Etna (Sicile) : 4ème paroxysme ! // Mt Etna (Sicily) : 4th paroxysm !

22h45 (heure locale) : Comme il y a quelques années, l’Etna est entré dans un cycle de paroxysmes à répétition et à intervalles assez réguliers. Dès hier soir en observant les intervalles de temps entre les 3 événements précédents, j’avais émis l’hypothèse d’un 4ème paroxysme le 20 février en fin de soirée.

La webcam L.A.V.E. montre que l’événement a vraiment démarré vers 21 heures (heure locale), même si on décelait déjà une intensification de l’incandescence au sommet du Cratère SE dans la soirée. L’INGV vient d’indiquer qu’une nouvelle coulée de lave s’est échappée du Cratère SE vers 22h30 (heure locale) et se dirige vers la Valle del Bove. Une superbe fontaine de lave jaillit également du Cratère SE.

°°°°°°°°°°

21 février 2021 (8 heures – heure locale) : L’activité éruptive débutée dans la soirée du 20 février s’est poursuivie jusque vers 2h du matin le 21 février. Le tremor a alors brusquement diminué, indiquant la fin de l’événement.

Au cours de ce paroxysme, les fontaines de lave ont parfois atteint 800-1000 mètres de hauteur. Une activité strombolienne est également apparue sur plusieurs autres bouches. La lave a continué de s’écouler dans la Valle del Bove sur 3-4 km. Elle a également avancé vers le SO sur quelques centaines de mètres. Il ne reste plus qu’à attendre le paroxysme suivant.

Source : INGV.

—————————————–

10:45 p.m. (local time): Like a few years ago, Mt Etna has entered a cycle of repeated paroxysms at fairly regular intervals. As early as last night by observing the time intervals between the 3 previous events, I hypothesized a 4th paroxysm late in the vening of February 20th.

The L.A.V.E.

webcam shows that the event really started around 9 p.m. (local time), although there was already an increase in the glow at the summit of SE Crater in the evening. INGV has just reported that a new lava flow came out of the SE Crater around 10:30 p.m. (local time) and is heading towards the Valle del Bove. A nice lava fountain can also be seen at the summit of the SE Crater.

°°°°°°°°°°

February 21st, 2021 (8 a.m. local time): The eruptive activity that began on the evening of February 20th continued until around 2 a.m. on February 21st. The tremor then abruptly dropped, indicating the end of the event.

During this paroxysm, the lava fountains sometimes reached 800-1000 metres in height.

Strombolian activity also appeared on several other vents. Lava continued to flow into the Valle del Bove over 3-4 km. It also travelled SW over a few hundred metres. We now just need to wait for the next paroxysm.

Source: INGV.

Le paroxysme vu par la webcam L.A.V.E.

Fontaine de lave au sommet du Cratère SE vue par la caméra thermique de l’INGV

Le tremor et les 4 paroxysmes (Source : INGV)

Nouveau paroxysme de l’Etna ! // Mt Etna’s new paroxysm !

Comme on pouvait s’y attendre, un nouveau paroxysme a été observé sur l’Etna dans la matinée du 19 février 2021. L’événement ayant eu lieu de jour, il a forcément été moins spectaculaire que les deux précédents.

Tout a commencé sur le coup de 10 heures (heure locale) avec une hausse du tremor et l’apparition d’une coulée de lave à partir du Cratère SE et en direction de la Valle del Bove. L’activité éruptive s’est poursuivie au cours des minutes suivantes avec naissance d’un panache de gaz au quel est venue se mêler la cendre un peu plus tard.

La fontaine de lave au sommet du Cratère SE a atteint son intensité maximale vers 11h30, avec un panache de cendre qui est monté à environ 6000 m d’altitude. Le front de la coulée de lave dans la Valle del Bove atteignait 2700  d’altitude.

A partir de 12h15, l’intensité de la fontaine de lave a faibli. Le front de lave se trouvait à 2600 m d’altitude dans la Valle del Bove. Le panache de cendre émis pendant le paroxysme a provoqué des retombées sur le versant E du volcan.

Le paroxysme a pris fin vers 13h30 (heure locale). L’INGV indique qu’une autre coulée de lave a avancé sur le flanc S du Cratère SE. Elle s’est dirigée vers le S, en direction de la zone de la Torre del Filosofo., puis vers de SO, en empruntant le même chemin que la coulée de décembre 2020. La lave a parcouru 1,5-2 km.

Source : INGV.

——————————————-

As might be expected, a new paroxysm was observed on Mt Etna on the morning of February 19th, 2021. As the event took place during the day, it was inevitably less spectacular than the previous two.

It all started around 10 a.m. (local time) with a rise in the tremor and the appearance of a lava flow from the SE Crater towards the Valle del Bove. Eruptive activity continued over the next few minutes with a gas plume which mixed with ash a little later.

The lava fountain at the summit of the  SE Crater peaked at around 11:30 a.m., with an ash plume that rose to around 6,000 m elevation. The front of the lava flow in the Valle del Bove reached an altitude of 2700.

From 12:15 pm, the intensity of the lava fountain weakened. The lava front was located at an altitude of 2,600 m in the Valle del Bove. The ash plume emitted during the paroxysm caused asfall on the E side of the volcano.

The paroxysm ended around 1:30 p.m. (local time). INGV indicates that another lava flow travelled on the S flank of SE Crater. It headed S, towards the area of ​​Torre del Filosofo, then SW, following the same path as the flow of December 2020. Lava traveled 1.5-2km.

Source: INGV.

La crise éruptive vue par la webcam L.A.V.E.

Le tremor traduit parfaitement les paroxysmes à répétition (Source : INGV)

Etna : L’épisode éruptif du 18 janvier vu par Boris Behncke // Mt Etna: The 18 January eruptive episode as seen by Boris Behncke

Boris Behncke (INGV Catane) a publié une description très détaillée de l’épisode éruptif observe sur l’Etna dans la soirée du 18 janvier 2021.

L’histoire de cette dernière éruption est à relier à des événements qui se sont produits en amont.

Après les paroxysmes des 13-14, 21 et 22 décembre 2020, l’activité au niveau des cratères sommitaux de l’Etna s’est poursuivie sous une forme réduite au niveau du Cratère Sud-Est (CSE) et, de manière plus intermittente, dans la Voragine, la Bocca Nuova et le Cratère Nord-Est.

Dans la matinée du 17 janvier 2021, un petit débordement de lave a été observé au niveau de la bouche orientale du CSE ; il a alimenté une coulée de lave qui s’est dirigée vers la Valle del Bove (voir la note du 17 janvier sur ce blog). Ce débordement s’est probablement terminé entre l’après-midi du 17 et le matin du 18 janvier,

En fin d’après-midi le 18 janvier, deux bouches situées dans la partie orientale du CSE ont poursuivi leur activité strombolienne, tandis que la coulée de lave de la veille s’était arrêtée et était en cours de refroidissement.

Entre 19h30 et 20h00, au moment où l’on observait une hausse soudaine de l’amplitude du tremor volcanique, l’activité explosive du CSE a progressivement augmenté.

Vers 20heures, un nouveau débordement de lave a été émis par la bouche la plus à l’est en direction de la Valle del Bove. Cette coulée a bifurqué à la base du cône et de violentes explosions se sont produites suite à l’interaction de la lave avec la neige tombée pendant la journée.

Au cours de la phase d’activité la plus intense, entre 21h20 et 21h30, un deuxième débordement de lave s’est produit à partir d’une ouverture apparue sur la lèvre du cratère lors de l’épisode éruptif du 18-20 juillet 2019. Cette coulée de lave a, elle aussi, fortement interagi avec la neige. L’activité explosive a généré une colonne éruptive, qui s’est élevée à quelques kilomètres au-dessus du sommet de l’Etna avant d’être poussée par le vent en direction du sud-est où des retombées de cendre ont été observées ; elles ont atteint la côte ionienne dans la région d’Acicastello-Acireale.

Après 21h30, l’activité explosive a rapidement diminué ; l’amplitude du tremor volcanique a montré une forte baisse; et l’alimentation des coulées de lave a cessé.

Pendant la nuit et le matin du 19 janvier, une faible activité strombolienne s’est poursuivie dans le CSE, parfois accompagnée d’émissions de cendres, tandis que des explosions sporadiques se produisaient dans la Voragine.

Le matin du 19 janvier, le satellite Sentinel 2 a acquis une nouvelle image de l’Etna montrant des anomalies thermiques à l’intérieur des quatre cratères sommitaux et des coulées de lave émises la veille au soir.

Les manifestations éruptives de ces derniers mois se sont produites dans une période d’activité sommitale classique qui a débuté sur l’Etna au printemps 2019. Ces épisodes, également appelés «paroxysmes», sont un phénomène très courant dans l’activité récente de l’Etna.

———————————————

Boris Behncke (INGV Catania) has given a very detailed description of the eruptive episode observed on Etna on the evening of January 18, 2021.

The story of this latest eruption can be traced back to events that happened several months before. After the paroxysms of 13-14, 21 and 22 December 2020, the activity at Mt Etna’s summit craters continued in a reduced form at the South-East Crater (SEC) and, more intermittently, in the Voragine, the Bocca Nuova and the Northeast Crater.

On the morning of January 17th, 2021, a small lava overflow was observed at the eastern vent of the SEC; it fed a lava flow that headed towards the Valle del Bove (see the January 17th post on this blog). This overflow probably ended between the afternoon of January 17th and the morning of January 18th,

In the late afternoon of January 18th, two vents in the eastern part of the CSE continued their Strombolian activity, while the lava flow of the previous day had stopped and was cooling.

Between 7:30 p.m. and 8:00 p.m., when a sudden increase in the amplitude of the volcanic tremor was observed, the explosive activity of the SEC gradually increased.

At around 8 p.m., a new lava overflow was emitted from the easternmost vent towards the Valle del Bove. This flow bifurcated at the base of the cone and violent explosions occurred as a result of the interaction of the lava with the snow that fell during the day.

During the most intense phase of activity, between 9:20 p.m. and 9:30 p.m., a second lava overflow occurred from an opening that had appeared on the crater rim during the eruptive episode of July 18-20, 2019 This lava flow also strongly interacted with the snow. The explosive activity generated an eruptive column, which rose a few kilometers above the summit of Mt Etna before being blown by the wind in a south-easterly direction where ashfall was observed. It reached the Ionian coast in the region of Acicastello-Acireale.

After 9:30 p.m., the explosive activity quickly subsided; the amplitude of the volcanic tremor showed a strong decrease; and the supply of lava flows ceased.

During the night and morning of January 19th, weak Strombolian activity continued in the SEC, sometimes accompanied by ash emissions, while sporadic explosions occurred in the Voragine.

On the morning of January 19th, the Sentinel 2 satellite acquired a new image of Mt Etna showing thermal anomalies within the four summit craters and lava flows emitted the night before.

The eruptive events of the last few months have occurred in a period of classic summit activity which began on Mt Etna in the spring of 2019. These episodes, also called « paroxysms », are a very common phenomenon in Mt Etna’s recent activity.

Les paroxysmes du Stromboli (Iles Eoliennes) // Stromboli Volcano’s paroxysms (Aeolian Islands)

Il y a quelque temps, un auteur français m’a contacté car il désirait obtenir des informations sur l’activité volcanique du Stromboli qui figurera dans l’un de ses prochains écrits. Ce fut pour moi l’occasion de faire quelques recherches dans mes archives sur la plus septentrionale des Iles Eoliennes dont le nom provient du grec antique Στρογγύλη (Strongyle : littéralement « la ronde ») donné à l’île en raison de son pourtour circulaire. Les locaux appellent souvent le volcan Iddu, « Lui » en sicilien, car ils vivent en permanence au gré de ses humeurs. Entre autres, c’est le volcan qui leur indique le temps qu’il va faire

L’activité typique du Stromboli – « strombolienne », cela va de soi – consiste en projections plus ou moins régulières de gerbes incandescentes qui font le bonheur des milliers de touristes venus les admirer  En principe, le spectacle est sans danger, mais il arrive que le volcan se fâche et les explosions peuvent alors devenir une menace. C’est la raison pour laquelle l’accès à la plateforme d’observation ne peut désormais se faire qu’avec l’accompagnement des guides locaux. Il n’est plus possible – comme je l’ai fait pendant de nombreuses années – de dormir dans les petits nids de pierre édifiés le long de la Sciara del Fuoco. .

Si l’on examine l’histoire éruptive du Stromboli, on se rend compte que certains paroxysmes ont été relativement sévères, même s’ils n’ont pas atteint l’ampleur des éruptions d’autres volcans de la planète.

En 1916, puis en 1919, des blocs de plusieurs tonnes défoncèrent des maisons de San Bartolo et Ginostra.

+++++

L’éruption de 1930 est probablement la plus violente de ces dernières décennies. Le Stromboli resta très actif pendant toute cette année, mais le paroxysme le plus violent se produisit dans la matinée du 11 septembre. Rien ne laissait présager cet événement sauf une légère augmentation des émissions de cendre moins de deux heures avant le début de l’activité fortement explosive. Selon Alfred Rittmann, l’activité avait été « normale » au cours des mois précédents.. L’éruption dura moins d’une journée, mais causa des dégâts considérables ainsi que plusieurs morts

La phase la plus intense de l’éruption a débuté par une série de fortes émissions de cendre à 8 h 10. Cette activité a duré 10 minutes, puis les conditions sont redevenues normales. À 9 h 52, on a observé deux explosions extrêmement puissantes qui ont projeté d’anciens fragments de roche vers le nord et le sud-ouest de l’île. Au cours de cette phase, les petits cônes présents dans les cratères et une partie des remparts de téphra autour des cratères ont été détruits. De gros blocs, dont certains avaient un volume de plus de 10 mètres cubes, ont détruit 14 maisons à Ginostra et gravement endommagé le bâtiment du Semaforo Labronzo.

Cette séquence a été suivie par la projection de grandes quantités de scories incandescentes qui ont recouvert toute la zone sommitale. En raison de leur accumulation rapide sur les pentes escarpées du volcan, les téphra à haute température ont commencé à glisser sous forme de deux avalanches rougeoyantes sur le flanc nord-est du volcan, à l’extérieur de la zone protégée par les parois délimitant la Sciara del Fuoco. La plus importante des deux avalanches s’est précipitée vers la mer juste au nord de S. Bartolo, en empruntant la profonde ravine de Vallonazzo. Elle a tué quatre pêcheurs qui se trouvaient dans un bateau au large de la côte. En retombant, les cendres et les lapilli ont laissé une couche de 10 à 12 cm d’épaisseur dans le village de Stromboli.
Alors qu’étaient projetés les matériaux incandescents, un tsunami d’une hauteur d’environ 2 mètres a frappé l’île, ce qui a provoqué de nouveaux dégâts et causé la mort d’une autre personne.
L’activité explosive a nettement diminué après 10h40 et le volcan est entré dans une phase effusive, avec plusieurs coulées de lave le long de la Sciara del Fuoco. Les deux plus grandes ont atteint la mer. L’émission de lave a pris fin au cours de la nuit, une quinzaine d’heures après le début de l’éruption.
Si une éruption semblable à celle de 1930 s’était produite par une chaude nuit de début septembre à l’époque où des dizaines de personnes restaient dormir au sommet du Stromboli, elle aurait été catastrophique. Ces touristes auraient subi une forte chute de matériaux incandescents, parfois de grande taille. Pendant la journée, de nombreuses personnes se prélassent sur la plage de Piscità et à proximité de la zone où la plus volumineuse avalanche incandescente est entrée dans la mer en 1930. Les dégâts dans le village auraient été sévères. L’ »Osservatorio », une pizzeria très fréquentée qui offre une bonne vue sur l’activité volcanique de Punta Labronzo, se seraut trouvée dans la zone la plus touchée par les retombées de blocs.

+++++

Le 30 décembre 2002, un autre événement significatif a affecté l’île de Stromboli. Une partie sous-marine de la Sciara del Fuoco s’est effondrée dans la mer. Comme cela a pu être écrit dans la presse à l’époque, ce n’est pas un éboulement à la surface de la Sciara qui a déclenché le tsunami, mais bien un décrochement en profondeur. Comme me l’a fait remarquer par la suite le chef des guides, le déversement de quelques semi-remorques de matériaux dans la mer ne suffirait pas pour déclencher un tsunami.

L’effondrement de la Sciara del Fuoco provoqua aussitôt une série de vagues qui ont frappé les côtes de l’île en causant des dégâts aux structures situées près de la plage et en blessant 6 personnes. Heureusement, à la fin du mois de décembre, il n’y a que très peu de touristes à Stromboli qui a momentanément été privée d’électricité et d’eau potable. La hauteur maximale de la vague de tsunami a été estimée à 8 mètres dans le secteur de Piscita et inférieure ailleurs. L’onde de choc en mer s’est propagée jusqu’à Panarea, où 5 bateaux ont été endommagés, et jusqu’à Milazzo sur la côte de la Sicile où un pétrolier a rompu ses amarres.

+++++

Le 5 avril 2003 à 9h12, une nouvelle forte explosion a secoué le cratère nord-est et projeté des blocs vers le nord-est et vers le sud jusque sur des maisons du petit village de Ginostra.  Elle a été suivie d’un bref épisode de fontaine de lave, puis d’un nuage de cendre qui est monté à plus de1 000 mètres de hauteur. A Ginostra, des bombes ont frappé une habitation ainsi qu’une citerne d’eau, un bien ô combien précieux à Stromboli. Selon les habitants, d’autres bombes sont tombées dans la végétation qui a commencé à se consumer, mais aussi près du port, jusqu’en mer.

+++++

Les années suivantes ont été marquées par des débordements de lave au sommet du Stromboli. Ainsi, le 27 février 2007, d’abondantes coulées ont pénétré dans la mer, suivies d’une nouvelle puissante phase explosive le 15 mars.

D’autres coulées ont été observées en 2014, toujours le long de la Sciara del Fuoco.

—————————————————-

Some time ago, a French author got in touch with me me because he needed some information on the activity of Stromboli Volcano that will appear in one of his next writings. It was an opportunity for me to do some research in my archives on the northernmost of the Aeolian Islands whose name comes from the ancient Greek Στρογγύλη (Strongyle: literally « the round ») given to the island because of its circular shape. The locals often call the volcano Iddu, « He » in Sicilian, because they depend permanently on its moods. Among others, it is the volcano that tells them the weather that will prevail on the island.
The typical activity of Stromboli – « Strombolian », of course – consists of more or less regular ejections of incandescent materials that delight the thousands of tourists who come to admire them. The show is usually safe, but the volcano may get angry and explosions can become a threat. This is the reason why access to the observation platform can now only be done with the accompaniment of local guides. It is no longer possible – as I have done for many years – to sleep in the small stone nests built along the Sciara del Fuoco. .

If we examine the eruptive history of Stromboli, we realize that some paroxysms have been relatively severe, even if they have not reached the scale of eruptions of other volcanoes on the planet.

In 1916 and again in 1919, blocks of several tons struck houses of San Bartolo and Ginostra.

+++++

The 1930 eruption was probably the most violent of recent decades. Stromboli remained very active throughout this year, but the most violent paroxysm occurred on the morning of September 11th. There was no sign of this event except a slight increase in ash emissions less than two hours before the start of the highly explosive activity. According to Alfred Rittmann, activity had been « normal » in previous months. The eruption lasted less than a day, but caused considerable damage as well as several deaths
The most intense phase of the eruption began with a series of impressive ash emissions at 8:10. This activity lasted 10 minutes, then conditions returned to normal. At 9:52 am, two extremely powerful explosions were observed, ejecting ancient rock fragments to the north and south-west of the island. During this phase, the small cones present in the crater area and part of the tephra ramparts around the craters were destroyed. Large blocks, some of which had a volume of more than 10 cubic metres, destroyed 14 homes in Ginostra and severely damaged the Semaforo Labronzo building.
This sequence was followed by the ejection of large quantities of incandescent material that covered the entire summit area. Due to their rapid accumulation on the steep slopes of the volcano, high-temperature tephra began to slide, forming two glowing avalanches on the northeast flank of the volcano, outside the area protected by the walls delimiting the Sciara del Fuoco. The larger of the two avalanches travelled to the sea just north of S. Bartolo, rushing down the deep ravine of Vallonazzo. It killed four fishermen who were in a boat off the coast. The ash and lapilli left a layer 10 to 12 cm thick in the village of Stromboli.
As incandescent materials were projected, a tsunami about 2 metres high hit the island, causing further damage and death to another person.
The explosive activity dropped significantly after 10:40 and the volcano entered an effusive phase, with several lava flows along the Sciara del Fuoco. The two largest reached the sea. The lava emission ended during the night, about fifteen hours after the start of the eruption.
If an eruption similar to that of 1930 had occurred on a warm night of early September when dozens of people were sleeping at the top of Stromboli, it would have been a disaster. These tourists would have endureded the intense fall of incandescent and sometimes large materials. During the day, many people laze on the beach of Piscità and near the area where the largest incandescent avalanche entered the sea in 1930. The damage in the village would have been severe. The « Osservatorio », a busy pizzeria with a good view of the volcanic activity of Punta Labronzo, would have been in the area most affected by falling blocks.

+++++

On December 30th, 2002, another significant event affected the island of Stromboli. A submarine part of the Sciara del Fuoco collapsed into the sea. As one could read in the press at the time, it was not a landslide on the surface of the Sciara del Fuoco that triggered the tsunami but a deep collapse. As the Chief of the Guides later told me, spilling some semi-trailers of materials into the sea would not be enough to trigger a tsunami.
The collapse of the Sciara del Fuoco immediately caused a series of waves that hit the coast of the island, causing damage to structures near the beach and injuring 6 people. Fortunately, at the end of December, there are very few tourists in Stromboli which was temporarily deprived of electricity and drinking water. The maximum height of the tsunami wave was estimated at 8 metres in the Piscita area and lower elsewhere. The shock wave at sea spread to Panarea, where five boats were damaged, and as far as Milazzo on the coast of Sicily where an oil tanker broke off.

+++++

On April 5th, 2003, at 9:12 am, another strong explosion rocked the northeastern crater and sent blocks north-east and south into houses in the small village of Ginostra. It was followed by a brief episode of lava fountain, then a cloud of ash that rose to more than 1,000 metres in the sky. In Ginostra, bombs struck a house and a water cistern, a very precious property in Stromboli. According to locals, other bombs fell in the vegetation that began to burn, but also near the port, and into the sea.

+++++

The following years were marked by lava overflows at the top of Stromboli. Thus, on February 27th, 2007, lava profusely entered the sea, followed by a new powerful explosive phase on March 15th.
Other flows were observed in 2014, still along the Sciara del Fuoco.

Le tsunami du 30 décembre 2002 a causé des dégâts matériels mais n’a pas fait de victimes (Photo: C. Grandpey)

Coulée de lave le long de la Sciara del Fuoco en 2014 (Capture d’écran de la webcam INGV)