la hausse des températures dans la Caraïbe. La saison cyclonique est également tenue pour responsable car elle a provoqué des pannes d’alizés et cette absence de vent a eu des conséquences sur la hausse des températures.

 

En bleu, les écarts de température minimales par rapport à la normale et en rouge les écarts de température maximales (Source : Météo France)

Source : France Info.

Un glacier artificiel pour lutter contre la sécheresse // An artificial glacier to fend off drought

L’agriculture est la principale source de revenus et de nourriture pour une grande partie de la population des villages de montagne du sud du Kirghizistan. Cependant, en raison du climat sec et du manque de terres arables, l’agriculture pose de gros problèmes. De plus,l’accès à l’eau est particulièrement difficile.

  (Source : Wikipedia)

Un article publié par l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), gérée par les Nations Unies, donne l’exemple du village de Manzura où l’eau est fournie par une source située sur la montagne, à une distance de deux kilomètres. Chaque jour, les villageois font des allers-retours jusqu’à la source afin de rapporter suffisamment d’eau pour les personnes, les animaux et les plantes.
L’eau est rare dans de nombreux villages de cette région du Kirghizistan qui reçoit très peu de pluie. En hiver, il fait froid, avec presque pas de neige, et en été, il fait très chaud, avec pratiquement pas de pluie. Les principales sources d’eau sont dans les montagne, souvent dans des endroits difficiles d’accès.
Situé majoritairement en altitude, le Kirghizistan subit de plein fouet les effets du réchauffement climatique. Les variations de températures conduisent à des régimes de précipitations peu fiables ; des pics de température plus fréquents provoquent aridité et sécheresse, en particulier dans les alpages.
Pour participer à la résilience des villages face à ces anomalies météorologiques, des experts de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture ont proposé la construction d’un glacier artificiel dans le cadre du projet « Prospérité partagée grâce à la coopération dans les régions frontalières du Kirghizistan et de l’Ouzbékistan ». .
Financé par le Fonds des Nations Unies pour la consolidation de la paix, le projet est mis en œuvre conjointement par la FAO et le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) et vise à renforcer la coopération environnementale et socio-économique transfrontalière entre l’Ouzbékistan et le Kirghizistan. Il vise également à renforcer la confiance entre les gouvernements locaux, les communautés et les organisations de la société civile. Le projet utilise des pratiques agricoles intelligentes pour préserver et maintenir les ressources naturelles communes.
Au début, beaucoup de gens n’ont pas pris au sérieux l’idée d’un glacier artificiel, mais les villageois ont soutenu cette initiative. Ils se sont mis au travail, avec le soutien technique et financier de la FAO. La construction du glacier artificiel a commencé par l’installation d’une canalisation souterraine. 55 personnes ont creusé de leurs propres mains une tranchée et posé des tuyaux depuis la source sur la montagne jusqu’au pâturage où paisse leur bétail. L’extrémité du tuyau a ensuite été relevée de 20 mètres au-dessus du sol.
Le glacier est né pendant l’hiver. L’eau qui jaillissait du tuyau a commencé à geler et à se transformer lentement en une immense tour de glace. Puis, pendant les mois d’été, la montagne de glace a fondu lentement, offrant ainsi auxvillageois un accès régulier à l’eau douce pour l’irrigation et l’usage domestique.
Durant le premier hiver, le glacier a fourni plus de 70 000 mètres cubes de glace. Le projet a intéressé les habitants d’autres villages, de sorte que de nouveaux glaciers artificiels apparaîtront probablement au cours des prochains hivers. Les autorités locales prévoient d’installer un glacier supplémentaire avec leurs propres finances et d’inclure les dépenses dans le plan budgétaire local.
Au Kirghizistan, la FAO soutient plusieurs projets visant à remédier à la pénurie d’eau et à aider les villageois à l’utiliser judicieusement. Par exemple, un système électronique de mesure du volume d’eau destiné à l’irrigation a été récemment introduit. Les technologies numériques comme celle-ci ont non seulement contribué à une distribution rationnelle de l’eau, mais ont également éliminé les conflits entre agriculteurs autour de cette ressource vitale.
Source : Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

Exemple de glacier artificiel au Kyrghyztan (Crédit photo: K. Abdykalykov)

Cette technique pour obtenir de la glace rappelle les « stupas de glace « érigés au Ladakh il y a quelques années, et décrits dans plusieurs notes sur ce blog :

Une solution contre le réchauffement climatique: Un stupa de glace // A solution against global warming : An ice stupa

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Agriculture is the main source of income and food for a large part of the local population in the mountain villages southern Kyrgyzstan. However, due to the dry climate and lack of arable land, it is difficult to grow crops there. Water is particularly challenging to access.

An article released by the Food and Agriculture Organization of the United Nations (FAO) gives the example of Manzura where the nearest water source is a mountain spring located two kilometres away. Every day, the villagers walk back and forth to the spring in order to bring back enough water for the people, animals and plants on their farm.

Water is scarce in many villages of this region which receives very little rain. In the winter, it is cold with almost no snow, and in summer, it is very hot with virtually no rain. The main water sources are mountain springs, but they are often in hard-to-reach places.

As a high-altitude country, Kyrgyzstan has been experiencing the effects of climate change acutely. Variations in temperatures are leading to unreliable precipitation patterns and more frequent peaks in temperature are causing aridity and drought, especially in mountain pastures.

To increase the communities’ resilience to these weather anomalies, experts from the Food and Agriculture Organization of the United Nations proposed the construction of an artificial glacier in the region as part of the “Shared prosperity through cooperation in border regions of Kyrgyzstan and Uzbekistan” project.

Funded by the United Nations Peacebuilding Fund, the project is implemented jointly by FAO and the United Nations Population Fund (UNFPA) and is aimed at enhancing cross-border environmental and socio-economic cooperation between Uzbekistan and Kyrgyzstan. It also works to build confidence and trust between local governments, communities and civil society organisations. The project uses сlimate-smart agricultural practices to preserve and sustain common natural resources.

At the beginning, many took the idea of an artificial glacier as a joke, but the residents of the village supported the initiative. The villagers undertook the construction themselves, with FAO providing technical and financial support. Constructing the artificial glacier began with installing an underground pipeline. 55 people manually dug a trench and laid pipes from the mountain spring to the pasture, where their livestock graze. The end of the pipe was then raised 20 meters above the ground.

In the winter, the glacier was born. The water from the pipe began to freeze and slowly turn into a huge ice tower. Then in the summer months, the mountain of ice slowly melts, providing residents with regular access to fresh water for irrigation and for domestic use.

During the first winter, the glacier provided more than 70 thousand cubic metres of ice. The project interested residents of other villages, sothat more artificial glaciers are likely to be built in the coming winters. Local authorities plan to install one more glacier from their own funding sources and include the expenses into the local budget plan.

In Kyrgyzstan, FAO is supporting several projects to address water scarcity and help villagers use it judiciously. For example, an electronic system for measuring the volume of irrigation water has been recently introduced. Digital technologies like this one have not only helped in the rational distribution of water but also eliminated conflicts among farmers over this vital resource.

Source : Food and Agriculture Organization of the United Nations (FAO).

This technique to obtain ice reeminds me of the « ice stupas » that were built in Ladakh a few years ago (see article above).

Réchauffement climatique : des sécheresses de plus en plus inquiétantes // Global warming : increasingly worrying droughts

Une grande partie de l’hémisphère nord est aux prises avec la sécheresse ou la menace de sécheresse. L’Europe connaît un hiver exceptionnellement doux et sans précipitations tandis que de vastes parties de l’Ouest américain restent confrontées à une sécheresse de grande ampleur.
Au Texas, 2022 a été une catastrophe pour la récolte du coton, ce qui a entraîné une pénurie d’approvisionnement et des prix élevés. Suite aux pires pertes jamais enregistrées, les agriculteurs du Texas ont abandonné 74% de leurs plantations à cause de la chaleur et du sol desséché. Les abondantes précipitations observées ces derniers temps en Californie n’ont pas sorti l’État de la sécheresse car le déficit pluviométrique est particulièrement important. Le niveau du lac Powell, le deuxième plus grand réservoir des États-Unis, a atteint un nouveau record. Si le réservoir descend beaucoup plus bas, l’eau ne pourra plus l’alimenter suffisamment. Des millions de personnes qui dépendent du Colorado perdraient alors l’accès à leur approvisionnement en eau., avec des conséquences pour l’agriculture et pour des villes comme Los Angeles, San Diego et Phoenix. La centrale hydroélectrique du barrage Hoover cesserait également de fonctionner. Lorsque la sécheresse actuelle a commencé dans l’Ouest américain il y a 23 ans, le lac Powell et le lac Mead étaient remplis à 95 %. Aujourd’hui, ils sont remplis au quart de leur capacité.
S’il veut empêcher un scénario apocalyptique, le ministère de l’Intérieur devra imposer des restrictions d’eau aux utilisateurs en aval du lac. Les conditions actuelles sont exacerbées par le réchauffement climatique. En effet, des températures plus chaudes provoquent l’évaporation d’une plus grande quantité d’eau, ce qui rend les sécheresses et les fortes précipitations encore plus extrêmes.

En Europe, un hiver inhabituellement doux et sec a contraint les stations de ski des Alpes à fermer faute de neige et a asséché les canaux de Venise (Italie). L’Europe a connu le troisième mois de janvier le plus chaud de son histoire, et la France a connu une période de sécheresse record de 31 jours sans pluie. Jusqu’à présent, les Alpes ont reçu moins de la moitié de leurs chutes de neige normales cet hiver. En Grande Bretagne, le National Drought Group a averti qu’une période chaude et sèche ramènerait l’Angleterre aux conditions de sécheresse qu’elle a endurées l’été dernier.
La menace va au-delà du tourisme : une étude publiée en janvier 2023 par des chercheurs de l’Université de Technologie de Graz (Autriche) a expliqué que l’approvisionnement en eau potable en Europe était devenu « très précaire ». Une grande partie de l’Europe est en état de sécheresse depuis 2018. Les données satellitaires sur les eaux souterraines confirment de graves pénuries dans certaines parties de la France, de l’Italie et de l’Allemagne.
Cette situation fait suite à un été 2022 ponctué de vagues de chaleur et de sécheresse record qui ont fait des milliers de morts à travers le continent. Ce fut aussi la pire saison d’incendies de forêt jamais enregistrée. L’été chaud et sec en Europe a coïncidé avec des sécheresses sévères aux États-Unis et en Asie. La baisse du niveau d’eau a révélé des artefacts enfouis, notamment l’épave d’un navire de guerre allemand de la Seconde Guerre mondiale en Serbie, des cadavres dans le lac Mead et d’anciennes statues bouddhistes dans le fleuve Yangtze en Chine.
La probabilité d’une sécheresse pendant l’été 2022 dans l’hémisphère Nord a été largement accentuée par le réchauffement climatique. Les pires effets de la sécheresse en cours se font sentir dans la Corne de l’Afrique où des millions d’habitants en Éthiopie, au Kenya et en Somalie sont confrontés à l’insécurité alimentaire en raison de mauvaises récoltes. La région fait face ce printemps à la prévision d’une sixième saison consécutive de faible pluviosité.
Pendant ce temps, c’est l’été dans l’hémisphère sud et les rendements des cultures sont également réduits par la sécheresse. L’Argentine est l’un des principaux exportateurs de soja et de maïs, mais sa production est considérablement réduite cette année, car des températures extrêmement élevées aggravent la sécheresse.
Les climatologues affirment que l’adaptation aux sécheresses liées au réchauffement climatique est essentielle, notamment en réduisant la consommation d’eau et en construisant de nouvelles infrastructures pour mieux gérer les ressources en eau.
Source : Yahoo Actualités.

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Much of the Northern Hemisphere is struggling with drought or the threat of drought, as Europe experiences an unusually warm, precipitation-free winter and swaths of the American West remain mired in a huge megadrought.

In Texas, 2022 was a disaster for upland cotton, leading to short supplies and high prices. In the biggest loss on record, Texas farmers abandoned 74 percent of their planted crops because of heat and parched soil.

Even recent heavy storms in California have not brought the state out of drought, because the precipitation deficit is so big. Lake Powell, the second-largest U.S. reservoir, has dropped to a new record low, and if the reservoir goes much lower, water won’t be able to pass through it. Millions of people who rely on the Colorado would then lose access to their water supply. That includes agriculture, cities like Los Angeles, San Diego and Phoenix. The hydroelectric power plant for which the dam was constructed would also cease to function. When the current 23-year megadrought affecting the American West began, Lake Powell and Lake Mead were 95% full. Now, they are one-quarter full.

In order to prevent a doomsday scenario, the Department of the Interior will have to impose reductions in water allotments for downriver users. The current conditions are being exacerbated by climate change. Warmer temperatures cause more water to evaporate, making both droughts and heavy precipitation more extreme.

In Europe, an unusually warm, dry winter has forced ski resorts in the Alps to close for lack of snow, and left the canals of Venice running dry in Italy. Europe experienced its third-warmest January on record, France has seen a record dry spell of 31 days without rain, and the Alps have received less than half their normal snowfall so far this winter. Britain’s National Drought Group warned that one hot, dry spell would return England to the severe drought conditions it endured last summer.

The threat goes beyond tourism: A study published in January 2023 by researchers from Graz University of Technology in Austria warned that Europe’s drinking water supply has become “very precarious.” Much of Europe has been in a drought since 2018, and a review of satellite data of groundwater confirmed acute shortages in parts of France, Italy and Germany.

This situation follows a summer of record-breaking heat waves and droughts that left thousands dead across the continent, as well as the worst wildfire season on record. Europe’s hot, dry summer coincided with acute droughts in the U.S. and in Asia. The dropping water levels revealed buried artifacts, including the wreckage of a German World War II warship in Serbia, dead bodies in Lake Mead and ancient Buddhist statues in China’s Yangtze River.

The drought in the summer 2022 across the Northern Hemisphere was made 20 times more likely by global warming. The worst impacts of the ongoing drought are being felt in the Horn of Africa, where millions of residents in Ethiopia, Kenya and Somalia are contending with food insecurity due to poor harvests. The region faces a forecast of a sixth consecutive low rainy season this spring.

Meanwhile, it is summer in the Southern Hemisphere, and crop yields are being diminished by drought there as well. Argentina is a leading exporter of soy and corn, but its production is being drastically reduced this year as extremely high temperatures exacerbate a drought.

Climate scientists say that adaptation to climate change-related droughts is essential, including reducing water usage and building new infrastructure to better manage water resources.

Source : Yahoo News.

Hoover Dam et lac Powell (Photos: C. Grandpey)

Confirmation du manque d’eau en Europe

Un article paru sur le site de la chaîne de radio France Info confirme ce que l’on savait depuis plusieurs années : L’Europe manque durablement de pluie, avec une accentuation depuis l’été 2018. Cet état des lieux n’est guère surprenant si l’on prend en compte la sécheresse de l’été 2022 qui a touché 75% du continent européen.

Ce déficit des eaux souterraines est confirmé depuis l’espace, grâce aux observations effectuées par deux satellites situés à 490 km de notre planète. Ces satellites sont capables une fois par mois, d’évaluer les changements de masse d’eau à la surface de la terre. Ils procèdent tout d’abord à une évaluation globale de l’eau contenue dans les mers, les lacs ou les eaux souterraines. Ensuite, de savants calculs évaluent les changements de masse d’eau dans les rivières, dans les océans, l’évolution de la masse de neige ou de glace, avant d’effectuer une soustraction pour évaluer la masse d’eau souterraine.

La dernière carte établie par des chercheurs autrichiens de l’université de Graz montre un déficit persistant des eaux souterraines dans toute l’Europe depuis quatre ans, à l’exception de la Grande-Bretagne, et en France, de la façade atlantique et des Pyrénées.

Ce déficit en eau a deux causes majeures. La principale est la hausse des températures et la rareté des précipitations durant plusieurs étés, à cause du réchauffement climatique. Toutefois, au-delà du manque de pluie, cet état des nappes souterraines témoigne aussi de prélèvements trop importants par rapport à leur capacité de recharge.
En France métropolitaine, les eaux souterraines représentent près des deux tiers de la consommation d’eau potable, plus du tiers de celle du monde agricole, en sachant quelles sont aussi exploitées par le secteur industriel.

La situation est d’autant plus préoccupante que le réchauffement climatique et le manque de précipitations va sans aucun doute se poursuivre. Les climatologues annoncent le retour prochain d’El Niño dans l’océan Pacifique oriental, ce qui n’arrangera pas la situation. Selon le bureau géologique national, en janvier 2023 les trois-quarts des nappes d’eaux souterraines se situaient en dessous des normales mensuelles dans notre pays.

Source : France Info.

Il faudrait ajouter que la situation des glaciers – eux aussi source d’eau potable pour les population – n’est pas brillante, elle non plus. Les chutes de neige ont été très tardives sur les Alpes et les Pyrénées. Cela signifie que la durée de l’enneigement hivernal sera brève et que les glaciers n’auront guère le temps de nourrir leur zone d’accumulation. Il faut espérer qu’une vague de chaleur printanière ne viendra pas accélérer la fonte du manteau neigeux.

Dans le même temps, en dépit des dernières précipitations, la Californie continue de manquer d’eau et s’inquiète des prochains mois (Photo : C. Grandpey)